"brillent" poems
Dearest Brother,
I took a walk today. As I strolled along the trail I admired the leaves that hung aloft
with their colors of brillent reds, yellows, orange, pale green, and light browns.
The fallen leaves crunched beneath my feet as I climbed ever higher up the
winding trail.
I stopped. I shat in the woods.
I walked on.
I was lulled to a peaceful bliss by the birds chirping as they sang their last
songs of the season, while a soft breeze tickled across my skin.
I saw a grey black puff among the leaves that I gently nudged with my toe.
It was a tuft of fur that had loosed and raised away from the carcass of a mole,
whose body had been eaten away by maggots.
I walked on.
As the winds blew and the leaves fell, I was forced to notice the aching in my
bones. Like a dagger stabbing into my heart I realized that the summer of our
youth was, forever gone.
I walked on.
Consuming with my eyes and ears the beauty of the autumn leaves and the
melodies of the lovely little song birds, I pondered the thought that as this
season is nearing the end, so too am I.
And yet, I walked on.
How soon the sweet little song birds will have flown away to a warmer place.
The trees that stand so tall and proud wearing their colorful leaves like cloaks
of royalty will soon stand naked and cold surrounded by rot and decay.
So my dearest brother, if by chance upon this trail you should trod, and find
that I too have fallen amongst the debris of the season, roll me over, turn
my eyes to the sky.
And walk on.
Let the crows pluck the eyes from my skull, and upon my flesh the maggots
feast. What bones are not carried away by the beasts may they remain to be
swallowed by the growth of the next season.
For I, will have walked on.
Oct 4, 2012
Oct 4, 2012 at 2:08 PM UTC
Le brouillard est froid, la bruyère est grise ;
Les troupeaux de boeufs vont aux abreuvoirs ;
La lune, sortant des nuages noirs,
Semble une clarté qui vient par surprise.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le voyageur marche et la lande est brune ;
Une ombre est derrière, une ombre est devant ;
Blancheur au couchant, lueur au levant ;
Ici crépuscule, et là clair de lune.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La sorcière assise allonge sa lippe ;
L'araignée accroche au toit son filet ;
Le lutin reluit dans le feu follet
Comme un pistil d'or dans une tulipe.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
On voit sur la mer des chasse-marées ;
Le naufrage guette un mât frissonnant ;
Le vent dit : demain ! l'eau dit : maintenant !
Les voix qu'on entend sont désespérées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le coche qui va d'Avranche à Fougère
Fait claquer son fouet comme un vif éclair ;
Voici le moment où flottent dans l'air
Tous ces bruits confus que l'ombre exagère.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Dans les bois profonds brillent des flambées ;
Un vieux cimetière est sur un sommet ;
Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met
Dans les coeurs brisés et les nuits tombées ?
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Des flaques d'argent tremblent sur les sables ;
L'orfraie est au bord des talus crayeux ;
Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux
Le vol monstrueux et vague des diables.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Un panache gris sort des cheminées ;
Le bûcheron passe avec son fardeau ;
On entend, parmi le bruit des cours d'eau,
Des frémissements de branches traînées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La faim fait rêver les grands loups moroses ;
La rivière court, le nuage fuit ;
Derrière la vitre où la lampe luit,
Les petits enfants ont des têtes roses.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
1.1k
Le ciel me parle des mots doux
qui brillent comme des feux rouges
et brûlent dans la poitrine,
piquent sur les champs créés des espères
et des possibilités oubliés.
Peut-être que je suis perdu,
sorti de la maison des conséquences,
rendu malheureux par des phrases simples
et lavé par les eaux de ton étreinte ;
peut-être que je suis oublié,
pas connu par les gens qui se crient
pour l’amour ou la douleur
ou contaminé par le sang bleu
du jour qui reste dans l’air timide.
Peut-être que j’ai peur,
peur de ta regarde, peur d’être
frappé par tes yeux sympathiques
et éclatants, peur d’être jugé par
le bon dieu de la tristesse,
embrassé par le cœur qui me fait pleurer.
Peut-être que je vis avec
l’incertitude de tes pensés éphémères,
avec l’obligation de ne rien se faire,
avec l’impression de doute sur ta bouche,
avec la sourire malhonnête
qui ne me respecte en plus.
Peut-être que je dois vivre sans toi,
car tu me rends fâché avec ton voix couché,
car tu me montres ton cœur mais
ne me laisse pas de le tenir,
car tu me dis que tu es sincère
sans avoir assez de témoins,
car tu me fais faim
mais ne me laisse pas manger.
Peut-être que tu n'es pas pour moi ;
Peut-être que tu es vraiment pour toi.
/
The sky speaks to me sweet words
that shine like red fires
and burn in the chest,
sting on the fields created by hopes
and forgotten possibilities.
Maybe I’m lost,
parted with the house of consequences,
made unhappy by simple phrases
and bathed by the waters of your embrace;
maybe I’m forgotten,
unknown by people who cry
for love or pain
or contaminated by the blue blood
of the day that sits in the timid air.
Maybe I’m afraid,
afraid of your gaze, afraid
of being struck by your lovely
and gleaming eyes, afraid to be judged
by the good God of sadness,
afraid to be kissed by the
heart that makes me weep.
Maybe I’m living with
the uncertainty of your fleeting thoughts,
with the obligation to do nothing,
with the impression of doubt on your mouth,
with the dishonest smile
that doesn’t respect me anymore.
Maybe I have to live without you,
because you enrage me with your cloaked voice,
because you show me your heart but
don’t let me hold it,
because you tell me that you’re sincere
without brandishing enough witnesses,
because you make me hungry
but don’t let me eat.
Maybe you're not for me;
Maybe you’re truly for you.
Oct 16, 2015
Oct 16, 2015 at 12:34 AM UTC
Des plus profonds des océans
Et du haut du ciel
Plus forts et plus ardents mes désirs sont
Tu me fais face avec ton sourire tout beau tout miel
Je me perds alors dans mes émotions
Intrigué, je t'observe comme un bel oiseau battant des ailes
Dans tes yeux brillent mille lueurs de satisfaction
Dans les miens dansent mille et un rayons de de lumière
Chaleur et douceur
Nul besoin de croire en son destin
Nul besoin de lire Hugo ou Voltaire pour te dire que tu es belle
Nul besoin d'attendre pour prendre part à ce doux festin
May 28, 2019
May 28, 2019 at 1:48 AM UTC
La rosée arrondie en perles
Scintille aux pointes du gazon ;
Les chardonnerets et les merles
Chantent à l'envi leur chanson ;
Les fleurs de leurs paillettes blanches
Brodent le bord vert du chemin ;
Un vent léger courbe les branches
Du chèvrefeuille et du jasmin ;
Et la lune, vaisseau d'agate,
Sur les vagues des rochers bleus
S'avance comme la frégate
Au dos de l'Océan houleux.
Jamais la nuit de plus d'étoiles
N'a semé son manteau d'azur,
Ni, du doigt entr'ouvrant ses voiles,
Mieux fait voir Dieu dans le ciel pur.
Prends mon bras, ô ma bien-aimée,
Et nous irons, à deux, jouir
De la solitude embaumée,
Et, couchés sur la mousse, ouïr
Ce que tout bas, dans la ravine
Où brillent ses moites réseaux,
En babillant, l'eau qui chemine
Conte à l'oreille des roseaux.
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Dancing Desire/Désire dansant_
Chest to chest
I gently rest
My heart
On the beat
Of your heartbeat
Peau contre peau
Mon coeur, doucement
Se repose contre
Le rythme
De ton coeur
My secrets shine
Enchanted music
Along the symphonic
Mild and melodic
Lines of your lips
Mes secrets brillent
Musique magique
Le long des symphoniques
Douces et mélodiques
Lignes de tes lèvres
The handsomeness
Of your proud eyes
Pierces the skies
Of my pleasures
Tender treasures
La délicatesse
De tes yeux fiers
Perce les ciels
De mes plaisirs
Trésors de tendresses
Passionately
And endlessly
In this blissful
Embrace I trace
Your soft face
Passionnément
Et éternellement
Dans ce paysage
Je trace les traits
De ton doux visage
The dance goes on
Over and over
Oh my lover
As we hold on
To each other
On danse encore
Encore et encore
Oh mon amour
En se tenant
L’un contre l’autre
The night draws near
So do her sands
We touch this time
With our hands
Realm of the rhyme
La nuit est proche
Ses sables approchent
Nous touchons de nos doigts
Le temps, royaume
De la rime
My secrets shine
Enchanted music
Along the symphonic
Mild and melodic
Lines of your lips
Mes secrets brillent
Musique magique
Le long des symphoniques
Douces et mélodiques
Lignes de tes lèvres
The stars cannot
The dust will not
Or so it seems
Destroy our dreams
Lost in the streams
Les étoiles ne vont pas
La poussière ne va pas
Il semblerait du moins
Détruire nos lendemains
Perdus dans les courants
In the motion
Of this passion
In your fusion
You feel the heat
Hold to the beat
En mouvement
De cette passion
Dans ta fusion
Suis le rythme
De cette heure
Let the peaceful
Night wrap its shade
So we can fade
Away graceful
Within our bodies.
Laisse la calme nuit
Nous voiler
Gracieusement nous laisser
Disparaitre au **** dans l’or
De nos corps.
February, 23 2015
23 Février 2015
University of California, Riverside
Université de Californie, Riverside
Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 6:43 AM UTC
Lion ! J'étais pensif, ô bête prisonnière,
Devant la majesté de ta grave crinière ;
Du plafond de ta cage elle faisait un dais.
Nous songions tous les deux, et tu me regardais.
Ton regard était beau, lion. Nous autres hommes,
Le peu que nous faisons et le rien que nous sommes,
Emplit notre pensée, et dans nos regards vains
Brillent nos plans chétifs que nous croyons divins,
Nos vœux, nos passions que notre orgueil encense,
Et notre petitesse, ivre de sa puissance ;
Et, bouffis d'ignorance ou gonflés de venin,
Notre prunelle éclate et dit : « Je suis ce nain ! »
Nous avons dans nos yeux notre moi misérable.
Mais la bête qui vit sous le chêne et l'érable,
Qui paît le thym, ou fuit dans les halliers profonds,
Qui dans les champs, où nous, hommes, nous étouffons,
Respire, solitaire, avec l'astre et la rose,
L'être sauvage, obscur et tranquille qui cause
Avec la roche énorme et les petites fleurs,
Qui, parmi les vallons et les sources en pleurs,
Plonge son mufle roux aux herbes non foulées,
La brute qui rugit sous les nuits constellées,
Qui rêve et dont les pas fauves et familiers
De l'antre formidable ébranlent les piliers,
Et qui se sent à peine en ces profondeurs sombres,
A sous son fier sourcil les monts, les vastes ombres,
Les étoiles, les prés, le lac serein, les cieux,
Et le mystère obscur des bois silencieux,
Et porte en son œil calme, où l'infini commence,
Le regard éternel de la nature immense.
Juin 1842.
505
À Francisque Gerbault.
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore.
Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d'ombre.
Oh ! qu'ils aient perdu leur regard,
Non, non, cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;
Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore.
373
On admire les fleurs de serre
Qui **** de leur soleil natal,
Comme des joyaux mis sous verre,
Brillent sous un ciel de cristal.
Sans que les brises les effleurent
De leurs baisers mystérieux,
Elles naissent, vivent et meurent
Devant le regard curieux.
A l'abri de murs diaphanes,
De leur sein ouvrant le trésor,
Comme de belles courtisanes,
Elles se vendent à prix d'or.
La porcelaine de la Chine
Les reçoit par groupes coquets,
Ou quelque main gantée et fine
Au bal les balance en bouquets.
Mais souvent parmi l'herbe verte,
Fuyant les yeux, fuyant les doigts,
De silence et d'ombre couverte,
Une fleur vit au fond des bois.
Un papillon blanc qui voltige,
Un coup d'oeil au hasard jeté,
Vous fait surprendre sur sa tige
La fleur dans sa simplicité.
Belle de sa parure agreste
S'épanouissant au ciel bleu,
Et versant son parfum modeste
Pour la solitude et pour Dieu.
Sans toucher à son pur calice
Qu'agite un frisson de pudeur,
Vous respirez avec délice
Son âme dans sa fraîche odeur.
Et tulipes au port superbe,
Camélias si chers payés,
Pour la petite fleur sous l'herbe
En un instant, sont oubliés !
322
Caprice d'un pinceau fantasque
Et d'un impérial loisir,
Votre fellah, sphinx qui se masque,
Propose une énigme au désir.
C'est une mode bien austère
Que ce masque et cet habit long,
Elle intrigue par son mystère
Tous les Oedipes du salon.
L'antique Isis légua son voile
Aux modernes filles du Nil ;
Mais, sous le bandeau, deux étoiles
Brillent d'un feu pur et subtil.
Ces yeux qui sont tout un poème
De langueur et de volupté
Disent, résolvant le problème,
" Sois l'amour, je suis la beauté. "
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