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"flocons" poems
J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans. Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans, De vers, de billets doux, de procès, de romances, Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances, Cache moins de secrets que mon triste cerveau. C'est une pyramide, un immense caveau, Qui contient plus de morts que la fosse commune. - Je suis un cimetière abhorré de la lune, Où comme des remords se traînent de longs vers Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers. Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées, Où gît tout un fouillis de modes surannées, Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher, Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché. Rien n'égale en longueur les boiteuses journées, Quand sous les lourds flocons des neigeuses années L'ennui, fruit de la morne incuriosité, Prend les proportions de l'immortalité. - Désormais tu n'es plus, ô matière vivante ! Qu'un granit entouré d'une vague épouvante, Assoupi dans le fond d'un Saharah brumeux ; Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux, Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.
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J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans
À chaque année J’vais suspendre mes espoirs et mes voeux Sous forme de boules colorées et de flocons plastifiés Sur une succession de branches fossilisées Des espoirs qu’un jour j’vais t’revoir Des voeux de santé et de prospérité J’suis un peu égoïste donc j’vais accrocher Beaucoup moins de voeux que d’espoirs J’vais envelopper mon coeur et ma tête Dans des rubans festifs et du papier crêpé Tu pourras choisir entre mon coeur insensible Ou ma tête confuse et inintelligible Des sociétés de flocons blanc Tombent du ciel et j’sais pas Tomber m’a pas l’air si pire Quand tu resplendis en atterrissant
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Dec 21, 2011
Dec 21, 2011 at 12:33 AM UTC
À chaque année
A la fin de la nuit longue et noir, Les étoiles disparaissent avec le clair de lune ; Quand le premier rayon de soleil arrive, L’ombre du ciel mêle violet, rose et bleu. Dans ce moment le monde est encore muet, Et pale, et doux, et vaste, Les oiseaux gazouillent, leurs ailes déployées Et rosée reste sur les roses comme des larmes. Les nuages semblent comme flocons d’or, Et le flot de la brise gonfle doucement, Il chuchote un songe pour mon cœur Belle, et triste et charmant. Je sente les lilas, je sente les herbes, De ma fenêtre ouverte ; J’écoute leur musique, comme un proverbe : La vie est belle, lui garder précieusement.
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Mar 11, 2015
Mar 11, 2015 at 12:13 AM UTC
L’Aurore
Un baiser sur mon front ! un baiser, même en rêve ! Mais de mon front pensif le frais baiser s'enfuit ; Mais de mes jours taris l'été n'a plus de sève ; Mais l'Aurore jamais n'embrassera la Nuit. Elle rêvait sans doute aussi que son haleine Me rendait les climats de mes jeunes saisons, Que la neige fondait sur une tête humaine, Et que la fleur de l'âme avait deux floraisons. Elle rêvait sans doute aussi que sur ma joue Mes cheveux par le vent écartés de mes yeux, Pareils aux jais flottants que sa tête secoue, Noyaient ses doigts distraits dans leurs flocons soyeux. Elle rêvait sans doute aussi que l'innocence Gardait contre un désir ses roses et ses lis ; Que j'étais Jocelyn et qu'elle était Laurence, Que la vallée en fleurs nous cachait dans ses plis. Elle rêvait sans doute aussi que mon délire En vers mélodieux pleurait comme autrefois ; Que mon cœur sous sa main devenait une lyre Qui dans un seul soupir accentuait deux voix. Fatale vision ! Tout mon être frissonne ; On dirait que mon sang veut remonter son cours. Enfant, ne dites plus vos rêves à personne, Et ne rêvez jamais, ou bien rêvez toujours !
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À une jeune fille
La ville de lumière porte une couverture de blanc Comme les flocons de neige et l'obscurité, en tandem, descendre. Je marche dans ses rues, seule, avec juste votre mémoire en tant que compagnie La vieille librairie que nous avons aimé faire des emplettes A fait sa dernière vente et fermé pour de bon. Notre restaurant préféré est toujours là, ouvert pour les affaires, Mais de nouvelles personnes l'ont maintenant. Elle aussi est changée. Dans les temps plus heureux, nous nous sommes assis à cette table extérieure Et regardé, ensemble, les nuances subtiles de la lumière Réfracté sur les eaux de la Seine. Dans votre entreprise, une simple croûte de pain Et une bouteille, ou deux, de calvados semblait un festin. En votre absence, les meilleurs aliments sont, pour moi, la paille et la paille. Années de vie dans votre amour Ne m'a pas préparé Pour cette vie seule Je regarde les flocons de neige tomber, vers le bas. À travers le froid sombre de cette soirée parisienne Et les envie de leur résolution que je ne peux pas encore partager.
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Dec 16, 2016
Dec 16, 2016 at 10:51 PM UTC
Hiver à Paris
Merveilleux tableaux que la vue découvre à la pensée. Charles NODIER. I. J'aime les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs, Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs Ensevelis dans les feuillages ; Soit que la brume au **** s'allonge en bancs de feu ; Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu A des archipels de nuages. Oh ! regardez le ciel ! cent nuages mouvants, Amoncelés là-haut sous le souffle des vents, Groupent leurs formes inconnues ; Sous leurs flots par moments flamboie un pâle éclair. Comme si tout à coup quelque géant de l'air Tirait son glaive dans les nues. Le soleil, à travers leurs ombres, brille encor ; Tantôt fait, à l'égal des larges dômes d'or, Luire le toit d'une chaumière ; Ou dispute aux brouillards les vagues horizons ; Ou découpe, en tombant sur les sombres gazons, Comme de grands lacs de lumière. Puis voilà qu'on croit voir, dans le ciel balayé, Pendre un grand crocodile au dos large et rayé, Aux trois rangs de dents acérées ; Sous son ventre plombé glisse un rayon du soir ; Cent nuages ardents luisent sous son flanc noir Comme des écailles dorées. Puis se dresse un palais. Puis l'air tremble, et tout fuit. L'édifice effrayant des nuages détruit S'écroule en ruines pressées ; Il jonche au **** le ciel, et ses cônes vermeils Pendent, la pointe en bas, sur nos têtes, pareils A des montagnes renversées. Ces nuages de plomb, d'or, de cuivre, de fer, Où l'ouragan, la trombe, et la foudre, et l'enfer Dorment avec de sourds murmures, C'est Dieu qui les suspend en foule aux cieux profonds, Comme un guerrier qui pend aux poutres des plafonds Ses retentissantes armures. Tout s'en va ! Le soleil, d'en haut précipité, Comme un globe d'airain qui, rouge, est rejeté Dans les fournaises remuées, En tombant sur leurs flots que son choc désunit Fait en flocons de feu jaillir jusqu'au zénith L'ardente écume des nuées. Oh ! contemplez le ciel ! et dès qu'a fui le jour, En tout temps, en tout lieu, d'un ineffable amour, Regardez à travers ses voiles ; Un mystère est au fond de leur grave beauté, L'hiver, quand ils sont noirs comme un linceul, l'été, Quand la nuit les brode d'étoiles. Juin 1828.
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Soleils couchants
Merveilleux tableaux que la vue découvre à la pensée. Charles NODIER. I. J'aime les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs, Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs Ensevelis dans les feuillages ; Soit que la brume au **** s'allonge en bancs de feu ; Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu A des archipels de nuages. Oh ! regardez le ciel ! cent nuages mouvants, Amoncelés là-haut sous le souffle des vents, Groupent leurs formes inconnues ; Sous leurs flots par moments flamboie un pâle éclair. Comme si tout à coup quelque géant de l'air Tirait son glaive dans les nues. Le soleil, à travers leurs ombres, brille encor ; Tantôt fait, à l'égal des larges dômes d'or, Luire le toit d'une chaumière ; Ou dispute aux brouillards les vagues horizons ; Ou découpe, en tombant sur les sombres gazons, Comme de grands lacs de lumière. Puis voilà qu'on croit voir, dans le ciel balayé, Pendre un grand crocodile au dos large et rayé, Aux trois rangs de dents acérées ; Sous son ventre plombé glisse un rayon du soir ; Cent nuages ardents luisent sous son flanc noir Comme des écailles dorées. Puis se dresse un palais. Puis l'air tremble, et tout fuit. L'édifice effrayant des nuages détruit S'écroule en ruines pressées ; Il jonche au **** le ciel, et ses cônes vermeils Pendent, la pointe en bas, sur nos têtes, pareils A des montagnes renversées. Ces nuages de plomb, d'or, de cuivre, de fer, Où l'ouragan, la trombe, et la foudre, et l'enfer Dorment avec de sourds murmures, C'est Dieu qui les suspend en foule aux cieux profonds, Comme un guerrier qui pend aux poutres des plafonds Ses retentissantes armures. Tout s'en va ! Le soleil, d'en haut précipité, Comme un globe d'airain qui, rouge, est rejeté Dans les fournaises remuées, En tombant sur leurs flots que son choc désunit Fait en flocons de feu jaillir jusqu'au zénith L'ardente écume des nuées. Oh ! contemplez le ciel ! et dès qu'a fui le jour, En tout temps, en tout lieu, d'un ineffable amour, Regardez à travers ses voiles ; Un mystère est au fond de leur grave beauté, L'hiver, quand ils sont noirs comme un linceul, l'été, Quand la nuit les brode d'étoiles. Juin 1828.
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