Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"tasse" poems
The girl in the canary yellow dress tosses her dried baguette crumbs onto the dirt. With 35mm eyes her parents watch as flying beggars swoop down to feast on a simple meal. Neon signs flash, blending in with the clicks of the tourists. Words blinking in a language foreign to her own. *Beastialité! Deux jeunes filles, une tasse!* Her dark ringlets bounce in the breeze from the red windmill, where Nini-legs-in-the-air once cut rugs. A whisper reaches her, calling in a language she has yet to learn.
0
Jun 26, 2010
Jun 26, 2010 at 6:01 PM UTC
Unfamiliar Tongue
~~~~English~~~~ Everything is white Snow is all I can see for miles and miles Icicles hang from the shivering trees And the flowers are resting in sweet peace Until Spring wakes them from their sleep Sound of jingling sleigh bells Blow across the wind Mingling with the sound Of distant church chimes Cold bitter breezes sting my face And I can clearly see my breath Slowly I homeward trod To sit beside the fireplace With a hot cup of cocoa ~Marian~ ~~~~French~~~~ Tout est blanc Neige est tout qu'i can see for miles et des miles Glaçons pendent des arbres avec frisson Et les fleurs sont reposent en paix doux Jusqu'au printemps eux réveille de son sommeil Bruit de tintement de grelots Coup dans le vent Se mêlant avec le son Du lointain carillon église Froides brises amers piquent mon visage Et je vois clairement mon souffle Lentement j'ai foulé chemin du retour S'asseoir à côté de la cheminée Avec une bonne tasse de cacao ~ Marian ~
0
Jun 4, 2014
Jun 4, 2014 at 12:19 AM UTC
Winter Wonderland ~ Paysage hivernal
Alles, was bleibt, ist ein Riss, genau in der Mitte des Seins. Lass mich nicht die sein, die an allen Standpunkten teilhaben muss, nicht die, die mit Stift und Worten Angst zu bekämpfen vermag, nicht die, die sich im- mer brav rechts auf den Weg hält, die, deren Blick immer Fremdens Füße begutachten, nicht die, die sich ohne eine Tasse Koffein wachhalten versucht, die, die überhaupt nur zu den traurigen Songs tanzt, die, deren Herz sich nur schwer erwärmen lässt, die, mit den melancholischen Augen den Raum er- misst Someone taught me to be me - Es sind die Kämpfe mit meinem Selbst, die sich in meine Haut gebrannt haben, die Angst vor höheren Mächten, die meine Augenringe abzeichnen, es ist das große Vielleicht von dir, dass mich zittern lässt.
0
Jul 30, 2014
Jul 30, 2014 at 5:56 AM UTC
I; the shortest word with the longest story
Je suis jeune, ou c’est ce qu'ils me disent, Jeunes et capable, sauvage et libre; Mes os ne craquent pas sous le vent. Je suis folle, c'est ce qu'ils disent, Folle de croire vos mots cassés, Mais vous étiez jeune une fois aussi. Je suis seule et ils ne manquent jamais d'avis, Seule, oui, mais jamais trop seule. La tasse était à moitié pleine quand nous nous sommes rencontrés. Je suis ce que je me dis: joyeuse aujourd'hui, envieuse demain, et en ce moment, juste une fille coincée entre deux.
0
Oct 29, 2010
Oct 29, 2010 at 3:11 PM UTC
Je suis...
Au café je m'assieds Et bois lentement une tasse de thé, Laisse la boisson chaude me chauffer. À travers la fenêtre, je regarde la pluie. Puis, je te vois de l'autre côté de la rue, Mais tu ne me vois pas— Pas encore de toute façon— Caché de la pluie qui tombe à verse Dans ton imperméable. Mais je ne supporte pas ça encore, Et je cours dehors vers toi. Tu me vois enfin, Et viens me rencontrer à mi-chemin. Au milieu de la rue, Nous nous embrassons. Tout souci de la pluie Emporté par une vague d'émotion. Et comme le ciel verse son âme pour la terre, Ainsi je verserai mon âme pour toi, Mon amour.
0
Nov 11, 2011
Nov 11, 2011 at 3:48 PM UTC
Pour toi, mon amour
Je ne plus comprendre comment aimer. Toi, t'as parti sans moi. Tu m'avais laisser dans la rue sans un pull, sans une tête, sans un cœur. Tu l'as pris comme la diable que tu es. Mais, je t'aime, je t'aime, je t'aime. Je ne comprends pas comment tu peux pas m'aimer comme je t'aime, ma belle. On peux changer le monde entier. Toi, tu peux changer ma vie simplement avec un regarde de tes yeux trop bleu. Les yeux de la mer. Les yeux bleu comme la mer et violent comme des vagues. Les vagues intensifs qui cognes sur le sable de mon cœur. Si je peux m’arrêter de t'aimer, je le ferai, mais, comme je peux jamais arrêter de t'aimer, ici je resterai, tout seul avec mon tasse de thé vert.
0
Dec 22, 2012
Dec 22, 2012 at 12:15 PM UTC
Toi
Ange de lumière, je serais ravi de suivre En vertu de la mèche et à travers la bougie Dites-moi comment vous faites un ruisseau De la pensée et de l'amour comme un rêve de fuite La ruisseau par lequel je me guide les pas Une lumière par laquelle je remplirai ma tasse “C’est le sang des ténèbres” je chuchote, puis le bois, donc Plus profonde est la lumière je ramasse
0
Oct 20, 2013
Oct 20, 2013 at 8:44 PM UTC
La Lumière,
(À un poète exilé) Généreux favoris des filles de mémoire, Deux sentiers différents devant vous vont s'ouvrir : L'un conduit au bonheur, l'autre mène à la gloire ; Mortels, il faut choisir. Ton sort, ô Manoel, suivit la loi commune ; La muse t'enivra de précoces faveurs ; Tes jours furent tissus de gloire et d'infortune, Et tu verses des pleurs ! Rougis plutôt, rougis d'envier au vulgaire Le stérile repos dont son coeur est jaloux Les dieux ont fait pour lui tous les biens de la terre, Mais la lyre est à nous. Les siècles sont à toi, le monde est ta patrie. Quand nous ne sommes plus, notre ombre a des autels Où le juste avenir prépare à ton génie Des honneurs immortels. Ainsi l'aigle superbe au séjour du tonnerre S'élance ; et, soutenant son vol audacieux, Semble dire aux mortels : je suis né sur la terre, Mais je vis dans les cieux. Oui, la gloire t'attend ; mais arrête, et contemple A quel prix on pénètre en ses parvis sacrés ; Vois : l'infortune, assise à la porte du temple, En garde les degrés. Ici, c'est ce vieillard que l'ingrate Ionie A vu de mers en mers promener ses malheurs : Aveugle, il mendiait au prix de son génie Un pain mouillé de pleurs. Là, le Tasse, brûlé d'une flamme fatale, Expiant dans les fers sa gloire et son amour, Quand il va recueillir la palme triomphale, Descend au noir séjour. Partout des malheureux, des proscrits, des victimes, Luttant contre le sort ou contre les bourreaux ; On dirait que le ciel aux coeurs plus magnanimes Mesure plus de maux. Impose donc silence aux plaintes de ta lyre, Des coeurs nés sans vertu l'infortune est l'écueil ; Mais toi, roi détrôné, que ton malheur t'inspire Un généreux orgueil ! Que t'importe après tout que cet ordre barbare T'enchaîne **** des bords qui furent ton berceau ? Que t'importe en quels lieux le destin te prépare Un glorieux tombeau ? Ni l'exil, ni les fers de ces tyrans du Tage N'enchaîneront ta gloire aux bords où tu mourras : Lisbonne la réclame, et voilà l'héritage Que tu lui laisseras ! Ceux qui l'ont méconnu pleureront le grand homme ; Athène à des proscrits ouvre son Panthéon ; Coriolan expire, et les enfants de Rome Revendiquent son nom. Aux rivages des morts avant que de descendre, Ovide lève au ciel ses suppliantes mains : Aux Sarmates grossiers il a légué sa cendre, Et sa gloire aux Romains.
0
862
La gloire
(À un poète exilé) Généreux favoris des filles de mémoire, Deux sentiers différents devant vous vont s'ouvrir : L'un conduit au bonheur, l'autre mène à la gloire ; Mortels, il faut choisir. Ton sort, ô Manoel, suivit la loi commune ; La muse t'enivra de précoces faveurs ; Tes jours furent tissus de gloire et d'infortune, Et tu verses des pleurs ! Rougis plutôt, rougis d'envier au vulgaire Le stérile repos dont son coeur est jaloux Les dieux ont fait pour lui tous les biens de la terre, Mais la lyre est à nous. Les siècles sont à toi, le monde est ta patrie. Quand nous ne sommes plus, notre ombre a des autels Où le juste avenir prépare à ton génie Des honneurs immortels. Ainsi l'aigle superbe au séjour du tonnerre S'élance ; et, soutenant son vol audacieux, Semble dire aux mortels : je suis né sur la terre, Mais je vis dans les cieux. Oui, la gloire t'attend ; mais arrête, et contemple A quel prix on pénètre en ses parvis sacrés ; Vois : l'infortune, assise à la porte du temple, En garde les degrés. Ici, c'est ce vieillard que l'ingrate Ionie A vu de mers en mers promener ses malheurs : Aveugle, il mendiait au prix de son génie Un pain mouillé de pleurs. Là, le Tasse, brûlé d'une flamme fatale, Expiant dans les fers sa gloire et son amour, Quand il va recueillir la palme triomphale, Descend au noir séjour. Partout des malheureux, des proscrits, des victimes, Luttant contre le sort ou contre les bourreaux ; On dirait que le ciel aux coeurs plus magnanimes Mesure plus de maux. Impose donc silence aux plaintes de ta lyre, Des coeurs nés sans vertu l'infortune est l'écueil ; Mais toi, roi détrôné, que ton malheur t'inspire Un généreux orgueil ! Que t'importe après tout que cet ordre barbare T'enchaîne **** des bords qui furent ton berceau ? Que t'importe en quels lieux le destin te prépare Un glorieux tombeau ? Ni l'exil, ni les fers de ces tyrans du Tage N'enchaîneront ta gloire aux bords où tu mourras : Lisbonne la réclame, et voilà l'héritage Que tu lui laisseras ! Ceux qui l'ont méconnu pleureront le grand homme ; Athène à des proscrits ouvre son Panthéon ; Coriolan expire, et les enfants de Rome Revendiquent son nom. Aux rivages des morts avant que de descendre, Ovide lève au ciel ses suppliantes mains : Aux Sarmates grossiers il a légué sa cendre, Et sa gloire aux Romains.
Continue reading...
57
(Ajoutée dans l'Édition des Souscripteurs de 1849.) Que l'on soit homme ou Dieu, tout génie est martyre : Du supplice plus **** on baise l'instrument ; L'homme adore la croix où sa victime expire, Et du cachot du Tasse enchâsse le ciment. Prison du Tasse ici, de Galilée à Rome, Échafaud de Sidney, bûchers, croix ou tombeaux, Ah ! vous donnez le droit de bien mépriser l'homme, Qui veut que Dieu l'éclaire, et qui hait ses flambeaux ! Grand parmi les petits, libre chez les serviles, Si le génie expire, il l'a bien mérité ; Car nous dressons partout aux portes de nos villes Ces gibets de la gloire et de la vérité. **** de nous amollir, que ce sort nous retrempe ! Sachons le prix du don, mais ouvrons notre main. Nos pleurs et notre sang son l'huile de la lampe Que Dieu nous fait porter devant le genre humain !
0
641
Ferrare
Tu meurs d'envie de moi Et tu me dis tout de go J'ai envie de toi Là Maintenant Bande Bande Bande Et tu chronomètres le temps Qu'il me faudra pour atteindre La taille exacte que tu désires Et quand le petit soldat s'exécute Au quart de tour comme tu l'exiges Quand il pointe l'arme vers tes neiges éternelles Tu dis : Garde à vous, fixe Tu condamnes mes fesses au peloton d'exécution Au clic de ton appareil photo Tu tires à vue Tu mitrailles à bout portant Et quand tu es enfin satisfaite de la pose Tu dis : Déposez arme Et je me dégonfle Instantanément Et tu exaltes, tu jubiles De ta toute puissance Je suis ta chose, ton pantin Ton esclave Tu es ma maîtresse Et tu me flagelles à distance de ton flash. Et tu exiges des photos explicites Des gros plans, des détails intimes De mes parties honteuses Tu veux la vulve qui dort paisiblement sous mon aisselle Tu veux la raie du cul qui se dessine dans le creux de mon coude Tu veux la trique qui ronfle Au coeur de la mangrove du mont de Venus Tu veux le trou de mon cul dans le nombril béant Que je forme de mes plantes de pied jointes Tu veux que mon sein gauche secrète A gogo des tasse de café chaud arabica Tu veux tout Tout de suite Le tout et les parties Sans filtre Sans retouches Tu dis que mains et mes doigts t'excitent Et tu suces mes ongles pour en soutirer Les envies et les cuticules Et tu mordilles mes orteils Lentement l'un après l'autre Tu croques Histoire de voir si je suis chatouilleux Ou si je ne suis pas déjà mort Et tu veux que je me batte en douce Comme on bat la campagne Comme on bat un cil et les cartes Comme on bat le fer quand il est chaud Comme on bat le grain pour le moudre Comme on bat sa coulpe Comme on bat la mesure Et comme on bat son coeur Je me bats en douce Je te baptises de mon foutre Je te fais des messes basses Et je fais main basse sur tes envies A voix basse Je m'exécute Je t'exécute Car tu reignes vierge souveraine, En sourdine, Osmose et Extase, Dans mon royaume tantrique.
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:54 AM UTC
Envies
Tu meurs d'envie de moi Et tu me dis tout de go J'ai envie de toi Là Maintenant Bande Bande Bande Et tu chronomètres le temps Qu'il me faudra pour atteindre La taille exacte que tu désires Et quand le petit soldat s'exécute Au quart de tour comme tu l'exiges Quand il pointe l'arme vers tes neiges éternelles Tu dis : Garde à vous, fixe Tu condamnes mes fesses au peloton d'exécution Au clic de ton appareil photo Tu tires à vue Tu mitrailles à bout portant Et quand tu es enfin satisfaite de la pose Tu dis : Déposez arme Et je me dégonfle Instantanément Et tu exaltes, tu jubiles De ta toute puissance Je suis ta chose, ton pantin Ton esclave Tu es ma maîtresse Et tu me flagelles à distance de ton flash. Et tu exiges des photos explicites Des gros plans, des détails intimes De mes parties honteuses Tu veux la vulve qui dort paisiblement sous mon aisselle Tu veux la raie du cul qui se dessine dans le creux de mon coude Tu veux la trique qui ronfle Au coeur de la mangrove du mont de Venus Tu veux le trou de mon cul dans le nombril béant Que je forme de mes plantes de pied jointes Tu veux que mon sein gauche secrète A gogo des tasse de café chaud arabica Tu veux tout Tout de suite Le tout et les parties Sans filtre Sans retouches Tu dis que mains et mes doigts t'excitent Et tu suces mes ongles pour en soutirer Les envies et les cuticules Et tu mordilles mes orteils Lentement l'un après l'autre Tu croques Histoire de voir si je suis chatouilleux Ou si je ne suis pas déjà mort Et tu veux que je me batte en douce Comme on bat la campagne Comme on bat un cil et les cartes Comme on bat le fer quand il est chaud Comme on bat le grain pour le moudre Comme on bat sa coulpe Comme on bat la mesure Et comme on bat son coeur Je me bats en douce Je te baptises de mon foutre Je te fais des messes basses Et je fais main basse sur tes envies A voix basse Je m'exécute Je t'exécute Car tu reignes vierge souveraine, En sourdine, Osmose et Extase, Dans mon royaume tantrique.
Continue reading...
72
Mon dieu, il est fait du mon amour, Mes larmes, Et mes mots. Mon dieu, il est généreuse, Mais non Je ne suis généreuse pas tout de la temps. En réalité, Je suis égoïste, Enfermé dans ma tête, Avec ne concerne pas pour il. J'aime le diable lui-même. Je ne parle pas du le diable dans l’enfer, Non, Je parle du le diable assis au bar. Le diable porte un manteau Et peigne ses cheveux avec ses doigts. Ce diable tient une tasse de liqueur en un main Et mon coeur en l’autre main. Le diable a des yeux de noir Et lèvres qu'on ne peut pas résister. Je pleure mes mots, Larmes de whisky Dans le votre tasse. Diable, Il est ma destruction.
0
Mar 1, 2018
Mar 1, 2018 at 10:53 AM UTC
Je Faire Pleurer Avec Mes Mots
Je me regarde Dans les reflets Du café corsé Du petit matin brûlant J'y vois Mon visage qui se dissout En vesou Et ton sourire-poème qui apparaît Dans les remous de la tasse Et qui murmure du fond de sa mer noire: "Dor, Dor, Dor !" C'est un dor sonore Doux et amer Un dor comme un pélican Qui plonge au ralenti De son mancenillier en fleurs Pour y gober une lame de mer mordorée. "Dor Dor Dor !" C'est une mitraillette de sept plumes de coqs de chine Qui transperce ma dérive de ses plombs et hameçons Veux-tu donc que je morde, Scombridé anthropophage, A l 'appât de houle De tes vingt brasses de tresse verte ? Veux-tu que j'amarre Mes paupières lourdes Aux crève-coeur de ton misainier et que j 'ancre mes rêves Dans les cales d'un port sans relâche ? "Dor dor dor ! " Et voilà le marc de café qui tangue Embarde, cavale Dans le roulis d'or de ta voile aurique Dorlote mon gouvernail et me lit Au fil de mes haut-le-coeur dans la caféière Qui jouxte le cimetière joyeux Où flânent les ombres des petites morts Près du pont au-dessus de la rivière Saison. "Dor dor dor ! " . Faut-il que j 'ouvre dans ton miroir la porte à la douleur ? Faut-il que je chante joie, plaisir, contentement, Jouissance et nostalgie, manque et absence ? Faut-il que je mette dehors la petite cuillère Et que je me rendorme en buvant comme du petit lait Cette dor qui perle en riant de tes lèvres-nasses Assoiffées de café anthracite de soleil noir, D'ombre de soleil, de souvenir de soleil, D'espoir de soleil d'or ?
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:43 PM UTC
Café corsé
Je me regarde Dans les reflets Du café corsé Du petit matin brûlant J'y vois Mon visage qui se dissout En vesou Et ton sourire-poème qui apparaît Dans les remous de la tasse Et qui murmure du fond de sa mer noire: "Dor, Dor, Dor !" C'est un dor sonore Doux et amer Un dor comme un pélican Qui plonge au ralenti De son mancenillier en fleurs Pour y gober une lame de mer mordorée. "Dor Dor Dor !" C'est une mitraillette de sept plumes de coqs de chine Qui transperce ma dérive de ses plombs et hameçons Veux-tu donc que je morde, Scombridé anthropophage, A l 'appât de houle De tes vingt brasses de tresse verte ? Veux-tu que j'amarre Mes paupières lourdes Aux crève-coeur de ton misainier et que j 'ancre mes rêves Dans les cales d'un port sans relâche ? "Dor dor dor ! " Et voilà le marc de café qui tangue Embarde, cavale Dans le roulis d'or de ta voile aurique Dorlote mon gouvernail et me lit Au fil de mes haut-le-coeur dans la caféière Qui jouxte le cimetière joyeux Où flânent les ombres des petites morts Près du pont au-dessus de la rivière Saison. "Dor dor dor ! " . Faut-il que j 'ouvre dans ton miroir la porte à la douleur ? Faut-il que je chante joie, plaisir, contentement, Jouissance et nostalgie, manque et absence ? Faut-il que je mette dehors la petite cuillère Et que je me rendorme en buvant comme du petit lait Cette dor qui perle en riant de tes lèvres-nasses Assoiffées de café anthracite de soleil noir, D'ombre de soleil, de souvenir de soleil, D'espoir de soleil d'or ?
Continue reading...
49
Le genre est assez ... fuckie Mais elle est l'été éternel Jamais habillée pour l'hiver Blottie au coin On est versé dans l'identité Et elle berce la cruche Sur le bord de la tasse Avec des artères dorées ... qui va?
0
May 21, 2018
May 21, 2018 at 5:29 PM UTC
Qui va
Pour te garder toujours à portée des yeux Je t’ai mise sous verre, Ma muse courtoise, Avec encadrement de bois Stuqué et doré du dix-neuvième siècle Avec marie-louise, Jolie gravure du dix-huitième siècle signée Sigmond Freudeberg, peintre et Antoine Louis Romanet, graveur ! C’est une scène galante : Tu prends le bain Et Justine, ta servante t’apporte sur un plateau Un billet-doux et ta tasse de chocolat chaud "De la Lettre ou du Chocolat, que préfère Madame?!." Dit Justine avec le regard complice de l 'entremetteuse. Ah ma chère Justine, j'ai le coeur bien plus délicat, Plus faible infiniment, hélas que la poitrine!" Puisque c’est toi madame Tu choisirais d’abord la lettre ou le chocolat ?
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:44 AM UTC
Scène galante
Sonnet. Le poète au cachot, débraillé, maladif, Roulant un manuscrit sous son pied convulsif, Mesure d'un regard que la terreur enflamme L'escalier de vertige où s'abîme son âme. Les rires enivrants dont s'emplit la prison Vers l'étrange et l'absurde invitent sa raison ; Le Doute l'environne, et la Peur ridicule, Hideuse et multiforme, autour de lui circule. Ce génie enfermé dans un taudis malsain, Ces grimaces, ces cris, ces spectres dont l'essaim Tourbillonne, ameuté derrière son oreille, Ce rêveur que l'horreur de son logis réveille, Voilà bien ton emblème, Ame aux songes obscurs, Que le Réel étouffe entre ses quatre murs ! Écrit en 1842.
0
396
Sur le Tasse en prison
Fais rafraîchir mon vin, de sorte Qu'il passe en froideur un glaçon ; Fais venir Jeanne, qu'elle apporte Son Luth pour dire une chanson ; Nous ballerons tous trois au son ; Et dis à Barbe qu'elle vienne, Les cheveux tors à la façon D'une folâtre Italienne. Ne vois-tu que le jour se passe ? Je ne vis point au lendemain : Page, reverse dans ma tasse, Que ce grand verre soit tout plein : Maudit soit qui languit en vain ! Ces vieux Médecins je n'approuve ; Mon cerveau n'est jamais bien sain Si beaucoup de vin ne l'abreuve.
0
338
À son Page
L'habit râpé Vivent les bas de soie et les souliers vernis ! La chaise dépaillée Dieu dit aux bons fauteuils : fauteuils, je vous bénis ! Le poêle froid Comme un grand feu qui flambe et pétille en décembre Vous illumine l'âme en empourprant la chambre ! Le verre plein d'eau Ma foi, j'aime le vin. La soucoupe pleine de poussière Moi, j'aime le café. L'écuelle de bois C'est charmant de crier : garçon ! Perdreau truffé, Bordeaux retour de l'Inde, et saumon sauce aux huîtres ! Le carreau cassé Une fenêtre est belle alors qu'elle a des vitres. Le gousset vide Que l'usurier hideux, poussif, auquel tu dois, Agite un vieux billet de banque en ses vieux doigts, Fût-il gris comme un chantre et crasseux comme un diacre, Vénus vient toute nue en sa conque de nacre. Le lit de sangle Un édredon, c'est doux. L'écritoire Arétin, plein d'esprit, Vit content ; sous ses pieds il a quand il écrit Un charmant tapis turc qui réchauffe sa prose. Le trou de la serrure J'estime une portière épaisse, et, verte ou rose, Laissant voir, dans les plis du satin ouaté, Un mandarin qui prend une tasse de thé. Un papier timbré Verrès est riche et grand ; devant lui nul ne bouge. Le miroir fêlé Sur un frac brodé d'or j'aime un beau cordon rouge. L'escabeau boiteux Quel bonheur de courir à la croix de Berny Sur quelque ardent cheval plein d'un souffle infini, Démon aux crins épars né des vents de l'Ukraine ! La semelle percée Quelle joie ! En hiver, rouler au Cours-la-Reine, Quand le soleil dissout les brouillards pluvieux, Dans un landau qui fait blêmir les envieux ! Le plafond troué Et, tandis qu'au dehors siffle le vent féroce, Contempler, à travers les glaces du carrosse, Le ciel bleu, rayonnant d'une douce clarté ! Le ciel bleu Paix ! Comptez vous pour rien cette sérénité De marcher le front haut, et de se dire : en somme, Je mange du pain noir, mais je suis honnête homme ! Le 17 novembre 1853.
0
330
Voix dans le grenier
L'habit râpé Vivent les bas de soie et les souliers vernis ! La chaise dépaillée Dieu dit aux bons fauteuils : fauteuils, je vous bénis ! Le poêle froid Comme un grand feu qui flambe et pétille en décembre Vous illumine l'âme en empourprant la chambre ! Le verre plein d'eau Ma foi, j'aime le vin. La soucoupe pleine de poussière Moi, j'aime le café. L'écuelle de bois C'est charmant de crier : garçon ! Perdreau truffé, Bordeaux retour de l'Inde, et saumon sauce aux huîtres ! Le carreau cassé Une fenêtre est belle alors qu'elle a des vitres. Le gousset vide Que l'usurier hideux, poussif, auquel tu dois, Agite un vieux billet de banque en ses vieux doigts, Fût-il gris comme un chantre et crasseux comme un diacre, Vénus vient toute nue en sa conque de nacre. Le lit de sangle Un édredon, c'est doux. L'écritoire Arétin, plein d'esprit, Vit content ; sous ses pieds il a quand il écrit Un charmant tapis turc qui réchauffe sa prose. Le trou de la serrure J'estime une portière épaisse, et, verte ou rose, Laissant voir, dans les plis du satin ouaté, Un mandarin qui prend une tasse de thé. Un papier timbré Verrès est riche et grand ; devant lui nul ne bouge. Le miroir fêlé Sur un frac brodé d'or j'aime un beau cordon rouge. L'escabeau boiteux Quel bonheur de courir à la croix de Berny Sur quelque ardent cheval plein d'un souffle infini, Démon aux crins épars né des vents de l'Ukraine ! La semelle percée Quelle joie ! En hiver, rouler au Cours-la-Reine, Quand le soleil dissout les brouillards pluvieux, Dans un landau qui fait blêmir les envieux ! Le plafond troué Et, tandis qu'au dehors siffle le vent féroce, Contempler, à travers les glaces du carrosse, Le ciel bleu, rayonnant d'une douce clarté ! Le ciel bleu Paix ! Comptez vous pour rien cette sérénité De marcher le front haut, et de se dire : en somme, Je mange du pain noir, mais je suis honnête homme ! Le 17 novembre 1853.
Continue reading...
52