"mordent" poems
She has an exquisite smile
She makes my day
She makes me
My breath has shaken hands with gasping
She has my heart clawed close to hers
I lost my yearn for nasty
When I saw those flirty eyes
That renounce my spirit from other feminists
Her look transcends me into a
Mordent day oblivion
I yearn for her
She's the first Angel I think about
And the last love story I concoct
Judge me not on my feelings
I am still healing
I Am human
I am one with myself
Relate me not with the universe
For my wings have fallen
Silently into pieces of feelings
Love
May 6, 2016
May 6, 2016 at 1:38 PM UTC
Besotted winged pollinators
roistering barrage drowned
amidst general insectivorous cacophony
indistinct auditory signals communicated
intermingled with bounteous wafting fragrance
midwifed edenic floral pullulation
sensate admixture viz colored spectrum
amidst unrehearsed extemporaneous
orchestral suite bedded lambs
amorous ewe man like bleating songs
nature all aflutter actively socially vociferating
profuse living color rainbow pastiche
teeming soundgarden smorgasbord
cornucopia ignites mordent Utopian aural swath
visual vistas stilling spellbinding
spilling riotous carpeted web
uniting doubting Thomas's existentialism
despite unanswered queries
asper diverse modalities each specie evolved
to survive despite countervailing destructive forces
generating plethora pandemonium ironically
promulgating harmonic exemplary convergence
Highland Manor concourse aflame with new life
parented by instinctive imprimatur anonymous patents
now genetic mapping usurped with untold outcome
analysis bred crispr discovery Earthlings fiddling
glorifies honied indemnity Judeo-Christian kudos
leaves of grass kudzo resistance mutation immunizes
biosphere once prolific differentiation shrinks
becoming monocultural setting virtual stage
catastrophe plus food shortage would become
global debacle predicated, sans virulent
viral and/or bacterial strain renting asunder
tripwire unspooling delicate webbed whirl
already widely compromised more so
since Rachel Carson wrote Silent Spring
**** sapiens population explosion
pits profligate predilections planet Earth in extremis
dire crisis cavalierly dismissed humans
in hot pursuit racking up superfluous wealth
***** deeds done dirt cheap - tricking
mother nature, who will unwittingly
spring scrumptious feeding off scrimmage
forcing capitulation or total extinction
meanwhile fostering long tall floral inflorescence
a composite having sessile flowers
apiary abuzz, cuz queen bee
can no longer wax bereft of royal jelly.
May 27, 2018
May 27, 2018 at 12:35 AM UTC
Avec ses nerfs rompus, une main écorchée,
Qui marche sans le corps dont elle est arrachée,
Crispe ses doigts crochus armés d'ongles de fer
Pour me saisir ; des feux pareils aux feux d'enfer
Se croisent devant moi ; dans l'ombre, des yeux fauves
Rayonnent ; des vautours, à cous rouges et chauves,
Battent mon front de l'aile en poussant des cris sourds ;
En vain pour me sauver je lève mes pieds lourds,
Des flots de plomb fondu subitement les baignent,
À des pointes d'acier ils se heurtent et saignent,
Meurtris et disloqués ; et mon dos cependant,
Ruisselant de sueur, frissonne au souffle ardent
De naseaux enflammés, de gueules haletantes :
Les voilà, les voilà ! dans mes chairs palpitantes
Je sens des becs d'oiseaux avides se plonger,
Fouiller profondément, jusqu'aux os me ronger,
Et puis des dents de loups et de serpents qui mordent
Comme une scie aiguë, et des pinces qui tordent ;
Ensuite le sol manque à mes pas chancelants :
Un gouffre me reçoit ; sur des rochers brûlants,
Sur des pics anguleux que la lune reflète,
Tremblant, je roule, roule, et j'arrive squelette.
Dans un marais de sang ; bientôt, spectres hideux,
Des morts au teint bleuâtre en sortent deux à deux,
Et, se penchant vers moi, m'apprennent les mystères
Que le trépas révèle aux pâles feudataires
De son empire ; alors, étrange enchantement,
Ce qui fut moi s'envole, et passe lentement
À travers un brouillard couvrant les flèches grêles
D'une église gothique aux moresques dentelles.
Déchirant une proie enlevée au tombeau,
En me voyant venir, tout joyeux, un corbeau
Croasse, et, s'envolant aux steppes de l'Ukraine,
Par un pouvoir magique à sa suite m'entraîne,
Et j'aperçois bientôt, non **** d'un vieux manoir,
À l'angle d'un taillis, surgir un gibet noir
Soutenant un pendu ; d'effroyables sorcières
Dansent autour, et moi, de fureurs carnassières
Agité, je ressens un immense désir
De broyer sous mes dents sa chair, et de saisir,
Avec quelque lambeau de sa peau bleue et verte,
Son cœur demi-pourri dans sa poitrine ouverte.
510
Tu es foisonnement de Ganges,
Ma cousine sublime,
Ma princesse du sang,
Mon aimante guérisseuse,
Et je remonte avec toi
Ta généalogie prolifique.
En toi je vois l'aieule,
En toi je vois le nouveau-né,
Et toutes les arrière arrière générations
Qui se relaient inlassablement
Et têtent
Dans le cours de tes eaux tribales.
Tu es confluence
Bouillonnement
Effervescence
De tous ces sangs qui se bousculent
S'entrechoquent
Se jalousent
Se regardent en chiens de faïence
Se mordent et se rebellent
Se saignent et se régénèrent
Dans la dérive des continents.
Ta langue est ronde comme la terre
Et c'est le vaisseau fidèle qui m'entraîne, aspirine et suppositoire,
Entre les contreforts de ta chair ferme
Dimanche après dimanche
Pour faire mes dévotions tourbillonnantes
À toutes les reines thaumaturges
Qui t'ont précédée
Et sont en marche solidaire et perpétuelle en toi.
Nov 17, 2019
Nov 17, 2019 at 4:31 AM UTC
Tu dis que mes délires
D'orphie volante
Pour attendrir ta chair de conque
Sont nuls et non avenus.
Et que le chemin qui mène
A la crête du mont de Vénus
Est ardu et pentu et glissant
Surtout pour celui qui grimpe à bicyclette.
Je serais vantard
Je ne serais que vent fripon et couillonnade
Et tu n'as nul besoin de la marchandise
Que je te présente fraîche et dispose sur l'étal
Avec ce bec aux dents soi-disant acérées.
Je te promets pourtant de t'attendrir
J'ai la recette : elle est rare et je te l'offre
C'est une recette simple et infaillible
Comme gage de notre désir de nous fondre dans nos ombres
Je te chante en latin lubricus
Première classe des adjectifs masculins,
Nominatif singulier
Comme l'ont chanté avant moi Tacite, Horace, Virgile, Pline
Ovide et autres
Qui est la racine de lubrique
Et qui veut dire glissant
C'est-à-dire lisse, poli, gluant, dangereux, périlleux, coulant,
Insaisissable, fuyant, inconstant, incertain, décevant, trompeur, séduisant,
Chancelant, disposé, prêt à, hasardeux, délicat et mobile
Si l'on en croit le Gaffiot de 1934
Et je m'enroule en Aspidelaps lubricus
Serpent corail venimeux autour de ton ombre
Souffre donc que je te lustre de l'antidote
De mon ombre glissante
Et c'est dans l'ombre de nos ombres
Que nous sommes lubriques
Que nous sommes lumière
Haletant, bavant, buvant goutte à goutte
Nos cantiques les plus luxurieux.
Ce sont comme des envies de femme enceinte
Irrépressibles
Inexplicables
Incompréhensibles
Et pourtant sourdes et réelles
Incontournables
Je veux que ces envies jaillissent
De nos inconsciences charnelles
Et prolifèrent, nous mordent
Nous griffent, nous lacèrent
Nous démantibulent.
Nos pondaisons ne sont jamais stériles.
Nos jaunes pochés éclatent
Dans l'eau bouillante de nos verbes
De toutes les couleurs de l'arc en ciel
Et nos coquilles ont toutes les formes géométriques
Et s'imbriquent
Comme par miracle
Comme des poupées-gigognes.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:33 AM UTC