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"vins" poems
Éloge de Monsieur de Montaigne (Dédié à Jean-Pierre) Toi seigneur de Montaigne, au si beau nom d'Eyquem que nul amateur de Bordeaux ne saurait négliger. Tu fus l'ami de La Boétie et un sage joyeux, Tu vécus en ton château, dont l'une des tours rondes, contenait une bibliothèque fournie. Toi, qui faisait cultiver ce vin de Bordeaux, qui sied au palais et plait tant aux anglais. Cher Montaigne ayant étudié à Bordeaux, au collège de Guyenne, Tu vécus en un temps empoisonné par les guerres de religion et ses sombres fureurs. Temps affreux ou l'homme égorgeait l'homme, qui ne partageait pas sa même lecture de la  Bible. Et dire que nous avions cru, ces temps-là, révolus ! C'est peut-être ce qui te poussa à choisir l'école stoïcienne, Bien que par ton tempérament et ta vie. Tu fus beaucoup plus proche des bonheurs de Lucrèce. Tu fus, un long temps, magistrat au Parlement de Bordeaux, bien que les chicaneries du Droit t'eussent vite lassées, et plus encore, la cruauté de ses modes de preuve. et cet acharnement infini des plaideurs, à n'en jamais finir, à faire rebondir les procès que tant d’énergie vaine te semblait pure perte. Mais tu voulais être utile et l'égoïsme étroit de l' «otium», choquait ta conscience. Tu eus un ami cher, Prince de Liberté et de distinction, Etienne de la Boétie, qui réfléchit avec profondeur, sur les racines de la tyrannie en nos propres faiblesses. Et de cette amitié, en recherchant les causes, Tu conclus et répondit ainsi : «Parce que c’était lui, parce que c’était moi» Révélant ainsi que la quintessence du bonheur de  vivre luit au cœur  de cette amitié dont nous sommes, à la fois, le réceptacle et l’offrande. Cher Michel de Montaigne, je voulais, te saluer ici et te faire savoir en quelle estime Je te tiens avec  tes «Essais» d’une bienveillante sagesse Qui font songer aux meilleurs vins mûris en barriques de chêne Et à ces cognacs qui éveillent l’Esprit et les sens, Même lorsque l’hiver nous pèse et nous engourdit Je voulais aussi te dire que de ton surnom J’ai nommé Jean-Pierre qui te ressemble si fort Et apporte une douce ironie à mes passions tumultueuses. Paul Arrighi
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Apr 21, 2016
Apr 21, 2016 at 6:16 AM UTC
Éloge de Monsieur de Montaigne
Éloge de Monsieur de Montaigne (Dédié à Jean-Pierre) Toi seigneur de Montaigne, au si beau nom d'Eyquem que nul amateur de Bordeaux ne saurait négliger. Tu fus l'ami de La Boétie et un sage joyeux, Tu vécus en ton château, dont l'une des tours rondes, contenait une bibliothèque fournie. Toi, qui faisait cultiver ce vin de Bordeaux, qui sied au palais et plait tant aux anglais. Cher Montaigne ayant étudié à Bordeaux, au collège de Guyenne, Tu vécus en un temps empoisonné par les guerres de religion et ses sombres fureurs. Temps affreux ou l'homme égorgeait l'homme, qui ne partageait pas sa même lecture de la  Bible. Et dire que nous avions cru, ces temps-là, révolus ! C'est peut-être ce qui te poussa à choisir l'école stoïcienne, Bien que par ton tempérament et ta vie. Tu fus beaucoup plus proche des bonheurs de Lucrèce. Tu fus, un long temps, magistrat au Parlement de Bordeaux, bien que les chicaneries du Droit t'eussent vite lassées, et plus encore, la cruauté de ses modes de preuve. et cet acharnement infini des plaideurs, à n'en jamais finir, à faire rebondir les procès que tant d’énergie vaine te semblait pure perte. Mais tu voulais être utile et l'égoïsme étroit de l' «otium», choquait ta conscience. Tu eus un ami cher, Prince de Liberté et de distinction, Etienne de la Boétie, qui réfléchit avec profondeur, sur les racines de la tyrannie en nos propres faiblesses. Et de cette amitié, en recherchant les causes, Tu conclus et répondit ainsi : «Parce que c’était lui, parce que c’était moi» Révélant ainsi que la quintessence du bonheur de  vivre luit au cœur  de cette amitié dont nous sommes, à la fois, le réceptacle et l’offrande. Cher Michel de Montaigne, je voulais, te saluer ici et te faire savoir en quelle estime Je te tiens avec  tes «Essais» d’une bienveillante sagesse Qui font songer aux meilleurs vins mûris en barriques de chêne Et à ces cognacs qui éveillent l’Esprit et les sens, Même lorsque l’hiver nous pèse et nous engourdit Je voulais aussi te dire que de ton surnom J’ai nommé Jean-Pierre qui te ressemble si fort Et apporte une douce ironie à mes passions tumultueuses. Paul Arrighi
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Et si on essayait primo l'omelette bio De rires sauvages péché à l'épuisette Au fin fond de nos Atlantiques ? Si on essayait deuxio la paella bio De nos yeux assaisonnés d'étincelles de thym Et de pétales de coquelicot cueillis dans la rosée du petit matin ? Et si l 'on ne s'abreuvait tercio que de vins bio Des bains jaunes des torrents chauds Qui jaillissent de nos sources volcaniques ? Si on essayait encore le lit de braises bio A combustion lente, sans adjuvant Cent pour cent naturel et écologique ? Si on se plongeait enfin dans l'abîme bio Des eaux organiques de l'océan tantrique Pour y construire des châteaux de corail ?
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:51 PM UTC
Abîme bio
Je n'ai goutte de vins I have no drops of wine I never know when I am unhappy but many are helpful enough to point it out I never know when fears I feel are mine alone or helpfully imposed, infused, injected deeply, shot through my veins sort the tangled threads of oppression, repression, suppression, depression, recession, concession, confession, obsession
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Oct 17, 2013
Oct 17, 2013 at 2:27 PM UTC
poem I wrote yesterday, Oct 15th
La plage de la tour Génoise de Sagone en Corse. Sur le mol étendu De la crique aux rochers Ou le sable nous offre Un couchage argenté Et d'où le clapotis Des vagues qui se meurent Offre un balancement Si propice à la sieste Nous ne nous lassons pas De regarder la mer Qui se montre si douce Mais peut, être, féroce Mais nous n'y songeons pas Occupés à laisser La torpeur nous saisir. Mais le meilleur moment Est quand le soleil S'étire, paressant Sur l'horizon, comme Une orange mure. Un zeste de fraîcheur Vient nous revigorer Et un léger zéphyr Aiguise notre incessant Besoin de nous bouger Alors que nous étions précédemment apaisés. Une salinité un peu plus épicée Fait songer aux poissons, Peut être que ce soir ? Là-bas sous les « paillotes » et d’autres «brises de mer» où des cuisiniers s'affairent Pour nous donner envie De découvrir quelques saveurs Et ces vins blancs si frais Qui font claquer la langue Et vont si bien avec des poissons grillés, Ce soir, aucune restriction Ni régime fâcheux, Laissons l'austérité A ses propagandistes intéressés Et vivons selon ce moment Ou vivre est une fête. A Sagone, ce soir, Comme si cette fête Ne devait pas finir. Paul Arrighi
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Jul 29, 2016
Jul 29, 2016 at 5:40 AM UTC
La plage de la tour Génoise de Sagone en Corse.
Je vois tes yeux dessous telle planète Qu'autre plaisir ne me peut contenter, Sinon le jour, sinon la nuit chanter : Allège-moi, ma plaisante brunette. O liberté, combien je te regrette ! Combien le jour que je vois t'absenter, Pour me laisser sans espoir tourmenter En l'espérance, où si mal on me traite ! L'an est passé, le vingt-et-unième jour Du mois d'avril, que je vins au séjour De la prison où les Amours me pleurent ; Et si ne vois (tant les liens sont forts) Un seul moyen pour me tirer dehors, Si par la mort toutes mes morts ne meurent.
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Je vois tes yeux
L'un toujours vit la vie en rose, Jeunesse qui n'en finit plus, Seconde enfance moins morose, Ni vœux, ni regrets superflus. Ignorant tout flux et reflux, Ce sage pour qui rien ne bouge Règne instinctif : tel un phallus. Mais moi je vois la vie en rouge. L'autre ratiocine et glose Sur des modes irrésolus, Soupesant, pesant chaque chose De mains gourdes aux lourds calus. Lui faudrait du temps tant et plus Pour se risquer hors de son bouge. Le monde est gris à ce reclus. Mais moi je vois la vie en rouge. Lui, cet autre, alentour il ose Jeter des regards bien voulus, Mais, sur quoi que son œil se pose, Il s'exaspère où tu te plus, Œil des philanthropes joufflus ; Tout lui semble noir, vierge ou gouge, Les hommes, vins bus, livres lus. Mais moi je vois la vie en rouge. Envoi Prince et princesse, allez, élus, En triomphe par la route où je Trime d'ornières en talus. Mais moi, je vois la vie en rouge.
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Ballade de la vie en rouge
Ceux qui tiennent le soc, la truelle ou la lime, Sont plus heureux que vous, enfants de l'art sublime ! Chaque jour les vient secourir Dans leurs quotidiennes misères ; Mais vous, les travailleurs pensifs aux mains légères, Vos ouvrages vous font mourir. L'austère paysan laboure pour les autres, Et ses rudes travaux sont pires que les vôtres ; Mais il retient, pour se nourrir, Sa part des gerbes étrangères ; Vous qui chantez, tressant des guirlandes légères, Les moissons vous laissent mourir. Le rouge forgeron, dans la nuit de sa forge, Sue au brasier brûlant qui lui sèche la gorge ; Mais il boit, sans les voir tarir, Les petits vins dans les gros verres ; Et vous qui ciselez l'or des coupes légères, Les celliers vous laissent mourir. Le pâle tisserand, courbé devant ses toiles, Ne contemple jamais l'azur ni les étoiles ; Mais il parvient à se couvrir, La froidure ne l'atteint guères ; Vous qui tramez le rêve en dentelles légères, Les longs hivers vous font mourir. L'audacieux maçon qui, d'étage en étage, Suspend sa vie au mince et frêle échafaudage À bien des dangers à courir ; Mais ses fils auront des chaumières ; Vous qui dressez vers Dieu des échelles légères, Sans foyer vous devez mourir. Tous vaincus, mais en paix avec la destinée, Aux approches du soir, la tâche terminée, Reviennent aimer sans souffrir Près des robustes ménagères ; Vous qui poursuivez l'âme aux caresses légères, Les tendresses vous font mourir.
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La chanson des métiers
Ceux qui tiennent le soc, la truelle ou la lime, Sont plus heureux que vous, enfants de l'art sublime ! Chaque jour les vient secourir Dans leurs quotidiennes misères ; Mais vous, les travailleurs pensifs aux mains légères, Vos ouvrages vous font mourir. L'austère paysan laboure pour les autres, Et ses rudes travaux sont pires que les vôtres ; Mais il retient, pour se nourrir, Sa part des gerbes étrangères ; Vous qui chantez, tressant des guirlandes légères, Les moissons vous laissent mourir. Le rouge forgeron, dans la nuit de sa forge, Sue au brasier brûlant qui lui sèche la gorge ; Mais il boit, sans les voir tarir, Les petits vins dans les gros verres ; Et vous qui ciselez l'or des coupes légères, Les celliers vous laissent mourir. Le pâle tisserand, courbé devant ses toiles, Ne contemple jamais l'azur ni les étoiles ; Mais il parvient à se couvrir, La froidure ne l'atteint guères ; Vous qui tramez le rêve en dentelles légères, Les longs hivers vous font mourir. L'audacieux maçon qui, d'étage en étage, Suspend sa vie au mince et frêle échafaudage À bien des dangers à courir ; Mais ses fils auront des chaumières ; Vous qui dressez vers Dieu des échelles légères, Sans foyer vous devez mourir. Tous vaincus, mais en paix avec la destinée, Aux approches du soir, la tâche terminée, Reviennent aimer sans souffrir Près des robustes ménagères ; Vous qui poursuivez l'âme aux caresses légères, Les tendresses vous font mourir.
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T'ai-je vu chez mon père, Dans l'âge où tout est beau, Comme je dois, j'espère, Te voir près du tombeau ? Sur les bords de ma vie Vins-tu voir après moi ? Oui, quelqu'un m'a suivie, Et je crois que c'est toi ! Quand tout semble un hommage A nos yeux entr'ouverts, Ai-je vu ton image Peinte sur l'univers ? Et toi, sous une flamme Dont le ciel t'éclairait, Dans le fond de ton âme Cachais-tu mon portrait ? Aimais-tu l'humble école Où j'allais autrefois ? L'ange, qui la console, Parlait-il dans ta voix ? Et, quand j'appris à lire Ma prière à genoux, Vins-tu m'aider à dire : « Mon Dieu, bénissez-nous ! » A l'étroite fenêtre, Où riait un jasmin, Quand je n'osais paraître, Elevais-tu ta main ? Oui ! la même ombre encore Glissait dans le soleil, Et jusqu'à l'autre aurore Passait sur mon sommeil ! Dans l'enclos plein d'ombrage, Où j'avais frais et peur, Plaçais-tu ton courage Entre l'ombre et mon cœur ? Pour causer sans médire, Y venais-tu t'asseoir, Et, sans pouvoir sourire, Nous disions-nous : « Bonsoir ! » T'ai-je aimé la première, Lorsque ta main s'ouvrit Au pauvre sans chaumière, Dont la flûte pleurait ? Le demandeur d'aumône A-t-il béni nos jours ? Et devant sa Madone Avons-nous dit : « Toujours ! » T'ai-je conté mes peines, Quand je crus en avoir ? Un jour... triste à nos plaines, M'as-tu dit : « Au revoir ! » Pour un âge plus tendre M'as-tu promis des fleurs ? Sais-tu qu'à les attendre J'ai versé bien des pleurs ? Sais-tu que le ciel même T'ouvrit notre maison ? Et que ton nom que j'aime Se trouve dans mon nom ? Mais à ma confidence N'as-tu pas répondu ? Oui ! jusqu'en ton silence, Je l'ai tout entendu !
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Réponds-moi
T'ai-je vu chez mon père, Dans l'âge où tout est beau, Comme je dois, j'espère, Te voir près du tombeau ? Sur les bords de ma vie Vins-tu voir après moi ? Oui, quelqu'un m'a suivie, Et je crois que c'est toi ! Quand tout semble un hommage A nos yeux entr'ouverts, Ai-je vu ton image Peinte sur l'univers ? Et toi, sous une flamme Dont le ciel t'éclairait, Dans le fond de ton âme Cachais-tu mon portrait ? Aimais-tu l'humble école Où j'allais autrefois ? L'ange, qui la console, Parlait-il dans ta voix ? Et, quand j'appris à lire Ma prière à genoux, Vins-tu m'aider à dire : « Mon Dieu, bénissez-nous ! » A l'étroite fenêtre, Où riait un jasmin, Quand je n'osais paraître, Elevais-tu ta main ? Oui ! la même ombre encore Glissait dans le soleil, Et jusqu'à l'autre aurore Passait sur mon sommeil ! Dans l'enclos plein d'ombrage, Où j'avais frais et peur, Plaçais-tu ton courage Entre l'ombre et mon cœur ? Pour causer sans médire, Y venais-tu t'asseoir, Et, sans pouvoir sourire, Nous disions-nous : « Bonsoir ! » T'ai-je aimé la première, Lorsque ta main s'ouvrit Au pauvre sans chaumière, Dont la flûte pleurait ? Le demandeur d'aumône A-t-il béni nos jours ? Et devant sa Madone Avons-nous dit : « Toujours ! » T'ai-je conté mes peines, Quand je crus en avoir ? Un jour... triste à nos plaines, M'as-tu dit : « Au revoir ! » Pour un âge plus tendre M'as-tu promis des fleurs ? Sais-tu qu'à les attendre J'ai versé bien des pleurs ? Sais-tu que le ciel même T'ouvrit notre maison ? Et que ton nom que j'aime Se trouve dans mon nom ? Mais à ma confidence N'as-tu pas répondu ? Oui ! jusqu'en ton silence, Je l'ai tout entendu !
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Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité. Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large, Chargé de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent. Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ; D'un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant. Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité. Ta gorge qui s'avance et qui pousse la moire, Ta gorge triomphante est une belle armoire Dont les panneaux bombés et clairs Comme les boucliers accrochent des éclairs, Boucliers provoquants, armés de pointes roses ! Armoire à doux secrets, pleine de bonnes choses, De vins, de parfums, de liqueurs Qui feraient délirer les cerveaux et les coeurs ! Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large, Chargé de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent. Tes nobles jambes, sous les volants qu'elles chassent, Tourmentent les désirs obscurs et les agacent, Comme deux sorcières qui font Tourner un philtre noir dans un vase profond. Tes bras, qui se joueraient des précoces hercules, Sont des boas luisants les solides émules, Faits pour serrer obstinément, Comme pour l'imprimer dans ton coeur, ton amant. Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ; D'un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant.
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Le beau navire
Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité. Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large, Chargé de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent. Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ; D'un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant. Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité. Ta gorge qui s'avance et qui pousse la moire, Ta gorge triomphante est une belle armoire Dont les panneaux bombés et clairs Comme les boucliers accrochent des éclairs, Boucliers provoquants, armés de pointes roses ! Armoire à doux secrets, pleine de bonnes choses, De vins, de parfums, de liqueurs Qui feraient délirer les cerveaux et les coeurs ! Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large, Chargé de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent. Tes nobles jambes, sous les volants qu'elles chassent, Tourmentent les désirs obscurs et les agacent, Comme deux sorcières qui font Tourner un philtre noir dans un vase profond. Tes bras, qui se joueraient des précoces hercules, Sont des boas luisants les solides émules, Faits pour serrer obstinément, Comme pour l'imprimer dans ton coeur, ton amant. Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ; D'un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant.
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1. LES PARENTS Nous sommes tes Grands-Parents, Les Grands ! Couverts des froides sueurs De la lune et des verdures. Nos vins secs avaient du coeur ! Au soleil sans imposture Que faut-il à l'homme ? boire. Moi. - Mourir aux fleuves barbares. Nous sommes tes Grands-Parents Des champs. L'eau est au fond des osiers : Vois le courant du fossé Autour du château mouillé. Descendons en nos celliers ; Après, le cidre et le lait. MOI. - Aller où boivent les vaches. Nous sommes tes Grands-Parents ; Tiens, prends Les liqueurs dans nos armoires ; Le Thé, le Café, si rares, Frémissent dans les bouilloires. - Vois les images, les fleurs. Nous rentrons du cimetière. MOI. - Ah ! tarir toutes les urnes ! 2. L'ESPRIT Éternelles Ondines Divisez l'eau fine. Vénus, soeur de l'azur, Émeus le flot pur. Juifs errants de Norwège Dites-moi la neige. Anciens exilés chers, Dites-moi la mer. MOI. - Non, plus ces boissons pures, Ces fleurs d'eau pour verres ; Légendes ni figures Ne me désaltèrent ; Chansonnier, ta filleule C'est ma soif si folle Hydre intime sans gueules Qui mine et désole. 3. LES AMIS Viens, les vins vont aux plages, Et les flots par millions ! Vois le Bitter sauvage Rouler du haut des monts ! Gagnons, pèlerins sages, L'absinthe aux verts piliers... MOI. - Plus ces paysages. Qu'est l'ivresse, Amis ? J'aime autant, mieux, même, Pourrir dans l'étang, Sous l'affreuse crème, Près des bois flottants. 4. LE PAUVRE SONGE Peut-être un Soir m'attend Où je boirai tranquille En quelque vieille Ville, Et mourrai plus content : Puisque je suis patient ! Si mon mal se résigne, Si j'ai jamais quelque or Choisirai-je le Nord Ou le Pays des Vignes ?... - Ah ! songer est indigne Puisque c'est pure perte ! Et si je redeviens Le voyageur ancien, Jamais l'auberge verte Ne peut bien m'être ouverte. 5. CONCLUSION Les pigeons qui tremblent dans la prairie, Le gibier qui court et qui voit la nuit, Les bêtes des eaux, la bête asservie, Les derniers papillons !... ont soif aussi. Mais fondre où fond ce nuage sans guide, - Oh ! favorisé de ce qui est frais ! Expirer en ces violettes humides Dont les aurores chargent ces forêts ?
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Comédie de la soif
1. LES PARENTS Nous sommes tes Grands-Parents, Les Grands ! Couverts des froides sueurs De la lune et des verdures. Nos vins secs avaient du coeur ! Au soleil sans imposture Que faut-il à l'homme ? boire. Moi. - Mourir aux fleuves barbares. Nous sommes tes Grands-Parents Des champs. L'eau est au fond des osiers : Vois le courant du fossé Autour du château mouillé. Descendons en nos celliers ; Après, le cidre et le lait. MOI. - Aller où boivent les vaches. Nous sommes tes Grands-Parents ; Tiens, prends Les liqueurs dans nos armoires ; Le Thé, le Café, si rares, Frémissent dans les bouilloires. - Vois les images, les fleurs. Nous rentrons du cimetière. MOI. - Ah ! tarir toutes les urnes ! 2. L'ESPRIT Éternelles Ondines Divisez l'eau fine. Vénus, soeur de l'azur, Émeus le flot pur. Juifs errants de Norwège Dites-moi la neige. Anciens exilés chers, Dites-moi la mer. MOI. - Non, plus ces boissons pures, Ces fleurs d'eau pour verres ; Légendes ni figures Ne me désaltèrent ; Chansonnier, ta filleule C'est ma soif si folle Hydre intime sans gueules Qui mine et désole. 3. LES AMIS Viens, les vins vont aux plages, Et les flots par millions ! Vois le Bitter sauvage Rouler du haut des monts ! Gagnons, pèlerins sages, L'absinthe aux verts piliers... MOI. - Plus ces paysages. Qu'est l'ivresse, Amis ? J'aime autant, mieux, même, Pourrir dans l'étang, Sous l'affreuse crème, Près des bois flottants. 4. LE PAUVRE SONGE Peut-être un Soir m'attend Où je boirai tranquille En quelque vieille Ville, Et mourrai plus content : Puisque je suis patient ! Si mon mal se résigne, Si j'ai jamais quelque or Choisirai-je le Nord Ou le Pays des Vignes ?... - Ah ! songer est indigne Puisque c'est pure perte ! Et si je redeviens Le voyageur ancien, Jamais l'auberge verte Ne peut bien m'être ouverte. 5. CONCLUSION Les pigeons qui tremblent dans la prairie, Le gibier qui court et qui voit la nuit, Les bêtes des eaux, la bête asservie, Les derniers papillons !... ont soif aussi. Mais fondre où fond ce nuage sans guide, - Oh ! favorisé de ce qui est frais ! Expirer en ces violettes humides Dont les aurores chargent ces forêts ?
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Sonnet. Il me semble parfois que mon sang coule à flots, Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots. Je l'entends bien qui coule avec un long murmure, Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure. A travers la cité, comme dans un champ clos, Il s'en va, transformant les pavés en îlots, Désaltérant la soif de chaque créature, Et partout colorant en rouge la nature. J'ai demandé souvent à des vins captieux D'endormir pour un jour la terreur qui me mine ; Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine ! J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux ; Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles Fait pour donner à boire à ces cruelles filles !
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La fontaine de sang
Les amis ne sont-ils pas juste de passage ? Des moyens pour arriver plus vite à des fins, Plus qu'un accord tacite, ou un bien grand partage. Cadeau de la vie, ils s'abreuvent de bières et vins. Chaque Homm' sensé a conscience de l'importance D'être en accord et ne pas voir de réticences À leur parler, à être entier, franc, direct, droit. Au lieu de ça, délaissé, l'esprit vague et froid, Je me rends compte ce soir, que cela me coûte, Que je ne veux pas de ça, ou bien plus, sans doute, Je les repousse, sans envie d'une telle osmose. Qu'attendez-vous de moi ? Las d'en être la cause, Je vous quitte car je voulais raviver la flamme, D'une amitié longtemps voulue, paix à mon âme.
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Jun 10, 2017
Jun 10, 2017 at 1:42 PM UTC
Amitié
Personne pour toi. Tous sont d'accord. Celui-ci, Nommé Gladstone, dit à tes bourreaux : merci ! Cet autre, nommé Grant, te conspue, et cet autre, Nommé Bancroft, t'outrage ; ici c'est un apôtre, Là c'est un soldat, là c'est un juge, un tribun, Un prêtre, l'un du Nord, l'autre du Sud ; pas un Que ton sang, à grands flots versé, ne satisfasse ; Pas un qui sur ta croix ne te crache à la face. Hélas ! qu'as-tu donc fait aux nations ? Tu vins Vers celles qui pleuraient, avec ces mots divins : Joie et Paix ! - Tu criais : - Espérance ! Allégresse ! Sois puissante, Amérique, et toi sois libre, ô Grèce ! L'Italie était grande ; elle doit l'être encor. Je le veux ! - Tu donnas à celle-ci ton or ; A celle-là ton sang, à toutes la lumière. Tu défendis le droit des hommes, coutumière De tous les dévouements et de tous les devoirs. Comme le boeuf revient repu des abreuvoirs, Les hommes sont rentrés pas à pas à l'étable, Rassasiés de toi, grande soeur redoutable, De toi qui protégeas, de toi qui combattis. Ah ! se montrer ingrats, c'est se prouver petits. N'importe ! pas un d'eux ne te connaît. Leur foule T'a huée, à cette heure où ta grandeur s'écroule, Riant de chaque coup de marteau qui tombait Sur toi, nue et sanglante et clouée au gibet. Leur pitié plaint tes fils que la fortune amère Condamne à la rougeur de t'avouer pour mère. Tu ne peux pas mourir, c'est le regret qu'on a. Tu penches dans la nuit ton front qui rayonna ; L'aigle de l'ombre est là qui te mange le foie ; C'est à qui reniera la vaincue ; et la joie Des rois pillards, pareils aux bandits des Adrets, Charme l'Europe et plaît au monde... - Ah ! je voudrais, Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre, Je te proclame, toi que ronge le vautour, Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !
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À la France
Personne pour toi. Tous sont d'accord. Celui-ci, Nommé Gladstone, dit à tes bourreaux : merci ! Cet autre, nommé Grant, te conspue, et cet autre, Nommé Bancroft, t'outrage ; ici c'est un apôtre, Là c'est un soldat, là c'est un juge, un tribun, Un prêtre, l'un du Nord, l'autre du Sud ; pas un Que ton sang, à grands flots versé, ne satisfasse ; Pas un qui sur ta croix ne te crache à la face. Hélas ! qu'as-tu donc fait aux nations ? Tu vins Vers celles qui pleuraient, avec ces mots divins : Joie et Paix ! - Tu criais : - Espérance ! Allégresse ! Sois puissante, Amérique, et toi sois libre, ô Grèce ! L'Italie était grande ; elle doit l'être encor. Je le veux ! - Tu donnas à celle-ci ton or ; A celle-là ton sang, à toutes la lumière. Tu défendis le droit des hommes, coutumière De tous les dévouements et de tous les devoirs. Comme le boeuf revient repu des abreuvoirs, Les hommes sont rentrés pas à pas à l'étable, Rassasiés de toi, grande soeur redoutable, De toi qui protégeas, de toi qui combattis. Ah ! se montrer ingrats, c'est se prouver petits. N'importe ! pas un d'eux ne te connaît. Leur foule T'a huée, à cette heure où ta grandeur s'écroule, Riant de chaque coup de marteau qui tombait Sur toi, nue et sanglante et clouée au gibet. Leur pitié plaint tes fils que la fortune amère Condamne à la rougeur de t'avouer pour mère. Tu ne peux pas mourir, c'est le regret qu'on a. Tu penches dans la nuit ton front qui rayonna ; L'aigle de l'ombre est là qui te mange le foie ; C'est à qui reniera la vaincue ; et la joie Des rois pillards, pareils aux bandits des Adrets, Charme l'Europe et plaît au monde... - Ah ! je voudrais, Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre, Je te proclame, toi que ronge le vautour, Ma patrie et ma gloire et mon unique amour !
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C'est la fête du blé, c'est la fête du pain Aux chers lieux d'autrefois revus après ces choses ! Tout bruit, la nature et l'homme, dans un bain De lumière si blanc que les ombres sont roses. L'or des pailles s'effondre au vol siffleur des faux Dont l'éclair plonge, et va luire, et se réverbère. La plaine, tout au **** couverte de travaux. Change de face à chaque instant, gaie et sévère. Tout halète, tout n'est qu'effort et mouvement Sous le soleil, tranquille auteur des moissons mûres, Et qui travaille encore imperturbablement À gonfler, à sucrer là-bas les grappes sures. Travaille, vieux soleil, pour le pain et le vin, Nourris l'homme du lait de la terre, et lui donne L'honnête verre où rit un peu d'oubli divin, - Moissonneurs, vendangeurs là-bas votre heure est bonne ! Car sur la fleur des pains et sur la fleur des vins, Fruit de la force humaine en tous lieux répartie, Dieu moissonne, et vendange, et dispose à ses fins La Chair et le Sang pour le calice et l'hostie !
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C'est la fête du blé, c'est la fête du pain
Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil. Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil, Chio, qu'ombrageaient les charmilles, Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois, Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois Un chœur dansant de jeunes filles. Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis, Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis, Courbait sa tête humiliée ; Il avait pour asile, il avait pour appui Une blanche aubépine, une fleur, comme lui Dans le grand ravage oubliée. Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux ! Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus Comme le ciel et comme l'onde, Pour que dans leur azur, de larmes orageux, Passe le vif éclair de la joie et des jeux, Pour relever ta tête blonde, Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner Pour rattacher gaîment et gaîment ramener En boucles sur ta blanche épaule Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront, Et qui pleurent épars autour de ton beau front, Comme les feuilles sur le saule ? Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ? Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus, Qui d'Iran borde le puits sombre ? Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand, Qu'un cheval au galop met, toujours en courant, Cent ans à sortir de son ombre ? Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois, Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois, Plus éclatant que les cymbales ? Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ? - Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus, Je veux de la poudre et des balles. Du 8 au 10 juillet 1828.
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L'enfant (Hugo)
Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil. Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil, Chio, qu'ombrageaient les charmilles, Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois, Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois Un chœur dansant de jeunes filles. Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis, Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis, Courbait sa tête humiliée ; Il avait pour asile, il avait pour appui Une blanche aubépine, une fleur, comme lui Dans le grand ravage oubliée. Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux ! Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus Comme le ciel et comme l'onde, Pour que dans leur azur, de larmes orageux, Passe le vif éclair de la joie et des jeux, Pour relever ta tête blonde, Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner Pour rattacher gaîment et gaîment ramener En boucles sur ta blanche épaule Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront, Et qui pleurent épars autour de ton beau front, Comme les feuilles sur le saule ? Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ? Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus, Qui d'Iran borde le puits sombre ? Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand, Qu'un cheval au galop met, toujours en courant, Cent ans à sortir de son ombre ? Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois, Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois, Plus éclatant que les cymbales ? Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ? - Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus, Je veux de la poudre et des balles. Du 8 au 10 juillet 1828.
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