"extraordinaires" poems
Tout seul au plus profond d'un bois,
Dans un fouillis de ronce et d'herbe,
Se dresse, oublié, mais superbe,
Un grand vase du temps des rois.
Beau de matière et pur de ligne,
Il a pour anses deux béliers
Qu'un troupeau d'amours familiers
Enlace d'une souple vigne.
À ses bords, autrefois tout blancs,
La mousse noire append son givre ;
Une lèpre aux couleurs de cuivre
Étoile et dévore ses flancs.
Son poids a fait pencher sa base
Où gît un amas de débris,
Car il a ses angles meurtris,
Mais il tient bon, l'orgueilleux vase.
Il songe : « Autour de moi tout dort,
Que fait le monde ? Je m'ennuie,
Mon cratère est plein d'eau de pluie,
D'ombre, de rouille et de bois mort.
« Où donc aujourd'hui se promène
Le flot soyeux des courtisans ?
Je n'ai pas vu figure humaine
À mon pied depuis bien des ans. »
Pendant qu'il regrette sa gloire,
Perdu dans cet exil obscur,
Un oiseau par un trou d'azur
S'abat sur ses lèvres pour boire.
« Holà ! Manant du ciel, dis-moi,
Toi devant qui l'horizon s'ouvre,
Sais-tu ce qui se passe au Louvre ?
Je n'entends plus parler du roi.
- Ah ! Tu prends, à l'heure où nous sommes,
Dit l'autre, un bien tardif souci !
Rien n'est donc venu jusqu'ici
Des branle-bas qu'on faits les hommes ?
- Parfois un soubresaut brutal,
Des rumeurs extraordinaires,
Comme de souterrains tonnerres
Font tressaillir mon piédestal.
- C'est l'écho de leurs grands vacarmes :
Plus une tour, plus un clocher
Où l'oiseau puisse en paix nicher ;
Partout l'incendie et les armes !
« J'ai naguère, à Paris, en vain
Heurté du bec les vitres closes,
Nulle part, même aux lèvres roses,
La moindre miette de vrai pain.
« Aux mansardes des tuileries
Je logeais, le printemps passé,
Mais les flammes m'en ont chassé,
Ce n'était que feux et tueries.
« Sur le front du génie ailé
Qui plane où sombra la bastille,
J'ai voulu poser ma famille,
Mais cet asile a chancelé.
« Des murs de granit qu'on restaure
Nous sommes l'un et l'autre exclus,
Là le temps des palais n'est plus,
Et celui des nids, pas encore. »
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hello all you beautiful people
soul sparks
varying intensities
but all the same lumiscence
of which i crave
in this existence
it is selfish to want
the extraordinaires;
to settle for nothing less
than what—
this transient life
so merits us
i see
all the sparkling universes
in your words, your eyes
the way you live
the things you make
never stop being
what you are
and what you stand for
if only that i see you
perhaps for not just what you are
but what you can be.
Aug 30, 2014
Aug 30, 2014 at 10:49 AM UTC