"ennemis" poems
Je suis né ici, je suis un enfant de l'héraut
Un enfant de france et un enfant du monde.
Mais je ne suis plus un enfant,
Alors qui suis-je vraiment?
Je suis fils de mes parents,
Le fils d'une tragédie, le fils de l'eau et le frère d'un ange.
Mais je suis en vie,
Je suis le fils du terroir et de la pluie,
Des animaux et des plantes qui m'ont nourris
Mais le temps est passé et j'ai grandi,
Alors qui suis-je aujourd'hui?
Je suis un homme, de taille moyenne,
Avec une tête pleine de questions,
Avec une bouche qui souri souvent,
Et des yeux qui pleurent presque autant,
Parce qu'on m'a appris a avoir des sentiments,
Et a savoir être faible autant qu’être fort,
A partager toutes mes idées,
Et ne chercher que la vérité.
Je suis un élève du doute,
Et aujourd’hui plus que jamais,
Je me demande où mes pensées vont m'emmener.
On m'a enseigné l'harmonie et gentillesse,
Mais comment ne jamais blesser?
Comment se faire des amis
Sans se faire autant d'ennemis?
Quel que soit ce que je suis,
Quels que soient mes choix,
Quelqu'un les appelleras erreurs
Et me haïra pour ça.
Mais on m'a aussi dit que les choix ne sont pas des erreurs.
Alors qui suis-je? Je suis moi.
Je forge mon petit bout de miroir, et je l’appellerais vérité.
Et si quelqu'un viens me le reprocher,
Je lui dirais: "désolé,
Mais j'ai dû faire un choix."
Nov 3, 2014
Nov 3, 2014 at 6:28 AM UTC
Je ne veux plus aimer que ma mère Marie.
Tous les autres amours sont de commandement.
Nécessaires qu'ils sont, ma mère seulement
Pourra les allumer aux coeurs qui l'ont chérie.
C'est pour Elle qu'il faut chérir mes ennemis,
C'est par Elle que j'ai voué ce sacrifice,
Et la douceur de coeur et le zèle au service,
Comme je la priais, Elle les a permis ...
C'est par Elle que j'ai voulu de ces chagrins,
C'est pour Elle que j'ai mon coeur dans les Cinq Plaies,
Et tous ces bons efforts vers les croix et les claies,
Comme je l'invoquais, Elle en ceignit mes reins.
Je ne veux plus penser qu'à ma mère Marie,
Siège, de la Sagesse et source des pardons,
Mère de France aussi, de qui nous attendons
Inébranlablement l'honneur de la patrie.
Marie Immaculée, amour essentiel,
Logique de la foi cordiale et vivace,
En vous aimant qu'est-il de bon que je ne fasse,
En vous aimant du seul amour, Porte du ciel ?
1.1k
Jusqu'à présent, lecteur, suivant l'antique usage,
Je te disais bonjour à la première page.
Mon livre, cette fois, se ferme moins gaiement ;
En vérité, ce siècle est un mauvais moment.
Tout s'en va, les plaisirs et les moeurs d'un autre âge,
Les rois, les dieux vaincus, le hasard triomphant,
Rosafinde et Suzon qui me trouvent trop sage,
Lamartine vieilli qui me traite en enfant.
La politique, hélas ! voilà notre misère.
Mes meilleurs ennemis me conseillent d'en faire.
Être rouge ce soir, blanc demain, ma foi, non.
Je veux, quand on m'a lu, qu'on puisse me relire.
Si deux noms, par hasard, s'embrouillent sur ma lyre,
Ce ne sera jamais que Ninette ou Ninon.
790
Si mon grand Roy n'eust veincu meinte armee,
Son nom n'iroit, comme il fait, dans les cieux:
Les ennemis l'ont fait victorieux,
Et des veincuz il prend sa renommee.
Si de plusieurs je te voy bien-aimee,
C'est mon trophee, et n'en suis envieux :
D'un tel honneur je deviens glorieux,
Ayant choisy chose tant estimee.
Ma jalousie est ma gloire de voir
Mesmes Amour soumis à ton pouvoir.
Mais s'il advient que de luy je me vange,
Vous honorant d'un service constant,
Jamais mon Roy par trois fois combatant
N'eut tant d'honneur, que j'auray de louange.
814
Il Pleut
Et on tire
Ce n’est pas un jeu
On se retire
Tout le monde a peur
Les bébés et les enfants pleurent
Hommes et femmes s’écœurent
Où tout le monde meurt
Dans les rues infestées d’idiots et de bandits
Ils sont nos ennemis
Ils ne sont pas nos amis
Ils tirent comme des fous
Les balles tombent comme des grains de pluie
Les gangsters ne sont pas doux
Ils sont des terroristes
Ils sont des mauvais touristes
Ils sont des robots criminels
Ils n’ont ni cœur, ni âme et ni esprit
Ils sont des damnés éternels
En destination des enfers
Leurs organes sont en fer
Ils ne sont pas des humains
Leurs mains sont imbibées de sang
Ils sont des malandrins
Ils sont des scélérats de Satan.
Il pleut
Et on tire
On se retire
Au milieu
De tout ce qui est mauvais
Le monde n’est pas en paix
C’est toute la terre en guerre
Au fond du cimetière
On ne fabrique pas d’armes
Chez nous
On n’a que des larmes
Chez nous
On pleure
Chez nous
On fabrique trop d’armes ailleurs
Trop de gens meurent
Tout le monde a peur
Il y a trop de misère et de malheur.
Copyright © Novembre 2024, Hébert Logerie, Tous droits réservés
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
Nov 30, 2024
Nov 30, 2024 at 2:12 AM UTC
Le toit s'égaie et rit.
ANDRÉ CHÉNIER.
Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.
Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.
Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme
Qui s'élève en priant ;
L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S'arrête en souriant.
La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L'onde entre les roseaux,
Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d'oiseaux.
Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S'emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !
Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N'ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l'auréole d'or !
Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche.
Vos ailes sont d'azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !
Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !
Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !
Mai 1830.
845
Ô Afrique
Je suis fière mais en même temps j’ai honte
Fière parce que chaque fois qu’il y’a un Blaise,
il y’a aussi un Sankara à côté, prêt pour se sacrifier sa vie pour ton bonheur.
J’ai honte parce que chaque fois qu’il y’a un Sankara, il y’a aussi un Blaise derrière et qui n’insiste jamais de lui prendre la vie.
Ô Afrique
L'assassinat de tes leaders au pouvoir c’est manque de conscience de tes propres fils.
Ce derniers deviennent même tes propre ennemis
À chaque fois que l’un de tes fils lève son arme c’est pour contre l’un de ses frères ou sœurs.
Mais quand ils ont un peu de diamants ou de l’ors, ils jettent leur pirogues dans l’Océan Atlantique vers l’Occident.
Ô Afrique
Ils te tournent le dos en pleine nuit, avec des tonnerres de méchancetés sans même avoir
pitié du pluie de tes larmes.
C’est à cause de ce genre d’universalistes que
tu es dans la merde mon Afrique
Parce que chaque fois qu’une puissance étrangère vient piller, ils se lèvent contre leurs propres frères et sœurs en disant
« Les blancs sont des bons sans eux on n’a rien et tuent leurs propres frères et sœurs parfois juste pour un visa et une photo sur les champs Elysée »
Oct 28, 2018
Oct 28, 2018 at 7:09 PM UTC
Vaincus, mais non domptés, exilés, mais vivants,
Et malgré les édits de l'Homme et ses menaces,
N'ont point abdiqué, crispant leurs mains tenaces
Sur des tronçons de sceptre, et rôdent dans les vents.
Les nuages coureurs aux caprices mouvants
Sont la poudre des pieds de ces spectres rapaces
Et la foudre hurlant à travers les espaces
N'est qu'un écho lointain de leurs durs olifants.
Ils sonnent la révolte à leur tour contre l'Homme,
Leur vainqueur stupéfait encore et mal remis
D'un tel combat avec de pareils ennemis.
Du Coran, des Védas et du Deutéronome,
De tous les dogmes, pleins de rage, tous les dieux
Sont sortis en campagne : Alerte ! et veillons mieux.
612
Feu, feux, d'innombrables incendies
Feu de haine que personne n'admire
Feu qui blesse, mutile et tue des victimes innocentes
Feu qui brûle, incinère et détruit de nombreux bâtiments
Feu qui est mal utilisé
Feu qui est diffusé
Les pays avec plus de puissance de feu gouvernent
Un gangster avec un feu lourd est utilisé comme un ignorant
Comme un instrument ou un outil mortel pour intimider
Pour tuer, assassiner et éliminer des ennemis potentiels
Feux de haine, feux de l'enfer qui tuent des familles
Feu, feux, incendies incontrôlables sur l’océan
Feu, feux naturels en Californie
Feu, feux mortels à Gaza
Plus de feu, plus de puissance, plus de puissance de feu
Plus de puissance, plus de feu et plus de puissance en feu
Feu dans la cuisine pour cuisiner des plats gastronomiques
Des dîners délicieux, à l'heure du cocktail chic
C'est mon genre de feu, c'est du bon feu
Feu, feux et cessez-le-feu ! Tout le monde abhorre la guerre
Parce que la guerre est la haine, la guerre est l'enfer
La guerre n'est rien d'autre qu'un feu maléfique
La guerre n'est pas un jeu. La guerre n'est pas naturelle
La guerre est un désastre. La guerre est un enfer créé par l'homme
La guerre est un gaspillage de vies et de ressources humaines
Plus d'eau pour éteindre tous les incendies et toutes les sources
Le monde a besoin d'un bon feu pour protéger l'environnement
Le monde veut la paix sur tout le continent
Dieu a créé un monde, un peuple et une race
Et l'homme a inventé la division et de nombreuses races dans cet espace
L'homme a créé le népotisme, l'argent, la haine, l'envie, la discrimination
Le terrorisme, la couleur, la cupidité, la trahison, la souffrance et la corruption
Feu, feux! Nous avons besoin de pluie, de plus d'eau pour éteindre le feu
Nous avons besoin d'amour pour anéantir la haine et de plus d'amour pour sacquer
Les dirigeants maléfiques qui détruisent Notre Monde, Notre Univers
Nous voulons la paix et un bon feu pour Notre Monde, pour Notre Univers.
P.S. Traduction de : « Fire, Fires, Ceasefire » par Hébert Logerie.
Copyright © Janvier 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
Jan 17, 2025
Jan 17, 2025 at 12:17 AM UTC
The ghosts in my head
The ghosts in my room
Ever since I was fifteen
Thank god no one knew
I spin round and round and round
I’m happy til they break through
Laughing about it
What else is there to do
Movies
Songs
Stories
My own mind is my ennemis
The ghosts in my head
The ghosts in my room
Ever since I was fifteen
Thank god no one knew
Sep 18, 2020
Sep 18, 2020 at 6:06 PM UTC
Après la chose faite, après le coup porté
Après le joug très dur librement accepté,
Et le fardeau plus lourd que le ciel et la terre,
Levé d'un dos vraiment et gaîment volontaire,
Après la bonne haine et la chère rancœur.
Le rêve de tenir, implacable vainqueur.
Les ennemis du cœur et de l'âme et les autres ;
De voir couler des pleurs plus affreux que les nôtres
De leurs yeux dont on est le Moïse au rocher,
Tout ce train mis en fuite, et courez le chercher !
Alors on est content comme au sortir d'un rêve,
On se retrouve net, clair, simple, on sent que crève
Un abcès de sottise et d'erreur, et voici
Que de l'éternité, symbole en raccourci
Toute une plénitude afflue, aime et s'installe,
L'être palpite entier dans la forme totale.
Et la chair est moins faible et l'esprit moins prompt ;
Désormais, on le sait, on s'y tient, fleuriront
Le lys du faire pur, celui du chaste dire,
Et, si daigne Jésus, la rose du martyre.
Alors on trouve, ô Jésus si lent à vous venger,
Combien doux est le joug et le fardeau léger !
Charité la plus forte entre toutes les Forces,
Tu veux dire, saint piège aux célestes amorces,
Les mains tendres du fort, de l'heureux et du grand
Autour du sort plaintif du faible et du souffrant.
Le regard franc du riche au pauvre exempt d'envie
Ou jaloux, et ton nom encore signifie
Quelle douceur choisie, et quel droit dévouement,
Et ce tact virginal, et l'ange exactement !
Mais l'ange est innocent, essence bienheureuse.
Il n'a point à passer par notre vie affreuse
Et toi, Vertu sans pair, presqu'Une, n'es-tu pas
Humaine en même temps que divine, ici-bas ?
Aussi la conscience a dû, pour des fins sûres.
Surtout sentir en toi le pardon des injures.
Par toi nous devenons semblables à Jésus
Portant sa croix infâme et qui, cloué dessus,
Priait pour ses bourreaux d'Israël et de Rome,
À Jésus qui, du moins, homme avec tout d'un homme,
N'avait lui jamais eu de torts de son côté,
Et, par Lui, tu nous fais croire en l'éternité.
629
Ô ! j'ai froid d'un froid de glace
Ô ! je brûle à toute place !
Mes os vont se cariant,
Des blessures vont criant ;
Mes ennemis pleins de joie
Ont fait de moi quelle proie !
Mon cœur, ma tête et mes reins
Souffrent de maux souverains.
Tout me fuit, adieu ma gloire !
Est-ce donc le Purgatoire ?
Ou si c'est l'enfer ce lieu
Ne me parlant plus de Dieu ?
- L'indignité de ton sort
Est le plaisir d'un plus Fort,
Dieu plus juste, et plus Habile
Que ce toi-même débile.
Tu souffres de tel mal profond
Que des volontés te font,
Plus bénignes que la tienne
Si mal et si peu chrétienne,
Tes humiliations
Sont des bénédictions
Et ces mornes sécheresses
Où tu te désintéresses
De purs avertissements
Descendus de cieux aimants.
Tes ennemis sont les anges,
Moins cruels et moins étranges
Que bons inconsciemment,
D'un Seigneur rude et clément
Aime tes croix et tes plaies,
Il est sain que tu les aies.
Face aux terribles courroux,
Bénis et tombe à genoux.
Fer qui coupe et voix qui tance,
C'est la bonne Pénitence.
Sous la glace et dans le feu
Tu retrouveras ton Dieu.
393
Fable XII, Livre I.
Un médisant accusait les échos.
Un médisant !....... Je le ménage.
Le ciel, disait-il dans sa rage,
Puisse-t-il les punir de leurs mauvais propos !
Que d'ennemis je dois à leur langue indiscrète !
Tout, jusqu'à mes moindres discours,
Devient article de gazette.
M'échappe-t-il un mot ? Il se trouve toujours
Un chien d'écho qui le répète.
Ami, repart l'écho, faut-il s'en prendre à nous ?
Je répète, il est vrai ; mais pourquoi parlez-vous ?
299
Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne.
Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne
Ne sont jamais allés à l'école une fois,
Et ne savent pas lire, et signent d'une croix.
C'est dans cette ombre-là qu'ils ont trouvé le crime.
L'ignorance est la nuit qui commence l'abîme.
Où rampe la raison, l'honnêteté périt.
Dieu, le premier auteur de tout ce qu'on écrit,
A mis, sur cette terre où les hommes sont ivres,
Les ailes des esprits dans les pages des livres.
Tout homme ouvrant un livre y trouve une aile, et peut
Planer là-haut où l'âme en liberté se meut.
L'école est sanctuaire autant que la chapelle.
L'alphabet que l'enfant avec son doigt épelle
Contient sous chaque lettre une vertu ; le coeur
S'éclaire doucement à cette humble lueur.
Donc au petit enfant donnez le petit livre.
Marchez, la lampe en main, pour qu'il puisse vous suivre.
La nuit produit l'erreur et l'erreur l'attentat.
Faute d'enseignement, on jette dans l'état
Des hommes animaux, têtes inachevées,
Tristes instincts qui vont les prunelles crevées,
Aveugles effrayants, au regard sépulcral,
Qui marchent à tâtons dans le monde moral.
Allumons les esprits, c'est notre loi première,
Et du suif le plus vil faisons une lumière.
L'intelligence veut être ouverte ici-bas ;
Le germe a droit d'éclore ; et qui ne pense pas
Ne vit pas. Ces voleurs avaient le droit de vivre.
Songeons-y bien, l'école en or change le cuivre,
Tandis que l'ignorance en plomb transforme l'or.
Je dis que ces voleurs possédaient un trésor,
Leur pensée immortelle, auguste et nécessaire ;
Je dis qu'ils ont le droit, du fond de leur misère,
De se tourner vers vous, à qui le jour sourit,
Et de vous demander compte de leur esprit ;
Je dis qu'ils étaient l'homme et qu'on en fit la brute ;
Je dis que je nous blâme et que je plains leur chute ;
Je dis que ce sont eux qui sont les dépouillés ;
Je dis que les forfaits dont ils se sont souillés
Ont pour point de départ ce qui n'est pas leur faute ;
Pouvaient-ils s'éclairer du flambeau qu'on leur ôte ?
Ils sont les malheureux et non les ennemis.
Le premier crime fut sur eux-mêmes commis ;
On a de la pensée éteint en eux la flamme :
Et la société leur a volé leur âme.
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