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"dite" poems
Sonnet pour mon épagneul anglais Nils De son smoking de noir vêtu, mêmes quand il court dans les rues, à un artiste de gala il semble emprunter le pas Ton ventre est blanc comme une hermine. Sur ton museau blanc, une truffe Son dos de noir tout habillé. Sur le front, il se fait doré. De « prince », il s’attire le nom Tant sa démarche est altiere ; mais de « Nils », il a le surnom, Car autant qu’un jar, il est fier. Assis, il paraît méditer, Sur le monde sa vanité. De ses yeux noirs il vous regarde, Comme un reproche qui s’attarde. Quand il court, parmi les genêts, Il fend l’air comme un destrier ; Et le panache de sa queue En flottant, vous ravit les yeux. Mon épagneul est très dormeur, Et aux sofas, il fait honneur. Mais lorsque se lève le jour, A se promener, il accourt. Quand il dort, il est écureuil, mais jamais, il ne ferme l’œil. Un léger murmure l’éveille Tant aérien est son sommeil. Il semble emprunter le pas Lorsqu’un aboiement le réveille De sa voix, il donne l’éveil. Et les chats, les chiens maraudeurs, Il met en fuite avec bonheur. Lorsque dans mes bras, il vient, Son pelage se fait câlin. Et la douceur de sa vêture Lui fait une jolie voilure. Sur ma table, sa tête repose Lorsque je taquine la prose, Comme pour dire ; même par-là, je veux que tu restes avec moi. Sous ma caresse, il se blottit, comme le ferait un petit. De ma tristesse, il vient à bout, tant le regard qu’il pose est doux. Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse. *** Poème à ma chienne Laika dite «Caquine» Tu as un gros museau, Cocker chocolatine, Des yeux entre amandes et noisettes Teintés  d’une humeur suppliante. Ta fourrure est quelque peu rêche Mais prend l’éclat de la noisette et le reflet du renard roux. La caresse se fait satin. Ma fille Célia t’appelle : «Caquine» Pour des raisons que je ne peux Au lecteur dévoiler ici, Mais toute ta place tu tiens. A ta maitresses adorée Tu dresses ton gros museau Et te blottis pour la garder En menaçant ceux qui approchent. Tu es peureuse comme un lézard, Et sait ramper devant Célia. Mais ton museau, sur mes genoux Au petit déjeuner veille et guette. Quand je te sors, tu tires en laisse Jusqu’à m’en laisser essoufflé, Après avoir d’énervement Dans ta gueule, mes chaussons saisis. Sur les sentiers de senteur, Ton flair à humer se déploie. Tu es, ma chienne, compagnie. De mes longues après-midi. Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse.
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Oct 1, 2013
Oct 1, 2013 at 3:58 PM UTC
deux poémes pour mon épagneul king Charles et mon Cocker anglais
Sonnet pour mon épagneul anglais Nils De son smoking de noir vêtu, mêmes quand il court dans les rues, à un artiste de gala il semble emprunter le pas Ton ventre est blanc comme une hermine. Sur ton museau blanc, une truffe Son dos de noir tout habillé. Sur le front, il se fait doré. De « prince », il s’attire le nom Tant sa démarche est altiere ; mais de « Nils », il a le surnom, Car autant qu’un jar, il est fier. Assis, il paraît méditer, Sur le monde sa vanité. De ses yeux noirs il vous regarde, Comme un reproche qui s’attarde. Quand il court, parmi les genêts, Il fend l’air comme un destrier ; Et le panache de sa queue En flottant, vous ravit les yeux. Mon épagneul est très dormeur, Et aux sofas, il fait honneur. Mais lorsque se lève le jour, A se promener, il accourt. Quand il dort, il est écureuil, mais jamais, il ne ferme l’œil. Un léger murmure l’éveille Tant aérien est son sommeil. Il semble emprunter le pas Lorsqu’un aboiement le réveille De sa voix, il donne l’éveil. Et les chats, les chiens maraudeurs, Il met en fuite avec bonheur. Lorsque dans mes bras, il vient, Son pelage se fait câlin. Et la douceur de sa vêture Lui fait une jolie voilure. Sur ma table, sa tête repose Lorsque je taquine la prose, Comme pour dire ; même par-là, je veux que tu restes avec moi. Sous ma caresse, il se blottit, comme le ferait un petit. De ma tristesse, il vient à bout, tant le regard qu’il pose est doux. Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse. *** Poème à ma chienne Laika dite «Caquine» Tu as un gros museau, Cocker chocolatine, Des yeux entre amandes et noisettes Teintés  d’une humeur suppliante. Ta fourrure est quelque peu rêche Mais prend l’éclat de la noisette et le reflet du renard roux. La caresse se fait satin. Ma fille Célia t’appelle : «Caquine» Pour des raisons que je ne peux Au lecteur dévoiler ici, Mais toute ta place tu tiens. A ta maitresses adorée Tu dresses ton gros museau Et te blottis pour la garder En menaçant ceux qui approchent. Tu es peureuse comme un lézard, Et sait ramper devant Célia. Mais ton museau, sur mes genoux Au petit déjeuner veille et guette. Quand je te sors, tu tires en laisse Jusqu’à m’en laisser essoufflé, Après avoir d’énervement Dans ta gueule, mes chaussons saisis. Sur les sentiers de senteur, Ton flair à humer se déploie. Tu es, ma chienne, compagnie. De mes longues après-midi. Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse.
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akhiyan taras gaiyan Ve tainu vekhan nu Mera fukke kaalja ve Teri galwakdi nu Khaure kehre des geya Jitho ve murhda nahi Aardassa karda Nitt peer manauna aa Tere deedar di taang rehndi he menu majajne pata nai kithe kho gaye ** tuci pata nai kithe chale gaye ** tuci har pase thuhanu labda rehnda ha har choore wali nu eh soch ke dekhda ha ki shyad thuhada chehra dekhan nu mil jawe par sirf iko cheez mildi he mayuusi menu pata *** thuhanu koi farak nai penda mere to menu eh bi pata ki *** thuhanu mere mare te bi koi fark ni pena dukh hi sale ewe de dite ne me par me sach kaha thuhade samne ni anda *** bus jo bi he ethe likhda rahunga shyad kade thuhanu read karn da time mil jawe sala likhde likhde akhan wich paani a gea ena jajbati pata nai kad to ban gea me but eh agg bujan nai deni me kade eh tadap kade mukkan nai deni me kade thuhuhanu hasda dekhan lai thuhade samne bi na awanga me kush reho te ghar basao apna te us bande nu bi kush rakheo jide naal *** ** tuci
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Mar 26, 2018
Mar 26, 2018 at 8:41 AM UTC
Taras
Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka Les Chiens et nous-mêmes Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi). Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme. C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans) Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage. Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler. *** Notre chienne Cocker a déjà onze ans Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine, sans les soucis de l'étiquette et du labeur. Notre chienne Laïka savoure sa quiétude, mais se tient toujours près des valises et des sacs, dès qu'elle observe un zéphyr de départ, sa courte queue frétille devant sa laisse, qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin, car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner. Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats. Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour. Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies. Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans. Paul Arrighi.
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Jan 13, 2016
Jan 13, 2016 at 10:00 AM UTC
Notre chienne Cocker a déjà onze ans
Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka Les Chiens et nous-mêmes Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi). Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme. C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans) Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage. Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler. *** Notre chienne Cocker a déjà onze ans Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine, sans les soucis de l'étiquette et du labeur. Notre chienne Laïka savoure sa quiétude, mais se tient toujours près des valises et des sacs, dès qu'elle observe un zéphyr de départ, sa courte queue frétille devant sa laisse, qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin, car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner. Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats. Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour. Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies. Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans. Paul Arrighi.
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S'e kisha njoft veten Po sdi pse quditna kur s'e njoh hala Cdo dite e njoftoj veten me veten Kom pritje edhe e paragjykoj is ni T'huj By Rreze Hoxha
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Oct 28, 2014
Oct 28, 2014 at 5:29 PM UTC
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I giudici se vogliono giudicare bisogna che si facciano eleggere i giornalisti se vogliono scrivere non devono criticare i sindacalisti devono alzarsi in piedi quando mi vedono entrare l'opposizione non deve opporsi se no non vale e insomma una buona volta lasciatemi lavorare ** sei ville in Sardegna e le bollette da pagare e forse dovrei farmi ricoverare Mi consenta mi consenta senta c'è troppa anomalia in questa società violenta I giudici se vogliono restare non ci devono arrestare la stampa estera l'Italia non la deve riguardare e io a casa mia mangio con chi mi pare e insomma Bettino smettila di telefonare più di quello che ** fatto proprio non lo posso fare ** sei televisioni sulle spalle da mantenere e forse mi dovrei far ricoverare Mi consenta mi consenta senta c'è troppa finanza in questa società violenta E i tre saggi se sono saggi non si devono impicciare e la Rai deve essere complementare e perdio spiegatemi cosa vuol dire complementare e non dite che non so l'italiano che mi fate incazzare e i giudici i processi li devono stipulare e i giornalisti non devono esageracerbare e forse mi dovrei far ricoverare Mi consenta mi consenta senta c'è troppa poca Fininvest in questa società violenta E i giudici si alzino in piedi prima di giudicare e se la mafia mi vota cosa ci posso fare e il milione di posti l'avevo detto per scherzare e voglio tremila guardie del corpo che mi devono guardare e un ritratto di sei metri vestito da imperatore e che sono fascista non me lo dovete dire e i giornalisti prima di scrivere si facciano eleggere e i rigori contro il Milan non li dovete dare e gli agit-prop vadano in Russia ad agitproppare e non chiamatemi Bokassa o vi faccio fucilare e i giudici il paese non lo possono sventrare e a me gli avvisi di garanzia non li dovete mandare e forse mi dovrei un po' calmare ma se io sono Dio cosa ci posso fare Mi consenta mi consenta senta no c'è più religione in questa società violenta.
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Bokassa Rap
I giudici se vogliono giudicare bisogna che si facciano eleggere i giornalisti se vogliono scrivere non devono criticare i sindacalisti devono alzarsi in piedi quando mi vedono entrare l'opposizione non deve opporsi se no non vale e insomma una buona volta lasciatemi lavorare ** sei ville in Sardegna e le bollette da pagare e forse dovrei farmi ricoverare Mi consenta mi consenta senta c'è troppa anomalia in questa società violenta I giudici se vogliono restare non ci devono arrestare la stampa estera l'Italia non la deve riguardare e io a casa mia mangio con chi mi pare e insomma Bettino smettila di telefonare più di quello che ** fatto proprio non lo posso fare ** sei televisioni sulle spalle da mantenere e forse mi dovrei far ricoverare Mi consenta mi consenta senta c'è troppa finanza in questa società violenta E i tre saggi se sono saggi non si devono impicciare e la Rai deve essere complementare e perdio spiegatemi cosa vuol dire complementare e non dite che non so l'italiano che mi fate incazzare e i giudici i processi li devono stipulare e i giornalisti non devono esageracerbare e forse mi dovrei far ricoverare Mi consenta mi consenta senta c'è troppa poca Fininvest in questa società violenta E i giudici si alzino in piedi prima di giudicare e se la mafia mi vota cosa ci posso fare e il milione di posti l'avevo detto per scherzare e voglio tremila guardie del corpo che mi devono guardare e un ritratto di sei metri vestito da imperatore e che sono fascista non me lo dovete dire e i giornalisti prima di scrivere si facciano eleggere e i rigori contro il Milan non li dovete dare e gli agit-prop vadano in Russia ad agitproppare e non chiamatemi Bokassa o vi faccio fucilare e i giudici il paese non lo possono sventrare e a me gli avvisi di garanzia non li dovete mandare e forse mi dovrei un po' calmare ma se io sono Dio cosa ci posso fare Mi consenta mi consenta senta no c'è più religione in questa società violenta.
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Con cartas sus mensajeros   el rey al Carpio envió: Bernardo, como es discreto,   de traición se receló: las cartas echó en el suelo   y al mensajero habló: -Mensajero eres, amigo,   no mereces culpa, no, mas al rey que acá te envía   dígasle tú esta razón: que no le estimo yo a él   ni aun a cuantos con él son; mas por ver lo que me quiere   todavía allá iré yo. Y mandó juntar los suyos,   de esta suerte les habló: -Cuatrocientos sois, los míos,   los que comedes mi pan: los ciento irán al Carpio   para el Carpio guardar, los ciento por los caminos,   que a nadie dejen pasar; doscientos iréis conmigo   para con el rey hablar; si mala me la dijere,   peor se la he de tornar. Por sus jornadas contadas   a la corte fue a llegar: -Dios os mantenga, buen rey,   y a cuantos con vos están. -Mal vengades vos, Bernardo,   traidor, hijo de mal padre, dite yo el Carpio en tenencia,   tú tómaslo en heredad. -Mentides, el rey, mentides,   que no dices la verdad, que si yo fuese traidor,   a vos os cabría en parte; acordáseos debía   de aquella del Encinal, cuando gentes extranjeras   allí os trataron tan mal, que os mataron el caballo   y aun a vos querían matar; Bernardo, como traidor,   de entre ellos os fue a sacar. Allí me diste el Carpio   de juro y de heredad, prometísteme a mi padre,   no me guardaste verdad. -Prendedlo, mis caballeros,   que igualado se me ha. -Aquí, aquí los mis doscientos,   los que comedes mi pan, que hoy era venido el día   que honra habemos de ganar. El rey, de que aquesto viera,   de esta suerte fue a hablar: -¿Qué ha sido aquesto, Bernardo;   que así enojado te has? ¿Lo que hombre dice de burla   de veras vas a tomar? Yo te dó el Carpio, Bernardo,   de juro y de heredad. -Aquestas burlas, el rey   no son burlas de burlar; llamásteme de traidor,   traidor, hijo de mal padre: el Carpio yo no lo quiero,   bien lo podéis vos guardar, que cuando yo lo quisiere,   muy bien lo sabré ganar.
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Entrevista de bernardo con el rey
Con cartas sus mensajeros   el rey al Carpio envió: Bernardo, como es discreto,   de traición se receló: las cartas echó en el suelo   y al mensajero habló: -Mensajero eres, amigo,   no mereces culpa, no, mas al rey que acá te envía   dígasle tú esta razón: que no le estimo yo a él   ni aun a cuantos con él son; mas por ver lo que me quiere   todavía allá iré yo. Y mandó juntar los suyos,   de esta suerte les habló: -Cuatrocientos sois, los míos,   los que comedes mi pan: los ciento irán al Carpio   para el Carpio guardar, los ciento por los caminos,   que a nadie dejen pasar; doscientos iréis conmigo   para con el rey hablar; si mala me la dijere,   peor se la he de tornar. Por sus jornadas contadas   a la corte fue a llegar: -Dios os mantenga, buen rey,   y a cuantos con vos están. -Mal vengades vos, Bernardo,   traidor, hijo de mal padre, dite yo el Carpio en tenencia,   tú tómaslo en heredad. -Mentides, el rey, mentides,   que no dices la verdad, que si yo fuese traidor,   a vos os cabría en parte; acordáseos debía   de aquella del Encinal, cuando gentes extranjeras   allí os trataron tan mal, que os mataron el caballo   y aun a vos querían matar; Bernardo, como traidor,   de entre ellos os fue a sacar. Allí me diste el Carpio   de juro y de heredad, prometísteme a mi padre,   no me guardaste verdad. -Prendedlo, mis caballeros,   que igualado se me ha. -Aquí, aquí los mis doscientos,   los que comedes mi pan, que hoy era venido el día   que honra habemos de ganar. El rey, de que aquesto viera,   de esta suerte fue a hablar: -¿Qué ha sido aquesto, Bernardo;   que así enojado te has? ¿Lo que hombre dice de burla   de veras vas a tomar? Yo te dó el Carpio, Bernardo,   de juro y de heredad. -Aquestas burlas, el rey   no son burlas de burlar; llamásteme de traidor,   traidor, hijo de mal padre: el Carpio yo no lo quiero,   bien lo podéis vos guardar, que cuando yo lo quisiere,   muy bien lo sabré ganar.
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-  J'aimerai t'embrasser comme le ciel embrasse les nuages. T'observer comme le renard observe sa proie.   Et je voudrai te dévorer comme l'ogre dévore les Hommes. - Je préférerai m'enfuir, me cacher dans les feuillages. T'oublier, ecraser mes souvenirs comme les herbes qu'on broie. Et je souhaiterai ne plus jamais te revoir, en somme. - Oublies tu ces journées entières passées en ma compagnie ? Ces belles matinées, voir se lever le soleil. Et ces soirées, où je te regardais l'espace d'un instant. Où tu pensais à l'avenir, à notre vie future. - Crois tu que je renie mon passé, quelle est cette manie ? Ce sentiment inexplicable, tu sais je te surveille. Et cette idée insupportable que tu gardes indéfiniment, Qui consistait simplement à m'exposer, comme une peinture. - Vois tu, bien que bonne, soit l'étendue de ton âme, Je ne puis imaginer autre fin à cette terrible histoire. La folie n'a pas de corps, mais tu n'es que furie. Emplie de jalousie, de vanité, comment puis-je m'en défaire ? - Sais tu au moins si réel est ce drame ? Tes reproches, je m'en fou bien, tu manques de mémoire. Folie sans corps et furie sans nom, Pardi ! Qu'en est il de ta déviance affolante ? Peuchère ! - Une fois la chose dite, jamais tu ne pourras la retirer. Sais tu au moins de quoi je t'ai sauvée ? La reconnaissance l'oublie tu, si pas même tu acceptes tes erreurs Un jour viendra ou tu seras obligée de te débrouiller sans moi. - En toi je n'ai jamais eu la foi ! Je vois que tu as toujours l'esprit farceur. Si un jour de la noyade tu m'avais retirée, M'en souviendrais-je sans doute.                                                           - C'était un soir d'été, Quelle honte m'infliges-tu là ! Si un jour j'avais su qu'on en finirait ainsi, Jamais avec toi je serai parti. - Crois tu que j'étais avec toi par bonté ? Mon seul but était d'éviter chez moi le pugilat. Entre nous il n'y avait même pas d'amour Cette histoire me fait trop de peine, finissons en un jour
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Jun 16, 2017
Jun 16, 2017 at 1:50 PM UTC
Déviance
-  J'aimerai t'embrasser comme le ciel embrasse les nuages. T'observer comme le renard observe sa proie.   Et je voudrai te dévorer comme l'ogre dévore les Hommes. - Je préférerai m'enfuir, me cacher dans les feuillages. T'oublier, ecraser mes souvenirs comme les herbes qu'on broie. Et je souhaiterai ne plus jamais te revoir, en somme. - Oublies tu ces journées entières passées en ma compagnie ? Ces belles matinées, voir se lever le soleil. Et ces soirées, où je te regardais l'espace d'un instant. Où tu pensais à l'avenir, à notre vie future. - Crois tu que je renie mon passé, quelle est cette manie ? Ce sentiment inexplicable, tu sais je te surveille. Et cette idée insupportable que tu gardes indéfiniment, Qui consistait simplement à m'exposer, comme une peinture. - Vois tu, bien que bonne, soit l'étendue de ton âme, Je ne puis imaginer autre fin à cette terrible histoire. La folie n'a pas de corps, mais tu n'es que furie. Emplie de jalousie, de vanité, comment puis-je m'en défaire ? - Sais tu au moins si réel est ce drame ? Tes reproches, je m'en fou bien, tu manques de mémoire. Folie sans corps et furie sans nom, Pardi ! Qu'en est il de ta déviance affolante ? Peuchère ! - Une fois la chose dite, jamais tu ne pourras la retirer. Sais tu au moins de quoi je t'ai sauvée ? La reconnaissance l'oublie tu, si pas même tu acceptes tes erreurs Un jour viendra ou tu seras obligée de te débrouiller sans moi. - En toi je n'ai jamais eu la foi ! Je vois que tu as toujours l'esprit farceur. Si un jour de la noyade tu m'avais retirée, M'en souviendrais-je sans doute.                                                           - C'était un soir d'été, Quelle honte m'infliges-tu là ! Si un jour j'avais su qu'on en finirait ainsi, Jamais avec toi je serai parti. - Crois tu que j'étais avec toi par bonté ? Mon seul but était d'éviter chez moi le pugilat. Entre nous il n'y avait même pas d'amour Cette histoire me fait trop de peine, finissons en un jour
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Afin que ton renom s'étende par la plaine, Autant qu'il monte au ciel engravé dans un Pin, Invoquant tous les Dieux, et répandant du vin, Je consacre à ton nom cette belle Fontaine. Pasteurs, que vos troupeaux frisez de blanche laine Ne paissent (1) à ces bords ; y fleurisse le Thym, Et tant de belles fleurs qui s'ouvrent au matin, Et soit dite à jamais la Fontaine d'Hélène. Le passant, en été, s'y puisse reposer. Et assis dessus l'herbe à l'ombre composer Mille chansons d'Hélène, et de moi lui souvienne ! Quiconque en boira, qu'amoureux il devienne ; Et puisse, en la humant, une flamme puiser Aussi chaude qu'au cœur je sens chaude la mienne ! 1. Paissent : Paître.
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Afin que ton renom s'étende par la plaine