"dehors" poems
Il était très **** dehors était noir
Comme un maudit soir
Qui allait porter: angoisse et tristesse
Pour une mère soudainement tombée en détresse
Les escadrons de l’obscurité viennent d’exécuter
Son enfant de vingt et une années
Il avait prétendument un couteau en main
Et l’innocence d’un jeune matin
Fatal dans sa pensée. La technologie
Peut, par hasard, améliorer ou détruire la vie
Plusieurs cartouches tirées, le jeune homme est tombé
Criblé de balles réservées pour des condamnés
Les assassins nocturnes ont abattu une autre victime
Ce qui est pire, c’est qu’ils ne vont pas payer pour cet horrible crime
C’est abominable, le noir est souvent injustement ciblé
Le racisme est un cancer qu’on doit éradiquer
La mère est inconsolable
Ses douleurs implacables
Ses larmes intarissables
Et ses peines incommensurables
C’est triste et amer, la mère va enterrer son enfant
C’est drôle, affreux, criminel et méchant
Les malhonnêtes « foliciers » sans remords
Viennent de causer un autre mort
Ils ne connaissent pas les souffrances
Endurées par une mère pour donner naissance
A un bébé en bonne et parfaite santé
Quelle tristesse! Quelle calamité!
C’est une autre tranchée forcée
C’est vraiment déchiré un cœur jadis farci de fierté
Voir une mère pleurer dans une telle condition
Est écœurante pour toute la famille
Et les amis
Qui brûlent dans un enfer imbibé de pénibles émotions
L’ignorance et l’immaturité sont deux plaies
Qui jamais ne sèment ni l’amour, ni la paix
Les pleurs de la mère sont intarissables
Ses douleurs inimaginables
Ses peines incontrôlables
Et la mère inconsolable.
Copyright© March 2011, Hebert Logerie, Tous Droits Réservés
Hebert Logerie est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes.
Sep 4, 2025
Sep 4, 2025 at 11:02 PM UTC
Je n’en peux plus.
…/…
Je ne sais même pas comment je vais faire pour payer mon loyer
Alors je rêve et puis je bois.
…/…
Croyez-vous que je puisse être expulsée de mon logement ?
Un matin, comme ça, l’air de rien
Ou bien peut-être même un soir
J’aurai dîné dehors
Je rentrerai chez moi et je n’aurai nulle part où aller dormir
Peut-être juste dans la cave en bas de chez moi
Comme avant
Comme lorsque je n’étais presque rien
Et au four les quenelles.
…/…
Mais où allons-nous ?
Nulle part
Justement
Nous n’allons nulle part.
May 17, 2012
May 17, 2012 at 5:25 AM UTC
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées.
Aucune personne décente n'est en effet dans les rues,
Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus.
Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées.
La violence pleut dans les rues et dans les corridors;
On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors.
Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur,
Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué.
C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur!
Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner?
On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts
Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes,
Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. »
Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime,
Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve
Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit
Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent
Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit
Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison.
La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur
Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur
Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons.
Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente
Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes.
La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois.
On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois.
Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés.
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
Tuesday, June 18, 2019
Sep 11, 2025
Sep 11, 2025 at 1:12 AM UTC
La nuit, quand par hasard je m'éveille, et je pense
Que dehors et dedans tout est calme et silence,
Et qu'oubliant Laurence, auprès de moi dormant,
Mon cœur mal éveillé se croit seul un moment ;
Si j'entends tout à coup son souffle qui s'exhale,
Régulier, de son sein sortir à brise égale,
Ce souffle harmonieux d'un enfant endormi !
Sur un coude appuyé je me lève à demi,
Comme au chevet d'un fils, une mère qui veille ;
Cette haleine de paix rassure mon oreille ;
Je bénis Dieu tout bas de m'avoir accordé
Cet ange que je garde et dont je suis gardé ;
Je sens, aux voluptés dont ces heures sont pleines,
Que mon âme respire et vit dans deux haleines ;
Quelle musique aurait pour moi de tels accords ?
Je l'écoute longtemps dormir, et me rendors !
De la Grotte, 16 décembre 1793.
1.5k
Si le sable tombait de sous mes pieds
comme j'etais courait vers tes bras,
je voudrais nage à travers la vaste mer
vagues me tirant vers le bas en l'obscurité.
j'etais dehors de toi
et pour tu, je chanterais
jusqu'à ce que ma gorge ne plus pourrait parler
et ma voix deviendrait le vent lamentations.
Mar 23, 2015
Mar 23, 2015 at 9:39 PM UTC
Au café je m'assieds
Et bois lentement une tasse de thé,
Laisse la boisson chaude me chauffer.
À travers la fenêtre, je regarde la pluie.
Puis, je te vois de l'autre côté de la rue,
Mais tu ne me vois pas—
Pas encore de toute façon—
Caché de la pluie qui tombe à verse
Dans ton imperméable.
Mais je ne supporte pas ça encore,
Et je cours dehors vers toi.
Tu me vois enfin,
Et viens me rencontrer à mi-chemin.
Au milieu de la rue,
Nous nous embrassons.
Tout souci de la pluie
Emporté par une vague d'émotion.
Et comme le ciel verse son âme pour la terre,
Ainsi je verserai mon âme pour toi,
Mon amour.
Nov 11, 2011
Nov 11, 2011 at 3:48 PM UTC
Je vois tes yeux dessous telle planète
Qu'autre plaisir ne me peut contenter,
Sinon le jour, sinon la nuit chanter :
Allège-moi, ma plaisante brunette.
O liberté, combien je te regrette !
Combien le jour que je vois t'absenter,
Pour me laisser sans espoir tourmenter
En l'espérance, où si mal on me traite !
L'an est passé, le vingt-et-unième jour
Du mois d'avril, que je vins au séjour
De la prison où les Amours me pleurent ;
Et si ne vois (tant les liens sont forts)
Un seul moyen pour me tirer dehors,
Si par la mort toutes mes morts ne meurent.
1.2k
L'amitié, mais entre homme et femme elle est divine !
Elle n'empêche rien, aussi bien des rapports
Nécessaires, et sous les mieux séants dehors
Abrite les secrets aimables qu'on devine.
Nous mettrions chacun du nôtre, elle est très fine,
Moi plus naïf, et bien réglés en chers efforts
Lesdits rapports dès lors si joyeux sans remords
Dans la simplesse ovine et la raison bovine.
Si le bonheur était d'ici, ce le serait !
Puis nous nous en irions sans l'ombre d'un regret.
La conscience en paix et de l'espoir plein l'âme.
Comme les bons époux d'il n'y a pas longtemps
Quand l'un et l'autre d'être heureux étaient contents,
Qui vivaient, sans le trop chanter, l'épithalame.
1k
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer **** de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au **** descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Sep 23, 2015
Sep 23, 2015 at 7:42 PM UTC
je peux voir des jonquilles en dehors de ma fenêtre
les jonquilles sont magnifiques
les jonquilles sont belles et gratuites
les jonquilles me rappellent
les jonquilles me rappellent l'amour
l'amour que j'ai pour elle
beau et gratuit
parfois je rêve des jonquilles
parfois je rêve d'elle
je rêve que nous sommes ensemble
nous sommes amoureux
je rêve que les autres nous regardent de **** et rêvent de ce que nous avons
je rêve que nous sommes des jonquilles dans l'amour
jonquilles se balançant dans la brise
nous sommes sans soucis
quand je me réveille
je la vois
je la vois dormir à côté de moi
je me souviens
je me souviens que ce n'est pas un rêve
elle n'est pas un rêve
nous ne sommes pas un rêve
nous sommes
nous sommes amoureux
nous sommes des jonquilles
jonquilles se balançant dans la brise
Dec 8, 2016
Dec 8, 2016 at 6:10 PM UTC
“En dehors”
The mirror emulates their grace,
as amber catches an insect
preserving it in the mind.
I focus on the soft pink
that paints across the floor.
“Passé”
Their feet move automatically,
as gears in a grandfather clock.
Drifting with the ease,
of a fallen leaf.
Gliding through the air.
My steps are crude to the eye,
as oil in the ocean
“Efface”
With each incorrect step.
I burrow even further,
trying to escape ridicule.
I attempt to blend in,
A crypsis of the mind.
Marissa Navedo
- En Dehors: expresses that the leg moves in a circular direction, clockwise
- Passé: working leg passes the supporting leg sliding close to the knee
- Efface: Dancer stands at an oblique angle to the audience so part of the body is hidden from view. Legs are open and uncrossed
- Crypsis: The ability of an organism to avoid observation or detection by other organisms.
Mar 29, 2012
Mar 29, 2012 at 2:34 AM UTC
I only had one window in the world.
This window, like a scrawny kid, had been recently clobbered by the rain.
Just looking at the trickling rain made me all cold. That was when I pondered
all the things we
could have done
yesterday,
eyes closed,
lying above the sheets.
I thought about your breath close to my ear,
staccato, powerful,
like wind during a storm.
And I thought about our bodies: mine, cold; yours, burning - entwined, our bodies make a
Hurricane.
Then again, it is what it is. Your heart is cold to me; you think my heart is too feverish: you think it needs to be exiled, quarantined,
outside
underneath the rain.
ORIGINAL POEM (OR CHANCE TO ROCK OUT YOUR BEAUTEOUS FRENCH ACCENTS)
*Je n’avais qu’une fenêtre sur le monde.
Comme un gosse maigre, elle se faisait
tabasser par la pluie.
J’avais froid rien qu’en contemplant le
ruissellement. C’est alors que je pensé à toutes les choses qu’on
aurait pu faire
hier
au-dessus des draps
les yeux fermés.
J’ai pensé à ton souffle près de mon oreille,
puissant et saccadé
comme un vent de tempête.
Et j’ai pensé à nos corps: le mien froid, le tien
brûlant - entrelacés, nos corps font un
Ouragan.
Mais enfin, tant pis. Ton coeur m’est froid;
mon coeur t’est trop fiévreux: il le faut
exiler, il le faut mettre en quarantaine,
dehors,
au-dessous de la pluie.*
May 31, 2015
May 31, 2015 at 10:36 PM UTC
pas un mot
nuages au ciel
l' autumn va venir bientôt
moi seule, avec des autres
moi avec des autes, seule
j' attends le vent dehors
comme la seule et la meilleure
moi silence pas un mot
on a oublié de parler
J'ai oublié de parler
©maria panoutsou 2016
Jul 14, 2016
Jul 14, 2016 at 6:08 AM UTC
Parqués entre des bancs de chêne, aux coins d'église
Qu'attiédit puamment leur souffle, tous leurs yeux
Vers le choeur ruisselant d'orrie et la maîtrise
Aux vingt gueules gueulant les cantiques pieux ;
Comme un parfum de pain humant l'odeur de cire,
Heureux, humiliés comme des chiens battus,
Les Pauvres au bon Dieu, le patron et le sire,
Tendent leurs oremus risibles et têtus.
Aux femmes, c'est bien bon de faire des bancs lisses,
Après les six jours noirs ou Dieu les fait souffrir !
Elles bercent, tordus dans d'étranges pelisses,
Des espèces d'enfants qui pleurent à mourir.
Leurs seins crasseux dehors, ces mangeuses de soupe,
Une prière aux yeux et ne priant jamais,
Regardent parader mauvaisement un groupe
De gamines avec leurs chapeaux déformés.
Dehors, le froid, la faim, l'homme en ribote :
C'est bon. Encore une heure ; après, les maux sans noms !
- Cependant, alentour, geint, nasille, chuchote
Une collection de vieilles à fanons :
Ces effarés y sont et ces épileptiques
Dont on se détournait hier aux carrefours ;
Et, fringalant du nez dans des missels antiques,
Ces aveugles qu'un chien introduit dans les cours.
Et tous, bavant la foi mendiante et stupide,
Récitent la complainte infinie à Jésus,
Qui rêve en haut, jauni par le vitrail livide,
**** des maigres mauvais et des méchants pansus,
**** des senteurs de viande et d'étoffes moisies,
Farce prostrée et sombre aux gestes repoussants ;
- Et l'oraison fleurit d'expressions choisies,
Et les mysticités prennent des tons pressants,
Quand, des nefs où périt le soleil, plis de soie
Banals, sourires verts, les Dames des quartiers
Distingués, - ô Jésus ! - les malades du foie
Font baiser leurs longs doigts jaunes aux bénitiers.
816
Toi qui fleuris ce que tu touches,
Qui, dans les bois, aux vieilles souches
Rends la vigueur,
Le sourire à toutes les bouches,
La vie au cœur ;
Qui changes la boue en prairies,
Sèmes d'or et de pierreries
Tous les haillons,
Et jusqu'au seuil des boucheries
Mets des rayons !
Ô printemps, alors que tout aime,
Que s'embellit la tombe même,
Verte au dehors,
Fais naître un renouveau suprême
Au cœur des morts !
Qu'ils ne soient pas les seuls au monde
Pour qui tu restes inféconde,
Saison d'amour !
Mais fais germer dans leur poussière
L'espoir divin de la lumière
Et du retour !
709
Ah ! Si j'étais le cher petit enfant
Qu'on aime bien, mais qui pleure souvent,
*** comme un charme,
Sans une larme,
J'écouterais chanter l'heure et le vent...
(Je dis cela pour le petit enfant).
Si je logeais dans ce mouvant berceau,
Pour mériter qu'on m'apporte un cerceau,
Je serais sage
Comme une image,
Et je ferais moins de bruit qu'un oiseau...
(Je dis cela pour l'enfant du berceau).
Ah ! Si j'étais le blanc nourrisson,
Pour qui je fais cette belle chanson,
Tranquille à l'ombre,
Comme au bois sombre,
Je rêverais que j'entends le pinson...
(Je dis cela pour le blanc nourrisson).
Ah ! si j'étais l'ami des blancs poussins
Dormant entre eux, doux et vivants coussins
Sans que je pleure,
J'irais sur l'heure
Faire chorus avec ces petits saints...
(Je dis cela pour l'ami des poussins).
Si le cheval demandait à nous voir,
Riant d'aller nager à l'abreuvoir,
Fermant le gîte,
Je crierais vite :
« Demain l'enfant pourra vous recevoir !... »
(Je dis cela pour l'enfant qu'il vient voir).
Si j'entendais les loups hurler dehors
Bien défendu par les grands et les forts,
Fier comme un homme
Qui fait un somme,
Je répondrais : « Passez, Messieurs, je dors !... »
(Je dis cela pour les loups du dehors).
On n'entendit plus rien dans la maison,
Ni le rouet, ni l'égale chanson ;
La mère ardente,
Fine et prudente,
Fit l'endormie auprès de la cloison,
Et suspendit tout bruit dans la maison.
749
Dans les serres silencieuses
Où l'hiver invite à s'asseoir,
Sous un jour blême comme un soir
Fument les plantes précieuses.
L'une, raide, élançant tout droit
Sa tige aux longues feuilles sèches,
Darde au plafond, comme des flèches,
Les pointes d'un calice étroit.
Une autre, géante à chair grasse,
Que hérissent de durs piquants,
Ne sourit que tous les cinq ans
Dans une éclosion sans grâce.
Une autre, molle en ses efforts,
Grimpe au vitrail, et la captive
Regarde en pitié l'herbe active
Qui tient tête au vent du dehors.
Pas un souffle ici, rien ne bouge ;
Toutes versent avec lenteur,
À flots lourds, la fade senteur
De leur floraison fixe et rouge.
Celui qu'elles charment d'abord,
Dans cet air qui bientôt lui pèse,
Envahi par un grand malaise,
Descend de l'ivresse à la mort.
Ah ! Que mille fois plus aimée
La violette, fleur des bois !
Et que plus saine mille fois
La chambre qu'elle a parfumée !
Son baume, **** d'appesantir,
Allège et fait l'âme nouvelle ;
Mais fine, il faut s'approcher d'elle,
La baiser, pour la bien sentir.
677
Je vois bien l'arbre aux pommes d'or
Prospérer dans vos prés humides ;
Mais cela n'en fait pas encor
Un vrai jardin des Hespérides.
La timide sécurité
N'avait pas de plus doux asile
Que le verger riche çt tranquille,
Par les fils d'Atlas habité.
**** du loup, la brebis, en joie,
Y bondissait parmi les fleurs,
Et de l'hyène aux yeux menteurs
Les agneaux n'étaient pas la proie.
L'honnête homme, sans passe-ports,
S'y promenait exempt d'alarmes.
Un dragon veillait au dehors ;
Mais au dedans pas de gendarmes.
Écrit à La Haye, en 1818.
590
hyacinth
warm breath on the wind
as her small figure trembling
turns slow, to take humble spins,
feet sweeping softly against land
and in her curves and twists,
and whirls and pivots
each movement
and the air cool on her skin
each movement
her heart grows boisterous,
the thump in her ears,
a tune to lead, to follow again
hyacinth
as she dances
warm breath on the wind
Mar 15, 2016
Mar 15, 2016 at 9:48 AM UTC
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer **** de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au **** descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
553
En vertu des pouvoirs qui leur sont conférés
Les muses réunies en conclave extraordinaire
Sous le très haut patronage de la révérende muse
Dérébénale
M'ont défait chevalier de la Calypso
Baron du Tiers-Ordre de l'Impénétrable
Avec pour mission expresse la Jouissance plénière
De l'Obéissance et de la Chasteté.
Ainsi investi de Toute Puissance
J'ai usé abusé de mes prérogatives
Pour adouber de mes oxymores
La virginité froissée des muses désabusées.
Or de même que ce n'est pas le bonheur
Mais la quête du bonheur qui nous vivifie
C'est non pas l'orgasme mais la quête de l'orgasme qui sanctifie les muses.
Les muses ne connaissent ni frustration
Ni dégoût ni appétence particulière.
Les muses ont toujours envie
Et offrent tous leurs orifices avides à l'exploration,
Au boire et au manger
Des poètes maudits.
C'est sans peur et sans reproches
Qu'elles cèdent et rient aux éclats
Sous les coups de boutoir des mots
Qui giclent au fond de leur labyrinthe
Et qui les fertilisent et les parfument
De leur piment infiniment précieux.
Les muses sont des hydres gourmandes
À la fois clitoridiennes, anales
Buccales, vaginales, lustrales,
Visuelles, olfactives, auditives
Et zygomatiques
Et c'est en cela qu'elles sont en même temps inverties
Tendres et cruelles
En dedans et en dehors d'elles mêmes
Fatalement soumises à la passion
Et hystériquement libérées
Par effraction symbolique.
Nov 28, 2019
Nov 28, 2019 at 4:09 AM UTC
Sonnet.
Vois à loisir ce lieu champêtre ;
Les jours y coulent sans ennuis :
Tâche, si tu peux, de connaître
Tant d'herbes, de fleurs, et de fruits.
Ces animaux que tu poursuis,
Ces oiseaux que tu vois paraître,
Dans ce bel enclos sont réduits
Par les soins et l'art de son maître.
Jette après la vue au dehors,
Et, voyant avec quels efforts
La nature à l'envi le pare,
Demande à tes yeux enchantés
S'il pouvait, en un lieu plus rare,
Assembler tant de raretés.
494
Je me regarde
Dans les reflets
Du café corsé
Du petit matin brûlant
J'y vois
Mon visage qui se dissout
En vesou
Et ton sourire-poème qui apparaît
Dans les remous de la tasse
Et qui murmure du fond de sa mer noire:
"Dor, Dor, Dor !"
C'est un dor sonore
Doux et amer
Un dor comme un pélican
Qui plonge au ralenti
De son mancenillier en fleurs
Pour y gober une lame de mer mordorée.
"Dor Dor Dor !"
C'est une mitraillette de sept plumes de coqs de chine
Qui transperce ma dérive de ses plombs et hameçons
Veux-tu donc que je morde,
Scombridé anthropophage,
A l 'appât de houle
De tes vingt brasses de tresse verte ?
Veux-tu que j'amarre
Mes paupières lourdes
Aux crève-coeur de ton misainier
et que j 'ancre mes rêves
Dans les cales d'un port sans relâche ?
"Dor dor dor ! "
Et voilà le marc de café qui tangue
Embarde, cavale
Dans le roulis d'or de ta voile aurique
Dorlote mon gouvernail et me lit
Au fil de mes haut-le-coeur dans la caféière
Qui jouxte le cimetière joyeux
Où flânent les ombres des petites morts
Près du pont au-dessus de la rivière Saison.
"Dor dor dor ! "
.
Faut-il que j 'ouvre dans ton miroir la porte à la douleur ?
Faut-il que je chante joie, plaisir, contentement,
Jouissance et nostalgie, manque et absence ?
Faut-il que je mette dehors la petite cuillère
Et que je me rendorme en buvant comme du petit lait
Cette dor qui perle en riant de tes lèvres-nasses
Assoiffées de café anthracite de soleil noir,
D'ombre de soleil, de souvenir de soleil,
D'espoir de soleil d'or ?
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:43 PM UTC
C'est une grande allée à deux rangs de tilleuls.
Les enfants, en plein jour, n'osent y marcher seuls,
Tant elle est haute, large et sombre.
Il y fait froid l'été presque autant que l'hiver ;
On ne sait quel sommeil en appesantit l'air,
Ni quel deuil en épaissit l'ombre.
Les tilleuls sont anciens ; leurs feuillages pendants
Font muraille au dehors et font voûte au dedans,
Taillés selon leurs vieilles formes ;
L'écorce en noirs lambeaux quitte leurs troncs fendus ;
Ils ressemblent, les bras l'un vers l'autre tendus,
À des candélabres énormes ;
Mais en haut, feuille à feuille, ils composent leur nuit :
Par les jours de soleil pas un caillou ne luit
Dans le sable dur de l'allée,
Et par les jours de pluie à peine l'on entend
Le dôme vert bruire, et, d'instant en instant,
Tomber une goutte isolée.
Tout au fond, dans un temple en treillis dont le bois,
Par la mousse pourri, plie et rompt sous le poids
De la vigne vierge et du lierre,
Un amour malin rit, et de son doigt cassé
Désigne encore au **** les cœurs du temps passé
Qu'ont meurtris ses flèches de pierre.
À toute heure on sent là les mystères du soir :
Autour de la statue impassible on croit voir
Deux à deux voltiger des flammes.
L'esprit du souvenir pleure en paix dans ces lieux ;
C'est là que, malgré l'âge et les derniers adieux,
Se donnent rendez-vous les âmes,
Les âmes de tous ceux qui se sont aimés là,
De tous ceux qu'en avril le dieu jeune appela
Sous les roses de sa tonnelle ;
Et sans cesse vers lui montent ces pauvres morts ;
Ils viennent, n'ayant plus de lèvres comme alors,
S'unir sur sa bouche éternelle.
501
Toi qui près d'un beau visage
Ne veux que feindre l'amour,
Tu pourrais bien quelque jour
Éprouver à ton dommage
Que souvent la fiction
Se change en affection.
Tu dupes son innocence,
Mais enfin ta liberté
Se doit à cette beauté
Pour réparer ton offense ;
Car souvent la fiction
Se change en affection.
Bien que ton cœur désavoue
Ce que ta langue lui dit,
C'est en vain qu'il la dédit,
L'amour ainsi ne se joue ;
Et souvent la fiction
Se change en affection.
Sache enfin que cette flamme
Que tu veux feindre au dehors,
Par des inconnus ressorts
Entrera bien dans ton âme ;
Car souvent la fiction
Se change en affection.
Tyrcis auprès d'Hippolyte
Pensait bien garder son cœur ;
Mais ce bel objet vainqueur
Le fit rendre à son mérite,
Changeant en affection,
Malgré lui, sa fiction.
473