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"chardon" poems
Tout est pris d'un frisson subit. L'hiver s'enfuit et se dérobe. L'année ôte son vieil habit ; La terre met sa belle robe. Tout est nouveau, tout est debout ; L'adolescence est dans les plaines ; La beauté du diable, partout, Rayonne et se mire aux fontaines. L'arbre est coquet ; parmi les fleurs C'est à qui sera la plus belle ; Toutes étalent leurs couleurs, Et les plus laides ont du zèle. Le bouquet jaillit du rocher ; L'air baise les feuilles légères ; Juin rit de voir s'endimancher Le petit peuple des fougères. C'est une fête en vérité, Fête où vient le chardon, ce rustre ; Dans le grand palais de l'été Les astres allument le lustre. On fait les foins. Bientôt les blés. Le faucheur dort sous la cépée ; Et tous les souffles sont mêlés D'une senteur d'herbe coupée. Oui chante là ? Le rossignol. Les chrysalides sont parties. Le ver de terre a pris son vol Et jeté le froc aux orties ; L'aragne sur l'eau fait des ronds ; Ô ciel bleu ! l'ombre est sous la treille ; Le jonc tremble, et les moucherons Viennent vous parler à l'oreille ; On voit rôder l'abeille à jeun, La guêpe court, le frelon guette ; A tous ces buveurs de parfum Le printemps ouvre sa guinguette. Le bourdon, aux excès enclin, Entre en chiffonnant sa chemise ; Un oeillet est un verre plein, Un lys est une nappe mise. La mouche boit le vermillon Et l'or dans les fleurs demi-closes, Et l'ivrogne est le papillon, Et les cabarets sont les roses. De joie et d'extase on s'emplit, L'ivresse, c'est la délivrance ; Sur aucune fleur on ne lit : Société de tempérance. Le faste providentiel Partout brille, éclate et s'épanche, Et l'unique livre, le ciel, Est par l'aube doré sur tranche. Enfants, dans vos yeux éclatants Je crois voir l'empyrée éclore ; Vous riez comme le printemps Et vous pleurez comme l'aurore.
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Laetitia rerum
Tout est pris d'un frisson subit. L'hiver s'enfuit et se dérobe. L'année ôte son vieil habit ; La terre met sa belle robe. Tout est nouveau, tout est debout ; L'adolescence est dans les plaines ; La beauté du diable, partout, Rayonne et se mire aux fontaines. L'arbre est coquet ; parmi les fleurs C'est à qui sera la plus belle ; Toutes étalent leurs couleurs, Et les plus laides ont du zèle. Le bouquet jaillit du rocher ; L'air baise les feuilles légères ; Juin rit de voir s'endimancher Le petit peuple des fougères. C'est une fête en vérité, Fête où vient le chardon, ce rustre ; Dans le grand palais de l'été Les astres allument le lustre. On fait les foins. Bientôt les blés. Le faucheur dort sous la cépée ; Et tous les souffles sont mêlés D'une senteur d'herbe coupée. Oui chante là ? Le rossignol. Les chrysalides sont parties. Le ver de terre a pris son vol Et jeté le froc aux orties ; L'aragne sur l'eau fait des ronds ; Ô ciel bleu ! l'ombre est sous la treille ; Le jonc tremble, et les moucherons Viennent vous parler à l'oreille ; On voit rôder l'abeille à jeun, La guêpe court, le frelon guette ; A tous ces buveurs de parfum Le printemps ouvre sa guinguette. Le bourdon, aux excès enclin, Entre en chiffonnant sa chemise ; Un oeillet est un verre plein, Un lys est une nappe mise. La mouche boit le vermillon Et l'or dans les fleurs demi-closes, Et l'ivrogne est le papillon, Et les cabarets sont les roses. De joie et d'extase on s'emplit, L'ivresse, c'est la délivrance ; Sur aucune fleur on ne lit : Société de tempérance. Le faste providentiel Partout brille, éclate et s'épanche, Et l'unique livre, le ciel, Est par l'aube doré sur tranche. Enfants, dans vos yeux éclatants Je crois voir l'empyrée éclore ; Vous riez comme le printemps Et vous pleurez comme l'aurore.
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They said that I made a better storywriter than a poet Whatever! Poets get their ideas from stories but my creativity comes from a glass of Moet Chardon( A poet is someone who looks for adventure and there I was On the back porch enjoying the Island breeze The surging wind made it way through the tall propaganda trees The trees act as obstacles to wind, somehow those propaganda trees made the portable air conditioners seem useless in comparison A family of monkey kept up their appearances daily: jumping from branch to branches Breaking off bunches of oval-shaped young’s apples, like a morning ritual while keeping a close eye on me: I capture the moment as it presents itself Meditating and thinking about making right choices in my life: My Nana once told me that propaganda leaflets were good for brewing tea to lower one’s blood pressure. How many times can someone test the cold, cold icy water to realize that it wasn’t suitable for bathing? That was my was way of dealing with difficult seasonal romance I am now getting to understand Amy Winehouse struggle with love, relationship and commitment Going to rehab may mean having to deal with difficult people, however, my addition is far more complicated Making right choices is my life mission.
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Jun 24, 2015
Jun 24, 2015 at 9:00 AM UTC
Island Breeze
The intricate words Of a killer. Woven like A spiders web Intertwining, And when you are caught It is hard to escape They come like a Looming spider Fangs dripping with venom Closer and closer You feel the tension Building and Building and Building Snapping at you A shark Biting and stinging You can bandage the wounds, Pull out the stingers But underneath, Scars still remain. Chardon, our hearts are with you in your time of need.
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Feb 28, 2012
Feb 28, 2012 at 2:16 PM UTC
The Intricate Words
My narrative Reportage They said that I made a better storywriter than a poet However, poets get their ideas from stories, But my creativity comes from a glass of Moet Chardon (:) Yesterday, I saw a homeless man got on the train during rush hour He passed right through the crowd and went on his way to the front car and leaned against the moving  door His sudden outburst of laughter made the passengers looked around He was a sight for sore eyes this character, but instead he became my instant story to tell Or behold a Poet laureate mastered piece   Dark soiled clothes he wore, his dingy T-shirt he use for a hanky: With empty pocket hanging low, toothless he smile and kept on smiling Slurred speech and some missing toes he became my focus point What’s the use of having lot of money and not sharing? Within those moments, I saw a decade of homelessness within his character An ex-mariner, a husband, a degraded broken hearted soldier, America a failing superpower country: and most of all New York City a FAILING disaster So I began my journey, either to compose a poetry piece or tell my eyewitness story into sections of poetry and fiction:
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May 9, 2015
May 9, 2015 at 9:37 AM UTC
This is My Narrative Reportage
Rien n'est précaire comme vivre Rien comme être n'est passager C'est un peu fondre pour le givre Et pour le vent être léger J'arrive où je suis étranger Un jour tu passes la frontière D'où viens-tu mais où vas-tu donc Demain qu'importe et qu'importe hier Le coeur change avec le chardon Tout est sans rime ni pardon Passe ton doigt là sur ta tempe Touche l'enfance de tes yeux Mieux vaut laisser basses les lampes La nuit plus longtemps nous va mieux C'est le grand jour qui se fait vieux Les arbres sont beaux en automne Mais l'enfant qu'est-il devenu Je me regarde et je m'étonne De ce voyageur inconnu De son visage et ses pieds nus Peu a peu tu te fais silence Mais pas assez vite pourtant Pour ne sentir ta dissemblance Et sur le toi-même d'antan Tomber la poussière du temps C'est long vieillir au bout du compte Le sable en fuit entre nos doigts C'est comme une eau froide qui monte C'est comme une honte qui croît Un cuir à crier qu'on corroie C'est long d'être un homme une chose C'est long de renoncer à tout Et sens-tu les métamorphoses Qui se font au-dedans de nous Lentement plier nos genoux Ô mer amère ô mer profonde Quelle est l'heure de tes marées Combien faut-il d'années-secondes À l'homme pour l'homme abjurer Pourquoi pourquoi ces simagrées Rien n'est précaire comme vivre Rien comme être n'est passager C'est un peu fondre pour le givre Et pour le vent être léger J'arrive où je suis étranger.
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J'arrive où je suis étranger
I know what happened, On that horrible Monday day, Things like that should never happen, But sadly, they still do, Sometimes, things get tough, But... Remember, Chardon Everything will be alright, No matter how bad, All we can do is hope and pray, That recovery is around the corner We will never forget this day... Best Wishes Chardon!
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Mar 4, 2012
Mar 4, 2012 at 2:14 AM UTC
Chardon
Fable I, Livre III. Toi qui, peintre et rival de Flore, Comme elle à la nature empruntes les couleurs Dont se parent toutes les fleurs Que sous tes doigts on voit éclore, Que je porte envie à ton art ! Tout est rose pour toi. Plus tes tableaux fidèles Se rapprochent de tes modèles, Et plus on t'applaudit ; et moi, si par hasard J'ose crayonner quelque page, D'un tout contraire accueil je suis souvent payé. Et je plais d'autant moins au modèle effrayé Que j'ai mieux tracé son image. À ses yeux qu'ai-je offert en effet ? maint défaut, Maint travers. Cher ami, dans le siècle où nous sommes Tout est vice ou sottise ; et, pour charmer, il faut Peindre les fleurs et non les hommes. La fleur du chardon se carrait Au milieu des piquants dont sa tige est armée ; Et sans plus de façons, d'elle-même charmée, À la rose se préférait. « Je suis plus qu'elle encore et sévère et pudique, Car on la vit parfois s'humaniser un peu. Quant à moi, qu'on approche, et l'on verra beau jeu ! Ma devise est, enfin : Qui s'y frotte s'y pique. « - Et pourquoi s'y frotterait-on ? » Dit un jeune berger qui cherchait aventure : « Pour jouir d'une rose on brave une blessure ; Mais se fait-on piquer pour cueillir un chardon ? »
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Le chardon et la rose
I never knew what happened, Until somebody told me around noon. The words settled in my heart as rocks. Rocks, I lost the power of speech. As the words that were told came to a rest in my Heart. I thought of how I could help them, But the words never came out. I thought and thought, Searched it on Google. So did everybody, I didn't know what happened in reality, But hearing the people talk help me learn what happened. I was sad when I completely learned what happened. I wanted to take down the person who wounded the 4 children, But I didn't, Because then that would be unfair. I hope Chardon takes some hope and recovers. Because ---- OUR THOUGHTS ARE WITH YOU.
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Mar 1, 2012
Mar 1, 2012 at 9:01 AM UTC
Chardon
When things like this are happening And the air is ever so saddening The tears and anger gathering We try and remember who we are For every time that we sit and cry Each time we wish we’d said goodbye And wonder why they had to die So many things are happening We’re so small in this giant world But every tiny little boy and girl Has stories that are about to unfurl And some end before their time So all we can do is love and miss Remember happiness, times of bliss Think back on that one last kiss And they’ll never truly die
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Mar 2, 2012
Mar 2, 2012 at 2:32 PM UTC
Chardon
Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés. Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain. Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte ; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants ; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture ; et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi. Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres ; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher. Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos ; on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir ; sous la coupole spleenétique du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours. Et le cortège passa à côté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain. Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère ; mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.
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Chacun sa chimère
Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés. Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain. Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte ; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants ; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture ; et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi. Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres ; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher. Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos ; on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir ; sous la coupole spleenétique du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours. Et le cortège passa à côté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain. Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère ; mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.
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Quoy mon ame, dors tu engourdie en ta masse ? La trompette a sonné, serre bagage, et va Le chemin deserté que Jesuchrist trouva, Quand tout mouillé de sang racheta nostre race. C'est un chemin facheux borné de peu d'espace, Tracé de peu de gens que la ronce pava, Où le chardon poignant ses ****** esleva, Pren courage pourtant, et ne quitte la place. N'appose point la main à la mansine, apres Pour ficher ta charue au milieu des guerets, Retournant coup sur coup en arriere ta vüe : Il ne faut commencer, ou du tout s'emploier, Il ne faut point mener, puis laisser la charue. Qui laisse son mestier, n'est digne du loier.
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Quoy mon ame, dors tu engourdie en ta masse
Monday, February 27, 2012 I just wanted to say to everyone to please stop bullying. Today in a town not so far from mine, a boy was bullied so much that he brought a gun to school and shot five people. 2 are dead, 3 are injured. Please stop bullying people! It's not cool, it's not funny, it's not anything that could possibly be good! Not only does that person feel the pain, but just as what happened today, others feel it too. It's not fair that a person was bullied and 2 people had to die for it. So all I can say is please, please, please stop bullying! Chardon, you are in our thoughts and prayers.
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Feb 27, 2012
Feb 27, 2012 at 8:59 PM UTC
Please
IV. Un grand houx, de forme incivile, Du haut de sa fauve beauté, Regardait mon habit de ville ; Il était fleuri, moi crotté ; J'étais crotté jusqu'à l'échine. Le houx ressemblait au chardon Que fait brouter l'ânier de Chine À son âne de céladon. Un bon crapaud faisait la lippe Près d'un champignon malfaisant. La chaire était une tulipe Qu'illuminait un ver luisant. Au seuil priait cette grisette À l'air doucement fanfaron, Qu'à Paris on nomme Lisette, Qu'aux champs on nomme Liseron. Un grimpereau, cherchant à boire, Vit un arum, parmi le thym, Qui dans sa feuille, blanc ciboire, Cachait la perle du matin ; Son bec, dans cette vasque ronde, Prit la goutte d'eau qui brilla ; La plus belle feuille du monde Ne peut donner que ce qu'elle a. Les chenilles peuplaient les ombres ; L'enfant de choeur Coquelicot Regardait ces fileuses sombres Faire dans un coin leur tricot. Les joncs, que coudoyait sans morgue La violette, humble prélat, Attendaient, pour jouer de l'orgue, Qu'un bouc ou qu'un moine bêlât. Au fond s'ouvrait une chapelle Qu'on évitait avec horreur ; C'est là qu'habite avec sa pelle Le noir scarabée enterreur. Mon pas troubla l'église fée ; Je m'aperçus qu'on m'écoutait. L'églantine dit : C'est Orphée. La ronce dit : C'est Colletet.
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L'église (IV)
Cette vieille sorcière habitait une hutte, Accroupie au penchant d'un maigre tertre, en butte L'été comme l'hiver au choc des quatre vents ; - Le chardon aux longs dards, l'ortie et le lierre S'étendent à l'entour en nappe irrégulière, L'herbe y pend à foison ses panaches mouvants, Par les fentes du toit, par les brèches des voûtes Sans obstacle passant, la pluie à larges gouttes Inonde les planchers moisis et vermoulus. - A peine si l'on voit dans toute la croisée Une vitre sur trois qui ne soit pas brisée, Et la porte ne ferme plus.
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Albertus (VII)