"doucement" poems
little ladies
than dead exactly dance
in my head,precisely
dance where danced la guerre.
Mimi à
la voix fragile
qui chatouille Des
Italiens
the putain with the ivory throat
Marie Louise Lallemand
n’est-ce pas que je suis belle
chéri? les anglais m’aiment
tous,les américains
aussi….”bon dos, bon cul de Paris”(Marie
Vierge
Priez
Pour
Nous)
with the
long lips of
Lucienne which dangle
the old men and hot
men se promènent
doucement le soir(ladies
accurately dead les anglais
sont gentils et les américains
aussi,ils payent bien les américains dance
exactly in my brain voulez
vous coucher avec
moi? Non? pourquoi?)
ladies skilfully
dead precisely dance
where has danced la
guerre j’m'appelle
Manon,cinq rue Henri Mounier
voulez-vous coucher avec moi?
te ferai Mimi
te ferai Minette,
dead exactly dance
si vous voulez
chatouiller
mon lézard ladies suddenly
j’m'en fous des nègres
(in the twilight of Paris
Marie Louise with queenly
legs cinq rue Henri
Mounier a little love
begs,Mimi with the body
like une boîte à joujoux, want nice sleep?
toutes les petites femmes exactes
qui dansent toujours in my
head dis donc,Paris
ta gorge mystérieuse
pourquoi se promène-t-elle,pourquoi
éclate ta voix
fragile couleur de pivoine?)
with the
long lips of Lucienne which
dangle the old men and hot men
precisely dance in my head
ladies carefully dead
10.5k
Spanish
Debout sur mon orgueil je veux montrer au soir
L'envers de mon manteau endeuillé de tes charmes,
Son mouchoir infini, son mouchoir noir et noir,
Trait à trait, doucement, boira toutes mes larmes.
Il donne des lys blancs à mes roses de flamme
Et des bandeaux de calme à mon front délirant…
Que le soir sera bon.. Il aura pour moi l'âme
Claire et le corps profond d'un magnifique amant.
English
Forsaking my pride, I want to show the night
The inside of my cloak, plunged in mourning for your charms.
Its infinite handkerchiefs, its handkerchiefs black and black,
Piece by piece, tenderly, will drink all my tears.
The night lays lilies upon my burning roses
And cool cloths upon my feverish brow…
How good the evening will be! It will have, for me,
The luminous soul, the profound body, of a magnificent lover.
6.7k
This is not an accident. I used to call him
a lazy criminal. Scooping hearts and spilling blood,
leaving footprints, fingerprints. Stains.
Eyes folding over -- the blindman or the beggar?
Lips that blossomed into blueprints.
Hands that rhymed with dreams, instead.
The weeknights, dark and warm
in a season of curled paper.
No speaking -- guilt only follows
past the second trip through the door.
And then the mornings.
More sun in him than the greenhouse
where we watched dragonfly wings.
A pattern about him
like dragonfly wings.
In those days we knew
what it meant to point
without wounding.
We knew how to need someone
without wanting,
without loving.
Jan 11, 2013
Jan 11, 2013 at 9:57 PM UTC
Constructed in a year of inconsequential relevance,
A lighthouse stood over the turning tide.
Many a vessel had found respite in the glow of this beacon.
Through many years this tower stood strong.
The keeper, never of like name,
A position handed over in death.
Countless generations of watchful eyes relieved after duty.
All but an instant to this pillar,
This guiding light of prosperity.
I took over, 19 years from birth.
Training took a fragment of an hour.
Stood on guard, through a ceaseless haze,
First night on duty.
Tremors shook the beacon,
But it never lost its light.
A wave came to view,
Its size well beyond my comprehension.
The tower stood, as I was knocked upon the floor.
It never lost its light.
Sixteen years slipped by,
Not so much as a boat.
I admit, my head was starting to slip.
I hadn’t spoken in years.
I went in search of conversation and left my post.
In it’s place I discovered a barren wasteland of death and decay.
There was no life.
It was gone.
Without purpose or place, I marched on into the wasteland,
Until I came across a roaming beacon, shining out upon the horizon.
There I returned to my post,
With this guiding light of prosperity.
May 5, 2015
May 5, 2015 at 3:06 AM UTC
Les ondes de la mer me caressent doucement.
Je me sens si heureux chaque seconde de mon être
Et j’oublie mes chagrins si divers légèrement.
Tout ce qu’on veut maintenant est s’unir aux belles-lettres
En quoi notre destin fut écrit autrefois,
Où les chemins de la vie sont toujours dégagés
Et nous sommes libérés des regrets, des outrages
Qui empêchent notre envie de partout voyager.
Nous manquons seulement de courage de fuir -
De nos craintes, vexations, amertumes et avis...
En étant caressés par les ondes de la mer
Commençons de nouveau: nouveau seuil de la vie.
Feb 6, 2017
Feb 6, 2017 at 2:34 PM UTC
Quesque'il faut pour ce cœur tourmenté
C’est une femme, une ancre à laquelle s’attacher
Cette femme, un fantôme qui trouble mon sommeil
n’est jamais à mon côté quand je me réveil
Je me gaspille tout seul en faisant rein.
Doucement vient la vieillisse, la peur, le chagrin.
La cure se trouve dans la femme parfaite
qui sait trouver l’ancien ordre et le remettre
Une tache de merde aura cette pauvre femme.
Sans grand chose en échange, balayer mon âme
Pour trouver son ancienne splendeur
Obscurci par le temps et la douleur
Jul 5, 2011
Jul 5, 2011 at 8:36 AM UTC
C'est vrai, je suis épileptique,
Je peux tomber trois fois par jour
D'une fenêtre, d'un portique,
Et d'une cloche de l'Amour.
Mais... quel est cet air de reproche ?
Ça ne fait que trois ? J'ai péché
Et d'un joli quartier de roche,
Où j'étais doucement niché.
Je tombe, tombe, tombe, tombe,
Ça fait bien quatre cette fois,
Si j'étais un mort dans sa tombe,
J'en tomberais... sur tous les toits.
C'est du moins ce que j'entends dire,
Et qu'un petit bruit, dans un coin,
A jadis tenté d'introduire
En ton délicieux Bourgoin.
La chose, hélas ! n'est pas nouvelle,
Et tous, des facteurs aux abbés,
Ont des potins dans leur cervelle ;
Les bras ne m'en sont pas tombés.
Ils sont là, non **** de ma bouche,
Je vous le dis sans embarras ;
Je souffre un peu si l'on y touche,
Surtout avec des doigts trop gras.
Ça n'a pas troublé ma pensée.
1.2k
1. Egg
[This is my hatching
thought, which you cannot
see.]
2. Larva
The moon shines,
a pretty pill.
It couldn’t fill me with more.
It couldn’t
spill its light more
brightly or cover me more
tenderly. My chalky
smile smiles back at her more
sweetly for the pain-killing.
It’s magic.
3. Pupa
La lune brille,
une pilule assez.
Il ne pouvait pas me remplir de plus.
Il ne pouvait pas
répandre sa lumière plus
vives ou me couvrir plus
tendrement. Mon calcaires
sourire sourires de retour à son plus
doucement pour la douleur-massacre.
C'est magique.
4. Imago
The moon shines,
a pretty pill.
He could not fill me with more.
He could not
spread its light over-
bright, or cover me more
tenderly. My limestone
smile smiles back at its,
gently. To the pain-killing,
it's magical.
Aug 16, 2011
Aug 16, 2011 at 2:46 PM UTC
J'ai de la pluie dans les yeux
Et de l'eau sur le Coeur
Je n'ai pas vu la sécheresse depuis que tu es entré dans ma vie
Ni le soleil caché derrière des nuages de problèmes
Des torrents de colère cascades de nos paroles
Et nos conversations ne sont que des explosions de lave
Elles coulent du volcan de notre exaspération
Et brûlent tout sur leur passage
Le doux lac de notre amour s'assèche
Et la mer s'agite chaque instant un peu plus
Mais la terre n'a plus de contrôle
Et ne tremble plus sous l'effort de l'intimidation
La pluie se transforme en brume
Et doucement le voile de la peine se lève
Pour peindre un jour plus clément.
J'ai de la pluie dans les yeux
Et de l'eau sur le Coeur
Mais je vois à travers les larmes un jour nouveau
Une vie nouvelle
Un commencement
Le début d'un jour ensoleillé
Ou je plisserais les yeux
Enfin
Pour voir un sourire sur ton visage
Et te regarder le peindre sur le mien.
Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:13 AM UTC
Sur tes riches tapis, sur ton divan qui laisse
Au milieu des parfums respirer la mollesse,
En ce voluptueux séjour,
Où **** de tous les yeux, **** des bruits de la terre,
Les voiles enlacés semblent, pour un mystère,
Eteindre les rayons du jour,
Ne t'enorgueillis pas, courtisane rieuse,
Si, pour toutes tes soeurs ma bouche sérieuse
Te sourit aussi doucement,
Si, pour toi seule ici, moins glacée et moins lente,
Ma main sur ton sein nu s'égare, si brûlante
Qu'on me prendrait pour un amant.
Ce n'est point que mon coeur soumis à ton empire,
Au charme décevant que ton regard inspire
Incapable de résister,
A cet appât trompeur se soit laissé surprendre
Et ressente un amour que tu ne peux comprendre,
Mon pauvre enfant ! ni mériter.
Non : ces rires, ces pleurs, ces baisers, ces morsures,
Ce cou, ces bras meurtris d'amoureuses blessures,
Ces transports, cet oeil enflammé ;
Ce n'est point un aveu, ce n'est point un hommage
Au moins : c'est que tes traits me rappellent l'image
D'une autre femme que j'aimai.
Elle avait ton parler, elle avait ton sourire,
Cet air doux et rêveur qui ne peut se décrire.
Et semble implorer un soutien ;
Et de l'illusion comprends-tu la puissance ?
On dirait que son oeil, tout voilé d'innocence,
Lançait des feux comme le tien.
Allons : regarde-moi de ce regard si tendre,
Parle-moi, touche-moi, qu'il me semble l'entendre
Et la sentir à mes côtés.
Prolonge mon erreur : que cette voix touchante
Me rende des accents si connus et me chante
Tous les airs q'elle m'a chantés !
Hâtons-nous, hâtons-nous ! Insensé qui d'un songe
Quand le jour a chassé le rapide mensonge,
Espère encor le ressaisir !
Qu'à mes baisers de feu ta bouche s'abandonne,
Viens, que chacun de nous trompe l'autre et lui donne
Toi le bonheur, moi le plaisir !
1.2k
Tes pieds sont aussi fins que tes mains, et ta hanche
Est Large à faire envie à la plus belle blanche ;
A l'artiste pensif ton corps est doux et cher ;
Tes grands yeux de velours sont plus noirs que ta chair.
Aux pays chauds et bleus où ton Dieu t'a fait naître,
Ta tâche est d'allumer la pipe de ton maître,
De pourvoir les flacons d'eaux fraîches et d'odeurs,
De chasser **** du lit les moustiques rôdeurs,
Et, dès que le matin fait chanter les platanes,
D'acheter au bazar ananas et bananes.
Tout le jour, où tu veux, tu mènes tes pieds nus
Et fredonnes tout bas de vieux airs inconnus ;
Et quand descend le soir au manteau d'écarlate,
Tu poses doucement ton corps sur une natte,
Où tes rêves flottants sont pleins de colibris,
Et toujours, comme toi, gracieux et fleuris.
Pourquoi, l'heureuse enfant, veux-tu voir notre France,
Ce pays trop peuplé que fauche la souffrance,
Et, confiant ta vie aux bras forts des marins,
Faire de grands adieux à tes chers tamarins ?
Toi, vêtue à moitié de mousselines frêles,
Frissonnante là-bas sous la neige et les grêles,
Comme tu pleurerais tes loisirs doux et francs,
Si, le corset brutal emprisonnant tes flancs,
Il te fallait glaner ton souper dans nos fanges
Et vendre le parfum de tes charmes étranges,
L'oeil pensif, et suivant, dans nos sales brouillards,
Des cocotiers absents les fantômes épars !
1.1k
Avec tout votre esprit, la belle indifférente,
Avec tous vos grands airs de rigueur nonchalante,
Qui nous font tant de mal et qui vous vont si bien,
Il n'en est pas moins vrai que vous n'y pouvez rien.
Il n'en est pas moins vrai que, sans qu'il y paraisse,
Vous êtes mon idole et ma seule maîtresse ;
Qu'on n'en aime pas moins pour devoir se cacher,
Et que vous ne pouvez, Ninon, m'en empêcher.
Il n'en est pas moins vrai qu'en dépit de vous-même,
Quand vous dites un mot vous sentez qu'on vous aime,
Que, malgré vos mépris, on n'en veut pas guérir,
Et que d'amour de vous, il est doux de souffrir.
Il n'en est pas moins vrai que, sitôt qu'on vous touche,
Vous avez beau nous fuir, sensitive farouche,
On emporte de vous des éclairs de beauté,
Et que le tourment même est une volupté.
Soyez bonne ou maligne, orgueilleuse ou coquette,
Vous avez beau railler et mépriser l'amour,
Et, comme un diamant qui change de facette,
Sous mille aspects divers vous montrer tour à tour ;
Il n'en est pas moins vrai que je vous remercie,
Que je me trouve heureux, que je vous appartiens,
Et que, si vous voulez du reste de ma vie,
Le mal qui vient de vous vaut mieux que tous les biens.
Je vous dirai quelqu'un qui sait que je vous aime :
C'est ma Muse, Ninon ; nous avons nos secrets.
Ma Muse vous ressemble, ou plutôt, c'est vous-même ;
Pour que je l'aime encor elle vient sous vos traits.
La nuit, je vois dans l'ombre une pâle auréole,
Où flottent doucement les contours d'un beau front ;
Un rêve m'apparaît qui passe et qui s'envole ;
Les heureux sont les fous : les poètes le sont.
J'entoure de mes bras une forme légère ;
J'écoute à mon chevet murmurer une voix ;
Un bel ange aux yeux noirs sourit à ma misère ;
Je regarde le ciel, Ninon, et je vous vois ;
Ô mon unique amour, cette douleur chérie,
Ne me l'arrachez pas quand j'en devrais mourir !
Je me tais devant vous ; - quel mal fait ma folie ?
Ne me plaignez jamais et laissez-moi souffrir.
1.2k
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Les colchiques couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne
Les enfants de l'école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément
Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne.
1.1k
Sonnet.
Ils me disent, tes yeux, clairs comme le cristal :
" Pour toi, bizarre amant, quel est donc mon mérite ? "
- Sois charmante et tais-toi ! Mon coeur, que tout irrite,
Excepté la candeur de l'antique animal,
Ne veut pas te montrer son secret infernal,
Berceuse dont la main aux longs sommeils m'invite,
Ni sa noire légende avec la flamme écrite.
Je hais la passion et l'esprit me fait mal !
Aimons-nous doucement. L'Amour dans sa guérite,
Ténébreux, embusqué, bande son arc fatal.
Je connais les engins de son vieil arsenal :
Crime, horreur et folie ! - Ô pâle marguerite !
Comme moi n'es-tu pas un soleil automnal,
Ô ma si blanche, ô ma si froide Marguerite ?
959
Eh quoi ! prier déjà.... tu bégayes encore ;
De la vie, ici-bas, tu n'as vu que l'aurore ;
Pour loi, le beau printemps n'est venu que deux fois ;
À peine connaît-on le doux son de ta voix.
Et cependant, docile aux leçons d'une mère,
Tu bégayes déjà quelques mots de prière !
Oh ! laisse la prière au cœur des malheureux,
Et toi, petit enfant, va reprendre tes jeux !
Pourvu qu'à ton réveil, s'échappant de sa cage,
L'oiseau qui te connaît commence son ramage,
Qu'il reste près de toi ; que d'un bouquet nouveau,
Ta mère, en souriant, vienne orner ton berceau ;
Pourvu que vers le soir, sa voix mélodieuse
T'endorme doucement, ou que, silencieuse,
Elle ébranle ta couche, et d'un léger effort,
En longs balancements t'endorme mieux encor :
C'est là tout le bonheur de ta paisible enfance.
Et comment prierais-tu ? tu n'as pas d'espérance !
À ton âge charmant, l'existence est un jour,
Où le rire et les pleurs s'effacent tour à tour.
Plus **** petit enfant, poursuivant ton voyage,
Ton cœur s'agitera du trouble du jeune âge ;
Tu sentiras alors les charmes enivrants
De nos illusions, rêves purs et charmants.
Un doux espoir, ainsi qu'une ombre fugitive,
Apparaîtra soudain à ton âme naïve,
Te faisant pressentir l'amour et le bonheur...
Alors, il sera temps de prier le Seigneur !
À genoux devant lui, plein de foi, d'espérance,
On dit tout sans parler ; - Dieu comprend le silence.
Ô mon Dieu ! que l'on aime à vous prier longtemps,
Lorsqu'on veut être heureux et que l'on a seize ans !
Car, hélas ! jeune enfant, pendant le long voyage,
Nous n'avons pas toujours un beau ciel sans nuage ;
Le limpide ruisseau qui s'en va murmurant,
Se change bien souvent en horrible torrent,
Et l'aquilon, soufflant sur la barque légère,
Vient la briser, le soir, aux écueils de la terre.
Va jouer, bel enfant !... il te faudra plus ****
Souffrir ainsi que nous : ta vie aura sa part !
Tu verras fuir l'espoir qui venait de paraître ;
Un jour, on t'aimera..., l'on t'oubliera peut-être !...
Ah ! qu'ai-je dit, enfant ? -Suspends, suspends tes jeux
Joins tes petites mains, et regarde les cieux.
1k
Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu'éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.
Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin...
Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.
Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
Chaque alouette qui va et vient m'est connue.
Même j'ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue,
Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.
932
Faire fondre au bain-marie
En remuant avec une maryse
Votre chocolat coupé en petits quatrains
Dans le café
Incorporer votre élixir de muse
Laisser tiédir.
Prendre une rime riche
Mise à tremper depuis la veille
Séparer les voyelles des consonnes
Fouetter les voyelles avec des mots pimentés
Monter les consonnes en neige éternelle
Avec une pincée de musc glacé
Et fouetter jusqu'au sang
Verser les voyelles dans le chocolat
En remuant énergiquement
Incorporer délicatement les consonnes en neige virtuelle.
Mélanger doucement avec une virgule éphémère
Verser votre mousse dans de petits ramequins
Réserver au frais pendant trois heures minimum
Déguster votre mousse d'élixir de muse au chocolat
Avec du melon et de la pastèque bien fraîche
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:51 AM UTC
Le ciel est gris
La pluie s'écoule
Je marche et je marche
Insensible à tout
L'harmonie des bruits routiniers
Doucement fond en arrière-plan
Pour mettre en avant
Mes angoisses si troublantes
Il semblerait
Que ma vie a bousculé de travers
Suis-je tombée de l'autre côté du miroir?
C'est alors que ces pensées
Descendirent vers mon cœur
Qui serra de douleur
Je laissa finalement mes larmes couler
Au rythme de la pluie
Comme mon cœur bat
Au tempo de mes pas
May 8, 2015
May 8, 2015 at 3:37 PM UTC
Tandis que je parlais le langage des vers
Elle s'est doucement tendrement endormie
Comme une maison d'ombre au creux de notre vie
Une lampe baissée au coeur des myrtes verts
Sa joue a retrouvé le printemps du repos
Ô corps sans poids pose dans un songe de toile
Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles
Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau
La voila qui reprend le versant de ses fables
Dieu sait obéissant à quels lointains signaux
Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux
Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables
Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis
Qu'elle reste pareille aux marches du silence
Qui m'échappe pourtant de toute son enfance
Dans ce pays secret à mes pas interdit
Je te supplie amour au nom de nous ensemble
De ma suppliciante et folle jalousie
Ne t'en va pas trop **** sur la pente choisie
Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble
J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute
Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux.
890
A la fin de la nuit longue et noir,
Les étoiles disparaissent avec le clair de lune ;
Quand le premier rayon de soleil arrive,
L’ombre du ciel mêle violet, rose et bleu.
Dans ce moment le monde est encore muet,
Et pale, et doux, et vaste,
Les oiseaux gazouillent, leurs ailes déployées
Et rosée reste sur les roses comme des larmes.
Les nuages semblent comme flocons d’or,
Et le flot de la brise gonfle doucement,
Il chuchote un songe pour mon cœur
Belle, et triste et charmant.
Je sente les lilas, je sente les herbes,
De ma fenêtre ouverte ;
J’écoute leur musique, comme un proverbe :
La vie est belle, lui garder précieusement.
Mar 11, 2015
Mar 11, 2015 at 12:13 AM UTC
Doucement, doucement,
il pleut de neige
un tapis blanc,
engourdissement
ma peau,
mes lèvres,
ma coeur.
Lentement, lentement,
je suis entourré,
je suis enterré
par la beauté.
Feb 23, 2012
Feb 23, 2012 at 4:29 PM UTC
Les mansardes de Luchon
C'était un peu comme la proue du vaisseau amiral,
et ses petits fanaux clignant de l'œil, la nuit,
luisant sur la maison comme des lumignons
Et son toit bleu d’ardoises en était embelli
et mieux, nous étions hauts, aussi hauts que la vie.
Ces «Mansardes» nous y dormions durant les saisons des curistes,
y montant doucement, respectant les consignes,
de traiter dignement les précieux locataires.
Pour Régis et pour moi, c'étaient douces manies
que nous nous gardions, de contrarier en vain.
Dans la chambrette blanche austère ou je dormais
les livres me tombaient des yeux bien après la lumière
et j'écoutais aussi, les pas sur les trottoirs
des passants noctambules qui passaient en riant
et je scrutais aussi les fenêtres d'en face.
Grand-Mère ronflait parfois dans la chambre à côté
Avec son poudrier et son eau de Cologne
exhalant des senteurs de rose et de vanille.
Dans la chambre à côte était Régis, mon frère
Qui me passait parfois la B.D, «Blé le roc».
Oh, comme je les aimais, ces modestes mansardes,
Nous étions jeunes alors, et tout était diamant :
Filles des locataires aux cheveux dénoués
ou bien nos jeux guerriers et nos arcs et nos lances
et ces folles lectures menées jusqu'au petit matin.
Paul Arrighi
Dec 16, 2015
Dec 16, 2015 at 4:26 PM UTC
Des lumières tamisées
Sur vos lèvres irisées
Des couleurs de ses phalanges
Ailées comme deux beaux anges
Vous et votre éternité
Ombres de la noire nuitée
Vous savourez la caresse
De son rythme. Votre détresse
Devient détente divine
Par vos rires on le devine…
Là, la douceur infinie
Tout commence, tout fini
Par ce que ce corps vous fait
Dans ce soir noir si parfait
Lentement, si tendrement
Par ses doigtés, doucement
Connaissant votre plaisir
Et comment y parvenir
Vous lui rendez, soprano
L'extatique mélodie,
Ainsi l'on aurait bien dit,
Que vous êtes son piano…
26 Août 2015
Lyon, France
Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 8:12 AM UTC
Naples, 1822.
Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre,
Le doux frémissement des ailes du zéphyre
À travers les rameaux,
Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives,
Ou le roucoulement des colombes plaintives,
Jouant aux bords des eaux ;
Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime,
Tes cordes exhalaient ce langage sublime,
Divin secret des cieux,
Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole,
Les anges amoureux se parlent sans parole,
Comme les yeux aux yeux ;
Si de ta douce voix la flexible harmonie,
Caressant doucement une âme épanouie
Au souffle de l'amour,
La berçait mollement sur de vagues images,
Comme le vent du ciel fait flotter les nuages
Dans la pourpre du jour :
Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille,
Ma voix murmurerait tout bas à son oreille
Des soupirs, des accords,
Aussi purs que l'extase où son regard me plonge,
Aussi doux que le son que nous apporte un songe
Des ineffables bords !
Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière !
Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière
Ma vie et ton amour !
Ton regard languissant est plus cher à mon âme
Que le premier rayon de la céleste flamme
Aux yeux privés du jour.
857