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"entier" poems
Nous etions, en cet instant, prisonniers du bonheur. Heritiers de cette douce mais, o combien lourde, ferveur Brulant sous cette peau vernie de sueur, de sable et de sel, Portes, en princes sous les ficelles des tisseuses de ciel. Nous regardions le gris a nous ecorcher les yeux, Aimant de la passion infidele du zenith bleu Le vide encombrant de nos plus incroyables espoirs Et le remou sans debut ni fin de nouvelles memoires. Nous les connaissions, ces esprits, vagabonds des mers Chassant, au milieu des vagues ces humeurs incidencieres, Celles la meme qui jadis se prenommaient “reves d’enfance” Et qui depuis de sont transformes en dependence. Nous les connaissions, et meme si la nature de ce lien M’est masque par un sacerdoce qui ne sera jamais mien, Elle me dicte toujours chaque contour de leur lames grises Qui de cet air sec et fier sont tragiquement eprises Nous etions, en cet instant prisonniers de beaute, Celle la meme qui voit nos poumons dechiquetes A vouloir engouffrer ce monde entier sous nos pores Que demain a travers ces lettres je puisse a nouveau le voir.
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Feb 19, 2015
Feb 19, 2015 at 1:01 PM UTC
A Solis Occasum Cardine
Je sais que tu ne peux toujours pas m'oublier, comme ta belle histoire. Tu ne peux pas oublier mon nom non plus, c'est comme chuchoter "bonsoir". Je veux oublier comment tu prononces mon nom, mais je n'arrive pas à me souvenir d'admettre que tu l'as dit le mieux. Peut-être que je le ferais enfin si seulement tu me disais aussi s'il y a quelqu'un qui pourrait t'embrasser mieux que moi. Même si mes amis me coupaient la tête parce que je pense encore à toi dix mois plus **** même si le monde entier me faisait un procès parce que je continue à essayer d'écrire sur toi après un an, je me brosserais les cheveux, remonte mes seins, je mettrais mon trousseau, réparer ma jupe je me tiendrais devant une vitre et je dirais: "Qu'ils mangent du brioche!" mais pas après que tu aies encore goûté à mon gâteau. Mais pas après que tu aies encore goûté à mon gâteau, encore et encore...
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Sep 13, 2024
Sep 13, 2024 at 12:53 AM UTC
Gâteau Gâgeaux
si seulement j'avais su que tu es mon monde entier la flamme de mon âme qui me sauve toujours si aisé quand tu m'a embrassé cette jour il y a trois ans sous les arbres de l'automne des feuilles qui sont dorées, croustillantes, intemporelles comme notre chaleur. je ne l'aurais pas cru
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Sep 5, 2017
Sep 5, 2017 at 11:17 PM UTC
si seulement j'avais su (à l'automne)
Je ne plus comprendre comment aimer. Toi, t'as parti sans moi. Tu m'avais laisser dans la rue sans un pull, sans une tête, sans un cœur. Tu l'as pris comme la diable que tu es. Mais, je t'aime, je t'aime, je t'aime. Je ne comprends pas comment tu peux pas m'aimer comme je t'aime, ma belle. On peux changer le monde entier. Toi, tu peux changer ma vie simplement avec un regarde de tes yeux trop bleu. Les yeux de la mer. Les yeux bleu comme la mer et violent comme des vagues. Les vagues intensifs qui cognes sur le sable de mon cœur. Si je peux m’arrêter de t'aimer, je le ferai, mais, comme je peux jamais arrêter de t'aimer, ici je resterai, tout seul avec mon tasse de thé vert.
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Dec 22, 2012
Dec 22, 2012 at 12:15 PM UTC
Toi
Dear Ian The First always tastes like honeyed-sunlight on cheek and windowpane: first kiss, first cigarette, first rooftop. I never wanted to come down. Dear Greyson Beautiful and empty. Our hands didn't fit right. Dear Anton Thank you for kissing prayers into the crosses on my forearms. It wasn't enough. I'm sorry I kept you on your knees. Dear Eli **** you. Dear Wyatt We were high and you were there. Your mouth tasted like sour milk and I was lonely in the morning. Dear Ian Snorting coke off my naked body was all you needed. I think I caught you too late. Dear Cody Thanks for the **** I'm sorry I made you leave-- I couldn't stop looking at the orchid petals falling on my windowsill. Dear Howard I never realized my power until the day I let you finger me in the seasonal section of a CVS. Dear Sky Loving you was like loving river currents. I lost myself in the way you looked at me like you were looking past me. I'm still learning how to let go of dead things. Dear Jessica I was high on painkillers for the 6 months you tried to bring me back down. But if you had a condo on a cloud I'd have stayed at your place. Dear Robert I just needed a prom date. Don't read into it. Dear Sarah You and spring rains are synonymous. Dear Vanessa Venus. Someday I'll come back. We'll paint piazzas into dusk. Dear Maya Your lips were swollen honeysuckle and I was all hummingbird. I wish you could've held me after. Dear Alyson We never met in person, but the way you glittered behind my phone screen fogged up the glass with light-hot possibility. Our timing wasn't right. Dear Amélie "On n'aime que ce qu'on ne possède pas tout entier." Dear Izzy I would've sewn stars down your backbone. That night at the End of the World, we held eternity in our fingertips. or maybe it was just the ***** Dear Brendan Drunken lapse in judgement. I'm not "experimenting", I'm actually gay. Dear Sara I wish I was looking for something casual. The Washington Sq. Park fountain will always be holy. Bless my forehead whenever. ---- Dear Jesse It's time to fall in love with your palms. They fit together perfectly. Plant chrysanthemums in your abdomen and let yourself bloom again. Like it's the first time. Like you owe it to yourself.
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Nov 5, 2015
Nov 5, 2015 at 4:34 PM UTC
To My Lovers (after talking about Memory in Proustian philosophy)
Dear Ian The First always tastes like honeyed-sunlight on cheek and windowpane: first kiss, first cigarette, first rooftop. I never wanted to come down. Dear Greyson Beautiful and empty. Our hands didn't fit right. Dear Anton Thank you for kissing prayers into the crosses on my forearms. It wasn't enough. I'm sorry I kept you on your knees. Dear Eli **** you. Dear Wyatt We were high and you were there. Your mouth tasted like sour milk and I was lonely in the morning. Dear Ian Snorting coke off my naked body was all you needed. I think I caught you too late. Dear Cody Thanks for the **** I'm sorry I made you leave-- I couldn't stop looking at the orchid petals falling on my windowsill. Dear Howard I never realized my power until the day I let you finger me in the seasonal section of a CVS. Dear Sky Loving you was like loving river currents. I lost myself in the way you looked at me like you were looking past me. I'm still learning how to let go of dead things. Dear Jessica I was high on painkillers for the 6 months you tried to bring me back down. But if you had a condo on a cloud I'd have stayed at your place. Dear Robert I just needed a prom date. Don't read into it. Dear Sarah You and spring rains are synonymous. Dear Vanessa Venus. Someday I'll come back. We'll paint piazzas into dusk. Dear Maya Your lips were swollen honeysuckle and I was all hummingbird. I wish you could've held me after. Dear Alyson We never met in person, but the way you glittered behind my phone screen fogged up the glass with light-hot possibility. Our timing wasn't right. Dear Amélie "On n'aime que ce qu'on ne possède pas tout entier." Dear Izzy I would've sewn stars down your backbone. That night at the End of the World, we held eternity in our fingertips. or maybe it was just the ***** Dear Brendan Drunken lapse in judgement. I'm not "experimenting", I'm actually gay. Dear Sara I wish I was looking for something casual. The Washington Sq. Park fountain will always be holy. Bless my forehead whenever. ---- Dear Jesse It's time to fall in love with your palms. They fit together perfectly. Plant chrysanthemums in your abdomen and let yourself bloom again. Like it's the first time. Like you owe it to yourself.
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Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Jan 10, 2025
Jan 10, 2025 at 10:29 PM UTC
Le Séisme Infernal D'un Après-Midi Extraordinaire
Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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La Porte-Saint-Martin va donner des Mystères Où Paris tout entier se hâte d'accourir. Tout manque, les balcons, les loges, les parterres ; J'ai pourtant une place et je vais vous l'offrir. Ce théâtre où jadis je vous ai rencontrée Me rappelle un passé bien cruel et bien doux. C'était un soir d'été, douce et chaude soirée ; Je m'en souviens encor : vous en souvenez-vous ? Que de choses depuis ! - La vie est ainsi faite. Je voulais vous avoir, vous n'avez pas voulu Et j'ouvris devant vous oublieuse et distraite Le livre de mon cœur où vous n'avez rien lu. Eh bien, il est au moins un bienfait que j'implore, Triste et suprême appel que vous fera ma voix, Qu'une dernière fois je vous revoie encore Aux lieux où je vous vis pour la première fois ! Comme un oiseau blessé qui vient, l'aile meurtrie, Mourir près de son nid, au bord de son ruisseau. Qu'ainsi mon pauvre amour, brisé par vous, Marie. Vienne chercher sa tombe auprès de son berceau !
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Le livre de mon cœur
Don't mourn for me My body may be empty But my soul is free Free from pain And struggle Free from rejection And abandonment Free from the weight of the world And high expectations I'm soaring with the eagles And swimming with the whales I'm finally happy And at peace Something I've longed for my entier life But never found I wasn't as strong As you say I was Because there I lay Cold and lifeless Do you believe me now? I was on a fishing line Hanging on by a thread On the edge I told you So many times And I know you heard me But there was nothing to do But sit and wait Well, I was sick of waiting And playing games Sick of medications That gave me false hope I couldn't do it My emotional state Died a long time ago And my physical state Was that of a machine Going through the motions I couldn't love Or help Or forgive I couldn't feel So please don't mourn for me My body may be empty But my soul is free
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Sep 9, 2016
Sep 9, 2016 at 8:37 AM UTC
Freedom
Hymne aux morts de juillet. Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau. Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ; Et, comme ferait une mère, La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau. Gloire à notre France éternelle ! Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts ! A ceux qu'enflamme leur exemple, Qui veulent place dans le temple, Et qui mourrons comme ils sont morts ! C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue, Que le haut Panthéon élève dans la nue, Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours, La reine de nos Tirs et de nos Babylone, Cette couronne de colonnes Que le soleil levant redore tous les jours ! Gloire à notre France éternelle ! Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts ! A ceux qu'enflamme leur exemple, Qui veulent place dans le temple, Et qui mourrons comme ils sont morts ! Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe, En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe, Passe sur leur sépulcre où nous inclinons ; Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle, La gloire, aube toujours nouvelle, Fait luire leur mémoire et redore leurs noms ! Gloire à notre France éternelle ! Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts ! A ceux qu'enflamme leur exemple, Qui veulent place dans le temple, Et qui mourrons comme ils sont morts ! Juillet 1831.
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Hymne
Hymne aux morts de juillet. Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau. Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ; Et, comme ferait une mère, La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau. Gloire à notre France éternelle ! Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts ! A ceux qu'enflamme leur exemple, Qui veulent place dans le temple, Et qui mourrons comme ils sont morts ! C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue, Que le haut Panthéon élève dans la nue, Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours, La reine de nos Tirs et de nos Babylone, Cette couronne de colonnes Que le soleil levant redore tous les jours ! Gloire à notre France éternelle ! Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts ! A ceux qu'enflamme leur exemple, Qui veulent place dans le temple, Et qui mourrons comme ils sont morts ! Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe, En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe, Passe sur leur sépulcre où nous inclinons ; Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle, La gloire, aube toujours nouvelle, Fait luire leur mémoire et redore leurs noms ! Gloire à notre France éternelle ! Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts ! A ceux qu'enflamme leur exemple, Qui veulent place dans le temple, Et qui mourrons comme ils sont morts ! Juillet 1831.
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J'ai toujours sous la main Une ou deux molécules de ma muse effervescente, Sa poudrière et sa houppe pour le teint. Et quand vient le boléro de la migraine Et que l'hallali explose dans ma tête en pleine chasse à courre Et que c'est la curée chaude Je rappelle la meute des mots chiens et taureaux Et je transforme en plein couvent les kilomètres de petit-lait entier en fa dièse mineur De ma Decatur ecclésiastique En AOP. AOP, C'est Aspirine et Antimoine, Les deux vocalises de ma muse, Deux sœurs siamoises, Deux divas effervescentes de Cadix Que nul bistouri ne peut disjoindre Quand en duo, aveugles, elles dansent leur boléro dans un bain d'encre Allegretto con moto Au son des cors de chasse Au lieu des castagnettes. Ces deux divas sont une lettre d'indulgence, Un passeport incunable pour le paradis, Dont je suis l'enlumineur, le rubricateur, l'imprimeur, le relieur Et l'auteur. J'imprime à grand tirage leur psautier poisseux sur deux colonnes Et quarante deux lignes
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Oct 26, 2019
Oct 26, 2019 at 9:00 AM UTC
Molécule de Muse
Sonnet. Viens, ne marche pas seul dans un jaloux sentier, Mais suis les grands chemins que l'humanité foule ; Les hommes ne sont forts, bons et justes, qu'en foule Ils s'achèvent ensemble, aucun d'eux n'est entier. Malgré toi tous les morts t'ont fait leur héritier ; La patrie a jeté le plus fier dans son moule, Et son nom fait toujours monter comme une houle De la poitrine aux yeux l'enthousiasme altier ! Viens, il passe au'forum'un immense zéphyre ; Viens, l'héroïsme épars dans l'air qu'on y respire Secoue utilement les moroses langueurs. Laisse à travers ton luth souffler le vent des âmes, Et tes vers flotteront comme des oriflammes Et comme des tambours sonneront dans les cœurs.
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La patrie
Le monde attend un nouveau Dieu. Joseph de Maistre. Je m'adresse à tout l'Univers, Après David, le roi psalmiste. Oui, Madame, en ces quelques vers, Je m'adresse à tout l'Univers. Sur les continents et les mers, Si tant est qu'un athée existe, C'est moi, dis-je, à tout l'Univers, Après David, le roi psalmiste. Je me fous bien de tous vos dieux, Ils sont jolis, s'ils vous ressemblent, Et bons à foutre dans les lieux. Je me fous bien de tous vos dieux, Je me fous même du bon vieux, L'unique, devant qui tous tremblent ; Je me fous bien de tous vos dieux, Ils sont jolis, s'ils vous ressemblent. Je ris du Dieu des bonnes gens, S'il en est encor par le monde ; Avec les gens intelligents. Je ris du Dieu des bonnes gens. Sacré Dieu ! quels airs indulgents ! Quel gros cul, quelle panse ronde ! Mais... pour les seules bonnes gens, S'il en est encor par le monde. Je me fous aussi de celui Des grands philosophes, très drôles, Qui parfois se prennent pour lui. Je me fous aussi de celui Dont l'incommensurable ennui Voudrait peser sur nos épaules. Je me fous aussi de celui Des grands philosophes, très drôles. Je plains fort, vous entendez bien, Tout homme qui dit : Dieu, sur terre, Indou, musulman ou chrétien, Je le plains, vous entendez bien ; Le déiste aussi, qui n'est rien Dans l'église ou le phalanstère. Je plains fort, vous entendez bien, Tout homme qui dit : Dieu sur terre. Je suis comme le vieux Blanqui Je dis aussi : « Ni Dieu ni maître. » Ni maîtresse... c'est riquiqui. Je suis comme le vieux Blanqui. Je me fous de n'importe qui. Je jette tout par la fenêtre, Et je me fous bien de Blanqui, Comme de son « Ni Dieu ni maître. » Je n'en ai qu'un, mais assez bon Nom de Dieu ! pour que je l'écule, Votre vrai Dieu, Dieu sans... rayon. Je n'en ai qu'un, mais assez bon : Le monde entier, ce grand capon, Vit dans la peur de sa férule. Je n'en ai qu'un mais assez bon Nom de Dieu ! pour que je l'écule. L'un ou l'autre mot m'est égal, Si mon langage est clair, Madame. Être clair c'est le principal. L'un ou l'autre mot m'est égal. Mais l'autre était grossier pas mal, Et... j'ai le respect de la femme. L'un ou l'autre mot m'est égal. Si mon langage est clair, Madame.
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Athée
Le monde attend un nouveau Dieu. Joseph de Maistre. Je m'adresse à tout l'Univers, Après David, le roi psalmiste. Oui, Madame, en ces quelques vers, Je m'adresse à tout l'Univers. Sur les continents et les mers, Si tant est qu'un athée existe, C'est moi, dis-je, à tout l'Univers, Après David, le roi psalmiste. Je me fous bien de tous vos dieux, Ils sont jolis, s'ils vous ressemblent, Et bons à foutre dans les lieux. Je me fous bien de tous vos dieux, Je me fous même du bon vieux, L'unique, devant qui tous tremblent ; Je me fous bien de tous vos dieux, Ils sont jolis, s'ils vous ressemblent. Je ris du Dieu des bonnes gens, S'il en est encor par le monde ; Avec les gens intelligents. Je ris du Dieu des bonnes gens. Sacré Dieu ! quels airs indulgents ! Quel gros cul, quelle panse ronde ! Mais... pour les seules bonnes gens, S'il en est encor par le monde. Je me fous aussi de celui Des grands philosophes, très drôles, Qui parfois se prennent pour lui. Je me fous aussi de celui Dont l'incommensurable ennui Voudrait peser sur nos épaules. Je me fous aussi de celui Des grands philosophes, très drôles. Je plains fort, vous entendez bien, Tout homme qui dit : Dieu, sur terre, Indou, musulman ou chrétien, Je le plains, vous entendez bien ; Le déiste aussi, qui n'est rien Dans l'église ou le phalanstère. Je plains fort, vous entendez bien, Tout homme qui dit : Dieu sur terre. Je suis comme le vieux Blanqui Je dis aussi : « Ni Dieu ni maître. » Ni maîtresse... c'est riquiqui. Je suis comme le vieux Blanqui. Je me fous de n'importe qui. Je jette tout par la fenêtre, Et je me fous bien de Blanqui, Comme de son « Ni Dieu ni maître. » Je n'en ai qu'un, mais assez bon Nom de Dieu ! pour que je l'écule, Votre vrai Dieu, Dieu sans... rayon. Je n'en ai qu'un, mais assez bon : Le monde entier, ce grand capon, Vit dans la peur de sa férule. Je n'en ai qu'un mais assez bon Nom de Dieu ! pour que je l'écule. L'un ou l'autre mot m'est égal, Si mon langage est clair, Madame. Être clair c'est le principal. L'un ou l'autre mot m'est égal. Mais l'autre était grossier pas mal, Et... j'ai le respect de la femme. L'un ou l'autre mot m'est égal. Si mon langage est clair, Madame.
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Masques de visages crispés Pour embellir la réalité Le monde entier est berné La carapace commence à se fissurer Renfermés dans leur coin Regardant de **** En simple témoin   Tout ce dont ils ont besoin La faille s'agrandit La volonté faiblit Mais personne ne lit La détresse d'une âme noircie Les yeux volontairement fermés Ignorant la triste vérité Un mode de vie arriéré Pour une société d'acteurs nés.
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Feb 4, 2018
Feb 4, 2018 at 8:16 PM UTC
Why
Fable XIII, Livre IV. A-t-on des puces, mes amis, Il faut songer à s'en défaire. Mais **** qu'il fût de cet avis, Certain barbet jadis faisait tout le contraire, Et du ton d'un riche, ou d'un grand Qui s'enorgueillirait des amis de tout rang, Dont toute bonne table en tout pays foisonne, Disait, au lieu de se gratter : Que de gens je puis me flatter D'avoir autour de ma personne ! Un peuple tout entier accompagne mes pas. » « - Rien de plus vrai, dit une puce ; Mais, crois-moi, ne t'en prévaux pas : S'il tient à toi, c'est qu'il te suce. »
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Le chien et les puces
Sonnet. Il est donc vrai ! la terre est si vieille ! Oh ! raconte Comment elle a trouvé son solide contour, Le vaporeux chaos, sa lutte avec le jour, L'universelle mer, le sol herbeux qui monte, L'affreux serpent ailé, le pesant mastodonte, Puis l'air pur, le ciel bleu, la rose, Eve, l'amour, Le monde entier, qui marche en avant sans retour, À pas lents et certains que son écorce compte ! Dis-moi surtout, dis-moi qu'il ne s'est point lassé, Qu'il aspire du fond d'un éternel passé Au terme indéfini de sa beauté future. Ô savant curieux, mais dur, qui soulevas Les langes chauds encor de la vive nature, Prouve au moins l'Idéal si tu ne le sens pas !
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En avant
Fable IX, Livre I. Voilà nos champs bien préparés, Bien engraissés, bien labourés ; Ensemençons sans plus attendre. Mon fils, ne perds pas un moment : Tu vois bien ce sac de froment ; Dans nos sillons va le répandre. Tout entier ? - Depuis quarante ans, Du blé que je sème en mes champs, N'est-ce pas la juste mesure ? - Mon père, avez-vous essayé De n'en semer que la moitié ? La part qu'on garde est la plus sûre. - Mon fils, ce n'est pas la leçon Que donne toujours la prudence ; Gagner moitié sur la semence, C'est le perdre sur la moisson.
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Le laboureur et son fils
Après la chose faite, après le coup porté Après le joug très dur librement accepté, Et le fardeau plus lourd que le ciel et la terre, Levé d'un dos vraiment et gaîment volontaire, Après la bonne haine et la chère rancœur. Le rêve de tenir, implacable vainqueur. Les ennemis du cœur et de l'âme et les autres ; De voir couler des pleurs plus affreux que les nôtres De leurs yeux dont on est le Moïse au rocher, Tout ce train mis en fuite, et courez le chercher ! Alors on est content comme au sortir d'un rêve, On se retrouve net, clair, simple, on sent que crève Un abcès de sottise et d'erreur, et voici Que de l'éternité, symbole en raccourci Toute une plénitude afflue, aime et s'installe, L'être palpite entier dans la forme totale. Et la chair est moins faible et l'esprit moins prompt ; Désormais, on le sait, on s'y tient, fleuriront Le lys du faire pur, celui du chaste dire, Et, si daigne Jésus, la rose du martyre. Alors on trouve, ô Jésus si lent à vous venger, Combien doux est le joug et le fardeau léger ! Charité la plus forte entre toutes les Forces, Tu veux dire, saint piège aux célestes amorces, Les mains tendres du fort, de l'heureux et du grand Autour du sort plaintif du faible et du souffrant. Le regard franc du riche au pauvre exempt d'envie Ou jaloux, et ton nom encore signifie Quelle douceur choisie, et quel droit dévouement, Et ce tact virginal, et l'ange exactement ! Mais l'ange est innocent, essence bienheureuse. Il n'a point à passer par notre vie affreuse Et toi, Vertu sans pair, presqu'Une, n'es-tu pas Humaine en même temps que divine, ici-bas ? Aussi la conscience a dû, pour des fins sûres. Surtout sentir en toi le pardon des injures. Par toi nous devenons semblables à Jésus Portant sa croix infâme et qui, cloué dessus, Priait pour ses bourreaux d'Israël et de Rome, À Jésus qui, du moins, homme avec tout d'un homme, N'avait lui jamais eu de torts de son côté, Et, par Lui, tu nous fais croire en l'éternité.
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Après la chose faite, après le coup porté
Après la chose faite, après le coup porté Après le joug très dur librement accepté, Et le fardeau plus lourd que le ciel et la terre, Levé d'un dos vraiment et gaîment volontaire, Après la bonne haine et la chère rancœur. Le rêve de tenir, implacable vainqueur. Les ennemis du cœur et de l'âme et les autres ; De voir couler des pleurs plus affreux que les nôtres De leurs yeux dont on est le Moïse au rocher, Tout ce train mis en fuite, et courez le chercher ! Alors on est content comme au sortir d'un rêve, On se retrouve net, clair, simple, on sent que crève Un abcès de sottise et d'erreur, et voici Que de l'éternité, symbole en raccourci Toute une plénitude afflue, aime et s'installe, L'être palpite entier dans la forme totale. Et la chair est moins faible et l'esprit moins prompt ; Désormais, on le sait, on s'y tient, fleuriront Le lys du faire pur, celui du chaste dire, Et, si daigne Jésus, la rose du martyre. Alors on trouve, ô Jésus si lent à vous venger, Combien doux est le joug et le fardeau léger ! Charité la plus forte entre toutes les Forces, Tu veux dire, saint piège aux célestes amorces, Les mains tendres du fort, de l'heureux et du grand Autour du sort plaintif du faible et du souffrant. Le regard franc du riche au pauvre exempt d'envie Ou jaloux, et ton nom encore signifie Quelle douceur choisie, et quel droit dévouement, Et ce tact virginal, et l'ange exactement ! Mais l'ange est innocent, essence bienheureuse. Il n'a point à passer par notre vie affreuse Et toi, Vertu sans pair, presqu'Une, n'es-tu pas Humaine en même temps que divine, ici-bas ? Aussi la conscience a dû, pour des fins sûres. Surtout sentir en toi le pardon des injures. Par toi nous devenons semblables à Jésus Portant sa croix infâme et qui, cloué dessus, Priait pour ses bourreaux d'Israël et de Rome, À Jésus qui, du moins, homme avec tout d'un homme, N'avait lui jamais eu de torts de son côté, Et, par Lui, tu nous fais croire en l'éternité.
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Tu vois la lune ? Sa grâce, son élégance. son allure, aussi vulnérable que celle d'un enfant. Et pourtant, elle brille et fait briller le monde entier.
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Jan 11, 2019
Jan 11, 2019 at 5:57 AM UTC
Enchanté de la lune
Entre deux rocs d'un noir d'ébène Voyez-vous ce sombre hallier Qui se hérisse dans la plaine Ainsi qu'une touffe de laine Entre les cornes du bélier ? Là, dans une ombre non frayée, Grondent, le tigre ensanglanté, La lionne, mère effrayée, Le chacal, l'hyène rayée, Et le léopard tacheté. Là, des monstres de toute forme Rampent : - le basilic rêvant, L'hippopotame au ventre énorme, Et le boa, vaste et difforme, Qui semble un tronc d'arbre vivant. L'orfraie aux paupières vermeilles, Le serpent, le singe méchant, Sifflent comme un essaim d'abeilles ; L'éléphant aux larges oreilles Casse les bambous en marchant. Là, vit la sauvage famille Qui glapit, bourdonne et mugit. Le bois entier hurle et fourmille. Sous chaque buisson un oeil brille, Dans chaque antre une voix rugit. Eh bien ! seul et nu sur la mousse, Dans ce bois-là je serais mieux Que devant Nourmahal-la-Rousse, Qui parle avec une voix douce Et regarde avec de doux yeux. Le 25 novembre 1828.
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Nourmahal-la-Rousse
L'incroyable, l'unique horreur de pardonner, Quand l'offense et le tort ont eu cette envergure, Est un royal effort qui peut faire figure Pour le souci de plaire et le soin d'étonner : L'orgueil, qu'il faut, se doit prévaloir sans scrupule Et s'endormir pur, fort des péchés expiés, Doux, le front dans les cieux reconquis, et les pieds Sur cette humanité toute honte et crapule Ou plutôt et surtout, gloire à Dieu qui voulut Au cœur qu'un rien émeut, tel sous des doigts un luth, Faire un peu de repos dans l'entier sacrifice. Paix à ce cœur enfin de bonne volonté Qui ne veut battre plus que vers la Charité, Et que votre plaisir, ô Jésus, s'assouvisse.
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L'incroyable, l'unique horreur de pardonner
Fable XII, Livre IV. L'oiseau-roi veut-il reconnaître S'il a transmis sa force au fruit de son amour, Si l'aiglon sera digne un jour Du noble sang qui l'a fait naître ? À l'heure où du soleil le front plus épuré De splendeur inonde l'espace, Saisissant l'espoir de sa race, Il l'enlève, et lui fait contempler face à face Le prince étincelant du royaume azuré. Sur cet éclat que rien n'efface, Si l'aiglon jette un regard assuré ; Sans cligner même la paupière, S'il fixe un œil audacieux Sur l'immortel foyer d'où jaillit la lumière Qui nous force à baisser les yeux ; Exhalant l'orgueil qu'il respire, L'aigle annonce à la terre, au ciel, au monde entier, Qu'il a reconnu l'héritier Et de la foudre et de l'empire. Toi qu'aux vœux des Français l'amour vient de donner, Qu'en ton berceau sa main se plaît à couronner, Je te présage un règne aussi grand que prospère, Si, tout en l'admirant, tu peux, sans t'étonner, Entendre ou lire un jour l'histoire de ton père.
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L'aigle, l'aiglon et le soleil
Dans le beau siècle d'or, quand les premiers humains, Au milieu d'une paix profonde, Coulaient des jours purs et sereins, La vérité courait le monde Avec son miroir dans les mains. Chacun s'y regardait, et le miroir sincère Retraçait à chacun son plus secret désir Sans jamais le faire rougir ; Temps heureux, qui ne dura guère ! L'homme devint bientôt méchant et criminel. La vérité s'enfuit au ciel, En jetant de dépit son miroir sur la terre. Le pauvre miroir se cassa. Ses débris qu'au hasard la chute dispersa Furent perdus pour le vulgaire. Plusieurs siècles après on en connut le prix : Et c'est depuis ce temps que l'on voit plus d'un sage Chercher avec soin ces débris, Les retrouver parfois ; mais ils sont si petits, Que personne n'en fait usage. Hélas ! Le sage le premier Ne s'y voit jamais tout entier.
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Le miroir de la vérité
C'est ta fête, je vais te célébrer, Te contempler et te lorgner. Je vais admirer ta couleur et ta peau, Du matin jusqu'à la tombée des rideaux. Je vais inhaler ta beauté, Et me nourrir de ton arome. Je vais larmoyer ma fidélité, En t'offrant mon cœur et mes pommes. Quand la ville sera parfumée Après l'angélus, je saisirai mon flambeau Pour continuer à t'encenser Jusqu'à minuit où l'air restera pur et beau. Tu seras naturellement fanée alors; Je te voilerai de baisers d'amour et d'or. Comblé et lassé, je te classerai dans mon portefeuille, Parmi les plus jolies et distinguées feuilles. C'est ta fête, tu es mon corps aujourd'hui. Ecoute l'écho mélodieux des trompettes angéliques; Le monde entier chantonne les plus mémorables cantiques De l'heure sous les étoiles pétillantes de la nuit. Copyright© February,2012, Hebert Logerie, All Rights Reserved
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Feb 10, 2025
Feb 10, 2025 at 11:43 AM UTC
Fleur De La Saint-Valentin
Les amis ne sont-ils pas juste de passage ? Des moyens pour arriver plus vite à des fins, Plus qu'un accord tacite, ou un bien grand partage. Cadeau de la vie, ils s'abreuvent de bières et vins. Chaque Homm' sensé a conscience de l'importance D'être en accord et ne pas voir de réticences À leur parler, à être entier, franc, direct, droit. Au lieu de ça, délaissé, l'esprit vague et froid, Je me rends compte ce soir, que cela me coûte, Que je ne veux pas de ça, ou bien plus, sans doute, Je les repousse, sans envie d'une telle osmose. Qu'attendez-vous de moi ? Las d'en être la cause, Je vous quitte car je voulais raviver la flamme, D'une amitié longtemps voulue, paix à mon âme.
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Jun 10, 2017
Jun 10, 2017 at 1:42 PM UTC
Amitié