"rives" poems
Something lives below my skin,
It’s burrowed down, deep within
It burns my body, wearing me thin
And that ***** won’t ever give in
It scrabbles and rives, as I tear me apart
With nails like knives, so close to my heart
I claw at my limbs with fingers that seek
To split open my flesh, the tissue so weak
Blood busts forth as I tear at the itch
As I work hard to get rid of this *****
My nails dyed red, I can not stop now
The need so strong, to exorcise it somehow
Covered in scars, scabbing and sore
As I cry with the pain, limbs ragged and raw
I pause for a moment waiting to see
If it is no longer residing in me
Holding my breath, maybe its gone
If I can’t rid myself of this wrong
This dark demon will drive me insane
But it comes crawling again and again
Something lives below my skin,
It’s burrowed down, deep within
It burns my body, wearing me thin
And that ***** won’t ever give in
Oct 20, 2014
Oct 20, 2014 at 10:58 AM UTC
du som er dig og hvordan du til mig, ser andet end dit. jeg ser stykker af dine påfaldende øjne, som taler perfekt. Væk er altid det sted, og dine sarkastiske selvglade trang til at elske nuet. Sidder et ligegyldigt sted, tænker på dejlige bemærkninger, lytter vi sammen? Alt rives op, mens du var ond. Men 1000 **** når ikke at ramme.
Nov 3, 2014
Nov 3, 2014 at 11:36 AM UTC
When I want to write
And the words are churlish and
Sluggishly slow in coming -
And even when they come
They linger at the door-frame
And rub their soft cheeks
Against the painted grain -
I read in a special voice.
Sometimes it's the voice
Of my English teacher from
Junior class. We didn't get along,
But not a word passed her
Lips that wasn't as gilded and
Mellifluous as edible gold-leaf
On a chocolate-chili sundae.
Or the voice belongs to
Rives, who plucks meaning
Out of words like candy
Out of an Easter egg.
He savors every syllable
Like it's an annual treat
And lines them up neatly
In his throat like some kind
Of spoken-word songbird,
But the things I write are
Least likely to be read aloud
By Rives and my English teacher.
(And reading in their voices
Seems too proud.) So I pen
The last of the stragglers down
And clear the alien voices out
Of my own (often sore) throat.
I enjoy my words, wallow in
Phrases, and praise lines of
Alliteration about as often as
A soldier runs past shelter
Helter-skelter and takes his
Chances with unfriendly crosshairs.
My voice quavers, quivers, shakes,
And shivers when I read my work.
I find every letter and line
And nuance absurd, but
I keep myself in check. Editing is
A controlled demolition of
Punctuation and capitalization;
Sometimes the "submit"
Button is hard to hit after
Splaying one more page of
Myself into crisp computer print.
But I breathe and repeat
The words that are lodged
Under my ribcage like a
Stray bullet: "You are not
Superlative; you are not
Fantastic; you will not be
Famous; you will not be
Any better for a long time
And even then you may be
Terrible, unbearable, and
Infinitesimal,
But everyone is."
click
Dec 28, 2010
Dec 28, 2010 at 10:04 PM UTC
Le Géranium d'Alger
(dédié à mon ami Abder).
C'était un plant de géranium,
sans racine apparente
qui avait poussé à Alger,
sous le soleil si vif
de la terre d'Afrique.
L’ami Abder, me l'avait apporté,
comme un présent choisi
d'orange ou de soleil
Il venait de «La bas»,
que nous feignons d'oublier
Mais ou tant de souvenirs
nous relient, par-delà l'amertume
Tant de haine et de préjugés.
Même si des plaies restent à vif
maigres les porteurs de braises
et les vaine vengeances
entretenant les feux.
au lieu de les éteindre
et de jeter leurs forces
pour rapprocher nos Peuples
préserver notre même mer.
Notre Méditerranée lustrale
qui borde nos deux rives
et de rechercher ensemble
l'eau qui étanchera les soifs
de demain, quels que soient
nos Dieux ou nos idéaux.
Je craignais pour ce géranium
aux radicelles menues,
qu'il succombe au vent d'autan
et à ce printemps si pluvieux
mais l'hôte d'Alger
était de bonne souche
accrochée à la vie
et soucieux d'embellir
«Tolosa la belle»,
qui brille et resplendit
sur ces terrasses solaires
de «la Comtale»
nous faisant oublier
que nous vivons en ville
et goûter ce bonheur.
emplissant mes yeux
d'une multiplicité de plantes
Méditerranéennes; bien sûr,
irisées pas les fluides solaires
arrosées par tant de couchers de soleil
et les levers de lune.
Ce géranium à trois têtes
courbées par ces vents
si fréquents,
côtoie la menthe,
le fenouil et la sauge
et scelle une amitié profonde
de natifs des rives
de notre même Méditerranée.
Paul Arrighi
May 18, 2016
May 18, 2016 at 6:25 PM UTC
the trees
the trees
what ever happened
to the trees
once our scenery
had acres and acres
of trees
but over the years
we've purged
far too many trees
yet the trees are so vital
in the natural world's ecology
for their leaves perspiring assists
the rain cycle's hydrology
we've not replaced
the trees we've taken down
hence why we've now few of them
in our environment's crown
and our countryside
suffers prolonged dry spells
the trees were such
precious fillers of rives and wells
the trees
the trees
what ever happened
to the trees
once our scenery
had acres and acres
of trees
but over the years
we've purged
far too many trees
Oct 6, 2019
Oct 6, 2019 at 9:26 PM UTC
leve en løgn
klæde sig med en holdning som han-påfugle der pryder sig og
vil imponere hunnerne, de grå-brune væsner
og konstruerede virkeligheder er holdt sammen af så få strenge af virkelighed at de kollapser så hurtigt. springene fra én fortælling til den næste sker indenfor et par sekunder
inden kollision mellem virkelighed og det pure opspind sker, som
den brusende dans mellem skyggespillet og det implicitte
hvis man ikke observerer rives man med og glemmer ruinen af en fortælling der ligger bag ved den nye, tryllebindende historie, skjult
en ukendt dans, en ufortalt kollision
Apr 5, 2016
Apr 5, 2016 at 5:13 PM UTC
Naples, 1822.
Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre,
Le doux frémissement des ailes du zéphyre
À travers les rameaux,
Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives,
Ou le roucoulement des colombes plaintives,
Jouant aux bords des eaux ;
Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime,
Tes cordes exhalaient ce langage sublime,
Divin secret des cieux,
Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole,
Les anges amoureux se parlent sans parole,
Comme les yeux aux yeux ;
Si de ta douce voix la flexible harmonie,
Caressant doucement une âme épanouie
Au souffle de l'amour,
La berçait mollement sur de vagues images,
Comme le vent du ciel fait flotter les nuages
Dans la pourpre du jour :
Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille,
Ma voix murmurerait tout bas à son oreille
Des soupirs, des accords,
Aussi purs que l'extase où son regard me plonge,
Aussi doux que le son que nous apporte un songe
Des ineffables bords !
Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière !
Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière
Ma vie et ton amour !
Ton regard languissant est plus cher à mon âme
Que le premier rayon de la céleste flamme
Aux yeux privés du jour.
857
Ô pucelle plus tendre
Qu'un beau bouton vermeil
Que le rosier engendre
Au lever du soleil,
D'une part verdissant
De l'autre rougissant !
Plus fort que le lierre
Qui se gripe à l'entour
Du chesne aimé, qu'il serre
Enlassé de maint tour,
Courbant ses bras épars
Sus luy de toutes parts,
Serrez mon col, maistresse,
De vos deux bras pliez ;
D'un neud qui tienne et presse
Doucement me liez ;
Un baiser mutuel
Nous soit perpetuel.
Ny le temps, ny l'envie
D'autre amour desirer,
Ne pourra point ma vie
De vos lévres tirer ;
Ainsi serrez demourrons,
Et baisant nous mourrons.
En mesme an et mesne heure,
Et en même saison,
Irons voir la demeure
De la palle maison,
Et les champs ordonnez
Aux amants fortunez.
Amour par les fleurettes
Du printemps éternel
Voirra nos amourettes
Sous le bois maternel ;
Là nous sçaurons combien
Les amants ont de bien.
Le long des belles plaines
Et parmy les prez vers
Les rives sonnent pleines
De maints accords divers ;
L'un joue, et l'autre au son
Danse d'une chanson.
Là le beau ciel décueuvre
Tousjours un front benin,
Sur les fleurs la couleuvre
Ne ***** son venin,
Et tousjours les oyseaux
Chantent sur les rameaux ;
Tousjours les vens y sonnent
Je ne sçay quoy de doux,
Et les lauriers y donnent
Tousjours ombrages moux ;
Tousjours les belles fleurs
Y gardent leurs couleurs.
Parmy le grand espace
De ce verger heureux,
Nous aurons tous deux place
Entre les amoureux,
Et comme eux sans soucy
Nous aimerons aussi.
Nulle amie ancienne
Ne se dépitera,
Quand de la place sienne
Pour nous deux s'ostera,
Non celles dont les yeux
Prirent le cœur des dieux.
851
My question started with Rives and Op Talk.
Only an idea at first, a spark,
convention that I can not help but mock
because spark rhymes with hark and bark and narc.
Write to make the bones of Shakespeare shiver
and this is awful but who is to say
that a young artist cannot deliver,
cannot produce a lyrical ballet?
It is not important. But it is special
because I cannot speak and speak and speak
and the world is not always so gentle
to warrant an outlook so very bleak.
Not all of the lines will always rhyme like
A sonnet sonnet sonnet sonnet has to.
Oct 9, 2014
Oct 9, 2014 at 8:04 PM UTC
Aujourd'hui, aujourd'hui .....
Est-ce que je n'ai pas se tenir à côté des rives de la rivière, des pleurs l'encre mon stylo doit avoir utilisé sur de simples mots de regret ou de honte ou nostalgie.
Nostalgie d'un baiser de fleurs, n'avez-vous pas témoin moi par écrit la calligraphie dans le sable avec l'écharde de rupture d'une épée?
Aujourd'hui, aujourd'hui .....
Vous avez daigné rendre visite de nouveau dans les petites heures, un lotus dans la vallée Ishii, retourneraient dans gouttes d'incandescence.
N'ai-je pas wince avec une nostalgie pour quelque chose que je peux à peine n'oubliez pas enregistrer dans les rêves et clignote, ce mystère vous écrire?
Aujourd'hui, aujourd'hui .....
Morceaux de papier sont tout ce qui peut rester comme preuve que ce que j'ai connu était quelque chose qui n'existait pas dans la réalité une fois.
Je n'ai pas compte que ces révolutions dans mon coeur sont uniquement l'absence d'avoir quelqu'un près de verser mon amour?
Jul 1, 2014
Jul 1, 2014 at 7:09 PM UTC
Certain roi qui régnait sur les rives du Tage,
Et que l'on surnomma le sage,
Non parce qu'il était prudent,
Mais parce qu'il était savant,
Alphonse, fut surtout un habile astronome.
Il connaissait le ciel bien mieux que son royaume,
Et quittait souvent son conseil
Pour la lune ou pour le soleil.
Un soir qu'il retournait à son observatoire,
Entouré de ses courtisans,
Mes amis, disait-il, enfin j'ai lieu de croire
Qu'avec mes nouveaux instruments
Je verrai cette nuit des hommes dans la lune.
Votre majesté les verra,
Répondait-on ; la chose est même trop commune,
Elle doit voir mieux que cela.
Pendant tous ces discours, un pauvre, dans la rue,
S'approche, en demandant humblement, chapeau bas,
Quelques maravédis : le roi ne l'entend pas,
Et, sans le regarder, son chemin continue.
Le pauvre suit le roi, toujours tendant la main,
Toujours renouvelant sa prière importune ;
Mais, les yeux vers le ciel, le roi, pour tout refrain,
Répétait : je verrai des hommes dans la lune.
Enfin le pauvre le saisit
Par son manteau royal, et gravement lui dit :
Ce n'est pas de là haut, c'est des lieux où nous sommes
Que Dieu vous a fait souverain.
Regardez à vos pieds ; là vous verrez des hommes,
Et des hommes manquant de pain.
742
Et j'ai dit dans mon coeur : Que faire de la vie ?
Irai-je encor, suivant ceux qui m'ont devancé,
Comme l'agneau qui passe où sa mère a passé,
Imiter des mortels l'immortelle folie ?
L'un cherche sur les mers les trésors de Memnom,
Et la vague engloutit ses voeux et son navire ;
Dans le sein de la gloire où son génie aspire,
L'autre meurt enivré par l'écho d'un vain nom.
Avec nos passions formant sa vaste trame,
Celui-là fonde un trône, et monte pour tomber ;
Dans des pièges plus doux aimant à succomber,
Celui-ci lit son sort dans les yeux d'une femme.
Le paresseux s'endort dans les bras de la faim ;
Le laboureur conduit sa fertile charrue ;
Le savant pense et lit, le guerrier frappe et tue ;
Le mendiant s'assied sur les bords du chemin.
Où vont-ils cependant ? Ils vont où va la feuille
Que chasse devant lui le souffle des hivers.
Ainsi vont se flétrir dans leurs travaux divers
Ces générations que le temps sème et cueille !
Ils luttaient contre lui, mais le temps a vaincu ;
Comme un fleuve engloutit le sable de ses rives,
Je l'ai vu dévorer leurs ombres fugitives.
Ils sont nés, ils sont morts : Seigneur, ont-ils vécu ?
Pour moi, je chanterai le maître que j'adore,
Dans le bruit des cités, dans la paix des déserts,
Couché sur le rivage, ou flottant sur les mers,
Au déclin du soleil, au réveil de l'aurore.
La terre m'a crié : Qui donc est le Seigneur ?
Celui dont l'âme immense est partout répandue,
Celui dont un seul pas mesure l'étendue,
Celui dont le soleil emprunte sa splendeur ;
Celui qui du néant a tiré la matière,
Celui qui sur le vide a fondé l'univers,
Celui qui sans rivage a renfermé les mers,
Celui qui d'un regard a lancé la lumière ;
Celui qui ne connaît ni jour ni lendemain,
Celui qui de tout temps de soi-même s'enfante,
Qui vit dans l'avenir comme à l'heure présente,
Et rappelle les temps échappés de sa main :
C'est lui ! c'est le Seigneur : que ma langue redise
Les cent noms de sa gloire aux enfants des mortels.
Comme la harpe d'or pendue à ses autels,
Je chanterai pour lui, jusqu'à ce qu'il me brise...
793
Oh, I know deep within me
that I am forever a part of your soul.
For I am only an island
that swims in the ocean of your soul
and my heart is forever lost in you.
Oh, how I love you
like the heart of God
for there is no treasure
that is more precious
to all that I am
than you my dear love.
Oh, for my love of you
is like a song
that never ends within my heart
for I know that the angels
and such unlovely things
when I see your lovely face
and your lovely form.
Oh, how can any musician
ever make a love song
to tell of all this passion
that I feel burning
burning deep within.
Oh, I shall never see rest
till I hold you
in my loving arms
for all the eternal
passing of time.
Oh,if ten thousand were to sing
of all their love
and all the holy things
that live within their heart
they could never give voice
to the beauty
that I know you are.
Oh, you my dear love
who forever lives in my heart
you outshine the angels
in all their glory.
Oh, you are the only paradise
that I shall ever desire.
Oh, most lovely creature
born from the heart of God
how you ravish my soul!
Oh, one sight of you
and I am slain!
Oh, if I could but win
the paradise that I see in your eyes!
Oh, that soft lovely arch
that is your brow
how can I man
who has once known
all its loveliness
not fall into madness
once he knows
you will never be his.
And oh, my heart
has but one thought
and one thought only
and that is to be in love with you.
And my heart ever searches for you
and lives in its passion
and seeks to call you
its own.
Oh, how I seek to posses you
till the mountains crumble
into the sea
and all the rives
have emptied into the sea
and are no more.
Oh, creature of beauty
and creature of delight
how I wish to hold you
for one holy sacred night.
Oh, you are higher
in my sight
with you etheal beauty
that all God creation
could ever be
though eternities
shall come and go
no other creature
could ever
be more lovely then you.
Oh, I know
that I shall ever be drawn
to those lovely eyes.
Oh, they are more soft and lovely
than the Butterflies wing.
Oh, you shall forever live in my heart
and all my memories of you
shall remain
till the universe like smoke
vanishes away
and even
in my mind they shall ever remain.
Jul 19, 2016
Jul 19, 2016 at 4:48 PM UTC
Abandon de soi
A la lumière
d'un clair de lune
Démission
Rupture
à la faveur d'un clair obscur
S e retirer
à pas feutrés
en silence
vers la voie lactée
Départ
pour un ailleurs
aux confins des mondes
Déployer ses ailes
Prendre son envol
vers d'autres rives-âge
Abolition du temps
et de son passage
Dans le sillage
des Etoiles
Ultime voyage
Jan 11, 2017
Jan 11, 2017 at 1:06 PM UTC
À M. l'abbé Delille.
Ô toi, dont la touchante et sublime harmonie
Charme toujours l'oreille en attachant le cœur,
Digne rival, souvent vainqueur,
Du chantre fameux d'Ausonie,
Delille, ne crains rien, sur mes légers pipeaux
Je ne viens point ici célébrer tes travaux,
Ni dans de faibles vers parler de poésie.
Je sais que l'immortalité
Qui t'est déjà promise au temple de mémoire
T'est moins chère que ta gaîté ;
Je sais que, méritant tes succès sans y croire,
Content par caractère et non par vanité,
Tu te fais pardonner ta gloire
À force d'amabilité :
C'est ton secret, aussi je finis ce prologue.
Mais du moins lis mon apologue ;
Et si quelque envieux, quelque esprit de travers,
Outrageant un jour tes beaux vers,
Te donne assez d'humeur pour t'empêcher d'écrire,
Je te demande alors de vouloir le relire.
Dans une belle nuit du charmant mois de mai,
Un berger contemplait, du haut d'une colline,
La lune promenant sa lumière argentine
Au milieu d'un ciel pur d'étoiles parsemé ;
Le tilleul odorant, le lilas, l'aubépine,
Au gré du doux zéphyr balançant leurs rameaux,
Et les ruisseaux dans les prairies
Brisant sur des rives fleuries
Le cristal de leurs claires eaux.
Un rossignol, dans le bocage,
Mêlait ses doux accents à ce calme enchanteur ;
L'écho les répétait, et notre heureux pasteur,
Transporté de plaisir, écoutait son ramage.
Mais tout-à-coup l'oiseau finit ses tendres sons.
En vain le berger le supplie
De continuer ses chansons.
Non, dit le rossignol, c'en est fait pour la vie ;
Je ne troublerai plus ces paisibles forêts.
N'entends-tu pas dans ce marais
Mille grenouilles coassantes
Qui par des cris affreux insultent à mes chants ?
Je cède, et reconnais que mes faibles accents
Ne peuvent l'emporter sur leurs voix glapissantes.
Ami, dit le berger, tu vas combler leurs vœux ;
Te taire est le moyen qu'on les écoute mieux :
Je ne les entends plus aussitôt que tu chantes.
780
A la nuit satine
la belle Orion se mire
dans l'air frissonnant
des sables constellés,
et sur les rives lactées
où coule le Nil,
je me pavane
le nez dans les étoiles,
suivant des yeux
les volutes sorcières
d'un havane suave
embaumant Misraïm.
Qu'ont-ils raconté
ces hommes, venant de Mars,
lorsqu'ils débarquèrent
de leurs vaisseaux,
fuyant leur terre moribonde ?
Et quel espoir oublié
chérissaient-ils
que garde en son ventre
le sphinx immobile ?
Mon vieux Samir
reprenons une rasade
de ce doux Rhum
couleur d'ambre
parfumé de santal
et laissons sous le sable
soupirer ce mystère
qui sommeille.
Feb 16, 2025
Feb 16, 2025 at 4:28 PM UTC
Contraint de renoncer à la chevalerie,
Don Quichotte voulut, pour se dédommager,
Mener une plus douce vie,
Et choisit l'état de berger.
Le voilà donc qui prend panetière et houlette,
Le petit chapeau rond garni d'un ruban vert
Sous le menton faisant rosette.
Jugez de la grâce et de l'air
De ce nouveau Tircis ! Sur sa rauque musette
Il s'essaie à charmer l'écho de ces cantons,
Achète au boucher deux moutons,
Prend un roquet galeux, et, dans cet équipage,
Par l'hiver le plus froid qu'on eût vu de longtemps,
Dispersant son troupeau sur les rives du Tage,
Au milieu de la neige il chante le printemps.
Point de mal jusques là : chacun à sa manière
Est libre d'avoir du plaisir.
Mais il vint à passer une grosse vachère ;
Et le pasteur, pressé d'un amoureux désir,
Court et tombe à ses pieds : ô belle Timarette,
Dit-il, toi que l'on voit parmi tes jeunes sœurs
Comme le lis parmi les fleurs,
Cher et cruel objet de ma flamme secrète,
Abandonne un moment le soin de tes agneaux ;
Viens voir un nid de tourtereaux
Que j'ai découvert sur ce chêne.
Je veux te les donner : hélas ! C'est tout mon bien.
Ils sont blancs : leur couleur, Timarette, est la tienne ;
Mais, par malheur pour moi, leur cœur n'est pas le tien.
À ce discours, la Timarette,
Dont le vrai nom était Fanchon,
Ouvre une large bouche, et, d'un œil fixe et bête,
Contemple le vieux Céladon,
Quand un valet de ferme, amoureux de la belle,
Paraissant tout-à-coup, tombe à coups de bâton
Sur le berger tendre et fidèle,
Et vous l'étend sur le gazon.
Don Quichotte criait : arrête,
Pasteur ignorant et brutal ;
Ne sais-tu pas nos lois ? Le cœur de Timarette
Doit devenir le prix d'un combat pastoral :
Chante, et ne frappe pas. Vainement il l'implore ;
L'autre frappait toujours, et frapperait encore,
Si l'on n'était venu secourir le berger
Et l'arracher à sa furie.
Ainsi guérir d'une folie,
Bien souvent ce n'est qu'en changer.
631
Hvad er balladen med os? Du kysser min skulder og fortæller mig historier. Jeg åbnede mig op og du åbnede vinduet, og nu leger vores forelskelse gemmelege imens folk leder. Den gemmer sig så godt, at jeg næsten ikke engang selv kan finde den.
Og jeg er virkelig bange for at ødelægge noget. Så bange for en forkert afslutning at jeg undgår en start.
Men du kigger på mig mens du smiler til mig, og jeg kan jo næsten ikke undgå at rives med. Du kalder mig trods alt askepot når vi spiller kævle med min gummisko, og efter et par øl og nogle kys så er de grå foretorve uendelige parader og de nedslidte lyskryds bliver oplyste fyrværkerier, og en tilfældig aften bliver til et eventyr.
Aug 12, 2017
Aug 12, 2017 at 6:46 AM UTC
Ma petite colombelle,
Ma mignonne toute belle,
Mon petit œil, baisez-moi ;
D'une bouche toute pleine
De musc, chassez-moi la peine
De mon amoureux émoi.
Quand je vous dirai, Mignonne,
Approchez-vous, qu'on me donne
Neuf baisers tout à la fois,
Donnez-m'en seulement trois,
Tels que Diane guerrière
Les donne à Phébus son frère,
Et l'Aurore à son vieillard :
Puis reculez votre bouche,
Et bien **** toute farouche
Fuyez d'un pied frétillard.
Comme un taureau par le pré
Court après son amourée,
Ainsi tout chaud de courroux
Je courrai fou après vous ;
Et prise d'une main forte
Vous tiendrai, de telle sorte
Qu'un Aigle un Cygne tremblant.
Lors faisant de la modeste,
De me redonner le reste
Des baisers, ferez semblant.
Mais en vain serez pendante
Toute à mon col, attendante
(Tenant un peu l'œil baissé)
Pardon de m'avoir laissé.
Car en lieu de six adonques (1)
J'en demanderai plus qu'oncques (2)
Tout le ciel d'étoiles n'eut ;
Plus que d'arène poussée
Aux bords, quand l'eau courroucée
Contre les rives s'émeut.
1. Adonques : Alors, maintenant.
2. Oncques : Jamais.
476
Forget me not
As the sun sets
And I grasp your hand tighter
Remember me forever and ever
As the water carves out
Two separate rives
Diverging into two tributaries
That we were once one
And we have grown
Into something better
Than that of what we once were
And you will become something great
Of that which we write poems about.
Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 9:47 PM UTC
Il est un bosquet sombre où se cache la rose,
Et le doux rossignol y va souvent gémir ;
Il est un fleuve pur dont le cristal l'arrose :
Ce fleuve, on l'a nommé le calme Bendemir.
Dans ma rêveuse enfance, où mon cœur se replonge,
Lorsque je ressemblais au mobile roseau,
En glissant sous les fleurs comme au travers d'un songe
J'écoutais l'eau fuyante et les chants de l'oiseau.
Je n'ai pas oublié cette musique tendre,
Qui remplissait les airs d'un murmure enchanté ;
Dans ma chaîne souvent il m'a semblé l'entendre :
J'ai dit : Le rossignol là-bas a-t-il chanté ?
Penchent-elles encor leurs têtes couronnées,
Ces belles fleurs, dans l'eau que j'écoutais gémir ?
Non, elles étaient fleurs ; le temps les a fanées,
Et leur chute a troublé le calme Bendemir.
Mais lorsqu'elles brillaient dans l'éclat de leurs charmes,
Avant de s'effeuiller sur l'humide tombeau,
On puisa dans leur sein ces odorantes larmes
Qui rappellent l'été dont le règne est si beau !
Ainsi le souvenir rend à mes rêveries
Les chants du rossignol que j'écoutais gémir ;
Et ma chaîne s'étend jusqu'aux rives fleuries
Où je crois voir couler le calme Bendemir.
462
Mon pays, c'est le beau soleil
Mon pays n'est pas le dur hiver
Mon pays est un Éden souvent vert
Toujours alangui et tropical au réveil.
C'est un pays, où les cantiques des coqs
Revivifient tout le monde tous les matins
C'est un pays meublé de gadoue et de rocs
Où la nature est un vaste et misérable jardin.
C'est un pays plein d'histoires
Où les esclaves sont révoltés
Contre les colons cupides et les sales boucaniers
Là, existent que des macabres mémoires.
Dans cette atmosphère lamentable
Où je gouaille tout ce qui est négatif
Je vais bâtir des monuments positifs
Je vais rêver et réciter des fables.
Mon pays, c'est le clair de lune
Qui donne l'espoir et la force de lutter
Contre les croquemitaines zombifiés
Et masqués. Oh! Je n'ai aucune rancune.
Mon pays, c'est l'imagination positive
Pour l'instant, je ne veux dénoncer personne
Or, je vais faire taire les cloches qui carillonnent
Oh! C'est triste de voir mon peuple sur les rives
Évacuatives.
P.S. Je remercie Gilles Vigneault
Et notre peuple.
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Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
Nov 12, 2024
Nov 12, 2024 at 11:39 AM UTC
Jeg er virkelig bange
for at ødelægge noget
bange for en forkert afslutning
så jeg undgår en start
men du kysser min skulder
imens du smiler til mig
og jeg kan jo næsten ikke undgå
at rives med.
Jan 15, 2017
Jan 15, 2017 at 9:02 AM UTC