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"raser" poems
men ekkoer af stilhed raser når jeg kigger mod vindueskarmen. lagnerne er krusede, men aftrykkene efter dig er her stadig. derfor har de sidste nætter været på de splintrede gulvbrædder, hvor du engang stod. dig. i fulde figur. selv min morgenkaffe smager af dig, men jeg savner den bitre smag, så vil du ikke nok ? f.b
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Apr 28, 2014
Apr 28, 2014 at 1:03 AM UTC
Sindsforla
Pas på Jeg skyder skarpt Bevæbnet med en AK47, Øjemålet rettet mod Den endelige destination Drages af neonlysets skær i natten Amatør af eget kød og blod Danser i søgen efter den lille død Kærtegner den blidt En euforiserende fornemmelse Raser ud i form af skrig Efterlades i en stønnende tilstand Begår selvmord Ensomnia Med min egen Kærlighedspistol
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Oct 26, 2015
Oct 26, 2015 at 1:36 PM UTC
Kærlighedspistolen
Mine følelser raser og slår ud mod de murer de har bygget bider og river i alt der rør sig Flænser kød, brækker knogler, dræber alt Jeg skriger min smerte ud Men ingen svarer De vender sig bare og lader mig stå Alene i mørket
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Dec 5, 2016
Dec 5, 2016 at 4:24 PM UTC
I Mørket
Autrefois dans Bagdad le calife Almamon Fit bâtir un palais plus beau, plus magnifique, Que ne le fut jamais celui de Salomon. Cent colonnes d'albâtre en formaient le portique ; L'or, le jaspe, l'azur, décoraient le parvis ; Dans les appartements embellis de sculpture, Sous des lambris de cèdre, on voyait réunis Et les trésors du luxe et ceux de la nature, Les fleurs, les diamants, les parfums, la verdure, Les myrtes odorants, les chefs-d'œuvres de l'art, Et les fontaines jaillissantes Roulant leurs ondes bondissantes A côté des lits de brocard. Près de ce beau palais, juste devant l'entrée, Une étroite chaumière, antique et délabrée, D'un pauvre tisserand était l'humble réduit. Là, content du petit produit D'un grand travail, sans dette et sans soucis pénibles, Le bon vieillard, libre, oublié, Coulait des jours doux et paisibles, Point envieux, point envié. J'ai déjà dit que sa retraite Masquait le devant du palais. Le vizir veut d'abord, sans forme de procès, Qu'on abatte la maisonnette ; Mais le calife veut que d'abord on l'achète. Il fallut obéir : on va chez l'ouvrier, On lui porte de l'or. Non, gardez votre somme, Répond doucement le pauvre homme ; Je n'ai besoin de rien avec mon atelier : Et, quant à ma maison, je ne puis m'en défaire ; C'est là que je suis né, c'est là qu'est mort mon père ; Je prétends y mourir aussi. Le calife, s'il veut, peut me chasser d'ici ; Il peut détruire ma chaumière : Mais, s'il le fait, il me verra Venir, chaque matin, sur la dernière pierre M'asseoir et pleurer ma misère : Je connais Almamon, son cœur en gémira. Cet insolent discours excita la colère Du vizir, qui voulait punir ce téméraire, Et sur-le-champ raser sa chétive maison. Mais le calife lui dit : Non, J'ordonne qu'à mes frais elle soit réparée ; Ma gloire tient à sa durée : Je veux que nos neveux, en la considérant, Y trouvent de mon règne un monument auguste : En voyant le palais, ils diront : Il fut grand ; En voyant la chaumière, ils diront : Il fut juste.
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Le calife
Autrefois dans Bagdad le calife Almamon Fit bâtir un palais plus beau, plus magnifique, Que ne le fut jamais celui de Salomon. Cent colonnes d'albâtre en formaient le portique ; L'or, le jaspe, l'azur, décoraient le parvis ; Dans les appartements embellis de sculpture, Sous des lambris de cèdre, on voyait réunis Et les trésors du luxe et ceux de la nature, Les fleurs, les diamants, les parfums, la verdure, Les myrtes odorants, les chefs-d'œuvres de l'art, Et les fontaines jaillissantes Roulant leurs ondes bondissantes A côté des lits de brocard. Près de ce beau palais, juste devant l'entrée, Une étroite chaumière, antique et délabrée, D'un pauvre tisserand était l'humble réduit. Là, content du petit produit D'un grand travail, sans dette et sans soucis pénibles, Le bon vieillard, libre, oublié, Coulait des jours doux et paisibles, Point envieux, point envié. J'ai déjà dit que sa retraite Masquait le devant du palais. Le vizir veut d'abord, sans forme de procès, Qu'on abatte la maisonnette ; Mais le calife veut que d'abord on l'achète. Il fallut obéir : on va chez l'ouvrier, On lui porte de l'or. Non, gardez votre somme, Répond doucement le pauvre homme ; Je n'ai besoin de rien avec mon atelier : Et, quant à ma maison, je ne puis m'en défaire ; C'est là que je suis né, c'est là qu'est mort mon père ; Je prétends y mourir aussi. Le calife, s'il veut, peut me chasser d'ici ; Il peut détruire ma chaumière : Mais, s'il le fait, il me verra Venir, chaque matin, sur la dernière pierre M'asseoir et pleurer ma misère : Je connais Almamon, son cœur en gémira. Cet insolent discours excita la colère Du vizir, qui voulait punir ce téméraire, Et sur-le-champ raser sa chétive maison. Mais le calife lui dit : Non, J'ordonne qu'à mes frais elle soit réparée ; Ma gloire tient à sa durée : Je veux que nos neveux, en la considérant, Y trouvent de mon règne un monument auguste : En voyant le palais, ils diront : Il fut grand ; En voyant la chaumière, ils diront : Il fut juste.
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Fable XVI, Livre I. On admirait l'oiseau de Jupiter, Qui déployant ses vastes ailes, Aussi rapide que l'éclair, Remontait vers son maître aux voûtes éternelles. Toute la basse-cour avait les yeux en l'air. Ce n'est pas sans raison qu'un grand dieu le préfère ! S'écriait un vieux coq ; parmi ses envieux, Qui pourrait, comme lui, laissant bien **** la terre, Voler en un clin-d'oeil au séjour du tonnerre, Et d'un élan franchir l'immensité des cieux ? Qui ? reprit un chapon ; vous et moi, mon confrère. Moi, vous dis-je. Laissons les dindons s'étonner De ce qui sort de leurs coutumes : Osons, au lieu de raisonner. D'aussi près qu'il voudra verra Jupin tonner Quiconque a du cœur et des plumes. Il dit, et de l'exemple appuyant la leçon, Il a déjà pris vol vers la céleste plaine. Mais c'était le vol du chapon. L'enfant gâté du Mans s'élève, et, comme un plomb, Va tomber sur le toit de l'étable prochaine. On sait que l'indulgence, en un malheur pareil, N'est pas le fort de la canaille : On suit le pauvre hère, on le hue, on le raille, Les plus petits exprès montaient sur la muraille. Le vieux coq, plus sensé, lui donna ce conseil : Que ceci te serve de règle ; Raser la terre est ton vrai lot : Renonce à prendre un vol plus haut, Mon ami, tu n'es pas un aigle.
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L'aigle et le chapon