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"piron" poems
Ladies and Gentlemen, this is "Piron Number Five" One, two, three, four, five, everybody in the shop on the south side At the Chocolate shop around the corner. The piron boys say they want some milk and dark but I really don't wanna.. Sugar-rush like I had last week. I be the only employee cause the bros is cheap. I like ganache, patrice, and fruit de mer. The day it continue, and the chocolate getting sweeter So what can I do? I really beg you MP (Mister Piron) To me spitin’ is just like a sport. Anything fly, it's all good let me dump it. Oh ComEd wants a building permit.. A little bit of Aimee in my life, A little bit of Ryan by my side. A little bit of Weeme’s what I need, A little bit of Jimmys what I see. A little bit of cold packs for the sun, Cuz we all know chocolate won't last long. A little bit of Starbucks here I am, A little bit of Piron makes me your man! Piron number five. Stir up and down and move it all around. Shake your head to the sound, don’t let chocolate hit the ground. Take one batch left and temper till its right. One kettle to the front and one to the side. Glove up your hands once and Glove em up twice And if it look like this then you're doing it right. I do all to make chocolate like MP knew Cause you got 2 son and you can't get to wide You and me gonna increase that money supply Piron number five.
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Sep 1, 2012
Sep 1, 2012 at 1:45 PM UTC
PIRON #5
Ce Zoïle cagot naquit d'une Javotte. Le diable, - ce jour-là Dieu permit qu'il créât, - D'un peu de Ravaillac et d'un de Nonotte Composa ce gredin béat. Tout jeune, il contemplait, sans gîte et sans valise, Les sous-diacres coiffés d'un feutre en lampion Vidocq le rencontra priant dans une église, Et, l'ayant vu loucher, en fit un espion. Alors ce va-nu-pieds songea dans sa mansarde, Et se voyant sans cœur, sans style, sans esprit, Imagina de mettre une feuille poissarde Au service de Jésus-Christ. Armé d'un goupillon, il entra dans la lice Contre les jacobins, le siècle et le péché. Il se donna le luxe, étant de la police, D'être jésuite et saint par-dessus le marché. Pour mille francs par mois livrant l'eucharistie, Plus vil que les voleurs et que les assassins, Il fut riche. Il portait un flair de sacristie Dans le bouge des argousins. Il prospère ! - Il insulte, il prêche, il fait la roue ; S'il n'était pas saint homme, il eût été sapeur ; Comme s'il s'y lavait, il piaffe en pleine boue, Et, voyant qu'on se sauve, il dit : comme ils ont peur ! Regardez, le voilà ! - Son journal frénétique Plaît aux dévots et semble écrit par des bandits. Il fait des fausses clefs dans l'arrière-boutique Pour la porte du paradis. Des miracles du jour il colle les affiches. Il rédige l'absurde en articles de foi. Pharisien hideux, il trinque avec les riches Et dit au pauvre : ami, viens jeûner avec moi. Il ripaille à huis clos, en publie il sermonne, Chante landerirette après alléluia, Dit un pater, et prend le menton de Simone... - Que j'en ai vu, de ces saints-là ! Qui vous expectoraient des psaumes après boire, Vendaient, d'un air contrit, leur pieux bric-à-brac, Et qui passaient, selon qu'ils changeaient d'auditoire, Des strophes de Piron aux quatrains de Pibrac ! C'est ainsi qu'outrageant gloires, vertus, génies, Charmant par tant d'horreurs quelques niais fougueux, Il vit tranquillement dans les ignominies, Simple jésuite et triple gueux. Septembre1850.
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Ce Zoïle cagot naquit d'une Javotte. Le diable, - ce jour-là Dieu permit qu'il créât, - D'un peu de Ravaillac et d'un de Nonotte Composa ce gredin béat. Tout jeune, il contemplait, sans gîte et sans valise, Les sous-diacres coiffés d'un feutre en lampion Vidocq le rencontra priant dans une église, Et, l'ayant vu loucher, en fit un espion. Alors ce va-nu-pieds songea dans sa mansarde, Et se voyant sans cœur, sans style, sans esprit, Imagina de mettre une feuille poissarde Au service de Jésus-Christ. Armé d'un goupillon, il entra dans la lice Contre les jacobins, le siècle et le péché. Il se donna le luxe, étant de la police, D'être jésuite et saint par-dessus le marché. Pour mille francs par mois livrant l'eucharistie, Plus vil que les voleurs et que les assassins, Il fut riche. Il portait un flair de sacristie Dans le bouge des argousins. Il prospère ! - Il insulte, il prêche, il fait la roue ; S'il n'était pas saint homme, il eût été sapeur ; Comme s'il s'y lavait, il piaffe en pleine boue, Et, voyant qu'on se sauve, il dit : comme ils ont peur ! Regardez, le voilà ! - Son journal frénétique Plaît aux dévots et semble écrit par des bandits. Il fait des fausses clefs dans l'arrière-boutique Pour la porte du paradis. Des miracles du jour il colle les affiches. Il rédige l'absurde en articles de foi. Pharisien hideux, il trinque avec les riches Et dit au pauvre : ami, viens jeûner avec moi. Il ripaille à huis clos, en publie il sermonne, Chante landerirette après alléluia, Dit un pater, et prend le menton de Simone... - Que j'en ai vu, de ces saints-là ! Qui vous expectoraient des psaumes après boire, Vendaient, d'un air contrit, leur pieux bric-à-brac, Et qui passaient, selon qu'ils changeaient d'auditoire, Des strophes de Piron aux quatrains de Pibrac ! C'est ainsi qu'outrageant gloires, vertus, génies, Charmant par tant d'horreurs quelques niais fougueux, Il vit tranquillement dans les ignominies, Simple jésuite et triple gueux. Septembre1850.
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