"rire" poems
A chaque fois que tu rentres de bonne heure,
Mon coeur se remplit de Bonheur.
Tu illumines nos soirées monotones,
Tu nous fais rire avec tes blagues, même si elles redondonnent.
Avec toi on ne s'ennuie jamais,
On parle, on crie, on s'échange des secrets.
Tu n'hésites pas à nous faire des câlins,
Même quand tu t'en vas de bon matin.
On n'aime pas te voir partir si ****
On préfère quand tu restes dans le coin.
La Russie, c'est comme le bout du monde,
Heureusement que tu n'es pas James Bond!
On aime te voir à la maison,
Avec tes pyjamas troués et ta barbe de bison.
Même pas peur quand tu vas chez le coiffeur,
On connaît ta tête de pomme par cœur!
On a beau se plaindre de ton penchant pour les sucreries,
Il faut avouer qu'un peu de graisse, c'est aussi confortable qu'un lit.
Même si tu trempes ton pain au fromage dans ton café,
Nous, on a même pas peur de t'embrasser.
On a toujours hâte que tu reviennes,
Même si ca ne fait pas une heure que tu es parti.
Ne t'inquiètes pas on restera les mêmes,
On sera toujours là pour te faire des guilis.
T'es le roi des bisous, t'es le roi des Papas,
On t'aimera toujours, même si tu manges du chocolat!
Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:12 AM UTC
Le garçon délabré qui n’a rien à faire
Que de se gratter les doigts et se pencher sur mon épaule:
‘Dans mon pays il fera temps pluvieux,
Du vent, du grand soleil, et de la pluie;
C’est ce qu’on appelle le jour de lessive des gueux.’
(Bavard, baveux, à la croupe arrondie,
Je te prie, au moins, ne bave pas dans la soupe).
‘Les saules trempés, et des bourgeons sur les ronces—
C’est là, dans une averse, qu’on s’abrite.
J’avais sept ans, elle était plus petite.
Elle était toute mouillée, je lui ai donné des primevères.’
Les taches de son gilet montent au chiffre de trentehuit.
‘Je la chatouillais, pour la faire rire.
J’éprouvais un instant de puissance et de délire.’
Mais alors, vieux lubrique, à cet âge …
‘Monsieur, le fait est dur.
Il est venu, nous peloter, un gros chien;
Moi j’avais peur, je l’ai quittée à mi-chemin.
C’est dommage.’
Mais alors, tu as ton vautour!
Va t’en te décrotter les rides du visage;
Tiens, ma fourchette, décrasse-toi le crâne.
De quel droit payes-tu des expériences comme moi?
Tiens, voilà dix sous, pour la salle-de-bains.
Phlébas, le Phénicien, pendant quinze jours noyé,
Oubliait les cris des mouettes et la houle de Cornouaille,
Et les profits et les pertes, et la cargaison d’étain:
Un courant de sous-mer l’emporta très ****
Le repassant aux étapes de sa vie antérieure.
Figurez-vous donc, c’était un sort pénible;
Cependant, ce fut jadis un bel homme, de haute taille.
3.5k
Puisque de Sisteron à Nantes,
Au cabaret, tout français chante,
Puisque je suis ton échanson,
Je veux, ô Française charmante,
Te fredonner une chanson ;
Une chanson de ma manière,
Pour toi d'abord, et mes amis,
En buvant gaiement dans mon verre
À la santé de ton pays.
Amis, buvons à la Fortune
De la France, Mère commune,
Entre Shakespeare et Murillo :
On y voit la blonde et la brune,
On y boit la bière... et non l'eau.
Doux pays, le plus doux du monde,
Entre Washington... et Chauvin,
Tu baises la brune et la blonde,
Tu fais de la bière et du vin.
Ton cœur est franc, ton âme est fière ;
Les soldats de la Terre entière
T'attaqueront toujours en vain.
Tu baises la blonde et la bière
Comme on boit la brune et le vin.
La brune a le con de la lune,
La blonde a les poils... du mâtin...
Garde bien ta bière et ta brune,
Garde bien ta blonde et ton vin !
On tire la bière de l'orge,
La baïonnette de la forge,
Avec la vigne on fait du vin.
Ta blonde a deux fleurs sur la gorge,
Ta brune a deux grains de raisin.
L'une accroche sa jupe aux branches,
L'autre sourit sous les houblons :
Garde bien leurs garces de hanches,
Garde bien leurs bougres de cons.
Pays vaillant comme un archange,
Pays plus *** que la vendange
Et que l'étoile du matin,
Ta blonde est une douce orange,
Mais ta brune ah !... sacré mâtin !
Ta brune a la griffe profonde ;
Ta rousse a le teint du jasmin ;
Garde-les bien ! Garde ta blonde
Garde-la, le sabre à la main.
Que tes canons n'aient pas de rouilles,
Que tes fileuses de quenouilles
Puissent en paix rire et dormir,
Et se repose sur tes couilles
Du présent et de l'avenir.
C'est sur elles que tu travailles
Sous les toisons d'ombre ou d'or fin :
Garde-les des regards canailles,
Garde-les du coup d'œil hautain !
Pays galant, la langue est claire
Comme le soleil dans ton verre,
Plus que le grec et le latin ;
Autant que ta blonde et ta bière
Garde-la bien, comme ton vin.
Pays plus beau que le Soleil, Lune,
Étoile, aube, aurore et matins.
Aime bien ta blonde et ta brune,
Et fais-leur... beaucoup de catins !
3k
My heart's now filled with melancholy,
My lungs with smoke, my eyes with tears,
My liver with a poison
That I drink to forget you.
I'm celebrating today
Four weeks of being all alone;
Four weeks of being dumped, violently
Oh, please pour me another drink.
And even though you've moved on,
We're staying friends, we're still talking ;
Oh darling of course you're still in my heart.
Of couse I'm still in love with you.
Of course I still wish I could hold you tight,
tight against me.
You can't imagine how much it hurts
To pretend I'm feeling good.
Nobody knows for real.
And what I talk to you, I can smell your perfume
It reminds me of all our nights together.
Nothing can harm me more..
Oh darling, of course I still love you.
Et je me dis que plus rien ne sera comme avant,
Je ne pourrai plus te dire que je t'aime,
ou que tu me manques.
Je ne pourrai plus te serrer contre moi,
embrasser ta nuque et rire avec toi.
Et même si tu pars bientôt,
que je ne risque pas de te revoir avant un certain temps,
c'est toi que mon coeur a choisie.
Et je continuerai de t'aimer.
Jun 20, 2012
Jun 20, 2012 at 8:37 AM UTC
Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art ; et celui-là seul peut faire, aux dépens du genre humain, une ribote de vitalité, à qui une fée a insufflé dans son berceau le goût du travestissement et du masque, la haine du domicile et la passion du voyage.
Multitude, solitude : termes égaux et convertibles pour le poète actif et fécond. Qui ne sait pas peupler sa solitude, ne sait pas non plus être seul dans une foule affairée.
Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui. Comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun. Pour lui seul, tout est vacant ; et si de certaines places paraissent lui êtres fermées, c'est qu'à ses yeux elles ne valent pas la peine d'être visitées.
Le promeneur solitaire et pensif tire une singulière ivresse de cette universelle communion. Celui-là qui épouse facilement la foule connaît des jouissances fiévreuses, dont seront éternellement privés l'égoïste, fermé comme un coffre, et le paresseux, interné comme un mollusque. Il adopte comme siennes toutes les professions, toutes les joies et toutes les misères que la circonstance lui présente.
Ce que les hommes nomment amour est bien petit, bien restreint et bien faible, comparé à cette ineffable orgie, à cette sainte prostitution de l'âme qui se donne tout entière, poésie et charité, à l'imprévu qui se montre, à l'inconnu qui passe.
Il est bon d'apprendre quelquefois aux heureux de ce monde, ne fût-ce que pour humilier un instant leur sot orgueil, qu'il est des bonheurs supérieurs au leur, plus vastes et plus raffinés. Les fondateurs de colonies, les pasteurs de peuples, les prêtres missionnaires exilés au bout du monde, connaissent sans doute quelque chose de ces mystérieuses ivresses ; et, au sein de la vaste famille que leur génie s'est faite, ils doivent rire quelquefois de ceux qui les plaignent pour leur fortune si agitée et pour leur vie si chaste.
2.3k
Mon triste coeur bave à la poupe,
Mon coeur couvert de caporal :
Ils y lancent des jets de soupe,
Mon triste coeur bave à la poupe :
Sous les quolibets de la troupe
Qui pousse un rire général,
Mon triste coeur bave à la poupe,
Mon coeur couvert de caporal !
Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs quolibets l'ont dépravé !
Au gouvernail on voit des fresques
Ithyphalliques et pioupiesques.
Ô flots abracadabrantesques,
Prenez mon coeur, qu'il soit lavé !
Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs quolibets l'ont dépravé !
Quand ils auront tari leurs chiques,
Comment agir, ô coeur volé ?
Ce seront des hoquets bachiques
Quand ils auront tari leurs chiques :
J'aurai des sursauts stomachiques,
Moi, si mon coeur est ravalé :
Quand ils auront tari leurs chiques
Comment agir, ô coeur volé ?
1.6k
tu es ravissant
merveilleux même
quand tu ris,
j'ai entendu des fleurs
en pleine floraison
dans ma tête
j'espère que tu
n’arrêtes jamais
de rire comme ça
ce jour-ci,
aux pays de la
Belle aux bois dormant,
je me sentais vivante,
électrique même
l'énergie que tu
dégages: énorme
je veux te rendre
la même chose,
me brancher
à ta prise
j'ai pas osé
regarder ta bouche
puisque
ta parole a été
vraiment trop belle
cette voix grave
et tes yeux clairs
ta joie de vivre
j'ai même pas pensé au sexe
l'autoroute de ton cerveau,
cet esprit affamé,
m’éblouissent
totalement
ne change absolument rien!
Mar 23, 2013
Mar 23, 2013 at 8:23 PM UTC
« Notre amour était mon seul arme
Aujourd’hui j’ai que des larmes
Notre confiance était le seul accord
Maintenant le doute tue votre propre âme
J’ai compris votre jalousie mais
N’oublies pas que je suis une femme
Une femme amoureuse de toi ,fidèle
Et surtout confiante à toi et à moi-même
Oublies les paroles ,et les critiques des autres
Laisses nous vivre une histoire pleine de charme
Pardonnes moi de tous ce que j’ai fait
Stp pardonnes votre futur dame »
Elle m’ a dit;
J’ai répondu:
« personne ne mérite tes larmes
Et celui qui les mérite ne fera surement pas pleurer
Sois sur que je te souhaite que de bonheur
le bonhur… que t' attends...
avec quelqu'un que tu admires
Tu as choisi de jouer tes cartes au profondeur
Et mon jeu était toujours à la hauteur
Tu as détruit ton propre amour
Tu m’as perdu pour toujours
pour m’oublier , Tu as besoin du temps
mêmes les anges ont besoins du temps de repos
cherche quelqu’un qui fait rire ton cœur
moi je ne peux t’assurer que de malheur
la vie m’a donné une deuxième chance
je vais rattraper mes fautes d’enfance
tu étais la grande faute de ma vie
tu es la personne que …………j’ ai pas envie. »
Abdelkadir BELHADJ
Mar 25, 2015
Mar 25, 2015 at 4:45 PM UTC
Le Joaillier des Mots
Il était joaillier des mots,
sans que l’on ne sût pourquoi
peut être cherchait il le soleil
qui trop souvent nous est masqué,
et nous cache le sens profond
de la beauté de notre vie.
Il était homme du commun,
pas très brillant dans les affaires,
car souvent son Esprit volait,
**** des chiffres et de l’âpre lutte
que l’Homme se mène à lui-même.
C’était un luthier sans harpe.
Il voyait du rêve partout,
et voulait les fermer dans les mots.
qui, s’égrenaient comme des perles
et s’écoulaient comme des notes,
la musique était Poésie
la poésie se faisait musique.
Il était joaillier des mots,
à l’heure ou tous sont morts de peur
et courent comme gibier traqué
plutôt que de goûter la vie.
Il n’avait pas peur de manquer,
moins encore de posséder,
son seul souci était de vivre.
Il n’aimait guère la violence,
qui endeuille la vie des êtres
n’avait aucun impératif
qui rend esclave des idées,
mais son sourire était de miel,
et son rire était cristallin.
L’amitié était sa boussole,
et l’humain son diamant secret.
Jamais il n’injuriait la vie
et il jouait avec les mots
comme un peintre avec son pinceau
s’efforce d’embellir la vie.
Paul d’Aubin (Paul Arrighi)
à Toulouse en France.
May 16, 2014
May 16, 2014 at 9:32 AM UTC
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour.
Hier encore la fête, les nombreux petits-fours,
Le sel des cacahuètes et le son des tambours.
Aujourd'hui qu'elle est **** la joie de Mariette :
Quelques restes de pain sur la table - des miettes -
Et des grains de raisins que grignotent les guêpes,
Quand le rouge du vin nous fait perdre la tête.
Ils cliquettent les rires et grelottent les os ;
Il chuinte le sabir des cages dans ce zoo :
Mariette et Amir sont partis tout là-haut
Sans même prévenir : j'en ai froid dans le dos.
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour.
Amir était poète, Mariette un amour.
Qui sait que la mort guette quand on a de l'humour ?
Hier, à la rivière, nous lancions des pierres,
Les canettes de bières et les traits de lumières
Éclairaient nos visages et plissaient nos regards :
Qui sait que les présages ressembl'nt aux nénuphars ?
Mariette portait ses jolies perles jaunes
Et son rire de Corte. Amir était un faune
Dont la longue crinière nous mettaient en chaleur.
Qu'ils étaient beaux et fiers : quand j'y pense je pleure
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour.
C'est une étrange valse, une valse à trois temps,
Celle du temps qui passe et te chasse, entêtant.
Hier, ce jour, demain : étourdissant manège
Aux chevaux de bois dur où je pleurais enfant.
Osselets de mes mains, et mes pieds dans la neige :
Quelle est cette blessure où s'épuise mon sang ?
Mariette pleurait et riait à la fois,
Qu'Amir aux yeux dorés nous raconte l'émoi
De leur premier baiser sous un bel amandier.
Leurs visages apaisés nous ont incendiés.
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour...
Nov 12, 2017
Nov 12, 2017 at 3:09 AM UTC
Mon Papy.
Mon Papy n'a jamais eu de poème,
Afin de lui faire comprendre à quel point je l'aime.
J'ai donc le devoir de rectifier cette erreur,
Qui, depuis quelques temps, ronge mon coeur.
Depuis que je suis petite, tu m'as fait découvrir la belle vie,
Apprendre à faire du vélo sur deux roues en fait partie.
Tu m'as montré comment jouer aux boules,
Et comment orienter mon cerf-volant pour qu'il s'envole plus haut.
Tu m'as fais goûter le meilleur miel du monde,
Celui que tu allais chercher dans ta combinaison de super-héro.
Moi je pensais que tu étais James Bond,
Tu me disais, "ca roule, ma poule",
Comme si tu n'avais peur de rien,
Même pas des oies qui nous courraient après dans le jardin.
Avec toi je joue au scrabble et aux petits chevaux,
Tu gagnes toujours haut la main, et on ne peut s'empêcher de crier "Bravo!"
Je me souviens de nos soirées Fort Boyard et Koh-Lanta,
Rien de mieux qu'un bon feu, une famille réunie, et du chocolat.
T'avoir dans ma vie est un cadeau de chaque seconde,
Parfois j'aimerai le crier sur le toit du monde,
Pour qu'ils sachent tous la chance que j'ai,
D'avoir un papy comme toi, que je suis si fière d'aimer.
Même **** de toi je te sens près de moi,
Tu réchauffes mon cœur avec des sourires.
Tu sais bien qu'avec toi je ne peux que rire.
Tu m'aides à donner le meilleur de moi-même,
Tu sais bien que ta fierté fait la mienne.
Dans ma tête tes chansons résonnent avec clarté,
De la souris verte à la claire fontaine,
Ta voix berce mes souvenirs chaque jour,
Et mon angoisse disparaît dès que j'en entends les contours.
Mon sourire apparaît dès que je pense à toi,
Et mon cœur se remplit automatiquement de joie.
Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:11 AM UTC
Je croyais que c’était marrant de voir brûler tes cendres
Je croyais que ça faisait du bien
Tu m’as dis en une étincelle que brûler valait la peine
Mais tu te moquais de moi
Ça ne me faisait pas de peine de te regarder t’éteindre
J’ai su que te sentir en moi me faisait rire
J’ai su que ça me faisait du bien
Tu n’as rien dis, tu t’es laissée brûler
Tu t’en moquais de moi
De ma peine de me sentir m’éteindre
Oct 3, 2015
Oct 3, 2015 at 12:06 PM UTC
I
On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas **** -
A des parfums de vigne et des parfums de bière...
II
- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...
Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...
III
Le coeur fou robinsonne à travers les romans,
- Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux col effrayant de son père...
Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...
IV
Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !...
- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.
1.2k
À J. G. F.
Je te frapperai sans colère
Et sans haine, comme un boucher,
Comme Moïse le rocher !
Et je ferai de ta paupière,
Pour abreuver mon Saharah,
Jaillir les eaux de la souffrance.
Mon désir gonflé d'espérance
Sur tes pleurs salés nagera
Comme un vaisseau qui prend le large,
Et dans mon coeur qu'ils soûleront
Tes chers sanglots retentiront
Comme un tambour qui bat la charge !
Ne suis-je pas un faux accord
Dans la divine symphonie,
Grâce à la vorace Ironie
Qui me secoue et qui me mord ?
Elle est dans ma voix, la criarde !
C'est tout mon sang, ce poison noir !
Je suis le sinistre miroir
Où la mégère se regarde.
Je suis la plaie et le couteau !
Je suis le soufflet et la joue !
Je suis les membres et la roue,
Et la victime et le bourreau !
Je suis de mon coeur le vampire,
- Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés,
Et qui ne peuvent plus sourire !
1.1k
Mon Papa c'est le roi, ma maman c'est la reine,
Elle arrive à nous faire rire,
Même quand on a de la peine.
Tu nous prépares des jus d'oranges du guerrier,
Et des petits plats biens mitonnés.
Même si parfois on critique ta cuisine,
Tu sais bien, qu'en fait, on te taquine.
Tu nous fais des bisous tous les soirs,
Tu n'oublies jamais, même s'il est ****
Avec toi on peut toujours se confier,
Bien que souvent, on a peur de t'inquiéter.
Tu nous soutiens dans les moments difficiles,
Tu sais toujours comment rendre notre vie plus facile.
On adore te faire plaisir,
Et encore plus te faire rire!
Je ne sais pas ce qu'on ferait sans toi,
Heureusement que ce n'est pas le cas!
Même pas peur des monstres sous mon lit
Ils sont chassés dès que tu viens la nuit;
Tu nous fais un bisou protecteur,
Avec lui je peux affronter toutes mes peurs.
Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:11 AM UTC
(En réponse à la question : Qu'est-ce que la Poésie ?)
Chasser tout souvenir et fixer sa pensée,
Sur un bel axe d'or la tenir balancée,
Incertaine, inquiète, immobile pourtant,
Peut-être éterniser le rêve d'un instant ;
Aimer le vrai, le beau, chercher leur harmonie ;
Écouter dans son coeur l'écho de son génie ;
Chanter, rire, pleurer, seul, sans but, au hasard ;
D'un sourire, d'un mot, d'un soupir, d'un regard
Faire un travail exquis, plein de crainte et de charme
Faire une perle d'une larme :
Du poète ici-bas voilà la passion,
Voilà son bien, sa vie et son ambition.
1k
Cœurs battent en tandem. Une ruée. Mouvement lent, puis rapide, puis ralentir une fois de plus. Ongles glissent sur la peau, glissant, chaud. Un sursaut et un gémissement, un gémissement avant un cri. Le rire et les mots enivrants. La douleur que de plaisir à l’état pur. Nous ondulent, avancent et reculent dans l’autre, autour de l’autre.
Hearts beat in tandem. A rush. Movement slow, then swift, then slow once more. Fingernails glide across skin, slippery, hot. A gasp and a moan, a whimper before a scream. Laughter and heady words. Pain as pleasure in its purest form. We undulate, expand and recede within each other, around each other.
Mar 8, 2014
Mar 8, 2014 at 5:46 PM UTC
Je déteste que je t'aime
Mon chère, mon nightmare
I wish I didn't.
Je voudrais que tu oublier
Ce que tu as pensé
And I want you to look at me for what I am,
nervous,
et pour ce que j'aurai
la douleur exquise.
Pardonnez-moi mon amie,
In fact close your eyes, block your ears
I don't want you to hear parce que
L'autre soir, je ne plaisantais pas
quand j'ai dit que je veux vous tenir
ce soir,
chaque soir,
and if you'd like to, you can be la grande cuillère.
You can pick it all up like the weight of words on your chest,
you can put it all down in the morning.
étais-je mets ici, tout près de toi
pour une raison?
We're speaking in codes,
Do you know that your name looks comme une œuvre d'art
I want to paint it up my ribs and on the inside of my cheek
et je veux le dit pour tous.
De rire avec vous.
De prendre tes cheveux dans mes deux mains et remercier quelqu'un, anyone
for this.
It's only une rêve.
Mais après les blagues et l'anormalité de nos vies
Tout ce que je veux dans ce monde maintenant,
est d'embrasser vos lèvres,
et dire
You are beautiful, beautiful, beautiful.
Jan 6, 2014
Jan 6, 2014 at 10:14 PM UTC
Au mois d'avril, quand l'an se renouvelle,
L'aube ne sort si fraîche de la mer :
Ni hors des flots la déesse (1) d'aimer
Ne vint à Cypre en sa conque si belle,
Comme je vis la beauté que j'appelle
Mon astre saint, au matin s'éveiller,
Rire le ciel, la terre s'émailler,
Et les Amours voler à l'entour d'elle.
Amour, Jeunesse, et les Grâces qui sont
Filles du ciel lui pendaient sur le front :
Mais ce qui plus redoubla mon service (2),
C'est qu'elle avait un visage sans art.
La femme laide est belle d'artifice,
La femme belle est belle sans du fard.
1. Vénus, née de l'écume de la mer.
2. M'assujettit davantage à son service.
970
Eh quoi ! prier déjà.... tu bégayes encore ;
De la vie, ici-bas, tu n'as vu que l'aurore ;
Pour loi, le beau printemps n'est venu que deux fois ;
À peine connaît-on le doux son de ta voix.
Et cependant, docile aux leçons d'une mère,
Tu bégayes déjà quelques mots de prière !
Oh ! laisse la prière au cœur des malheureux,
Et toi, petit enfant, va reprendre tes jeux !
Pourvu qu'à ton réveil, s'échappant de sa cage,
L'oiseau qui te connaît commence son ramage,
Qu'il reste près de toi ; que d'un bouquet nouveau,
Ta mère, en souriant, vienne orner ton berceau ;
Pourvu que vers le soir, sa voix mélodieuse
T'endorme doucement, ou que, silencieuse,
Elle ébranle ta couche, et d'un léger effort,
En longs balancements t'endorme mieux encor :
C'est là tout le bonheur de ta paisible enfance.
Et comment prierais-tu ? tu n'as pas d'espérance !
À ton âge charmant, l'existence est un jour,
Où le rire et les pleurs s'effacent tour à tour.
Plus **** petit enfant, poursuivant ton voyage,
Ton cœur s'agitera du trouble du jeune âge ;
Tu sentiras alors les charmes enivrants
De nos illusions, rêves purs et charmants.
Un doux espoir, ainsi qu'une ombre fugitive,
Apparaîtra soudain à ton âme naïve,
Te faisant pressentir l'amour et le bonheur...
Alors, il sera temps de prier le Seigneur !
À genoux devant lui, plein de foi, d'espérance,
On dit tout sans parler ; - Dieu comprend le silence.
Ô mon Dieu ! que l'on aime à vous prier longtemps,
Lorsqu'on veut être heureux et que l'on a seize ans !
Car, hélas ! jeune enfant, pendant le long voyage,
Nous n'avons pas toujours un beau ciel sans nuage ;
Le limpide ruisseau qui s'en va murmurant,
Se change bien souvent en horrible torrent,
Et l'aquilon, soufflant sur la barque légère,
Vient la briser, le soir, aux écueils de la terre.
Va jouer, bel enfant !... il te faudra plus ****
Souffrir ainsi que nous : ta vie aura sa part !
Tu verras fuir l'espoir qui venait de paraître ;
Un jour, on t'aimera..., l'on t'oubliera peut-être !...
Ah ! qu'ai-je dit, enfant ? -Suspends, suspends tes jeux
Joins tes petites mains, et regarde les cieux.
1k
Une silhouette
Devant la grande mosquée
Une ombre se perd
Fusée propulsée
Les petits bras
D'un bébé porté
Une mère basse
**** de l'ancienne église
Eclate de rire
Des terrasses pleines
La marque d'un violon
Redessine un visage
Une goute de vin
En plein coeur de mon esprit
Perce un gout amer
Ma route s’en va
Vers des océans
Devenus pierre
Dans la nuit
Le cavalier trouve
La poudre colorée
Les humains sont
Une tapisserie
Sans motifs
La route du vin
Trompé de chemin
Je vais et viens
Dans le metro
Le charbon s'entasse
Pour ses vacances
Feb 24, 2017
Feb 24, 2017 at 5:23 AM UTC
Pour retenir un amant en servage,
II faut aimer et non dissimuler,
De même flamme amoureuse brûler,
Et que le cœur soit pareil au langage :
Toujours un rire, toujours un bon visage,
Toujours s'écrire et s'entre-consoler :
Ou qui ne peut écrire ni parler,
A tout le moins s'entrevoir par message.
II faut avoir de l'ami le portrait,
Cent fois le jour en rebaiser le trait :
Que d'un plaisir deux âmes soient guidées,
Deux corps en un rejoints en leur moitié.
Voilà les points qui gardent l'amitié,
Et non pas vous qui n'aimez qu'en idées.
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Pas à pas. Ô Femme, l’Ange Gardien de mon cœur
Je te poursuivrais jusqu’au chemin du bonheur
Je ferais d’énormes sacrifices pour rejoindre ta route
Je t'en supplie de n’avoir absolument aucun doute
Je te retrouverai parce que je t’aime tant, je t’aime
Je m’en ficherai de toutes sortes de problèmes
Souviens-toi de la jolie chanson d’Alain Barrière
Je franchirai les frontières et briserai des barrières
Pour t’exhumer, t’enchérir et t’aimer davantage
Comme cela a été fait à travers les âges
Si tu ne me revenais pas, si tu ne me revenais
Toi et moi n’aurions jamais, jamais la paix
Pas au pas, pas à pas, à petit et grand pas
Toi et moi serons ensemble sous un nouveau toit.
Malgré marées, vents et ouragans : je t’aime
Et je ne vais pas hurler et crier que je t’aime.
Femme, femme de mon cœur, si tu ne me revenais
Pas à pas, je fouillerais les encyclopédies des secrets
Pour trouver la porte de ton cœur et la clé de ton âme
Je franchirai bravement toutes les frontières. Ô Femme !
Femme de mon être, je suis prêt pour être critiqué
Flétri, censuré, canonné, voire crucifié et cloué
Comme cela été fait à travers les ages
Pour ressusciter l’amour et t’aimer davantage
Je t’en prie de nourrir aucun, aucun doute
Puisque tu seras seule sur ma voie, sur ma route
Si tu ne me revenais pas, si tu ne me revenais
Toi et moi n’aurions jamais, jamais la paix
Pas au pas, pas à pas, à petit ou grand pas
Toi et moi porterons ensemble la même croix.
Malgré la pluie, le vent et le tonnerre : je t’aime
Et je vais rigoler, rire, et sourire parce que je t’aime.
P.S. Hommage à Alain Bellec (Barrière), un grand chanteur et poète.
Copyright © Décembre 2004, Hébert Logerie, Tous droits réservés
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
Dec 22, 2024
Dec 22, 2024 at 9:05 PM UTC
Ton sourire fait rire les oiseaux,
ton cœur fait chanter les abeilles,
ton façon de vivre fait parler les fleurs,
ton esprit fait danser mon cœur.
Jan 7, 2013
Jan 7, 2013 at 7:40 AM UTC