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"plantes" poems
i always thought that comparing photography to painting would be hard, but then i read an article about a girl with a baguette, in the jardin de plantes looking up at a kerfuffle being pestered by sparrows, having henri cartier-bresson take a picture and i thought... *one brush stroke of colour, after watching a blank canvas for about an hour.*
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Feb 14, 2016
Feb 14, 2016 at 7:25 AM UTC
modern photography comparison / poetry as a form of journalism
I admire you. The honesty, the purity The seconds of happiness The moments of passion How does this moment last forever? Without secrecy...but the same intimacy. How does one feel? How should we react? What is right doesnt mean it will lead to happiness. What is wrong doesnt mean its worth loosing what is. But how do we know? We dont. Its all risks. A risk worth taking? A risk worth fighting for? Whatevere it was... All it took was a single spark. All it takes is a singe spark. A single spark that set ablaze not just the heart. A spark felt throught. It never felt so good to be on fire. But how does a spark end? Pour water on it? No. Not this kind of spark. This is one that merges. Before it dies out, It catches fire with someone elses spark. Fight fire with fire. And all you get is a bigger fire. Could the flames burn for eternity? Die out in a day? But, how did the spark catch on this much? Whats so special? Sirens preserve theirs under the moonlight. Where the smoke creates the plantes. The planets then orbit the earth. Fall down and blaze up the fire again. The Sparrow is a little more chaotic and less poetic. She lights up her home, but she keeps adding the twigs. Does she destroyed her own home? Or has she created a weapon? All it takes is a single spark, To start a fire, a revolution, a war And the most important thing of all. To start the shimmerin your eye.
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Nov 3, 2019
Nov 3, 2019 at 5:46 PM UTC
Spark
Je suis né ici, je suis un enfant de l'héraut Un enfant de france et un enfant du monde. Mais je ne suis plus un enfant, Alors qui suis-je vraiment? Je suis fils de mes parents, Le fils d'une tragédie, le fils de l'eau et le frère d'un ange. Mais je suis en vie, Je suis le fils du terroir et de la pluie, Des animaux et des plantes qui m'ont nourris Mais le temps est passé et j'ai grandi, Alors qui suis-je aujourd'hui? Je suis un homme, de taille moyenne, Avec une tête pleine de questions, Avec une bouche qui souri souvent, Et des yeux qui pleurent presque autant, Parce qu'on m'a appris a avoir des sentiments, Et a savoir être faible autant qu’être fort, A partager toutes mes idées, Et ne chercher que la vérité. Je suis un élève du doute, Et aujourd’hui plus que jamais, Je me demande où mes pensées vont m'emmener. On m'a enseigné l'harmonie et gentillesse, Mais comment ne jamais blesser? Comment se faire des amis Sans se faire autant d'ennemis? Quel que soit ce que je suis, Quels que soient mes choix, Quelqu'un les appelleras erreurs Et me haïra pour ça. Mais on m'a aussi dit que les choix ne sont pas des erreurs. Alors qui suis-je? Je suis moi. Je forge mon petit bout de miroir, et je l’appellerais vérité. Et si quelqu'un viens me le reprocher, Je lui dirais: "désolé, Mais j'ai dû faire un choix."
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Nov 3, 2014
Nov 3, 2014 at 6:28 AM UTC
Qui suis-je?
Couchers de Soleil sur la Comtale ou un vaisseau sur la ville Il est en Toulouse, le soir comme un vaste vaisseau fantôme Jetant sa proue sur le canal et filant droit sur le cap Saint-Sernin, c'est la Comtale en son écrin. Comme une enchanteresse de couleurs, mêlée d'ocre du soir et d'orange soleil peignant les voiles de ce vaisseau. La luminosité en terrasse en fait un bel observatoire de la palette des nuages, des jeux infinis du soleil et des sourires de la lune qui scintillent sur Saint Sernin, font resplendir les grands grues de l'ancienne Toulouse, réveillée de son sommeil. Quand le vent d'autan souffle fort, comme un orchestre laissé seul sans partition et sans baguette, «La Comtale» frémit sous le choc et ce noble vaisseau de pierres voit ses terrasses dévastées, par les outils de jardinage et les plantes taillées menues. Mais chère et haute nef, «La Comtale», tu n’es jamais toi-même que lorsque le soleil luit et fait rougeoyer les briques ocres, transforme tes terrasses en jardins étagées à l’ombre des stores tirés des plantes aromatiques et des cactées qui parfument de menthe, de poivre et de miel nos thés glacés et limonades sirotées avec joie. Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse (02 avril 2014)
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Apr 2, 2014
Apr 2, 2014 at 3:08 PM UTC
Couchers de Soleil sur la Comtale ou un vaisseau sur la ville
~~~~English~~~~ The air is filled with the song of birds And the cooing of the mourning dove Pastel clouds float across the morning sky And the sun smiles happily at the dew Which kisses the faces of flowers and plants Cool breezes caress my cheeks And the trees bow and nod in the blowing wind Paths are greeted with the beautiful morning- A lovely new day Beauty is everywhere! ~~~~French~~~~ L'air est rempli avec le chant des oiseaux Et le roucoulement de la Tourterelle triste Pastels nuages flottent dans le ciel du matin Et le soleil sourit joyeusement la rosée Qui embrasse les visages des fleurs et plantes Brises fraîches caressent mes joues Et l'arc d'arbres et de clin de œil dans le vent soufflant Chemins d'accès sont accueillis avec le beau matin- Une belle journée La beauté est partout ! ~Hilda~
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Mar 9, 2013
Mar 9, 2013 at 5:32 PM UTC
Nature's Beauty
Le Géranium d'Alger (dédié à mon ami Abder). C'était un plant de géranium, sans racine apparente qui avait poussé à Alger, sous le soleil si vif de la terre d'Afrique. L’ami Abder, me l'avait apporté, comme un présent choisi d'orange ou de soleil Il venait de «La bas», que nous feignons d'oublier Mais ou tant de souvenirs nous relient, par-delà l'amertume Tant de haine et de préjugés. Même si des plaies restent à vif maigres les porteurs de braises et les vaine vengeances entretenant les feux. au lieu de les éteindre et de jeter leurs forces pour rapprocher nos Peuples préserver notre même mer. Notre Méditerranée lustrale qui borde nos deux rives et de rechercher ensemble l'eau qui étanchera les soifs de demain, quels que soient nos Dieux ou nos idéaux. Je craignais pour ce géranium aux radicelles menues, qu'il succombe au vent d'autan et à ce printemps si pluvieux mais l'hôte d'Alger était de bonne souche accrochée à la vie et soucieux d'embellir «Tolosa la belle», qui brille et resplendit sur ces terrasses solaires de «la Comtale» nous faisant oublier que nous vivons en ville et goûter ce bonheur. emplissant mes yeux d'une multiplicité de plantes Méditerranéennes; bien sûr, irisées pas les fluides solaires arrosées par tant de couchers de soleil et les levers de lune. Ce géranium à trois têtes courbées par ces vents si fréquents, côtoie la menthe, le fenouil et la sauge et scelle une amitié profonde de natifs des rives de notre même Méditerranée. Paul Arrighi
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May 18, 2016
May 18, 2016 at 6:25 PM UTC
Le Géranium d'Alger
Le Géranium d'Alger (dédié à mon ami Abder). C'était un plant de géranium, sans racine apparente qui avait poussé à Alger, sous le soleil si vif de la terre d'Afrique. L’ami Abder, me l'avait apporté, comme un présent choisi d'orange ou de soleil Il venait de «La bas», que nous feignons d'oublier Mais ou tant de souvenirs nous relient, par-delà l'amertume Tant de haine et de préjugés. Même si des plaies restent à vif maigres les porteurs de braises et les vaine vengeances entretenant les feux. au lieu de les éteindre et de jeter leurs forces pour rapprocher nos Peuples préserver notre même mer. Notre Méditerranée lustrale qui borde nos deux rives et de rechercher ensemble l'eau qui étanchera les soifs de demain, quels que soient nos Dieux ou nos idéaux. Je craignais pour ce géranium aux radicelles menues, qu'il succombe au vent d'autan et à ce printemps si pluvieux mais l'hôte d'Alger était de bonne souche accrochée à la vie et soucieux d'embellir «Tolosa la belle», qui brille et resplendit sur ces terrasses solaires de «la Comtale» nous faisant oublier que nous vivons en ville et goûter ce bonheur. emplissant mes yeux d'une multiplicité de plantes Méditerranéennes; bien sûr, irisées pas les fluides solaires arrosées par tant de couchers de soleil et les levers de lune. Ce géranium à trois têtes courbées par ces vents si fréquents, côtoie la menthe, le fenouil et la sauge et scelle une amitié profonde de natifs des rives de notre même Méditerranée. Paul Arrighi
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Blackine,  mordeuse de bonheur et de vie Tu as bientôt cinq mois, et grandis inlassablement. Ta vivacité s'aiguise comme tes dents nouvelles, sur ma paume droite lorsque je téléphone. Ton museau paraît de plus en plus pointu, Comme si tu oscillais entre cocker et renarde. Quand je te sors en laisse, j'ai du mal à tempérer ton élan. Et je tire la laisse comme l'espoir perdu de dompter ta fougue. Ton pelage noir paraît encore doux oison, entre plumes et velours. Et tu grandis et tu grandis pour devenir grande chienne Cocker, dont je serais si fier, un jour, Blackine la bourrasque. Blackine, la tant aimée. Tu es ivre de bonheur débridé et de vie comme l'on est ivre d'amour et d'espoir. Mais peu de plantes résistent à ta passion mordeuse. Lorsque tu t’allonges avec ton pelage noir de geai, tu parais épuisée mais ce n’est qu’un entracte, et sitôt réveillée tu deviens antilope, surtout lorsque tu cours pour libérer ta force. Et cette vie, en toi, qui court comme un torrent, Est jeunesse de feu et passion de la vie. J'aime aussi, quand, sur tes deux pattes dressées, tu me montres ta joie, et lorsque ton noir museau pointe sur mon bureau. Comme pour demander la faveur que je t'y accueille aux côtés de l'ordi. Paul Arrighi
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Mar 12, 2016
Mar 12, 2016 at 9:25 AM UTC
Blackine, mordeuse de bonheur et de vie
(Sur une plage peinte d'insectes et de plantes.) Insectes bourdonnants, papillons, fleurs ailées, Aux touffes des rosiers lianes enroulées, Convolvulus tressés aux fils des liserons, Pervenches, beaux yeux bleus qui regardez dans l'ombre, Nénuphars endormis sur les eaux, fleurs sans nombre, Calices qui noyez les trompes des cirons ! Fruits où mon Dieu parfume avec tant d'abondance Le pain de ses saisons et de sa providence ; Figue où brille sur l'œil une larme de miel ; Pêches qui ressemblez aux pudeurs de la joue ; Oiseau qui fait reluire un écrin sur ta roue, Et dont le cou de moire a fixé l'arc-en-ciel ! La main qui vous peignit en confuse guirlande Devant vos yeux, Seigneur, en étale l'offrande, Comme on ouvre à vos pieds la gerbe de vos dons. Vous avez tout produit, contemplez votre ouvrage ! Et nous, dont les besoins sont encore un hommage, Rendons grâce toujours, et toujours demandons !
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Sur une plage
Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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Jan 13, 2017
Jan 13, 2017 at 9:41 AM UTC
Toulouse en Hiver ( Toulouse on Winter )
Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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Avant de nous couvrir de l'or, de la myrrhe et de la rosée Des eaux de nos volcans secrets Je voudrais avant l'ultime explication Avant qu'on n 'enterre sous nos mahots bleus, Nos arbres à pluie et nos figuiers étrangleurs, Panthéons naturels de nos divinités Nos cordons ombilicaux amoureux, Je voudrais, ma fine amour, Qu'on fasse ripaille dans les Terres Inconnues Qu'on fasse les 800 coups dans la Mer Dangereuse Qu'on mange, qu'on rie, qu'on s'émeuve dans la Mer d'Inimitié Qu'on prenne à bras le corps nos insaisissables cris et gémissements Incompréhensibles de dugongs et de baleines à bosses Qu'on s'en saisisse et qu'on les épingle Comme des papillons rares sur une planche Ou des fougères phosphorescentes sur un herbier Sous du papier buvard avant de les faire sécher A l'étuve de nos passions microendémiques. Etudions la fréquence de nos cris Et de nos épanchements Grâce aux balises GPS Inventorions les sauts intimes, les semences nouvelles, les racines-arceaux Et donnons un nom local et scientifique à chaque nouvelle espèce A chaque nouvelle danse, morsure, griffure ou caresse Récupérons des spécimens de nos territoires Identifions les hot spots de notre patrimoine amoureux Et en fonction de leur risque d'extinction Elaborons un plan de sauvegarde de la biodiversité De notre Carte de Tendre De nos fonds, de nos mangroves et de nos pitons. Nous sommes botanistes, océanographes et naturalistes Nous sommes vétérinaires de notre réserve naturelle Notre jardin des plantes, notre forêt, notre laboratoire Notre pépinière, notre refuge, notre corps tropical.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:32 AM UTC
Avant l'ultime explication
Avant de nous couvrir de l'or, de la myrrhe et de la rosée Des eaux de nos volcans secrets Je voudrais avant l'ultime explication Avant qu'on n 'enterre sous nos mahots bleus, Nos arbres à pluie et nos figuiers étrangleurs, Panthéons naturels de nos divinités Nos cordons ombilicaux amoureux, Je voudrais, ma fine amour, Qu'on fasse ripaille dans les Terres Inconnues Qu'on fasse les 800 coups dans la Mer Dangereuse Qu'on mange, qu'on rie, qu'on s'émeuve dans la Mer d'Inimitié Qu'on prenne à bras le corps nos insaisissables cris et gémissements Incompréhensibles de dugongs et de baleines à bosses Qu'on s'en saisisse et qu'on les épingle Comme des papillons rares sur une planche Ou des fougères phosphorescentes sur un herbier Sous du papier buvard avant de les faire sécher A l'étuve de nos passions microendémiques. Etudions la fréquence de nos cris Et de nos épanchements Grâce aux balises GPS Inventorions les sauts intimes, les semences nouvelles, les racines-arceaux Et donnons un nom local et scientifique à chaque nouvelle espèce A chaque nouvelle danse, morsure, griffure ou caresse Récupérons des spécimens de nos territoires Identifions les hot spots de notre patrimoine amoureux Et en fonction de leur risque d'extinction Elaborons un plan de sauvegarde de la biodiversité De notre Carte de Tendre De nos fonds, de nos mangroves et de nos pitons. Nous sommes botanistes, océanographes et naturalistes Nous sommes vétérinaires de notre réserve naturelle Notre jardin des plantes, notre forêt, notre laboratoire Notre pépinière, notre refuge, notre corps tropical.
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Les âmes, c'est comme les plantes Elles ont besoin de soleil et d'eau. Le premier les nourrit de lumière Et l'autre de minéraux. Certaines âmes sont comme des images De la pure lumière sur du papier glacé. Elles ont perdu leur lien à la terre Et risque bientôt de se fâner. Aussi, comme un bouquet sur une toile flamande Les âmes sèches nous rappellent tristement la mort Et bientôt nous vident de nos minéraux.
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Mar 31, 2015
Mar 31, 2015 at 3:46 PM UTC
Les âmes sèches
I'll let the waves sing to me until they cease to sound. An Ocean of experience I could only learn from, yet I am subsided. A stranger on the same Earth. Land and Sea; seemingly different plantes, no, but different dimensions in themselves. The same biology. Separate existences. Oceans; they make up more of our (human) home than our own (human) ground. Lest we forget our brother and sister beings we share this land with. Are they just as ostracized from the "stranger", Ocean? Or are we (humans) alone in that?
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Oct 20, 2014
Oct 20, 2014 at 5:58 PM UTC
Brother Ocean
Sonnet. Sous ces arbres chéris, où j'allais à mon tour Pour cueillir, en passant, seul, un brin de verveine, Sous ces arbres charmants où votre fraîche haleine Disputait au printemps tous les parfums du jour ; Des enfants étaient là qui jouaient alentour ; Et moi, pensant à vous, j'allais traînant ma peine ; Et si de mon chagrin vous êtes incertaine Vous ne pouvez pas l'être au moins de mon amour. Mais qui saura jamais le mal qui me tourmente ? Les fleurs des bois, dit-on, jadis ont deviné ! Antilope aux yeux noirs, dis, quelle est mon amante ? Ô lion, tu le sais, toi, mon noble enchaîné ; Toi qui m'as vu pâlir lorsque sa main charmante Se baissa doucement sur ton front incliné.
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Une promenade au Jardin des Plantes
Dans les serres silencieuses Où l'hiver invite à s'asseoir, Sous un jour blême comme un soir Fument les plantes précieuses. L'une, raide, élançant tout droit Sa tige aux longues feuilles sèches, Darde au plafond, comme des flèches, Les pointes d'un calice étroit. Une autre, géante à chair grasse, Que hérissent de durs piquants, Ne sourit que tous les cinq ans Dans une éclosion sans grâce. Une autre, molle en ses efforts, Grimpe au vitrail, et la captive Regarde en pitié l'herbe active Qui tient tête au vent du dehors. Pas un souffle ici, rien ne bouge ; Toutes versent avec lenteur, À flots lourds, la fade senteur De leur floraison fixe et rouge. Celui qu'elles charment d'abord, Dans cet air qui bientôt lui pèse, Envahi par un grand malaise, Descend de l'ivresse à la mort. Ah ! Que mille fois plus aimée La violette, fleur des bois ! Et que plus saine mille fois La chambre qu'elle a parfumée ! Son baume, **** d'appesantir, Allège et fait l'âme nouvelle ; Mais fine, il faut s'approcher d'elle, La baiser, pour la bien sentir.
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Les serres et les bois
Tu meurs d'envie de moi Et tu me dis tout de go J'ai envie de toi Là Maintenant Bande Bande Bande Et tu chronomètres le temps Qu'il me faudra pour atteindre La taille exacte que tu désires Et quand le petit soldat s'exécute Au quart de tour comme tu l'exiges Quand il pointe l'arme vers tes neiges éternelles Tu dis : Garde à vous, fixe Tu condamnes mes fesses au peloton d'exécution Au clic de ton appareil photo Tu tires à vue Tu mitrailles à bout portant Et quand tu es enfin satisfaite de la pose Tu dis : Déposez arme Et je me dégonfle Instantanément Et tu exaltes, tu jubiles De ta toute puissance Je suis ta chose, ton pantin Ton esclave Tu es ma maîtresse Et tu me flagelles à distance de ton flash. Et tu exiges des photos explicites Des gros plans, des détails intimes De mes parties honteuses Tu veux la vulve qui dort paisiblement sous mon aisselle Tu veux la raie du cul qui se dessine dans le creux de mon coude Tu veux la trique qui ronfle Au coeur de la mangrove du mont de Venus Tu veux le trou de mon cul dans le nombril béant Que je forme de mes plantes de pied jointes Tu veux que mon sein gauche secrète A gogo des tasse de café chaud arabica Tu veux tout Tout de suite Le tout et les parties Sans filtre Sans retouches Tu dis que mains et mes doigts t'excitent Et tu suces mes ongles pour en soutirer Les envies et les cuticules Et tu mordilles mes orteils Lentement l'un après l'autre Tu croques Histoire de voir si je suis chatouilleux Ou si je ne suis pas déjà mort Et tu veux que je me batte en douce Comme on bat la campagne Comme on bat un cil et les cartes Comme on bat le fer quand il est chaud Comme on bat le grain pour le moudre Comme on bat sa coulpe Comme on bat la mesure Et comme on bat son coeur Je me bats en douce Je te baptises de mon foutre Je te fais des messes basses Et je fais main basse sur tes envies A voix basse Je m'exécute Je t'exécute Car tu reignes vierge souveraine, En sourdine, Osmose et Extase, Dans mon royaume tantrique.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:54 AM UTC
Envies
Tu meurs d'envie de moi Et tu me dis tout de go J'ai envie de toi Là Maintenant Bande Bande Bande Et tu chronomètres le temps Qu'il me faudra pour atteindre La taille exacte que tu désires Et quand le petit soldat s'exécute Au quart de tour comme tu l'exiges Quand il pointe l'arme vers tes neiges éternelles Tu dis : Garde à vous, fixe Tu condamnes mes fesses au peloton d'exécution Au clic de ton appareil photo Tu tires à vue Tu mitrailles à bout portant Et quand tu es enfin satisfaite de la pose Tu dis : Déposez arme Et je me dégonfle Instantanément Et tu exaltes, tu jubiles De ta toute puissance Je suis ta chose, ton pantin Ton esclave Tu es ma maîtresse Et tu me flagelles à distance de ton flash. Et tu exiges des photos explicites Des gros plans, des détails intimes De mes parties honteuses Tu veux la vulve qui dort paisiblement sous mon aisselle Tu veux la raie du cul qui se dessine dans le creux de mon coude Tu veux la trique qui ronfle Au coeur de la mangrove du mont de Venus Tu veux le trou de mon cul dans le nombril béant Que je forme de mes plantes de pied jointes Tu veux que mon sein gauche secrète A gogo des tasse de café chaud arabica Tu veux tout Tout de suite Le tout et les parties Sans filtre Sans retouches Tu dis que mains et mes doigts t'excitent Et tu suces mes ongles pour en soutirer Les envies et les cuticules Et tu mordilles mes orteils Lentement l'un après l'autre Tu croques Histoire de voir si je suis chatouilleux Ou si je ne suis pas déjà mort Et tu veux que je me batte en douce Comme on bat la campagne Comme on bat un cil et les cartes Comme on bat le fer quand il est chaud Comme on bat le grain pour le moudre Comme on bat sa coulpe Comme on bat la mesure Et comme on bat son coeur Je me bats en douce Je te baptises de mon foutre Je te fais des messes basses Et je fais main basse sur tes envies A voix basse Je m'exécute Je t'exécute Car tu reignes vierge souveraine, En sourdine, Osmose et Extase, Dans mon royaume tantrique.
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L'épouse, la compagne à mon cœur destinée, Promise à mon jeune tourment, Je ne la connais pas, mais je sais qu'elle est née ; Elle respire en ce moment. Son âge et ses devoirs lui font la vie étroite ; Sa chambre est un frais petit coin ; Elle y prend sa leçon, bien soumise et bien droite, Et sa mère n'est jamais **** Ma mère, parlez-lui du bon Dieu, de la Vierge Et des saints tant qu'il lui plaira ; Oui, rendez-la timide, et qu'elle brûle un cierge Quand le tonnerre grondera. Je veux, entendez-vous, qu'elle soit grave et tendre, Qu'elle chérisse et qu'elle ait peur ; Je veux que tout mon sang me serve à la défendre, À la caresser de tout mon cœur. Déjà dans l'inconnu je t'épouse et je t'aime, Tu m'appartiens dès le passé, Fiancée invisible et dont j'ignore même Le nom sans cesse prononcé. À défaut de mes yeux, mon rêve te regarde, Je te soigne et te sers tout bas : « Que veux-tu ? Le voici. Couvre-toi bien, prends garde Au vent du soir, et ne sors pas. » Pour te sentir à moi je fais un peu le maître, Et je te gronde avec amour ; Mais j'essuie aussitôt les pleurs que j'ai fait naître, Implorant ma grâce à mon tour. Tu t'assiéras, l'été, bien **** dans la campagne, En robe claire, au bord de l'eau. Qu'il est bon d'emporter sa nouvelle compagne Tout seul dans un pays nouveau ! Et dire que ma vie est cependant déserte, Que mon bonheur peut aujourd'hui Passer tout près de moi dans la foule entr'ouverte Qui se refermera sur lui, Et que déjà peut-être elle m'est apparue, Et j'ai dit : ! La jolie enfant ! » Peut-être suivons-nous toujours la même rue, Elle derrière et moi devant. Nous pourrons nous croiser en un point de l'espace, Sans nous sourire, bien longtemps, Puisqu'on n'oserait dire à la vierge qui passe : Ô Vous êtes celle que j'attends. » Un jour, mais je sais trop ce que l'épreuve en coûte, J'ai cru la voir sur mon chemin, Et j'ai dit : « C'est bien vous. » Je me trompais sans doute, Car elle a retiré sa main. Depuis lors, je me tais ; mon âme solitaire Confie au Dieu qui sait unir Par les souffles du ciel les plantes sur la terre Notre union dans l'avenir. À moins que, me privant de la jamais connaître, La mort déjà n'ait emporté Ma femme encore enfant, toi qui naissais pour l'être Et ne l'auras jamais été.
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Ma fiancée
L'épouse, la compagne à mon cœur destinée, Promise à mon jeune tourment, Je ne la connais pas, mais je sais qu'elle est née ; Elle respire en ce moment. Son âge et ses devoirs lui font la vie étroite ; Sa chambre est un frais petit coin ; Elle y prend sa leçon, bien soumise et bien droite, Et sa mère n'est jamais **** Ma mère, parlez-lui du bon Dieu, de la Vierge Et des saints tant qu'il lui plaira ; Oui, rendez-la timide, et qu'elle brûle un cierge Quand le tonnerre grondera. Je veux, entendez-vous, qu'elle soit grave et tendre, Qu'elle chérisse et qu'elle ait peur ; Je veux que tout mon sang me serve à la défendre, À la caresser de tout mon cœur. Déjà dans l'inconnu je t'épouse et je t'aime, Tu m'appartiens dès le passé, Fiancée invisible et dont j'ignore même Le nom sans cesse prononcé. À défaut de mes yeux, mon rêve te regarde, Je te soigne et te sers tout bas : « Que veux-tu ? Le voici. Couvre-toi bien, prends garde Au vent du soir, et ne sors pas. » Pour te sentir à moi je fais un peu le maître, Et je te gronde avec amour ; Mais j'essuie aussitôt les pleurs que j'ai fait naître, Implorant ma grâce à mon tour. Tu t'assiéras, l'été, bien **** dans la campagne, En robe claire, au bord de l'eau. Qu'il est bon d'emporter sa nouvelle compagne Tout seul dans un pays nouveau ! Et dire que ma vie est cependant déserte, Que mon bonheur peut aujourd'hui Passer tout près de moi dans la foule entr'ouverte Qui se refermera sur lui, Et que déjà peut-être elle m'est apparue, Et j'ai dit : ! La jolie enfant ! » Peut-être suivons-nous toujours la même rue, Elle derrière et moi devant. Nous pourrons nous croiser en un point de l'espace, Sans nous sourire, bien longtemps, Puisqu'on n'oserait dire à la vierge qui passe : Ô Vous êtes celle que j'attends. » Un jour, mais je sais trop ce que l'épreuve en coûte, J'ai cru la voir sur mon chemin, Et j'ai dit : « C'est bien vous. » Je me trompais sans doute, Car elle a retiré sa main. Depuis lors, je me tais ; mon âme solitaire Confie au Dieu qui sait unir Par les souffles du ciel les plantes sur la terre Notre union dans l'avenir. À moins que, me privant de la jamais connaître, La mort déjà n'ait emporté Ma femme encore enfant, toi qui naissais pour l'être Et ne l'auras jamais été.
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J'aime d'un fol amour les monts fiers et sublimes ! Les plantes n'osent pas poser leurs pieds frileux Sur le linceul d'argent qui recouvre leurs cimes ; Le soc s'émousserait à leurs pics anguleux. Ni vigne aux bras lascifs, ni blés dorés, ni seigles ; Rien qui rappelle l'homme et le travail maudit. Dans leur air libre et pur nagent des essaims d'aigles, Et l'écho du rocher siffle l'air du bandit. Ils ne rapportent rien et ne sont pas utiles ; Ils n'ont que leur beauté, je le sais, c'est bien peu ; Mais, moi, je les préfère aux champs gras et fertiles, Qui sont si **** du ciel qu'on n'y voit jamais Dieu !
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Dans la Sierra
Donc c'est fait. Dût rugir de honte le canon, Te voilà, nain immonde, accroupi sur ce nom ! Cette gloire est ton trou, ta bauge, ta demeure ! Toi qui n'as jamais pris la fortune qu'à l'heure, Te voilà presque assis sur ce hautain sommet ! Sur le chapeau d'Essling tu plantes ton plumet ; Tu mets, petit Poucet, ces bottes de sept lieues ; Tu prends Napoléon dans les régions bleues ; Tu fais travailler l'oncle, et, perroquet ravi, Grimper à ton perchoir l'aigle de Mondovi ! Thersite est le neveu d'Achille Péliade ! C'est pour toi qu'on a fait toute cette Iliade ! C'est pour toi qu'on livra ces combats inouïs ! C'est pour toi que Murat, aux russes éblouis, Terrible, apparaissait, cravachant leur armée ! C'est pour toi qu'à travers la flamme et la fumée Les grenadiers pensifs s'avançaient à pas lents ! C'est pour toi que mon père et mes oncles vaillants Ont répandu leur sang dans ces guerres épiques ! Pour toi qu'ont fourmillé les sabres et les piques, Que tout le continent trembla sous Attila, Et que Londres frémit, et que Moscou brûla ! C'est pour toi, pour tes Deutz et pour tes Mascarilles, Pour que tu puisses boire avec de belles filles, Et, la nuit, t'attabler dans le Louvre à l'écart, C'est pour monsieur Fialin et pour monsieur Mocquart, Que Lannes d'un boulet eut la cuisse coupée, Que le front des soldats, entrouvert par l'épée, Saigna sous le shako, le casque et le colback, Que Lasalle à Wagram, Duroc à Reichenbach, Expirèrent frappés au milieu de leur route, Que Caulaincourt tomba dans la grande redoute, Et que la vieille garde est morte à Waterloo ! C'est pour toi qu'agitant le pin et le bouleau, Le vent fait aujourd'hui, sous ses âpres haleines, Blanchir tant d'ossements, hélas ! dans tant de plaines ! Faquin ! - Tu t'es soudé, chargé d'un vil butin, Toi, l'homme du hasard, à l'homme du destin ! Tu fourres, impudent, ton front dans ses couronnes ! Nous entendons claquer dans tes mains fanfaronnes Ce fouet prodigieux qui conduisait les rois Et tranquille, attelant à ton numéro trois Austerlitz, Marengo, Rivoli, Saint-Jean-d'Acre, Aux chevaux du soleil tu fais traîner ton fiacre ! Jersey, le 31 mai 1853.
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Napoléon III
Donc c'est fait. Dût rugir de honte le canon, Te voilà, nain immonde, accroupi sur ce nom ! Cette gloire est ton trou, ta bauge, ta demeure ! Toi qui n'as jamais pris la fortune qu'à l'heure, Te voilà presque assis sur ce hautain sommet ! Sur le chapeau d'Essling tu plantes ton plumet ; Tu mets, petit Poucet, ces bottes de sept lieues ; Tu prends Napoléon dans les régions bleues ; Tu fais travailler l'oncle, et, perroquet ravi, Grimper à ton perchoir l'aigle de Mondovi ! Thersite est le neveu d'Achille Péliade ! C'est pour toi qu'on a fait toute cette Iliade ! C'est pour toi qu'on livra ces combats inouïs ! C'est pour toi que Murat, aux russes éblouis, Terrible, apparaissait, cravachant leur armée ! C'est pour toi qu'à travers la flamme et la fumée Les grenadiers pensifs s'avançaient à pas lents ! C'est pour toi que mon père et mes oncles vaillants Ont répandu leur sang dans ces guerres épiques ! Pour toi qu'ont fourmillé les sabres et les piques, Que tout le continent trembla sous Attila, Et que Londres frémit, et que Moscou brûla ! C'est pour toi, pour tes Deutz et pour tes Mascarilles, Pour que tu puisses boire avec de belles filles, Et, la nuit, t'attabler dans le Louvre à l'écart, C'est pour monsieur Fialin et pour monsieur Mocquart, Que Lannes d'un boulet eut la cuisse coupée, Que le front des soldats, entrouvert par l'épée, Saigna sous le shako, le casque et le colback, Que Lasalle à Wagram, Duroc à Reichenbach, Expirèrent frappés au milieu de leur route, Que Caulaincourt tomba dans la grande redoute, Et que la vieille garde est morte à Waterloo ! C'est pour toi qu'agitant le pin et le bouleau, Le vent fait aujourd'hui, sous ses âpres haleines, Blanchir tant d'ossements, hélas ! dans tant de plaines ! Faquin ! - Tu t'es soudé, chargé d'un vil butin, Toi, l'homme du hasard, à l'homme du destin ! Tu fourres, impudent, ton front dans ses couronnes ! Nous entendons claquer dans tes mains fanfaronnes Ce fouet prodigieux qui conduisait les rois Et tranquille, attelant à ton numéro trois Austerlitz, Marengo, Rivoli, Saint-Jean-d'Acre, Aux chevaux du soleil tu fais traîner ton fiacre ! Jersey, le 31 mai 1853.
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Les pitons des sierras, les dunes du désert, Où ne pousse jamais un seul brin d'herbe vert ; Les monts aux flancs zébrés de tuf, d'ocre et de marne, Et que l'éboulement de jour en jour décharne, Le grès plein de micas papillotant aux yeux, Le sable sans profit buvant les pleurs des cieux, Le rocher renfrogné dans sa barbe de ronce ; L'ardente solfatare avec la pierre-ponce, Sont moins secs et moins morts aux végétations Que le roc de mon coeur ne l'est aux passions. Le soleil de midi, sur le sommet aride, Répand à flots plombés sa lumière livide, Et rien n'est plus lugubre et désolant à voir Que ce grand jour frappant sur ce grand désespoir. Le lézard pâmé bâille, et parmi l'herbe cuite On entend résonner les vipères en fuite. Là, point de marguerite au coeur étoilé d'or, Point de muguet prodigue égrenant son trésor ; Là point de violette ignorée et charmante, Dans l'ombre se cachant comme une pâle amante ; Mais la broussaille rousse et le tronc d'arbre mort, Que le genou du vent comme un arc plie et tord : Là, pas d'oiseau chanteur, ni d'abeille en voyage, Pas de ramier plaintif déplorant son veuvage ; Mais bien quelque vautour, quelque aigle montagnard, Sur le disque enflammé fixant son oeil hagard, Et qui, du haut du pic où son pied prend racine, Dans l'or fauve du soir durement se dessine. Tel était le rocher que Moïse, au désert, Toucha de sa baguette, et dont le flanc ouvert, Tressaillant tout à coup, fit jaillir en arcade Sur les lèvres du peuple une fraîche cascade. Ah ! s'il venait à moi, dans mon aridité, Quelque reine des coeurs, quelque divinité, Une magicienne, un Moïse femelle, Traînant dam le désert les peuples après elle, Qui frappât le rocher de mon coeur endurci, Comme de l'autre roche, on en verrait aussi Sortir en jets d'argent des eaux étincelantes, Où viendraient s'abreuver les racines des plantes ; Où les pâtres errants conduiraient leurs troupeaux, Pour se coucher à l'ombre et prendre le repos, Où, comme en un vivier les cigognes fidèles Plongeraient leurs grands becs et laveraient leurs ailes.
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In deserto
Les pitons des sierras, les dunes du désert, Où ne pousse jamais un seul brin d'herbe vert ; Les monts aux flancs zébrés de tuf, d'ocre et de marne, Et que l'éboulement de jour en jour décharne, Le grès plein de micas papillotant aux yeux, Le sable sans profit buvant les pleurs des cieux, Le rocher renfrogné dans sa barbe de ronce ; L'ardente solfatare avec la pierre-ponce, Sont moins secs et moins morts aux végétations Que le roc de mon coeur ne l'est aux passions. Le soleil de midi, sur le sommet aride, Répand à flots plombés sa lumière livide, Et rien n'est plus lugubre et désolant à voir Que ce grand jour frappant sur ce grand désespoir. Le lézard pâmé bâille, et parmi l'herbe cuite On entend résonner les vipères en fuite. Là, point de marguerite au coeur étoilé d'or, Point de muguet prodigue égrenant son trésor ; Là point de violette ignorée et charmante, Dans l'ombre se cachant comme une pâle amante ; Mais la broussaille rousse et le tronc d'arbre mort, Que le genou du vent comme un arc plie et tord : Là, pas d'oiseau chanteur, ni d'abeille en voyage, Pas de ramier plaintif déplorant son veuvage ; Mais bien quelque vautour, quelque aigle montagnard, Sur le disque enflammé fixant son oeil hagard, Et qui, du haut du pic où son pied prend racine, Dans l'or fauve du soir durement se dessine. Tel était le rocher que Moïse, au désert, Toucha de sa baguette, et dont le flanc ouvert, Tressaillant tout à coup, fit jaillir en arcade Sur les lèvres du peuple une fraîche cascade. Ah ! s'il venait à moi, dans mon aridité, Quelque reine des coeurs, quelque divinité, Une magicienne, un Moïse femelle, Traînant dam le désert les peuples après elle, Qui frappât le rocher de mon coeur endurci, Comme de l'autre roche, on en verrait aussi Sortir en jets d'argent des eaux étincelantes, Où viendraient s'abreuver les racines des plantes ; Où les pâtres errants conduiraient leurs troupeaux, Pour se coucher à l'ombre et prendre le repos, Où, comme en un vivier les cigognes fidèles Plongeraient leurs grands becs et laveraient leurs ailes.
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Mon doux Georges, viens voir une ménagerie Quelconque, chez Buffon, au cirque, n'importe où ; Sans sortir de Lutèce allons en Assyrie, Et sans quitter Paris partons pour Tombouctou. Viens voir les léopards de Tyr, les gypaètes, L'ours grondant, le boa formidable sans bruit, Le zèbre, le chacal, l'once, et ces deux poètes, L'aigle ivre de soleil, le vautour plein de nuit. Viens contempler le lynx sagace, l'amphisbène À qui Job comparait son faux ami Sepher, Et l'obscur tigre noir, dont le masque d'ébène A deux trous flamboyants par où l'on voit l'enfer. Voir de près l'oiseau fauve et le frisson des ailes, C'est charmant ; nous aurons, sous de très sûrs abris, Le spectacle des loups, des jaguars, des gazelles, Et l'éblouissement divin des colibris. Sortons du bruit humain. Viens au jardin des plantes. Penchons-nous, à travers l'ombre où nous étouffons Sur les douleurs d'en bas, vaguement appelantes, Et sur les pas confus des inconnus profonds. L'animal, c'est de l'ombre errant dans les ténèbres ; On ne sait s'il écoute, on ne sait s'il entend ; Il a des cris hagards, il a des yeux funèbres ; Une affirmation sublime en sort pourtant. Nous qui régnons, combien de choses inutiles Nous disons, sans savoir le mal que nous faisons ! Quand la vérité vient, nous lui sommes hostiles, Et contre la raison nous avons des raisons. Corbière à la tribune et Frayssinous en chaire Sont fort inférieurs à la bête des bois ; L'âme dans la forêt songe et se laisse faire ; Je doute dans un temple, et sur un mont je crois. Dieu par les voix de l'ombre obscurément se nomme ; Nul Quirinal ne vaut le fauve Pélion ; Il est bon, quand on vient d'entendre parler l'homme, D'aller entendre un peu rugir le grand lion.
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À Georges
Mon doux Georges, viens voir une ménagerie Quelconque, chez Buffon, au cirque, n'importe où ; Sans sortir de Lutèce allons en Assyrie, Et sans quitter Paris partons pour Tombouctou. Viens voir les léopards de Tyr, les gypaètes, L'ours grondant, le boa formidable sans bruit, Le zèbre, le chacal, l'once, et ces deux poètes, L'aigle ivre de soleil, le vautour plein de nuit. Viens contempler le lynx sagace, l'amphisbène À qui Job comparait son faux ami Sepher, Et l'obscur tigre noir, dont le masque d'ébène A deux trous flamboyants par où l'on voit l'enfer. Voir de près l'oiseau fauve et le frisson des ailes, C'est charmant ; nous aurons, sous de très sûrs abris, Le spectacle des loups, des jaguars, des gazelles, Et l'éblouissement divin des colibris. Sortons du bruit humain. Viens au jardin des plantes. Penchons-nous, à travers l'ombre où nous étouffons Sur les douleurs d'en bas, vaguement appelantes, Et sur les pas confus des inconnus profonds. L'animal, c'est de l'ombre errant dans les ténèbres ; On ne sait s'il écoute, on ne sait s'il entend ; Il a des cris hagards, il a des yeux funèbres ; Une affirmation sublime en sort pourtant. Nous qui régnons, combien de choses inutiles Nous disons, sans savoir le mal que nous faisons ! Quand la vérité vient, nous lui sommes hostiles, Et contre la raison nous avons des raisons. Corbière à la tribune et Frayssinous en chaire Sont fort inférieurs à la bête des bois ; L'âme dans la forêt songe et se laisse faire ; Je doute dans un temple, et sur un mont je crois. Dieu par les voix de l'ombre obscurément se nomme ; Nul Quirinal ne vaut le fauve Pélion ; Il est bon, quand on vient d'entendre parler l'homme, D'aller entendre un peu rugir le grand lion.
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"Les femmes jouissent d'abord par l'oreille" Dit Marguerite Duras Toi, mon HYDRE-MUSE, tu jouis Par l'oreille absolue et frivole Magnifiée Par la danse à contre-temps De la poésie pénétrante Du saxo et de la tumba Du coupé décalé et de l'azonto Entre violons et accordéons Qui fait voltiger sur tes hanches Toute la copelia complicada de ta libido. Je rentre sans hâte dans la mue de la couleuvre Et je te ceins la taille. Réinventons les croisés en cinquième position Du ballet classique de Noureev, Petipa et Balanchine Et à quatre pattes virevoltons dans le Bolchoi. Setenta y ocho : Je te tatoue le bas des reins D'un tatou boule qui exécute Des renversés arrière multicolores Dans les plus intimes sillons de ta peau. Cero : Verbum Sapientiae Principium Est ! De mon pinceau chatoyant je dessine Des pas de bourrée étourdissants Aux confins de tes cambrures Setenta y siete : Tu miaules des entrechats charnels Et tu tournoies comme un ventilateur Et tu me dis : viens, mon prince, Montre-moi tes ronds de jambes doubles Ochenta y quatro : je te prends par les orteils tout en te caressant l'oreille Et je te dis vas-y Cuarenta y cinco : Dombolo baroque dès que tu bouges tes fesses pour m'inviter à tes Messes de sabbat Très y media : Demi-pointe sur les tétons qui frémissent et qui clignent des yeux La peau de ton aréole gauche  danse la biguine Ton sein droit fait voltiger du jus de grenade Sesenta : Un deux trois cinq six sept Un seul fouetté Tu enchaînes les figures libres et académiques Passe après passe Tu plantes dans le taureau farceur tes aromates Et je crie Banco et tu me mordilles la paume de la main. Setenta complicada : J'aime notre gourmandise choreographee clitoridienne, anale, phallique et vaginale Cet appétit colossal de ballet épicé à la Merce Cunningham, Alvin Ailey et Martha Graham Qui nous prend entre deux morts de tous nos lacs des cygnes primaux Nous en sommes les danseurs étoiles les solistes les premiers danseurs les petits rats les chorégraphes et les maîtres de ballet À nous deux nous formons une troupe Réincarnée Et nous signons de nos plumes de chair notre martingale lubrique : Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept
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Nov 1, 2019
Nov 1, 2019 at 3:31 AM UTC
Un deux trois ... Cinq six sept
"Les femmes jouissent d'abord par l'oreille" Dit Marguerite Duras Toi, mon HYDRE-MUSE, tu jouis Par l'oreille absolue et frivole Magnifiée Par la danse à contre-temps De la poésie pénétrante Du saxo et de la tumba Du coupé décalé et de l'azonto Entre violons et accordéons Qui fait voltiger sur tes hanches Toute la copelia complicada de ta libido. Je rentre sans hâte dans la mue de la couleuvre Et je te ceins la taille. Réinventons les croisés en cinquième position Du ballet classique de Noureev, Petipa et Balanchine Et à quatre pattes virevoltons dans le Bolchoi. Setenta y ocho : Je te tatoue le bas des reins D'un tatou boule qui exécute Des renversés arrière multicolores Dans les plus intimes sillons de ta peau. Cero : Verbum Sapientiae Principium Est ! De mon pinceau chatoyant je dessine Des pas de bourrée étourdissants Aux confins de tes cambrures Setenta y siete : Tu miaules des entrechats charnels Et tu tournoies comme un ventilateur Et tu me dis : viens, mon prince, Montre-moi tes ronds de jambes doubles Ochenta y quatro : je te prends par les orteils tout en te caressant l'oreille Et je te dis vas-y Cuarenta y cinco : Dombolo baroque dès que tu bouges tes fesses pour m'inviter à tes Messes de sabbat Très y media : Demi-pointe sur les tétons qui frémissent et qui clignent des yeux La peau de ton aréole gauche  danse la biguine Ton sein droit fait voltiger du jus de grenade Sesenta : Un deux trois cinq six sept Un seul fouetté Tu enchaînes les figures libres et académiques Passe après passe Tu plantes dans le taureau farceur tes aromates Et je crie Banco et tu me mordilles la paume de la main. Setenta complicada : J'aime notre gourmandise choreographee clitoridienne, anale, phallique et vaginale Cet appétit colossal de ballet épicé à la Merce Cunningham, Alvin Ailey et Martha Graham Qui nous prend entre deux morts de tous nos lacs des cygnes primaux Nous en sommes les danseurs étoiles les solistes les premiers danseurs les petits rats les chorégraphes et les maîtres de ballet À nous deux nous formons une troupe Réincarnée Et nous signons de nos plumes de chair notre martingale lubrique : Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept
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*"If I had the man for me, He would be out of this World, He'd taking me dancing, and around the Plantes we'd Swirl, I could be his Wanderlust girl, Together we could inhale the Galaxy, We'd see the Universe, Like New York from a -Taxi"* © Brittney Hibbert 2016
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May 12, 2016
May 12, 2016 at 2:04 AM UTC
Wanderlust☪
Musa, ma jolie banane jaune Toute mûre et parfumée, Avant que je te pèle et que je te déguste Je te regarde et sous le masque de ta peau Je vois l'ombre de ton jardin secret. Ce n'est ni un potager ni un verger secret Ni un champ de vigne ni une oliveraie ou une mangueraie Ton jardin secret est une plantation De cannes éternellement précoces. Tu défriches, tu plantes, tu sarcles, tu boutures De ta houe de ta pelle et de ta pioche Tu creuses, tu nettoies, tu récoltes Tu luttes contre les cyclones et la sécheresse Et les ravageurs Tu vois fleurir Et tu aiguises ton sabre pour la récolte. Quand les roseaux sucrés Atteignent le ****** de leur fruité Ta coupe millimétrique Taille dans la chair des cannes Un spécimen Qu'une fois rincé à l'eau de ta source Tu suces à pleine bouche Tu broies sans merci Malaxes, presses, purges. Le vesou sourd de ton sein droit De sa belle couleur vert canne Cent pour cent bio avec un goût de mirabelle Et de ton sein gauche le lait gicle en punch coco Et la source se déverse dans un bénitier Où je communie aux deux espèces Irradié de ce jardin secret.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:28 AM UTC
L'ombre de ton jardin secret