Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"nourris" poems
Je suis né ici, je suis un enfant de l'héraut Un enfant de france et un enfant du monde. Mais je ne suis plus un enfant, Alors qui suis-je vraiment? Je suis fils de mes parents, Le fils d'une tragédie, le fils de l'eau et le frère d'un ange. Mais je suis en vie, Je suis le fils du terroir et de la pluie, Des animaux et des plantes qui m'ont nourris Mais le temps est passé et j'ai grandi, Alors qui suis-je aujourd'hui? Je suis un homme, de taille moyenne, Avec une tête pleine de questions, Avec une bouche qui souri souvent, Et des yeux qui pleurent presque autant, Parce qu'on m'a appris a avoir des sentiments, Et a savoir être faible autant qu’être fort, A partager toutes mes idées, Et ne chercher que la vérité. Je suis un élève du doute, Et aujourd’hui plus que jamais, Je me demande où mes pensées vont m'emmener. On m'a enseigné l'harmonie et gentillesse, Mais comment ne jamais blesser? Comment se faire des amis Sans se faire autant d'ennemis? Quel que soit ce que je suis, Quels que soient mes choix, Quelqu'un les appelleras erreurs Et me haïra pour ça. Mais on m'a aussi dit que les choix ne sont pas des erreurs. Alors qui suis-je? Je suis moi. Je forge mon petit bout de miroir, et je l’appellerais vérité. Et si quelqu'un viens me le reprocher, Je lui dirais: "désolé, Mais j'ai dû faire un choix."
0
Nov 3, 2014
Nov 3, 2014 at 6:28 AM UTC
Qui suis-je?
Sonnet. Le laboureur m'a dit en songe : « Fais ton pain, Je ne te nourris plus, gratte la terre et sème. » Le tisserand m'a dit : « Fais tes habits toi-même. » Et le maçon m'a dit : « Prends ta truelle en main. » Et seul, abandonné de tout le genre humain Dont je traînais partout l'implacable anathème, Quand j'implorais du ciel une pitié suprême, Je trouvais des lions debout dans mon chemin. J'ouvris les yeux, doutant si l'aube était réelle : De hardis compagnons sifflaient sur leur échelle, Les métiers bourdonnaient, les champs étaient semés. Je connus mon bonheur et qu'au monde où nous sommes Nul ne peut se vanter de se passer des hommes ; Et depuis ce jour-là je les ai tous aimés.
0
1.2k
Un songe
Nourris ta misère & je ferai pareil Me faire gonfler sous cette peau douce Prendre du plaisir dans la douleur : le Paradoxe Au moins que ça remplit ce vide saccagé Au moins qu’il mangeait des fleurs Ces Fleurs du Mal et de la mélancolie Comme rien n’est laid lorsque l’on ignore la Beauté
0
Apr 4, 2013
Apr 4, 2013 at 11:10 AM UTC
Loucher
Fable XII, Livre V. LA LOUVE. Rarement à changer on gagne. Pourquoi veux-tu courir les champs ? Crois-moi, reste sur la montagne. J'aime ces bois, j'aime les chants Que ce vieux pâtre y fait entendre. Son chien n'est pas des plus méchants. Plus prompt à fuir qu'à se défendre, S'il aboie, il ne mord jamais ; On n'y vit que de chevreau ; mais, S'il n'est gras, du moins est-il tendre. LE LOUP. Qui ? moi ! rester dans ces déserts Pour n'ouïr que les mêmes airs Sur des pipeaux toujours plus aigres ? Qui ? moi ! rester sur ce rocher Pour jeûner ou pour n'accrocher Que des chevreaux toujours plus maigres À ce mets borner mon espoir, Et d'agneaux quand la plaine abonde, N'en pas tâter, n'en pas plus voir Que s'il n'en était point au monde ? Ah ! fuyons **** de ce canton, Théâtre obscur pour mon courage ! Vous le savez : dès mon jeune âge, J'aimai la gloire et le mouton. J'y retourne : en un frais bocage Qu'environnent des prés fleuris, Où sont rassemblés et nourris Les doux agneaux du voisinage, Demain, ce soir, je m'établis Tout au beau milieu des brebis. Défrayé par droit de conquête, Comme un héros russe ou prussien, J'engraisse là sans craindre rien ; Car est-il ou berger ou chien Assez fort pour me faire tête ? LA LOUVE. Sur ce point je suis sans effroi. Pris séparément, ce me semble, Aucun d'eux n'est plus fort que toi ; Mais si l'intérêt les rassemble, Mon fils, crois-tu de bonne foi Être aussi fort qu'eux tous ensemble ?
0
764
Le loup et sa mère
Aux branches claires des tilleuls Meurt un maladif hallali. Mais des chansons spirituelles Voltigent parmi les groseilles. Que notre sang rie en nos veines, Voici s'enchevêtrer les vignes. Le ciel est joli comme un ange. L'azur et l'onde communient. Je sors. Si un rayon me blesse Je succomberai sur la mousse. Qu'on patiente et qu'on s'ennuie C'est trop simple. Fi de mes peines. Je veux que l'été dramatique Me lie à son char de fortunes Que par toi beaucoup, ô Nature, - Ah moins seul et moins nul ! - je meure. Au lieu que les Bergers, c'est drôle, Meurent à peu près par le monde. Je veux bien que les saisons m'usent. A toi, Nature, je me rends ; Et ma faim et toute ma soif. Et, s'il te plaît, nourris, abreuve. Rien de rien ne m'illusionne ; C'est rire aux parents, qu'au soleil, Mais moi je ne veux rire à rien ; Et libre soit cette infortune.
0
691
Bannières de mai
Rancune, Renflement d'un cauchemar vampirique Je me ronge les ongles, puis Je ferme les yeux Que vois-je? L'art Le virevoltant vert, Mousse et fougère Puis le sang, Une éclaboussure de mort et d'entrailles de poisson Nourris-moi aux vers Laisse mes yeux aux corbeaux Pissenlit maléfique Une odeur impassible, Dans une nature grandiose Quoiqu'incompréhensible J'inspire la poussière, Épine d'une plante pacifique, inondée Au bout du rocher là À l'horizon Rejoins les étoiles La noirceur d'un épilogue, Continuation de mille contes Sans transpiration d'une réelle émotion Remue les orteils de ta jeunesse, Et réinvente l'univers Être à l'abandon, Isolement et sacrilège d'une fréquence, À pain garni de sucré J'imagine une confiance Enfuis-toi, Enfuis-toi **** de moi Avant que je te défigure, Avant que je te coupe, Avant que je cherche à l'infini Pour l'affection d'une malheureuse
0
Dec 12, 2020
Dec 12, 2020 at 4:27 PM UTC
Épitome du vide
De jeunes écoliers avaient pris dans un trou Un hibou, Et l'avaient élevé dans la cour du collège. Un vieux chat, un jeune oison, Nourris par le portier, étaient en liaison Avec l'oiseau ; tous trois avaient le privilège D'aller et de venir par toute la maison. À force d'être dans la classe, Ils avaient orné leur esprit, Savaient par cœur Denys d'Halicarnasse Et tout ce qu'Hérodote et Tite-Live ont dit. Un soir, en disputant (des docteurs c'est l'usage), Ils comparaient entre eux les peuples anciens. Ma foi, disait le chat, c'est aux égyptiens Que je donne le prix : c'était un peuple sage, Un peuple ami des lois, instruit, discret, pieux, Rempli de respect pour ses dieux ; Cela seul, à mon gré, lui donne l'avantage. J'aime mieux les athéniens, Répondait le hibou : que d'esprit ! Que de grâce ! Et dans les combats quelle audace ! Que d'aimables héros parmi leurs citoyens ! A-t-on jamais plus fait avec moins de moyens ? Des nations c'est la première. Parbleu ! Dit l'oison en colère, Messieurs, je vous trouve plaisants : Et les romains, que vous en semble ? Est-il un peuple qui rassemble Plus de grandeur, de gloire, et de faits éclatants ? Dans les arts, comme dans la guerre, Ils ont surpassé vos amis. Pour moi, ce sont mes favoris ; Tout doit céder le pas aux vainqueurs de la terre. Chacun des trois pédants s'obstine en son avis, Quand un rat, qui de **** entendait la dispute, Rat savant, qui mangeait des thèmes dans sa hutte, Leur cria : je vois bien d'où viennent vos débats : L'Égypte vénérait les chats, Athènes les hiboux, et Rome, au capitole, Aux dépens de l'état nourrissait des oisons : Ainsi notre intérêt est toujours la boussole Que suivent nos opinions.
0
622
Le hibou, le chat, l'oison et le rat
De jeunes écoliers avaient pris dans un trou Un hibou, Et l'avaient élevé dans la cour du collège. Un vieux chat, un jeune oison, Nourris par le portier, étaient en liaison Avec l'oiseau ; tous trois avaient le privilège D'aller et de venir par toute la maison. À force d'être dans la classe, Ils avaient orné leur esprit, Savaient par cœur Denys d'Halicarnasse Et tout ce qu'Hérodote et Tite-Live ont dit. Un soir, en disputant (des docteurs c'est l'usage), Ils comparaient entre eux les peuples anciens. Ma foi, disait le chat, c'est aux égyptiens Que je donne le prix : c'était un peuple sage, Un peuple ami des lois, instruit, discret, pieux, Rempli de respect pour ses dieux ; Cela seul, à mon gré, lui donne l'avantage. J'aime mieux les athéniens, Répondait le hibou : que d'esprit ! Que de grâce ! Et dans les combats quelle audace ! Que d'aimables héros parmi leurs citoyens ! A-t-on jamais plus fait avec moins de moyens ? Des nations c'est la première. Parbleu ! Dit l'oison en colère, Messieurs, je vous trouve plaisants : Et les romains, que vous en semble ? Est-il un peuple qui rassemble Plus de grandeur, de gloire, et de faits éclatants ? Dans les arts, comme dans la guerre, Ils ont surpassé vos amis. Pour moi, ce sont mes favoris ; Tout doit céder le pas aux vainqueurs de la terre. Chacun des trois pédants s'obstine en son avis, Quand un rat, qui de **** entendait la dispute, Rat savant, qui mangeait des thèmes dans sa hutte, Leur cria : je vois bien d'où viennent vos débats : L'Égypte vénérait les chats, Athènes les hiboux, et Rome, au capitole, Aux dépens de l'état nourrissait des oisons : Ainsi notre intérêt est toujours la boussole Que suivent nos opinions.
Continue reading...
42
Je suis orpailleur Je vis d'or et d'eau bien fraîche En attendant Godot. Je plonge dans les entrailles de ma muse Armé de piolet, pelle et battée. Je sonde à belles dents le fil des eaux Je me prélasse dans le lit de la rivière Et jette dans la battée sable, eaux et graviers A la recherche inlassable Des paillettes couleur de colza et de tournesol Sélectionnées et assaisonnées par ma Muse Jusqu'à ce qu'elles se précipitent et fondent. Je me nourris d'elles et elles de moi Elles me mâchent et me mastiquent Pour faire jaillir en moi des geysers d'huile philosophale En attendant les lingots de Godot. Et dans chaque mot que je dédie à ma muse J'engloutis ses carats nature Sans colorant artificiel Sans huile de palme Sans conservateur Car je conserve en moi les pépites À l'abri de la lumière jalouse de God-haut.
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:54 AM UTC
En attendant Godot
C'est la fête du blé, c'est la fête du pain Aux chers lieux d'autrefois revus après ces choses ! Tout bruit, la nature et l'homme, dans un bain De lumière si blanc que les ombres sont roses. L'or des pailles s'effondre au vol siffleur des faux Dont l'éclair plonge, et va luire, et se réverbère. La plaine, tout au **** couverte de travaux. Change de face à chaque instant, gaie et sévère. Tout halète, tout n'est qu'effort et mouvement Sous le soleil, tranquille auteur des moissons mûres, Et qui travaille encore imperturbablement À gonfler, à sucrer là-bas les grappes sures. Travaille, vieux soleil, pour le pain et le vin, Nourris l'homme du lait de la terre, et lui donne L'honnête verre où rit un peu d'oubli divin, - Moissonneurs, vendangeurs là-bas votre heure est bonne ! Car sur la fleur des pains et sur la fleur des vins, Fruit de la force humaine en tous lieux répartie, Dieu moissonne, et vendange, et dispose à ses fins La Chair et le Sang pour le calice et l'hostie !
0
378
C'est la fête du blé, c'est la fête du pain
Tu es ma seconde peau, ma mue, ma muse, Mon hydre-muse  aux neuf chattes aux aguets, Je t'use, tu me consumes, on se mange, Je t'accomplis, tu m'achèves, on se prend, Je te finis, tu m'emploies, on se dépense, Je te couronne, tu m'absorbes, on s'épuise, Je te termine, tu me réalises, on se pratique, Et je convoque, tu convoques, on convoque Tour à tour La morphologie, la lexicographie, l'étymologie, La synonymie, l'antonymie, la proxémie et la concordance. Je te boucle, tu me parachèves, on se commet, Je te brûle, tu me vis, on s'utilise, Je te nourris, tu me parfais, on se détruit, Je te bois, tu me bouffes, on se complète, Je fais la bête à deux dos, tu me perpètres, on  se tape. Bref on se consomme donc on se consume, On danse donc on est À tous les modes actif comme passif Infinitif, indicatif, subjonctif et conditionnel Consommer c'est faire la somme de littéralement Et consumer c'est perdre, détruire et dévorer. Sartre dit : "Une chose n'est belle que lorsqu'elle est consommable, c'est-à-dire  qu'elle meurt quand on en jouit ". Je proteste et je préfère Bourdieu et son **** oeconomicus" Toute relation est économique, tout est affaire de pertes et profits. Au diable Vaugelas, au diable Sartre Entre Consumare et Consumere je ne choisis pas Je laisse les verbes se faire chair, banane jaune, eau, miel À la première, deuxième et troisième personne du singulier tropical.
0
Nov 3, 2019
Nov 3, 2019 at 9:21 AM UTC
Je t'use, tu me consumes, on se mange
Tu as juré de filmer un à un tes fantasmes : Les noirs, Les fondants, Les doux, Les amers, Toutes les phases d'affaitage du faucon, Et aujourd'hui tu prépares le matériel En bonne fauconnière que tu es. Et que les faucons gerfauts, sacres ou pèlerins Le veuillent ou non, Tu leur couvres la tête d'un chaperon Et tu déploies au tout venant tes perches, Tes anneaux et tes leurres, Tes sonnettes et tes noeuds Et je quitte mes gorges et mes rochers Et me perche en majesté à ton gantelet de dentelle Où tu as brodé, enlumineuse d'or, L'initiale S, comme leurre. Et chaque fois que je m'avise De dérober mes sonnettes, De me libérer de ta filière, Tu me déchaperonnes Et tu me gardes au ventre. Tu me nourris consciencieusement Pour que j'atteigne mon poids de chasse Et tu me frist-frastes de tes fantasmes Pour que je devienne un rapace de haut vol Et que je fonde vers toi Et que je fasse bonne gorge De ton loup à crinière Au goût de chocolat amer.
0
Nov 17, 2019
Nov 17, 2019 at 11:57 AM UTC
Video show