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"strasbourg" poems
J'ai vu l'autre jour entre les rues de Strasbourg un vélo courir dans la nuit On lui avait dit d'attendre la lumière du matin pour ne pas s'écraser Il n'a pas entendu raison Il a eu confiance La lune l'a baisé L'amour est né
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Aug 11, 2014
Aug 11, 2014 at 2:08 AM UTC
La Lune et le Vélo
Anny Horowitz doesn’t run down the shopping aisles as your grandchildren do, she holds the trolley, steadying it with her hand, your ghostly friend, your little Jew. None sees her form, her bright blue eyes, her blonde hair tied with ribbon, her rosy complexion. She ghostly moves, amazed by the Aladdin’s cave of goods upon the shelves, the packets and boxes, the loud advertisements hanging from the air here and there, everywhere you and she stare. Neither Strasbourg nor Bordeaux nor Tours nor Auschwitz was like this, no overpowering display of commodities on show of this she tells you and to a degree you know, and what was on show at Auschwitz is still there in memories or records or photographs with staring faces and deep set eyes. Anny waits and watches as the conveyor belt moves the goods to the woman at the till who pushes buttons or scans bar codes and pushes by to the paid for end and your son and grandchildren pack all away. Anny gazes on the process, then at you, smiles, your little friend, your ghostly Jew.
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Mar 26, 2013
Mar 26, 2013 at 4:20 PM UTC
ANNY AND THE PROCESS OF SHOPPING.
Deep in the walls of a church in Strasbourg hides the stones who saw me fall if I could be a queen a saint I'd choose the fly on the wall to see you with a glass in hand swirling crimson wine and watch you walk the snow- capped streets & imagine you were mine.
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May 6, 2015
May 6, 2015 at 9:20 PM UTC
Stones.
Chanson. Pour les bannis opiniâtres, La France est **** la tombe est près. Prince, préside aux jeux folâtres, Chasse aux femmes dans les théâtres, Chasse aux chevreuils dans les forêts Rome te brûle le cinname, Les rois te disent : mon cousin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les us frappés sont les plus dignes. Ou l'exil ! ou l'Afrique en feu ! Prince, Compiègne est plein de cygnes, Cours dans les bois, cours dans les vignes, Vénus rayonne au plafond bleu ; La bacchante aux bras nus se pâme Sous sa couronne de raisin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les forçats bâtissent le phare, Traînant leurs fers au bord des flots ! Hallali ! hallali ! fanfare ! Le cor sonne, le bois s'effare, La lune argente les bouleaux ; À l'eau les chiens ! le cerf qui branle Se perd dans l'ombre du bassin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Le père est au bagne à Cayenne Et les enfants meurent de faim. Le loup verse à boire à l'hyène ; L'homme à la mitre citoyenne Trinque en son ciboire d'or fin ; On voit luire les yeux de flamme Des faunes dans l'antre voisin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les morts, au boulevard Montmartre, Rôdent, montrant leur plaie au cœur. Pâtés de Strasbourg et de Chartre, Sous la table, un tapis de martre Les belles boivent au vainqueur, Et leur sourire offre leur âme, Et leur corset offre leur sein. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Captifs, expirez dans les fièvres. Vous allez donc vous reposer ! Dans le vieux saxe et le vieux sèvres On soupe, on mange, et sur les lèvres Éclôt le doux oiseau baiser ; Et, tout en riant, chaque femme En laisse fuir un fol essaim. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! La Guyane, cachot fournaise, Tue aujourd'hui comme jadis. Couche-toi, joyeux et plein d'aise, Au lit où coucha Louis seize, Puis l'empereur, puis Charles dix ; Endors-toi, pendant qu'on t'acclame, La tête sur leur traversin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Ô deuil ! par un bandit féroce L'avenir est mort poignardé ! C'est aujourd'hui la grande noce, Le fiancé monte en carrosse ; C'est lui ! César le bien gardé ! Peuples, chantez l'épithalame ! La France épouse l'assassin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Le 25 janvier 1853.
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L'Empereur s'amuse
Chanson. Pour les bannis opiniâtres, La France est **** la tombe est près. Prince, préside aux jeux folâtres, Chasse aux femmes dans les théâtres, Chasse aux chevreuils dans les forêts Rome te brûle le cinname, Les rois te disent : mon cousin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les us frappés sont les plus dignes. Ou l'exil ! ou l'Afrique en feu ! Prince, Compiègne est plein de cygnes, Cours dans les bois, cours dans les vignes, Vénus rayonne au plafond bleu ; La bacchante aux bras nus se pâme Sous sa couronne de raisin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les forçats bâtissent le phare, Traînant leurs fers au bord des flots ! Hallali ! hallali ! fanfare ! Le cor sonne, le bois s'effare, La lune argente les bouleaux ; À l'eau les chiens ! le cerf qui branle Se perd dans l'ombre du bassin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Le père est au bagne à Cayenne Et les enfants meurent de faim. Le loup verse à boire à l'hyène ; L'homme à la mitre citoyenne Trinque en son ciboire d'or fin ; On voit luire les yeux de flamme Des faunes dans l'antre voisin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Les morts, au boulevard Montmartre, Rôdent, montrant leur plaie au cœur. Pâtés de Strasbourg et de Chartre, Sous la table, un tapis de martre Les belles boivent au vainqueur, Et leur sourire offre leur âme, Et leur corset offre leur sein. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Captifs, expirez dans les fièvres. Vous allez donc vous reposer ! Dans le vieux saxe et le vieux sèvres On soupe, on mange, et sur les lèvres Éclôt le doux oiseau baiser ; Et, tout en riant, chaque femme En laisse fuir un fol essaim. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! La Guyane, cachot fournaise, Tue aujourd'hui comme jadis. Couche-toi, joyeux et plein d'aise, Au lit où coucha Louis seize, Puis l'empereur, puis Charles dix ; Endors-toi, pendant qu'on t'acclame, La tête sur leur traversin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Ô deuil ! par un bandit féroce L'avenir est mort poignardé ! C'est aujourd'hui la grande noce, Le fiancé monte en carrosse ; C'est lui ! César le bien gardé ! Peuples, chantez l'épithalame ! La France épouse l'assassin. - Sonne aujourd'hui le glas, bourdon de Notre-Dame, Et demain le tocsin ! Le 25 janvier 1853.
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