"paroles" poems
I was once a boy who believed in words dipped in magic
Carefully coated with sugar
From a distance, they shimmered
whispered fog in its wake
surgically dipped into your heart at hummingbird speed
these sweet tender words were easy to swallow
however leaves a burning hole in your chest once it finds shelter in your body.
Even though your lips produced sweet words
I could never get the sour taste out of my mouth
The most you could have done was give me something to wash it down with:
the leftover tears in Samantha Thompson’s eyes
above Wedgefield’s polluted night sky
somewhere in the middle of an empty field inside his pickup truck
between the words I’m and Sorry
the cleanest and most deceitful of them all
I doubted every word.
I never cared much for the empty spaces between the lines of college-ruled paper
They are only meant to be filled with even emptier phrases
If I could, I wouldn’t fill in any spaces in the time we were together
It would only make our story much more incredulous
Adding more would make us less real.
Two hearts in love need no words
but in reality, you did most of the talking
The ***** blanket of faith
is a cocoon of words shared only between you and him.
We, however, were alien to this Earth
We dissolved amongst the shadows of light
produced from lampposts, only to be thrown back into the light
whether or not you wanted to show me who you really were
You always fancied yourself in artificial lighting compared to natural lighting
Fearing the natural light would show the colors you only kept to yourself.
Lovebug ran to each light as quickly as he could
for these lampposts can only cover so much of the unknown
We’ll be together forever
He ran to each one until he was alone
Until he couldn’t find himself
Each shadow that was passed before can be seen, traced
however his new reflection is indiscernible
You can try your hardest to look into dry puddles
only to find something that is not so concrete.
The only words worth believing in are the ones that are burnt slowly afterward
Entre deux coeurs qui s’aiment, nul besoin de paroles.
But no matter how much the lampposts grow taller,
or how the spaces between ruled-paper continue to dance, the word
love will always be the easiest word to swallow
but the hardest to digest once it rots in the thick of your stomach.
Dec 15, 2015
Dec 15, 2015 at 2:20 PM UTC
« Notre amour était mon seul arme
Aujourd’hui j’ai que des larmes
Notre confiance était le seul accord
Maintenant le doute tue votre propre âme
J’ai compris votre jalousie mais
N’oublies pas que je suis une femme
Une femme amoureuse de toi ,fidèle
Et surtout confiante à toi et à moi-même
Oublies les paroles ,et les critiques des autres
Laisses nous vivre une histoire pleine de charme
Pardonnes moi de tous ce que j’ai fait
Stp pardonnes votre futur dame »
Elle m’ a dit;
J’ai répondu:
« personne ne mérite tes larmes
Et celui qui les mérite ne fera surement pas pleurer
Sois sur que je te souhaite que de bonheur
le bonhur… que t' attends...
avec quelqu'un que tu admires
Tu as choisi de jouer tes cartes au profondeur
Et mon jeu était toujours à la hauteur
Tu as détruit ton propre amour
Tu m’as perdu pour toujours
pour m’oublier , Tu as besoin du temps
mêmes les anges ont besoins du temps de repos
cherche quelqu’un qui fait rire ton cœur
moi je ne peux t’assurer que de malheur
la vie m’a donné une deuxième chance
je vais rattraper mes fautes d’enfance
tu étais la grande faute de ma vie
tu es la personne que …………j’ ai pas envie. »
Abdelkadir BELHADJ
Mar 25, 2015
Mar 25, 2015 at 4:45 PM UTC
Been off stubbing repeatedly,
my toes,
on the raggedy twisted
sidewalks of a sinking city, not mine,
where here, my own metaphor,
is being hand delivered,
to me, for me, by me
too many cayenne creole paroles,
none of them getting me any freer
none, as of yet,
making me a free parolee
been off studying some
of what I cannot yet do,
parole in libertà,
a language cosmopolitan
of creation, via creative writing
remolding all of the dix senses
been drawn and french quartered,
drilled down, found no unknown
solace deep bedrock grown,
so doing a redistricting of the map personal,
exposing my gardens, my Doric columns,
to any passerby with the
audacity so sheer to look me
in the face direct and say
laissez le bon temps rouler!
looking to liberate my words,
looking for liberty in my words,
in a different melting *** where here
I am a semi-low semi-free
person of color called
Old Fashioned White,
looking for a seasonal hurricane
to move me along,
push me to write in a new style,
developing cayenne words
smothered in jazz à la mode
multi-flirting with multi-fluency,
searching for Experimental
mellifluous words
stolenlen from, and built upon
a thousand years of languages,
river wide delivering its mountain deep
cargo of silt, a city of words, upon it built,
just like the great Mississippi,
changing course every one
thousand years
my mouth, a river opening wide,
catching both salty and fresh,
god's love delivering,
doing the best I can,
writing real fracking poetry for poetry's sake,
not text messages of asstags
kissing nobody's ads of sad dead #hashtags,
following nobody noticeably,
but thrusting your good stuff into my orifices,
most pleasurably deep
but never parrying,
I am a poet social only in this:
my devotion to my crew
stronger every day
for and
of that particular poetry,
I can write better than anyone,
so big,
sooooooooo easy,
and that's, Steve, Bala, y'all,
how and what I'm doing
and by the way,
Putain Zang Tumb Tumb
you could look it up
May 25, 2014
May 25, 2014 at 9:32 PM UTC
J'ai de la pluie dans les yeux
Et de l'eau sur le Coeur
Je n'ai pas vu la sécheresse depuis que tu es entré dans ma vie
Ni le soleil caché derrière des nuages de problèmes
Des torrents de colère cascades de nos paroles
Et nos conversations ne sont que des explosions de lave
Elles coulent du volcan de notre exaspération
Et brûlent tout sur leur passage
Le doux lac de notre amour s'assèche
Et la mer s'agite chaque instant un peu plus
Mais la terre n'a plus de contrôle
Et ne tremble plus sous l'effort de l'intimidation
La pluie se transforme en brume
Et doucement le voile de la peine se lève
Pour peindre un jour plus clément.
J'ai de la pluie dans les yeux
Et de l'eau sur le Coeur
Mais je vois à travers les larmes un jour nouveau
Une vie nouvelle
Un commencement
Le début d'un jour ensoleillé
Ou je plisserais les yeux
Enfin
Pour voir un sourire sur ton visage
Et te regarder le peindre sur le mien.
Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:13 AM UTC
Aujourd’hui, l’odeur de tes draps m’est revenue
Pis j’me serais étendu, j’me serais perdu
Dans cette mer de soie si seulement
Tu m’avais pas noyé de toutes ces paroles, hier.
Aujourd’hui, j’ai pensé à toi
J’ai pas pleuré, j’ai pas crié
J’ai juste pensé si seulement
J’avais pu pensé avant, hier.
Aujourd’hui, hier, on s’en criss.
T’es où pour marquer mes jours?
Dec 21, 2011
Dec 21, 2011 at 12:31 AM UTC
Aphrodite, Xochiquetzal, Vénus, Ishtar, Astarté !
Oxum, Inanna, Erzulie Freda
Mes muses en Kâlî polycéphale réunies,
Venez vous ébattre et débattre avec moi !
Et vêtez le masque des savantes hétaïres,
Des nagaravadhu, des femmes matadore
Des tayu, des ahuianime, des harots
Et autres courtisanes de lumière,
Rhétoriciennes scandaleuses d'antan,
Pour m'initier à l'Intime quintessence
Des mystères de vos fils Kama, Eros, Cupidon.
J'ai choisi pour vous, les Immortelles,
La tenue mortelle des Métèques :
Entre Shamhat, la Joyeuse sumérienne
Amrapali , Vasantasena,
Basaui, Kulika, les tantriques
Shinano, Sakura et Bunsui
Diotime, prêtresse Mantinéote
Aspasie, la belle Milésienne,
Omphale, la Lydienne qui domina Hercule,
Lasthénéia, Nicarété, les grandes maquerelles,
Phryné, de son vrai nom Mnésarétè, la demoiselle,
La pudibonde muse de Praxitèle,
Puis encore Thargélia, qui devint reine
Impéria qui vécut en beauté pendant vingt-six ans et douze jours
Veronica, Lamia, Nééra,
Laïs qui vous dédia son miroir,
Toutes érudites catins de haute volée,
Porte-paroles d'Eros,
Indomptables et puissantes concubines
D'amour et d'intelligence,
Je ne peux décider
Avec qui convoler au Banquet des Sophistes ?
Certaines m'enflamment la chair
D'autres l'esprit et l 'âme
Et pour toutes cependant sans exception
Je bande d'égale vigueur.
"Amour, ont assuré ces maîtresses
Au disciple fervent que je suis,
N 'est ni divin ni humain
Ni beau ni laid
Ni bon ni méchant
Amour est un démon, un sorcier
Un magicien, un entremetteur...
Si j 'en crois ces rhétoriciennes,
Honorer l 'Amour
C'est désirer le Beau, assouvir
L 'impérissable désir d'immortalité.
On aime car on engendre
On aime car on féconde
On aime car on se reproduit
Pour les siècles des siècles.
Et c'est Ilithyie qui nous accouche
et nous délivre de la mortalité par la conception et l'enfantement.
Le Beau est éternel
Ce n'est pas un Beau physique
Mais métaphysique
Qu 'il nous faut reproduire
Par des joutes sensuelles
Pour tendre vers l 'immortalité.
Fécondez-moi donc et en honorant la courtisane,
La Métèque, qui vibre sous chacun de vos masques
J 'honore l 'Amour à travers vous,
Mes Etrangères,
Peu importe si mon amour est socratique,
Aristotélicien, platonique ou épicurien
Pour peu que j 'accouche de mes pensées lubriques.
Et si je meurs en couches
Qu'on me célèbre à travers tous vos panthéons
Comme le plus valeureux des guerriers !
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:17 AM UTC
Sur le bord du chemin, que j'aime à voir l'oiseau,
Fuyant le nid léger que balance l'ormeau,
Prendre le grain qu'il porte à sa couvée éclose,
Les premiers jours de mai, quand s'entr'ouvre la rose.
Sur le bord du chemin, que j'aime l'églantier,
De pétales dorés parsemant le sentier,
Disant que l'hiver fuit avec neige et froidure,
Qu'un sourire d'avril ramène la verdure.
Sur le bord du chemin, que j'aime à voir les fleurs
Dont les hommes n'ont pas combiné les couleurs ;
Les fleurs des malheureux, qu'aux malheureux Dieu donne,
Du Dieu qui songe à tous, aimable et sainte aumône.
Sur le bord du chemin, que j'aime le ruisseau,
Qui, sous le nénuphar, sous l'aulne et le roseau,
Me cache ses détours, mais qui murmure et chante,
S'emparant en fuyant de ma pensée errante.
Sur le bord du chemin, que j'aime le berger,
Son vieux chien vigilant, son chalumeau léger ;
La cloche du troupeau, triste comme une plainte,
Qui s'arrête parfois, puis qui s'ébranle et tinte.
Sur le bord du chemin, que j'aime mieux encor
La simple croix de bois, sans sculpture, sans or ;
À ses pieds, une fleur humide de rosée,
Par l'humble laboureur, humblement déposée.
Sur le bord du chemin, la fleur se fanera,
Les troupeaux partiront, le ruisseau tarira ;
Tout se flétrit et meurt, quand s'enfuit l'hirondelle ;
Mais la croix restera saintement immortelle !
Sur le bord du chemin, tout varie en son cours,
Le ciel seul, à notre âme, osa dire : Toujours !
Et quand nos cœurs brisés s'agitent dans le doute,
Qu'il est bon de trouver une croix sur la route !
Sur le bord du chemin, les paroles d'amour,
Murmure harmonieux qui ne dure qu'un jour,
S'en vont avec le vent, aussi légère chose
Qu'un chant d'oiseau dans l'air ou qu'un parfum de rose.
Sur le bord du chemin, on tombe avant le soir,
Les pieds tout déchirés et le cœur sans espoir ;
Pèlerin fatigué que poursuivit l'orage,
On s'assied sur la route à moitié du voyage.
Sur le bord du chemin, ô croix ! reste pour moi !
Mes yeux ont moins de pleurs en se levant vers toi.
Tu me montres le but ; une voix qui console,
Dans le fond de mon cœur, semble être ta parole :
« Sur le bord du chemin, si ton cœur affaibli
Souffre d'isolement, de mécompte et d'oubli,
Ô pauvre ami blessé qui caches ta souffrance,
Viens t'asseoir à mes pieds, car je suis l'espérance ! »
Sur le bord du chemin, ainsi parle la croix,
Consolant les bergers et consolant les rois,
Offrant à tout passant son appui tutélaire...
Car tout cœur qui palpite a souffert sur la terre !
1.1k
Le navire est venu à cheval, à une heure inexacte
Notre frère-matelot, du Panthéon des Poètes, était à son bord
Jean Pierre Basilic Dantor Frankétienne D’argent
Qui écrivait, à la hâte, le dernier acte
Se trouvait par hasard, miraculeusement sur le port
Il est monté, il est parti sans parler, sans argent
Sans ses chefs d’œuvre, sans une petite maison
C’est la vie, on part à toute saison.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
Franckétienne n’est pas disparu
Il est quelque part, à Ravine-Sèche, dans les rues
Son inspiration est dans ‘l’émission le Point’
Nous n’avons pas d’autres choix que de prendre soin
De sa mémoire, de son invention et de son imagination
Franckétienne était un génie Haïtien, poète, dramaturge, spiraliste
Ministre de la culture, faiseur de mots, chanteur, peintre et artiste
Son nom était une longue phrase
Et ses paroles faisaient rire jusqu'à l’extase.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
De son vivant, il n’avait pas obtenu sa petite maison
C’était un génie légendaire qui a défié l’imagination
La dictature, l’ordinaire, l’inordinaire et l’abstraction
En devenant un mapou, un baobab. Dirait Wendell
Quel potomitan! Quelle cathédrale! Quelle citadelle!
Pour paraphraser le fils du directeur de Mac Donald
« S’il arrive que tu tombes, apprends vite à chevaucher
Ta chute, que ta chute devienne un cheval, ton cheval
Pour continuer le voyage », la randonnée.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
« Chaque minute compte après cinquante ans »
Disait Franckétienne, puisqu’on peut partir
A n’importe quelle heure, à n’importe quel instant
‘Galaxie plomb gaillé’, pas trop **** du nadir
Une trace invisible sur la tète à la Valentino ou à la Tino Rossi
Frankétienne s’en est allé, l’artiste est parti
Il demeure plus que jamais un Être nouveau
Le géant, l’écrivain, le comédien, le créateur des mots
Est habillé en bretelle comme un gros blanc nègre
Pas comme un monstre de Dr. Frankenstein. Comme une pègre
Le navire est venu à cheval, c’est la mort
Qui nous menace comme si nous avions tort
Nous pleurons maintenant comme la mère
Pour cet octogénaire avancé, pour ce prince de lumière.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
P.S. Un Hommage à Franckétienne et famille, à Wendell Théodore
Et compagnie, à Radio Métropole et à tous les Haïtiens conséquents.
J’offre mes sincères condoléances à tous. Sit ei terra levis!
Copyright © Février 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
Feb 24, 2025
Feb 24, 2025 at 7:38 AM UTC
le ciel était sombre. pas d'autres étoiles ce soir, leurs yeux était les seuls a brillé.
éclairés sur cette falaise -qui était depuis toujours leurs endroit préféré- par les phares de la voiture en devant de laquelle ils était assis, ils se blottirent l'un sur l'autre, lui en l'enlaçant par derrière. ils regardèrent en silence les lumières de la ville un peu éloignée s'étincelé dans les pénombres de cette nuit de juin. rien n'avait besoin d’être dis. c’était un de ces moment ou les choses devaient se sentir et non pas se dire, un de ces moments ou les paroles pouvaient tachetés l'instant. et oh ce qu'ils sentirent cette nuit ci. il y'a des niveau d'euphorie que le corps ne peut atteindre. il y'a des extases qui n'appartiennent qu'a l’âme. c'est donc ivre d'amour qu'ils passèrent cette dernière nuit
Jun 26, 2015
Jun 26, 2015 at 2:08 AM UTC
As fog covered my outside landscape I sat,
relaxing and aligning with poetic ideas
to scribe at later date.
The air was warm, as a faint scent of lavender entered nostrils. My human eyes couldn't make out anything more than a shadow but; my inner senses knew I wasn’t alone.
The being whispered adding fog to the room. With deepen breath it now made sense of my visitor recalling my art background. Remembering, my prayer just days earlier how I longed for a great maters of art to flow through me.
As moments passed, the blur became more distinct. There he stood before me adorned with painters hat and smock. With a smile as he held up a brush and made like he was painting my form.
I giggled with air of breeze. My third eye exploded with an image of Monet. He began to fill my mind with picturesque visions.
Flowers entered my eyes as I felt a creative power serge.
Fields of afternoon strollers adorned with paroles entered mind. And birds rustled in trees, as a flowing brook traveled within.
More scenes manifested. I could almost taste the sweet air running down my throat. When I was filled to capacity, he stopped and I understood. He was providing me with fuel for thought. Scenes to transcribe into poetic jargon.
As he bowed, and I whispered gratitude, he disappeared. I was again alone with my keyboard, dancing hands and vivid imagination tweaked with his talented light.
I now was ready to create on canvas screen and of course my new curator of verse, Monet.
Apr 14, 2019
Apr 14, 2019 at 7:44 PM UTC
There are those who prefer to live on their knees when others would die on their feet,
Chabu is dead, but his words still resound, like the echo of shots on the street.
He was a free man with no child and no wife. No attachments can be a mercy.
A man who has paid for his thoughts with his life is a martyr who sets others free.
Vengeance is natural and there are those who will spit on these gunmen and curse.
In the showdown between “faith” and ideas, the artist will always draw first.
Il ya ceux qui préfèrent vivre sur leurs genoux quand les autres mourraient sur leurs pieds,
Chabu est mort, mais ses paroles résonnent encore, comme l'écho de coups de feu dans la rue.
Il était un homme libre sans enfants et pas de femme. Pas de pièces jointes peuvent être une miséricorde.
Un homme qui a payé pour ses pensées de sa vie est un martyr qui met les autres libres.
Vengeance est naturel et il ya ceux qui vont cracher sur ces hommes armés et malédiction.
Dans la confrontation entre «foi» et des idées, l'artiste puisera toujours en premier.
Jan 8, 2015
Jan 8, 2015 at 6:45 AM UTC
Volez, nobles coursiers, franchissez la distance !
Pour le prix disputé, luttez avec constance !
Sous un soleil de feu, le sol est éclatant ;
Pour vous voir aujourd'hui, tout est bruit et lumière ;
Ainsi qu'un flot d'encens, la légère poussière,
Devant vos pas, s'envole au but qui vous attend.
Que l'air rapide et vif, soulevant vos poitrines,
S'échappe palpitant de vos larges narines !
Laissez sous l'éperon votre flanc s'entr'ouvrir...
Volez, nobles coursiers, dussiez-vous en mourir !
Au milieu des bravos, votre course s'achève ;
Le silence revient - puis, je pense et je rêve...
Notre vie est l'arène où se hâtent nos pas ;
Nous volons vers le but que l'on ne connaît pas.
Fatigués, épuisés, prêts à tomber, qu'importe !
Nous marchons à grands pas, le torrent nous emporte.
Oubliant le passé, repoussant le présent,
Nos regards inquiets se portent en avant ;
Rien n'est beau que plus **** et notre flanc palpite,
Sous l'éperon caché qui nous dit : « Marche vite ! »
Nous marchons. - Quelquefois, à travers les déserts,
Une oasis répand ses parfums dans les airs,
Un doux chant retentit sur le bord de la route :
L'oasis, on la fuit ; le chant, nul ne l'écoute.
Sans garder du chemin regret ou souvenir,
D'un avide regard, on cherche l'avenir ;
L'avenir, c'est le but ! l'avenir, c'est la vie !
Bientôt, à notre gré, la distance est franchie ;
Haletants de la course, épuisés de l'effort,
Nous touchons l'avenir... L'avenir, c'est la mort !
Qu'ai-je dit ? - Ô mon Dieu ! toi qui m'entends, pardonne !...
L'avenir, c'est le ciel, où ton soleil rayonne
Sans que la nuit succède à l'éclat d'un beau jour,
Sans que l'oubli succède aux paroles d'amour !
L'avenir, c'est le ciel où s'arrête l'orage !
C'est le port qui reçoit les débris du naufrage ;
C'est la fin des regrets ; c'est l'éternel printemps ;
C'est l'ange dont la voix a de divins accents.
L'avenir, ô mon Dieu ! c'est la sainte auréole
Que pose sur nos fronts ta main qui nous console.
Oui, marchons ! et vers toi levant souvent les yeux,
Avançons vers le but que nous montrent les cieux.
Chut ! voici le signal, franchissez la distance.
Volez, nobles coursiers, luttez avec constance !
Sous un soleil de feu, le sol est éclatant ;
Pour vous voir aujourd'hui, tout est bruit et lumière ;
Ainsi qu'un flot d'encens, la légère poussière,
Devant vos pas, s'envole au but qui vous attend.
Que l'air rapide et vif, soulevant vos poitrines,
S'échappe palpitant de vos larges narines !
Laissez sous l'éperon votre flanc s'entr'ouvrir...
Volez, nobles coursiers, dussiez-vous en mourir !
806
(Vergiss mein nicht)
(Paroles faites sur la musique de Mozart)
Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
A l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l'ombre t'invite,
Ecoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, lorsque les destinées
M'auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l'exil et les années
Auront flétri ce coeur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon coeur battra,
Toujours il te dira
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon coeur brisé pour toujours dormira ;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
Je ne te verrai plus ; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une soeur fidèle.
Ecoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.
716
Quand le souffle divin qui flotte sur le monde
S'arrête sur mon âme ouverte au moindre vent,
Et la fait tout à coup frissonner comme une onde
Où le cygne s'abat dans un cercle mouvant !
Quand mon regard se plonge au rayonnant abîme,
Où luisent ces trésors du riche firmament,
Ces perles de la nuit que son souffle ranime,
Des sentiers du Seigneur innombrable ornement !
Quand d'un ciel de printemps l'aurore qui ruisselle
Se brise et rejaillit en gerbes de chaleur,
Que chaque atome d'air roule son étincelle,
Et que tout sous mes pas devient lumière ou fleur !
Quand tout chante ou gazouille, ou roucoule ou bourdonne,
Que d'immortalité tout semble se nourrir,
Et que l'homme, ébloui de cet air qui rayonne,
Croit qu'un jour si vivant ne pourra plus mourir !
Quand je roule en mon sein mille pensers sublimes,
Et que mon faible esprit, ne pouvant les porter,
S'arrête en frissonnant sur les derniers abîmes,
Et, faute d'un appui, va s'y précipiter !
Quand, dans le ciel d'amour où mon âme est ravie,
Je presse sur mon coeur un fantôme adoré,
Et que je cherche en vain des paroles de vie
Pour l'embraser du feu dont je suis dévoré !
Quand je sens qu'un soupir de mon âme oppressée
Pourrait créer un monde en son brûlant essor,
Que ma vie userait le temps, que ma pensée
En remplissant le ciel déborderait encor !
Jéhova ! Jéhova ! ton nom seul me soulage !
Il est le seul écho qui réponde à mon coeur !
Ou plutôt ces élans, ces transports, sans langage,
Sont eux-mêmes un écho de ta propre grandeur !
Tu ne dors pas souvent dans mon sein, nom sublime !
Tu ne dors pas souvent sur mes lèvres de feu :
Mais chaque impression t'y trouve et t'y ranime,
Et le cri de mon âme est toujours toi, mon Dieu !
741
her hair falls down her back and
glistens as she flaunts passed me
confidently
she has new jeans and heels that click down the hallways announcing her
arrival
she smiles at everyone and it is so
clean and beautiful that you can't help
but stare
her skin is smooth like the girls'
in the commercials that flash on your
screen
if i am compared to a daisy in a field
of roses then she is the earth
in which they sprout from
she is the definition of lady like
while I am the elbows on the table
at dinner time
she is the girl next door
the one you marry and have at least
2.5 children with
i am the one who has whispered
curses and disappointing stares to
define her
she is not sugar and honey but instead
is the combination of lavender and pine
relaxing and natural
i am hours in the mirror
staring at my reflection wondering
when will it start answering back
she doesn't own a mirror for fear
that she will behave selfishly
because looking at yourself is vain
i think looking at myself
is punishment that i was so wrongly
convicted with
but my paroles aren't short lived
it's a constant voice in my head
saying i'll never be like her
she is everything i am not
because i am not like her
but i want to be
May 4, 2017
May 4, 2017 at 11:55 PM UTC
Dieu, c'est la beauté, Dieu, beauté même, a parlé
Dans le buisson de flamme à son peuple assemblé,
Aux lèvres de Moïse, aux lèvres des prophètes,
Et ses discours profonds sont clairs comme des fêtes.
Son livre est un chœur vaste où David a chanté,
Et c'est un fleuve, il coule avec l'immensité
De ses vagues, noyant dans leur écume ardente
Ton navire, ô Milton, et ta galère, ô Dante !
Et Jésus a parlé, rouge et bleu sous le ciel,
Et des mots qu'il a dits la terre a fait son miel.
Les lys ont confondu sa robe avec l'aurore,
Sa voix, sur la montagne, elle résonne encore.
Paroles de Jésus, source sous les palmiers
Où s'abattent les cœurs ainsi que des ramiers,
Où les âmes vont boire ainsi que des chamelles !
Nourrice, tu suspends le monde à tes mamelles !
Car Il est aussi beau qu'Il est vrai ; sa beauté
Est mère de la fleur, de l'aube et de l'été.
Le Beau n'est qu'un mot creux, l'idéal qu'un mot vide,
Mais la beauté, c'est Dieu dont notre âme est avide ;
La beauté, mais, poète, elle est au cœur de Dieu
Le lotus de lumière et la rose de feu ;
De plus haut que les Tyrs et les Sions sublimes,
Elle descend sur l'ange, elle est vouée aux cimes,
Soleil des paradis, étoile des matins,
Et nos regards sont faits de ses rayons éteints.
- Beauté, face de Dieu, gouffre des purs délices
Formidable aux élus, devant vous les milices
Célestes dont les seins sont cuirassés d'ardeur,
Guerriers gantés de grâce et chaussés de candeur,
Dont les ailes de feu battent le dos par douze,
Capitaines d'amour dont l'aurore est jalouse
Et dont l'épée au poing n'est qu'un rayon vermeil,
Tremblent comme la brume au lever du soleil !
- Alléluia vers vous, beauté du Père, et gloire !
Gloire à vous sur la terre et sur les luths d'ivoire
Des riants chérubins, votre escabeau vivant !
Gloire à vous sur la lyre et les harpes au vent
Des séraphins chantant dans les apothéoses !
Doigts des anges, courez sur les violons roses !
Formez-vous, doux nuage, autour des encensoirs !
Brûlez, soleils levants ! fumez, parfums des soirs !
Montez vers la colombe, ô blanches innocences,
Montez ! Et vous, Vertus, Principautés, Puissances,
Menez, parmi les lys, le cortège des dieux,
Sur les pas de Jésus miséricordieux !
704
Oh ! redis-les encor ces paroles dorées ;
Rends-nous ces flots si purs qui s'épanchaient sur nous,
Rends-nous l'écho lointain de ces hymnes sacrées
Que le chrétien ne doit entendre qu'à genoux.
Hélas ! qui t'a si jeune enseigné ces mystères
Et toutes ces douleurs du pauvre cœur humain ?
Quel génie au milieu des sentiers solitaires
Au sortir du berceau t'a conduit par la main ?
Ô chantre vigoureux, ô nature choisie !
Quel est l'esprit du Ciel qui t'emporte où tu veux ?
Quel souffle parfumé de sainte poésie
Soulève incessamment l'or de tes blonds cheveux ?
Quel art mystérieux à ton vers prophétique
Mêla tant de tristesse et de sérénité ?
Quel artiste divin, comme au lutteur antique,
Te donna tant de force avec tant de beauté ?
Ton œil a découvert et sondé chaque plaie
D'un monde qui n'a plus la force de vieillir,
Et tu sais l'heure au juste où l'on doit sur sa claie
Voir le vieux patient râler et défaillir.
Tu sais, tu sais où vont Ninive et Babylone,
Tu lis dans l'avenir ses desseins ténébreux,
Et c'est de ton côté que reluit la colonne
Qui conduit au désert le peuple des Hébreux.
Dans l'abîme du cœur, plongeur à longue haleine,
Tu fouilles ce qu'il a d'intime et de profond,
Et tu ne reparais que la main toute pleine
Des trésors que le ciel avait cachés au fond.
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À l’aube de la fin
À la limite de ma foi
J’ai éraflé la démesure de ma faim,
Je me suis corrompue tant de fois
Dans la tristesse des beaux jours
L’insatisfaction y règne
Dans l’Empire de mes amours
Ce sont vos coeurs qui saignent
J’annonce sans présomption
Qu’à l’intérieur tout est vide
Vos paroles ne provoquent plus passion
La saveur des miennes est aride
Dec 10, 2017
Dec 10, 2017 at 5:41 PM UTC
Entrez dans les palais grands ouverts à la foule ;
Un jour limpide y luit, l'heure paisible y coule,
Le pied rit au miroir des parquets précieux,
Et **** dans le plafonds aussi hauts que les cieux,
Bleu séjour de la muse et du Dieu sous les voiles,
L'œil voit trembler des chars, des luths et des étoiles.
Sous la voûte, sur les paliers,
Par les rampes en fleurs et les grands escaliers,
Un courant d'air vaste circule,
Et douce est la fraîcheur où vous marchez,
Parmi le peuple blanc des marbres recherchés :
Saluez, c'est Vénus ; admirez, c'est Hercule !
Comme vous reposez les yeux,
Ô blancheur sombre des musées !
La fièvre de nos sens expire dans ces lieux,
Et nos âmes y sont largement amusées.
Ô génie, ô lent créateur,
Comme Dieu fait courir la sève dans les arbres,
Tu fais courir la vie aux lignes des beaux marbres ;
Et sur la pierre, à la hauteur
Des bras de la statue ou du col de l'amphore,
L'œil croit voir voltiger encore
Les mains illustres du sculpteur.
Alors notre cœur se rappelle
Le temps d'Auguste, l'âge où florissait Apelle !
Tout ceux dont un laurier pressait le front puissant,
Le pnyx sonore où rit la troupe des esclaves,
Les toges du forum, les plis des laticlaves,
César spirituelI Sophocle éblouissant !
Rome, Athène ! O palais que la colline élève !
Vous, Romains, vous sculptez à la pointe du glaive ;
Et vous qui soupez chez les dieux,
Vous possédez la grâce et vous la versez toute,
Athéniens, et c'est chez vous que l'âme écoute
Le grand hymne muet qui chante pour les yeux,
Le long des lignes, sous la voûte
De vos temples mélodieux.
Des anciens, endormis au bruit frais des fontaines,
Les âmes en rêvait se promènent ici,
Caressant tous les fronts d'un regret adouci,
Et font, sur les lèvres hautaines
Des Romains et des Grecs et de Tibère aussi,
Chuchoter un long flot de paroles lointaines.
Ô belle antiquité, toute nouvelle encor !
Berce-nous de tes bons murmures,
Comme une abeille d'or,
Que l'été de Paris prendrait aux roses mûres
Pour la jeter en Prairial,
Grisée
Et bourdonnante, autour de la salle apaisée,
Où, visiteur royal,
Par la vitre embrasée au feu de ses prouesses,
Le baiser du soleil vient dorer les déesses.
701
Sonnet.
La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de **** se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.
498
Chabrier, nous faisions, un ami cher et moi,
Des paroles pour vous qui leur donniez des ailes,
Et tous trois frémissions quand, pour bénir nos zèles,
Passait l'Ecce deus et le Je ne sais quoi.
Chez ma mère charmante et divinement bonne,
Votre génie improvisait au piano,
Et c'était tout autour comme un brûlant anneau
De sympathie et d'aise aimable qui rayonne.
Hélas ! ma mère est morte et l'ami cher est mort.
Et me voici semblable au chrétien près du port,
Qui surveille les tout derniers écueils du monde,
Non toutefois sans saluer à l'horizon
Comme une voile sur le large au blanc frisson,
Le souvenir des frais instants de paix profonde.
492
Parfois, je me sens pris d'horreur pour cette terre ;
Mon vers semble la bouche ouverte d'un cratère ;
J'ai le farouche émoi
Que donne l'ouragan monstrueux au grand arbre ;
Mon cœur prend feu ; je sens tout ce que j'ai de marbre
Devenir lave en moi ;
Quoi ! rien de vrai ! le scribe a pour appui le reître ;
Toutes les robes, juge et vierge, femme et prêtre,
Mentent ou mentiront ;
Le dogme boit du sang, l'autel bénit le crime ;
Toutes les vérités, groupe triste et sublime,
Ont la rougeur au front ;
La sinistre lueur des rois est sur nos têtes ;
Le temple est plein d'enfer ; la clarté de nos fêtes
Obscurcit le ciel bleu ;
L'âme a le penchement d'un navire qui sombre ;
Et les religions, à tâtons, ont dans l'ombre
Pris le démon pour Dieu !
Oh ! qui me donnera des paroles terribles ?
Oh ! je déchirerai ces chartes et ces bibles,
Ces codes, ces korans !
Je pousserai le cri profond des catastrophes ;
Et je vous saisirai, sophistes, dans mes strophes,
Dans mes ongles, tyrans.
Ainsi, frémissant, pâle, indigné, je bouillonne ;
On ne sait quel essaim d'aigles noirs tourbillonne
Dans mon ciel embrasé ;
Deuil ! guerre ! une euménide en mon âme est éclose !
Quoi ! le mal est partout ! Je regarde une rose
Et je suis apaisé.
576
Sonnez, sonnez haut sur la joue,
Baisers de la franche amitié,
Comme un fils de neuf ans qui joue,
Petit tapageur sans pitié.
Baiser du respect qui s'imprime
À la porte du cœur humain,
Comme avec l'aile d'une rime,
Effleurez à peine la main ;
Baiser d'affection armée,
De la mère au cœur noble et fier
Sur le front de la tête aimée,
Vibrez mieux que le bruit du fer.
Baiser d'affection aînée,
Ou de mère, le jour des prix,
Sur chaque tête couronnée
Laissez-vous tomber, sans mépris.
Baisers d'affections voisines,
Voltigez du rire joyeux
Des sœurs ou des jeunes cousines
Sur le nez, la bouche ou les yeux ;
Baiser plus doux que des paroles,
Baiser des communes douleurs,
Ferme en soupirant les corolles
Des yeux d'où s'échappent les pleurs :
Baiser de la passion folle
Baise la trace de ses pas,
Réellement, sans hyperbole,
Pour montrer que tu ne mens pas.
Baise un bas ourlet de sa robe,
L'éventail quitté par ses doigts,
Et si tout objet se dérobe,
Feins dans l'air de baiser sa voix ;
Et si l'on garde le silence,
Tu dois t'en aller, c'est plus sûr ;
Mais avant ton aile s'élance
Et tu t'appliques sur son mur.
Reviens plus joyeux que la veille,
Mouille son ongle musical,
Les bords riants de son oreille.
Que le monde te soit égal !
Baiser du désir qui veut mordre,
Pose-toi derrière le cou,
Dans la nuque où l'on voit se tordre
Une mèche qui te rend fou.
Sur sa bouche et sur sa promesse,
Profond et pur comme le jour,
Plus long qu'un prêtre à la grand messe,
Oubliez-vous, Baiser d'amour.
485
C'est à cause du clair de la lune
Que j'assume ce masque nocturne
Et de Saturne penchant son urne
Et de ces lunes l'une après l'une.
Des romances sans paroles ont,
D'un accord discord ensemble et frais,
Agacé ce coeur fadasse exprès,
Ô le son, le frisson qu'elles ont !
Il n'est pas que vous n'ayez fait grâce
A quelqu'un qui vous jetait l'offense :
Or, moi, je pardonne à mon enfance
Revenant fardée et non sans grâce.
Je pardonne à ce mensonge-là
En faveur en somme du plaisir
Très banal drôlement qu'un loisir
Douloureux un peu m'inocula.
407
It’s strange, I don’t know what’s happening to me tonight
I’m looking at you as if for the first time
Still more words, always the same words
I no longer know how to tell you
Nothing but words
But you are that beautiful love story I’ll never stop reading
Easy words, fragile words—it was too beautiful
You are of yesterday and tomorrow
Far too beautiful
Forever my only truth
But the time of dreams is over
Memories fade too when we forget them
You’re like the wind that makes violins sing
And carries away the scent of roses
Caramels, candies, and chocolates
Sometimes, I just don’t understand you
Thanks, but not for me—you can give them to another
One who loves the wind and the scent of roses
As for me, tender words wrapped in sweetness
Rest on my lips but never reach my heart
One more word
Words and words and words
Listen to me
Words and words and words
I beg you
Words and words and words
I swear to you
Words and words and words and words and words
And still more words that you scatter to the wind
This is my fate—to speak to you
To speak to you like the very first time
Still more words, always the same words
How I wish you could understand me
Nothing but words
That you’d listen to me just once
Magic words, strategic words that ring false
You are my forbidden dream
Yes, so false
My only torment and my only hope
Nothing stops you once you start
If only you knew how much I long for a little silence
To me, you are the only music that makes the stars dance on the dunes
Caramels, candies, and chocolates
If you didn’t already exist, I’d invent you
Thanks, but not for me—you can give them to another
One who loves the stars on the dunes
As for me, tender words wrapped in sweetness
Rest on my lips but never reach my heart
One more word, just a single word
Words and words and words
Listen to me
Words and words and words
I beg you
Words and words and words
I swear to you
Words and words and words and words
And still more words that you scatter to the wind
You are so beautiful
Words and words and words
You are so beautiful
Words and words and words
You are so beautiful
Words and words and words
You are so beautiful
Words and words and words and words and words
And still more words that you scatter to the wind
Jun 7, 2025
Jun 7, 2025 at 4:37 AM UTC