"terme" poems
Sous la canicule du Sahel
Et sur les terres arides
Les deux chevaliers
Forts comme Charlemagne
Et patients comme le Christ
Avançaient à cheval
Lequel caracolaient infatigablement
Pour couvrir le monde
De la saine tunique « nouvelle »
Mais l’ange noir voulu
Que leur besogne s’éteigne
Et que les yeux des leurs
Se couvrent de brouillard
Mais la fin d’une vie
Ne met point un terme
A l’action du défunt
Un arbre qui se fane
Laisse les grains qui poussent
Et le perpétuent
Ghislaine et Claude
Et leur action pour le bien du monde
Qu’AQMI voulut qu’elle soit fade
N’est que tatouage à la Radio du monde
Nov 9, 2013
Nov 9, 2013 at 7:53 AM UTC
Vanno verso le Terme di Caracalla
giovani amici, a cavalcioni
di Rumi o Ducati, con maschile
pudore e maschile impudicizia,
nelle pieghe calde dei calzoni
nascondendo indifferenti, o scoprendo,
il segreto delle loro erezioni...
Con la testa ondulata, il giovanile
colore dei maglioni, essi fendono
la notte, in un carosello
sconclusionato, invadono la notte,
splendidi padroni della notte...
Va verso le Terme di Caracalla,
eretto il busto, come sulle natie
chine appenniniche, fra tratturi
che sanno di bestia secolare e pie
ceneri di berberi paesi - già impuro
sotto il gaglioffo basco impolverato,
e le mani in saccoccia - il pastore
migrato
undicenne, e ora qui, malandrino e
giulivo
nel romano riso, caldo ancora
di salvia rossa, di fico e d'ulivo...
Va verso le Terme di Caracalla,
il vecchio padre di famiglia, disoccupato,
che il feroce Frascati ha ridotto
a una bestia cretina, a un beato,
con nello chassì i ferrivecchi
del suo corpo scassato, a pezzi,
rantolanti: i panni, un sacco,
che contiene una schiena un po' gobba,
due cosce certo piene di croste,
i calzonacci che gli svolazzano sotto
le saccocce della giacca pese
di lordi cartocci. La faccia
ride: sotto le ganasce, gli ossi
masticano parole, scrocchiando:
parla da solo, poi si ferma,
e arrotola il vecchio mozzicone,
carcassa dove tutta la giovinezza,
resta, in fiore, come un focaraccio
dentro una còfana o un catino:
non muore chi non è mai nato.
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Que je sois un fou, qu'on le dise,
Je trouve ça tout naturel,
Ayant eu ma part de bêtise
Et commis plus d'une sottise,
Depuis que je suis... temporel.
Je suis un fou, quel avantage,
Madame ! un fou, songez-y bien,
Peut crier... se tromper d'étage,
Vous proposer... le mariage,
On ne lui dira jamais rien,
C'est un fou ; mais lui peut tout dire,
Lâcher parfois un terme vil,
Dans ce cas le mieux c'est d'en rire,
Se fâcher serait du délire,
À quoi cela servirait-il ?
C'est un fou. Si c'est un bonhomme
Laissant les gens à leurs métiers,
Peu contrariant, calme... en somme,
Distinguant un nez d'une pomme,
On lui pardonne volontiers.
Donc, je suis fou, je le révèle.
Nous l'avons, Madame, en dormant,
Comme dit l'autre, échappé belle ;
J'aime mieux être un sans cervelle
Que d'être un sage, assurément.
Songez donc ! si j'étais un sage,
Je fuirais les joyeux dîners ;
Je n'oserais voir ton corsage ;
J'aurais un triste et long visage
Et des lunettes sur le nez ;
Mais, je ne suis qu'un fou, je danse,
Je tambourine avec mes doigts
Sur la vitre de l'existence.
Qu'on excuse mon insistance,
C'est un fou qu'il faut que je sois !
C'est trop fort, me dit tout le monde,
Qu'est-ce que vous nous chantez là ?
Pourquoi donc, partout à la ronde,
À la brune comme à la blonde,
Parler de la sorte ? - Ah ! voilà !
Je vais même plus **** personne
Ne pourra jamais me guérir,
Ni la sagesse qui sermonne,
Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne,
Et c'est fou que je veux mourir.
C'est fou que je mourrai du reste,
Mais oui, Madame, j'en suis sûr,
Et d'abord... de ton moindre geste,
Fou... de ton passage céleste
Qui laisse un parfum de fruit mûr,
De ton allure alerte et franche,
Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour,
Fou de ton sacré... coup de hanche,
Qui vous fiche au cœur la peur... blanche,
Mieux... qu'un roulement de tambour ;
Fou de ton petit pied qui vole
Et que je suivrais n'importe où,
Je veux dire... au Ciel ;... ma parole !
J'admire qu'on ne soit pas folle,
Je plains celui qui n'est pas fou.
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J'adorais ce mot : l'imprévu.
Ma vie parisienne se rythmait à ce terme,
Une chose encore que je n'avais jamais vécu.
On ne sait pas ce que la vie renferme.
Je me levais le matin, en me demandant
comme finirais-je ma journée ?
La réponse fut logique évidemment :
On ne le sait jamais.
Le boulevard de Saint-Germains-Des-Prés
je traversais, comme tout les jours d'ailleurs.
Observer les gens, c'est ce que j'aimais
et soudain ils m'ont fendu le cœur.
La ********** de la population bourgeoise
était contre celle des délaissées
Leurs vies était tout à fait sournoise
contre celle des désemparées.
Ainsi, sur le chemin menant à l'école,
je me suis questionnée.
Pourquoi cette triste métropole
m'a t-elle ouvert les yeux sur la réalité ?
Jun 11, 2017
Jun 11, 2017 at 2:56 PM UTC
Sonnet.
Il est donc vrai ! la terre est si vieille ! Oh ! raconte
Comment elle a trouvé son solide contour,
Le vaporeux chaos, sa lutte avec le jour,
L'universelle mer, le sol herbeux qui monte,
L'affreux serpent ailé, le pesant mastodonte,
Puis l'air pur, le ciel bleu, la rose, Eve, l'amour,
Le monde entier, qui marche en avant sans retour,
À pas lents et certains que son écorce compte !
Dis-moi surtout, dis-moi qu'il ne s'est point lassé,
Qu'il aspire du fond d'un éternel passé
Au terme indéfini de sa beauté future.
Ô savant curieux, mais dur, qui soulevas
Les langes chauds encor de la vive nature,
Prouve au moins l'Idéal si tu ne le sens pas !
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Sonnet.
Ni l'amour ni les dieux ! Ce double mal nous tue.
Je ne poursuivrai plus la guêpe du baiser,
Et, las d'approfondir, je veux me reposer
De l'ingrate besogne où mon front s'évertue.
Ni l'amour ni les dieux ! Qu'enfin je m'habitue
À ne sentir jamais le désir m'embraser,
Ni l'éternel secret des choses m'écraser !
Qu'enfin je sois heureux ! Que je vive en statue,
Comme un Terme habitant sa gaine avec plaisir !
Il emprunte une vie auguste à la nature ;
Une mousse lui fait sa verte chevelure ;
Un liseron lui fait des lèvres sans soupir ;
Une feuille est son cœur ; un lierre ami, ses hanches ;
Et ses yeux souriants sont faits de deux pervenches.
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do not look at me
listen to me once and for all
by these forgotten suburbs of the world
in the long run, the substance becomes empty shape
with no one noticing
the mirrors reflect images different from reality
but nobody realizes anymore or pretends not to see
and I sit here dressed in flames wet with fears
that I cannot tell....
but will you listen to me once
and for all?
..................
non guardarmi
ascoltami una volta per tutte
presso queste dimenticate periferie del mondo
alla lunga, la sostanza diventa una vuota forma
senza che nessuno se ne accorga
gli specchi riflettono immagini diverse dalla realtà
ma nessuno si rende conto o fa finta di non vedere
e io mi siedo qui vestita con fiamme bagnate di paura
che non so dire ....
ma tu mi ascolterai
una volta
e per tutte?
...............
y por todas
no me mires
escúchame de una vez
y por todas
en estos suburbios olvidados del mundo
a la larga, la sustancia se convierte en vacía forma
sin que nadie se dé cuenta
los espejos reflejan imágenes diferentes de la realidad
pero nadie lo nota
o pretende no ver
y yo me siento aquí vestida en llamas empapadas de miedo
que no sé decir ...
pero tu me escucharas
de una vez
y por todas?
................................... ..........
et pour toutes
ne me regarde pas
écoute-moi une fois et pour toutes
par ces banlieues oubliées du monde
à long terme, la substance devient
forme vide
sans que personne ne s'en aperçoive
les miroirs reflètent des images différentes de la réalité
mais personne ne remarque
ou fait semblant de ne pas voir
et je suis assis ici habillé en flammes mouillé de peurs
que je ne sais pas dire ....
mais tu m'écouteras une fois
et pour toutes?
Aug 7, 2018
Aug 7, 2018 at 1:16 AM UTC
J'ai rêvé d'un lent périple,
Interminable roulis
Au terme duquel
J'atterrissais sans autre appareil
Que mes lèvres nues et sincères
Entre le grand zygomatique
Et le risorius
En plein arc de Cupidon
D'une ogresse à queue de sirène.
Et quand j'ai posé ma toupie sur la moue lisse,
A l'aplomb de cet oeil en demi-lune
Que je savais être celui du cyclone Désirée,
Une coupe d'amour pleine à ras bord m' attendait
A la commissure gauche de ses lèvres
Ainsi qu'une inquiétude vermillon où je fus
Instantanément bercé.
La mer molle de ses lèvres bouillait
Tiède et folle comme un tapis de miel
Je dérivais ainsi entre lèvre haute
Et lèvre basse dans mon rocking chair aubergine
Constricteur et dilatateur
Je drivais sans savoir trop comment à la godille
Entre ses ourlets humides à peine décollés
Et du gouffre de ses fossettes pleuvaient des abeilles d'or et de plomb.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:32 AM UTC
Une hermine, un castor, un jeune sanglier,
Cadets de leur famille, et partant sans fortune,
Dans l'espoir d'en acquérir une
Quittèrent leur forêt, leur étang, leur hallier.
Après un long voyage, après mainte aventure,
Ils arrivent dans un pays
Où s'offrent à leurs yeux ravis
Tous les trésors de la nature,
Des prés, des eaux, des bois, des vergers pleins de fruits.
Nos pèlerins, voyant cette terre chérie,
Éprouvent les mêmes transports
Qu'Énée et ses troyens en découvrant les bords
Du royaume de Lavinie.
Mais ce riche pays était de toutes parts
Entouré d'un marais de bourbe
Où des serpents et des lézards
Se jouait l'effroyable tourbe.
Il fallait le passer ; et nos trois voyageurs
S'arrêtent sur le bord, étonnés et rêveurs.
L'hermine la première avance un peu la patte ;
Elle la retire aussitôt,
En arrière elle fait un saut,
En disant : mes amis, fuyons en grande hâte ;
Ce lieu, tout beau qu'il est, ne peut nous convenir,
Pour arriver là bas il faudrait se salir ;
Et moi je suis si délicate,
Qu'une tache me fait mourir.
Ma sœur, dit le castor, un peu de patience ;
On peut, sans se tacher, quelquefois réussir :
Il faut alors du temps et de l'intelligence ;
Nous avons tout cela : pour moi, qui suis maçon,
Je vais en quinze jours vous bâtir un beau pont
Sur lequel nous pourrons, sans craindre les morsures
De ces vilains serpents, sans gâter nos fourrures,
Arriver au milieu de ce charmant vallon.
Quinze jours ! Ce terme est bien long,
Répond le sanglier : moi, j'y serai plus vite ;
Vous allez voir comment. En prononçant ces mots,
Le voilà qui se précipite
Au plus fort du bourbier, s'y plonge jusqu'au dos,
À travers les serpents, les lézards, les crapauds,
Marche, pousse à son but, arrive plein de boue ;
Et là, tandis qu'il se secoue,
Jetant à ses amis un regard de dédain :
Apprenez, leur dit-il, comme on fait son chemin.
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Fable XIII, Livre V.
Entre nos frères les meuniers
Et nos frères les charbonniers
J'ai vu régner longtemps une haine assez forte.
À quel propos ? C'était... que le diable m'emporte,
Si plus qu'eux-mêmes je l'ai su !
Eh ! n'est-ce pas souvent pour un malentendu
Qu'un premier combat se donne ?
Le tort en est à tous, comme il n'est à personne,
Au second, où l'on rend ce que l'on a reçu,
Où l'on se bat du moins parce qu'on s'est battu.
Mais revenons au fait : ainsi qu'on peut le croire,
Chaque héros dans sa valeur,
Se signalant pour sa couleur,
Criait haro sur l'autre, et tombait, dit l'histoire,
Charbonnier sur la blanche et meunier sur la noire.
Par la seule nature armés,
Les voyez-vous en cent manières
Les bras tendus, les poings fermés,
Venger l'honneur de leurs bannières ?
Que de coups donnés et rendus !
Que de flots de sang répandus
Par tous ces nez cassés des mains de la victoire !
Chantre de Jeanne et de Bourbon,
C'est ta voix qui devrait transmettre la mémoire
De tous ces preux couverts de gloire et de charbon,
Couverts de farine et de gloire !
Certain jour cependant que ces poudreux guerriers
Se reposaient sur leurs lauriers,
Un philosophe, un philanthrope,
Un marguillier, mortel ennemi des combats,
Tenta de mettre un terme à ces trop longs débats.
D'un manteau neutre il s'enveloppe ;
Et le voilà, du matin jusqu'au soir,
De l'un à l'autre camp sans cesse en promenade ;
Qui va, vient et revient, en courtier d'ambassade,
Du noir au blanc, du blanc au noir.
Or, à son drap qui n'est noir, ni blanc, mais pistache,
Tantôt le blanc, tantôt le noir laisse une tache.
Comme on en murmurait d'un et d'autre côté :
« Charbonniers et meuniers, dit-il, parlons sans feinte :
Voit-on les deux partis, sans prendre un peu la teinte
Des gens à qui l'on s'est frotté ? »
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