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"regardent" poems
~-English-~ The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas II) The garden trellis Climbing Salêt Moss rose blooms Perfume light and sweet. Light lavender-pink blossoms— Nice outside or in a vase. English bluebells dance On either side of the path In the cool forest They nod and sway in sunlight Lifting their heads to the dawn Meadows full of blooms Larkspurs, Daisies, and Poppies All create beauty. So splendid a sight to see In the Spring and Summertime. Near the Dutch windmill Daffodils and iris bloom In the warm sunshine During the sweet summer day They look towards the blue sky Waterfalls o'er stones, Mossy and slick though they be My eyes do behold; Trillium of white and mauve, All amid Running Cedar. ~Timothy & Marian~ ~-French-~ La beauté des fleurs (plusieurs Tankas II) Le treillis de jardin Escalade Salêt Moss rose fleurs Parfum léger et doux. Lumière des fleurs de lavande-rose — Nice à l'extérieur ou dans un vase. Danse de jacinthes des bois français De chaque côté du chemin Dans la forêt cool Il hoche la tête et se balancent en plein soleil Soulever la tête à l'aube Prés de fleurs Larkspurs, marguerites et coquelicots Tous créent de la beauté. Tellement splendide un spectacle à voir Au printemps et en été. Près du moulin à vent hollandais Les jonquilles et les fleurs de l'iris Dans la chaleur du soleil Pendant la journée été doux Ils regardent vers le ciel bleu Chutes d'eau sur les pierres, Moussu et luisante, bien qu'ils Mes yeux Voici ; Trille blanc et mauve, Tout au milieu des Cèdres en cours d'exécution. ~ Timothy et Marian ~
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Jan 10, 2014
Jan 10, 2014 at 6:26 PM UTC
The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas II)
~-English-~ The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas II) The garden trellis Climbing Salêt Moss rose blooms Perfume light and sweet. Light lavender-pink blossoms— Nice outside or in a vase. English bluebells dance On either side of the path In the cool forest They nod and sway in sunlight Lifting their heads to the dawn Meadows full of blooms Larkspurs, Daisies, and Poppies All create beauty. So splendid a sight to see In the Spring and Summertime. Near the Dutch windmill Daffodils and iris bloom In the warm sunshine During the sweet summer day They look towards the blue sky Waterfalls o'er stones, Mossy and slick though they be My eyes do behold; Trillium of white and mauve, All amid Running Cedar. ~Timothy & Marian~ ~-French-~ La beauté des fleurs (plusieurs Tankas II) Le treillis de jardin Escalade Salêt Moss rose fleurs Parfum léger et doux. Lumière des fleurs de lavande-rose — Nice à l'extérieur ou dans un vase. Danse de jacinthes des bois français De chaque côté du chemin Dans la forêt cool Il hoche la tête et se balancent en plein soleil Soulever la tête à l'aube Prés de fleurs Larkspurs, marguerites et coquelicots Tous créent de la beauté. Tellement splendide un spectacle à voir Au printemps et en été. Près du moulin à vent hollandais Les jonquilles et les fleurs de l'iris Dans la chaleur du soleil Pendant la journée été doux Ils regardent vers le ciel bleu Chutes d'eau sur les pierres, Moussu et luisante, bien qu'ils Mes yeux Voici ; Trille blanc et mauve, Tout au milieu des Cèdres en cours d'exécution. ~ Timothy et Marian ~
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Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce Il n'y a pas d'amour heureux Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes Qu'on avait habillés pour un autre destin À quoi peut leur servir de se lever matin Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes Il n'y a pas d'amour heureux Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé Et ceux-là sans savoir nous regardent passer Répétant après moi les mots que j'ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent Il n'y a pas d'amour heureux Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop **** Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare Il n'y a pas d'amour heureux.
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Il n'y a pas d'amour heureux
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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Sep 11, 2025
Sep 11, 2025 at 1:12 AM UTC
La Violence Pleut Dans Les Rues
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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Vous connaissez ce quai nommé de la Ferraille, Où l'on vend des oiseaux, des hommes et des fleurs. A mes fables souvent c'est là que je travaille ; J'y vois des animaux, et j'observe leurs moeurs. Un jour de mardi gras j'étais à la fenêtre D'un oiseleur de mes amis, Quand sur le quai je vis paraître Un petit arlequin leste, bien fait, bien mis, Qui, la batte à la main, d'une grâce légère, Courait après un masque en habit de bergère. Le peuple applaudissait par des ris, par des cris. Tout près de moi, dans une cage, Trois oiseaux étrangers, de différent plumage, Perruche, cardinal, serin, Regardaient aussi l'arlequin. La perruche disait : " J'aime peu son visage, Mais son charmant habit n'eut jamais son égal. Il est d'un si beau vert ! - Vert ! dit le cardinal ; Vous n'y voyez donc pas, ma chère ? L'habit est rouge assurément : Voilà ce qui le rend charmant. - Oh ! pour celui-là, mon compère, Répondit le serin, vous n'avez pas raison, Car l'habit est jaune-citron ; Et c'est ce jaune-là qui fait tout son mérite. - Il est vert. - Il est jaune. - Il est rouge morbleu ! " Interrompt chacun avec feu ; Et déjà le trio s'irrite. " Amis, apaisez-vous, leur crie un bon pivert ; L'habit est jaune, rouge et vert. Cela vous surprend fort ; voici tout le mystère : Ainsi que bien des gens d'esprit et de savoir, Mais qui d'un seul côté regardent une affaire, Chacun de vous ne veut y voir Que la couleur qui sait lui plaire. "
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L'habit d'Arlequin
je peux voir des jonquilles en dehors de ma fenêtre les jonquilles sont magnifiques les jonquilles sont belles et gratuites les jonquilles me rappellent les jonquilles me rappellent l'amour l'amour que j'ai pour elle beau et gratuit parfois je rêve des jonquilles parfois je rêve d'elle je rêve que nous sommes ensemble nous sommes amoureux je rêve que les autres nous regardent de **** et rêvent de ce que nous avons je rêve que nous sommes des jonquilles dans l'amour jonquilles se balançant dans la brise nous sommes sans soucis quand je me réveille je la vois je la vois dormir à côté de moi je me souviens je me souviens que ce n'est pas un rêve elle n'est pas un rêve nous ne sommes pas un rêve nous sommes nous sommes amoureux nous sommes des jonquilles jonquilles se balançant dans la brise
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Dec 8, 2016
Dec 8, 2016 at 6:10 PM UTC
jonquilles se balançant dans la brise
Parqués entre des bancs de chêne, aux coins d'église Qu'attiédit puamment leur souffle, tous leurs yeux Vers le choeur ruisselant d'orrie et la maîtrise Aux vingt gueules gueulant les cantiques pieux ; Comme un parfum de pain humant l'odeur de cire, Heureux, humiliés comme des chiens battus, Les Pauvres au bon Dieu, le patron et le sire, Tendent leurs oremus risibles et têtus. Aux femmes, c'est bien bon de faire des bancs lisses, Après les six jours noirs ou Dieu les fait souffrir ! Elles bercent, tordus dans d'étranges pelisses, Des espèces d'enfants qui pleurent à mourir. Leurs seins crasseux dehors, ces mangeuses de soupe, Une prière aux yeux et ne priant jamais, Regardent parader mauvaisement un groupe De gamines avec leurs chapeaux déformés. Dehors, le froid, la faim, l'homme en ribote : C'est bon. Encore une heure ; après, les maux sans noms ! - Cependant, alentour, geint, nasille, chuchote Une collection de vieilles à fanons : Ces effarés y sont et ces épileptiques Dont on se détournait hier aux carrefours ; Et, fringalant du nez dans des missels antiques, Ces aveugles qu'un chien introduit dans les cours. Et tous, bavant la foi mendiante et stupide, Récitent la complainte infinie à Jésus, Qui rêve en haut, jauni par le vitrail livide, **** des maigres mauvais et des méchants pansus, **** des senteurs de viande et d'étoffes moisies, Farce prostrée et sombre aux gestes repoussants ; - Et l'oraison fleurit d'expressions choisies, Et les mysticités prennent des tons pressants, Quand, des nefs où périt le soleil, plis de soie Banals, sourires verts, les Dames des quartiers Distingués, - ô Jésus ! - les malades du foie Font baiser leurs longs doigts jaunes aux bénitiers.
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Les pauvres à l'église
Parqués entre des bancs de chêne, aux coins d'église Qu'attiédit puamment leur souffle, tous leurs yeux Vers le choeur ruisselant d'orrie et la maîtrise Aux vingt gueules gueulant les cantiques pieux ; Comme un parfum de pain humant l'odeur de cire, Heureux, humiliés comme des chiens battus, Les Pauvres au bon Dieu, le patron et le sire, Tendent leurs oremus risibles et têtus. Aux femmes, c'est bien bon de faire des bancs lisses, Après les six jours noirs ou Dieu les fait souffrir ! Elles bercent, tordus dans d'étranges pelisses, Des espèces d'enfants qui pleurent à mourir. Leurs seins crasseux dehors, ces mangeuses de soupe, Une prière aux yeux et ne priant jamais, Regardent parader mauvaisement un groupe De gamines avec leurs chapeaux déformés. Dehors, le froid, la faim, l'homme en ribote : C'est bon. Encore une heure ; après, les maux sans noms ! - Cependant, alentour, geint, nasille, chuchote Une collection de vieilles à fanons : Ces effarés y sont et ces épileptiques Dont on se détournait hier aux carrefours ; Et, fringalant du nez dans des missels antiques, Ces aveugles qu'un chien introduit dans les cours. Et tous, bavant la foi mendiante et stupide, Récitent la complainte infinie à Jésus, Qui rêve en haut, jauni par le vitrail livide, **** des maigres mauvais et des méchants pansus, **** des senteurs de viande et d'étoffes moisies, Farce prostrée et sombre aux gestes repoussants ; - Et l'oraison fleurit d'expressions choisies, Et les mysticités prennent des tons pressants, Quand, des nefs où périt le soleil, plis de soie Banals, sourires verts, les Dames des quartiers Distingués, - ô Jésus ! - les malades du foie Font baiser leurs longs doigts jaunes aux bénitiers.
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Noirs dans la neige et dans la brume, Au grand soupirail qui s'allume, Leurs culs en rond, A genoux, cinq petits, - misère ! - Regardent le Boulanger faire Le lourd pain blond. Ils voient le fort bras blanc qui tourne La pâte grise et qui l'enfourne Dans un trou clair. Ils écoutent le bon pain cuire. Le Boulanger au gras sourire Grogne un vieil air. Ils sont blottis, pas un ne bouge, Au souffle du soupirail rouge Chaud comme un sein. Quand pour quelque médianoche, Façonné comme une brioche On sort le pain, Quand, sous les poutres enfumées, Chantent les croûtes parfumées Et les grillons, Que ce trou chaud souffle la vie, Ils ont leur âme si ravie Sous leurs haillons, Ils se ressentent si bien vivre, Les pauvres Jésus pleins de givre, Qu'ils sont là tous, Collant leurs petits museaux roses Au treillage, grognant des choses Entre les trous, Tout bêtes, faisant leurs prières Et repliés vers ces lumières Du ciel rouvert, Si fort qu'ils crèvent leur culotte Et que leur chemise tremblote Au vent d'hiver.
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Les effarés
La roche qui s'attable à l'ombre Dans le calme, dans la solitude, Je m'imagine moi-même, pour un instant Sur la roche qui s'appelle la solitude. Cette roche, entouré de trois arbres, Qui se balancent gracieusement Comme ils juste regardent En voudraient d'offrir de la companie, Pour moi et pour cette roche. Qui ne peut jamais offrir Ni de l'amour ni de l'affection. Juste une place, Pour s'asseoir. Mais ça suffit pour moi, À l'ombre, Une place sur cette roche, Pour faire de la poésie Avec plus de fantasie.
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Aug 11, 2014
Aug 11, 2014 at 1:20 PM UTC
Sur La Roche
Fermer ses yeux si fort, Que je peux discerner des couleurs, Des arabesques, des tâches, puis l'incolore. Ce soir, ce mythe se fait peu prometteur... Rouverts comme deux portes maudites, Mes pupilles ne regardent que la lumière De l'étoile levante et hypocrite: "Ah ! Quel caractère !" Pas un rêve ne m'a émancipé. La lune n'est d'aucun réconfort, Mais le soleil a bien plus de torts. Nuls cauchemars Ne réparent Ma lucidité...
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Apr 3, 2025
Apr 3, 2025 at 3:18 AM UTC
Morphée L'éveillé
Tu es foisonnement de Ganges, Ma cousine sublime, Ma princesse du sang, Mon aimante guérisseuse, Et je remonte avec toi Ta généalogie prolifique. En toi je vois l'aieule, En toi je vois le nouveau-né, Et toutes les arrière arrière générations Qui se relaient inlassablement Et têtent Dans le cours de tes eaux tribales. Tu es confluence Bouillonnement Effervescence De tous ces sangs qui se bousculent S'entrechoquent Se jalousent Se regardent en chiens de faïence Se mordent et se rebellent Se saignent et se régénèrent Dans la dérive des continents. Ta langue est ronde comme la terre Et c'est le vaisseau fidèle qui m'entraîne, aspirine et suppositoire, Entre les contreforts de ta chair ferme Dimanche après dimanche Pour faire mes dévotions tourbillonnantes À toutes les reines thaumaturges Qui t'ont précédée Et sont en marche solidaire et perpétuelle en toi.
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Nov 17, 2019
Nov 17, 2019 at 4:31 AM UTC
Je Remonte Le Cours de tes Ganges
Ce nuage est bien noir : - sur le ciel il se roule, Comme sur les galets de la côte une houle. L'ouragan l'éperonne, il s'avance à grands pas. - A le voir ainsi fait, on dirait, n'est-ce pas ? Un beau cheval arabe, à la crinière brune, Qui court et fait voler les sables de la dune. Je crois qu'il va pleuvoir : - la bise ouvre ses flancs, Et par la déchirure il sort des éclairs blancs. Rentrons. - Au bord des toits la frêle girouette D'une minute à l'autre en grinçant pirouette, Le martinet, sentant l'orage, près du sol Afin de l'éviter rabat son léger vol ; - Des arbres du jardin les cimes tremblent toutes. La pluie ! - Oh ! voyez donc comme les larges gouttes Glissent de feuille en feuille et passent à travers La tonnelle fleurie et les frais arceaux verts ! Des marches du perron en longues cascatelles, Voyez comme l'eau tombe, et de blanches dentelles Borde les frontons gris ! - Dans les chemins sablés, Les ruisseaux en torrents subitement gonflés Avec leurs flots boueux mêlés de coquillages Entraînent sans pitié les fleurs et les feuillages ; Tout est perdu : - Jasmins aux pétales nacrés, Belles-de-nuit fuyant l'astre aux rayons dorés, Volubilis chargés de cloches et de vrilles, Roses de tous pays et de toutes famines, Douces filles de Juin, frais et riant trésor ! La mouche que l'orage arrête en son essor, Le faucheux aux longs pieds et la fourmi se noient Dans cet autre océan dont les vagues tournoient. - Que faire de soi-même et du temps, quand il pleut Comme pour un nouveau déluge, et qu'on ne peut Aller voir ses amis et qu'il faut qu'on demeure ? Les uns prennent un livre en main afin que l'heure Hâte son pas boiteux, et dans l'éternité Plonge sans peser trop sur leur oisiveté ; Les autres gravement font de la politique, Sur l'ouvrage du jour exercent leur critique ; Ceux-ci causent entre eux de chiens et de chevaux, De femmes à la mode et d'opéras nouveaux ; Ceux-là du coin de l'oeil se mirent dans la glace, Débitent des fadeurs, des bons mots à la glace, Ou, du binocle armés, regardent un tableau. - Moi, j'écoute le son de l'eau tombant dans l'eau.
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Pluie
Ce nuage est bien noir : - sur le ciel il se roule, Comme sur les galets de la côte une houle. L'ouragan l'éperonne, il s'avance à grands pas. - A le voir ainsi fait, on dirait, n'est-ce pas ? Un beau cheval arabe, à la crinière brune, Qui court et fait voler les sables de la dune. Je crois qu'il va pleuvoir : - la bise ouvre ses flancs, Et par la déchirure il sort des éclairs blancs. Rentrons. - Au bord des toits la frêle girouette D'une minute à l'autre en grinçant pirouette, Le martinet, sentant l'orage, près du sol Afin de l'éviter rabat son léger vol ; - Des arbres du jardin les cimes tremblent toutes. La pluie ! - Oh ! voyez donc comme les larges gouttes Glissent de feuille en feuille et passent à travers La tonnelle fleurie et les frais arceaux verts ! Des marches du perron en longues cascatelles, Voyez comme l'eau tombe, et de blanches dentelles Borde les frontons gris ! - Dans les chemins sablés, Les ruisseaux en torrents subitement gonflés Avec leurs flots boueux mêlés de coquillages Entraînent sans pitié les fleurs et les feuillages ; Tout est perdu : - Jasmins aux pétales nacrés, Belles-de-nuit fuyant l'astre aux rayons dorés, Volubilis chargés de cloches et de vrilles, Roses de tous pays et de toutes famines, Douces filles de Juin, frais et riant trésor ! La mouche que l'orage arrête en son essor, Le faucheux aux longs pieds et la fourmi se noient Dans cet autre océan dont les vagues tournoient. - Que faire de soi-même et du temps, quand il pleut Comme pour un nouveau déluge, et qu'on ne peut Aller voir ses amis et qu'il faut qu'on demeure ? Les uns prennent un livre en main afin que l'heure Hâte son pas boiteux, et dans l'éternité Plonge sans peser trop sur leur oisiveté ; Les autres gravement font de la politique, Sur l'ouvrage du jour exercent leur critique ; Ceux-ci causent entre eux de chiens et de chevaux, De femmes à la mode et d'opéras nouveaux ; Ceux-là du coin de l'oeil se mirent dans la glace, Débitent des fadeurs, des bons mots à la glace, Ou, du binocle armés, regardent un tableau. - Moi, j'écoute le son de l'eau tombant dans l'eau.
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I Viens, ô toi que j'adore, Ton pas est plus joyeux Que le vent des cieux ; Viens, les yeux de l'aurore Sont divins, mais tes yeux Me regardent mieux. Avril, c'est la jeunesse ; Viens, sortons, la maison, L'enclos, la prison, Le foyer, la sagesse, N'ont jamais eu raison Contre la saison. Pour peu que tu le veuilles, Nous serons heureux ; vois, L'aube est sur les toits, Et l'eau court sous les feuilles, Et l'on entend des voix Du ciel dans les bois. Toutes les douces choses, L'hirondelle au retour Dans la vieille tour, Les chansons et les roses Et la clarté du jour, Sont faites d'amour. Aimer, c'est la première Des lois du Dieu clément. Le bois est charmant ; Et c'est de la lumière, Et c'est du firmament Qu'on fait en aimant. Belle, à la mort tout change ; Le ciel s'ouvre, embaumé, Superbe, enflammé, Et nous dit : viens ! sois ange ! Mais qui n'a pas aimé Le trouve fermé. II Mai dans les bois recèle Les amours innocents, Les amours innocents, L'homme en est l'étincelle, Les amours innocents, La femme en est l'encens. Couchez-vous sur la mousse Dans le beau mois de mai ; Dans le beau mois de mai, La chose la plus douce Dans le beau mois de mai C'est quand on est aimé. Parcourez les charmilles, Les sources, les buissons, Les sources, les buissons ; Autour des jeunes filles, Les sources, les buissons Chanteront des chansons. Sitôt qu'une femme aime, Au fond de son esprit, Au fond de son esprit Brille l'aube elle-même ; Au fond de son esprit Une rose fleurit. Vous qui voulez des flammes, Vous qui voulez des fleurs, Vous qui voulez des fleurs, Cherchez-en dans les âmes ; Vous qui voulez des fleurs, Cherchez-en dans les coeurs.
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Air de la princesse d'Orange
I Viens, ô toi que j'adore, Ton pas est plus joyeux Que le vent des cieux ; Viens, les yeux de l'aurore Sont divins, mais tes yeux Me regardent mieux. Avril, c'est la jeunesse ; Viens, sortons, la maison, L'enclos, la prison, Le foyer, la sagesse, N'ont jamais eu raison Contre la saison. Pour peu que tu le veuilles, Nous serons heureux ; vois, L'aube est sur les toits, Et l'eau court sous les feuilles, Et l'on entend des voix Du ciel dans les bois. Toutes les douces choses, L'hirondelle au retour Dans la vieille tour, Les chansons et les roses Et la clarté du jour, Sont faites d'amour. Aimer, c'est la première Des lois du Dieu clément. Le bois est charmant ; Et c'est de la lumière, Et c'est du firmament Qu'on fait en aimant. Belle, à la mort tout change ; Le ciel s'ouvre, embaumé, Superbe, enflammé, Et nous dit : viens ! sois ange ! Mais qui n'a pas aimé Le trouve fermé. II Mai dans les bois recèle Les amours innocents, Les amours innocents, L'homme en est l'étincelle, Les amours innocents, La femme en est l'encens. Couchez-vous sur la mousse Dans le beau mois de mai ; Dans le beau mois de mai, La chose la plus douce Dans le beau mois de mai C'est quand on est aimé. Parcourez les charmilles, Les sources, les buissons, Les sources, les buissons ; Autour des jeunes filles, Les sources, les buissons Chanteront des chansons. Sitôt qu'une femme aime, Au fond de son esprit, Au fond de son esprit Brille l'aube elle-même ; Au fond de son esprit Une rose fleurit. Vous qui voulez des flammes, Vous qui voulez des fleurs, Vous qui voulez des fleurs, Cherchez-en dans les âmes ; Vous qui voulez des fleurs, Cherchez-en dans les coeurs.
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Dans la foule, Olivier, ne viens plus me surprendre ; Sois là, mais sans parler, tâche de me l'apprendre : Ta voix a des accents qui me font tressaillir ! Ne montre pas l'amour que je ne puis te rendre, D'autres yeux que les tiens me regardent rougir. Se chercher, s'entrevoir, n'est-ce pas tout se dire ? Ne me demande plus, par un triste sourire, Le bouquet qu'en dansant je garde malgré moi : Il pèse sur mon coeur quand mon coeur le désire, Et l'on voit dans mes yeux qu'il fut cueilli pour toi. Lorsque je m'enfuirai, tiens-toi sur mon passage ; Notre heure pour demain, les fleurs de mon corsage, Je te donnerai tout avant la fin du jour : Mais puisqu'on n'aime pas lorsque l'on est bien sage, Prends garde à mon secret, car j'ai beaucoup d'amour !
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Le secret
Sonnet. Pour vous, enfants, le monde est une nouveauté ; De leur nid vos vertus, colombes inquiètes, Regardent en tremblant les printanières fêtes Et cherchent le secret d'y vivre en sûreté. Le voici : n'aimez l'or que pour sa pureté ; N'aimez que la candeur dans vos blanches toilettes ; Et si vous vous posez au front des violettes, Aimez la modestie en leur simple beauté. Qu'ainsi votre parure à vos yeux soit l'emblème De toutes les vertus qui font la grâce même, Ce geste aisé du cœur dont le luxe est jaloux ; Et qu'au retour d'un bal innocemment profane, Quand vous dépouillerez l'ornement qui se fane, Rien ne tombe avec lui de ce qui plut en vous.
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Conseil (I)
quand les anges sont des salauds on quitte le paradis pour l'enfer peuplé de gens anormaux c'est pas pire qu'un cimetière je juge pas, je blâme pas, mais j'aime pas les schémas la vie ne justifie pas qu'on se lie les bras j'ai shooté dans ce piège et j'me suis cassé on m'a jeté des braises de haine et d'avidité mauvais partenaire a la rue comme à la guerre j'ai figé des âmes de reproches en raté j'ai pas suivie la voie je suis un mystère différent donc inquiétant, limite dépravé les englués du paradis sont fiers de leurs pavés ils regardent en bas et s'emmerdent tristement tirent a boulets rouge, sûrs de leurs arguments férocement attachés a leur futilité
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Aug 20, 2021
Aug 20, 2021 at 12:04 PM UTC
Paradis de la haine