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"cria" poems
O mar já não salpica a janela do meu quarto, já nem me visita ao escuro, de noitinha, com canções ou poesia - de amor ou ego nunca cheguei a entender. Mas, ainda que incerta, quando o mar me salpicava a janela do quarto, dentro de mim eu cria, ah, e como queria, que fosse amor! Enfim, mudei-me para o interior, para me dedicar a amar as montanhas (que não há esperança para o rios por muito que neles me banhe). Se não é salgado, o amor terá que ser térreo e verde, imenso e divino, altivo e maternal. Enfim. O que amo nas montanhas não passa de um reflexo de mim. O que amo no mar é tudo o resto. A expectativa, a possibilidade, a esperança em algo para além de mim. Em algo bom e humano, leve e fluido, tempestuoso mas seguro, caseiro e real.
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Nov 26, 2021
Nov 26, 2021 at 10:35 AM UTC
O Mar - 9/08/2020
Acaso criou o caso que nós criamos Sintonia, simpatia A mão leve e o riso frouxo Fantasia Dos que vem Dos que vão Dos que vivem Vivemos, Vivemos bem Apesar de outros alguéns E do imaginário que nos retém A cumplicidade sutil Dos olhos que sabem Que não se verão mais Que sabem dos momentos de paz E da vida quando está à mil O carinho na base Dos sentimentos puros Na positividade Do desconhecido, do não vivido E ainda assim natural Na pureza, na conexão Daquilo que não cria o mal E que aprendeu a entender Como se comporta um igual.
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Dec 19, 2015
Dec 19, 2015 at 4:02 PM UTC
Sem ti mos
A minha mente Se confunde e nem sente Eu minto sem saber o porquê Essa paixão falsa que você Nutre por mim Faz tanta falta quanto a neve No meu jardim E eu bem que chorei Lágrimas doces No portão de Deus sabe quem Mas o problema O x da questão É que você me usa e não quer Assumir os riscos da mentira E desmentira Que você cria Inventa E joga lá fora o meu coração.
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Apr 14, 2014
Apr 14, 2014 at 11:35 PM UTC
Poema do amor que não existe
Tenho medo o tempo todo Medo de salas de aula Escritórios De atravessar a rua Bancos De esperar o ônibus Da rua escura, do beco De ser passageira num carro que vai bater Ou ver quem amo morrer Tenho medo porque amo tudo descontroladamente Amo até o ódio que cria em mim rebeldia Que me faz desafiar os dias Tenho medo do tempo De te esperar na fila do cinema e você finalmente decidir que não é a mim que quer para ti Apavoro só com o pensamento de voltar para casa com outra frustração Eu não aguentaria, tenho medo de não aguentar Tenho medo do abandono Dos olhares Até de altares Que me lembram o medo de infância de que talvez houvesse um demônio em mim Um medo neurótico, paralisante Que nem por um instante Me deixa refletir quem sou
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Apr 14, 2017
Apr 14, 2017 at 9:13 PM UTC
Sobre Medo
Un paon faisait la roue, et les autres oiseaux Admiraient son brillant plumage. Deux oisons nasillards du fond d'un marécage Ne remarquaient que ses défauts. Regarde, disait l'un, comme sa jambe est faite, Comme ses pieds sont plats, hideux. Et son cri, disait l'autre, est si mélodieux, Qu'il fait fuir jusqu'à la chouette. Chacun riait alors du mot qu'il avait dit. Tout-à-coup un plongeon sortit : Messieurs, leur cria-t-il, vous voyez d'une lieue Ce qui manque à ce paon : c'est bien voir, j'en conviens ; Mais votre chant, vos pieds, sont plus laids que les siens, Et vous n'aurez jamais sa queue.
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Le paon, les deux oisons et le plongeon
L'amour fut de tout temps un bien rude Ananké. Si l'on ne veut pas être à la porte flanqué, Dès qu'on aime une belle, on s'observe, on se scrute ; On met le naturel de côté ; bête brute, On se fait ange ; on est le nain Micromégas ; Surtout on ne fait point chez elle de dégâts ; On se tait, on attend, jamais on ne s'ennuie, On trouve bon le givre et la bise et la pluie, On n'a ni faim, ni soif, on est de droit transi ; Un coup de dent de trop vous perd. Oyez ceci : Un brave ogre des bois, natif de Moscovie, Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut : L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue, Se présente au palais de la fée, et salue, Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky. La fée avait un fils, on ne sait pas de qui. Elle était ce jour-là sortie, et quant au mioche, Bel enfant blond nourri de crème et de brioche, Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso, Il était sous la porte et jouait au cerceau. On laissa l'ogre et lui tout seuls dans l'antichambre. Comment passer le temps quand il neige en décembre. Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ? L'ogre se mit alors à croquer le marmot. C'est très simple. Pourtant c'est aller un peu vite, Même lorsqu'on est ogre et qu'on est moscovite, Que de gober ainsi les mioches du prochain. Le bâillement d'un ogre est frère de la faim. Quand la dame rentra, plus d'enfant. On s'informe. La fée avise l'ogre avec sa bouche énorme. As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j'ai ? Le bon ogre naïf lui dit : Je l'ai mangé. Or, c'était maladroit. Vous qui cherchez à plaire, Jugez ce que devint l'ogre devant la mère Furieuse qu'il eût soupé de son dauphin. Que l'exemple vous serve ; aimez, mais soyez fin ; Adorez votre belle, et soyez plein d'astuce ; N'allez pas lui manger, comme cet ogre russe, Son enfant, ou marcher sur la patte à son chien.
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Bon conseil aux amants
L'amour fut de tout temps un bien rude Ananké. Si l'on ne veut pas être à la porte flanqué, Dès qu'on aime une belle, on s'observe, on se scrute ; On met le naturel de côté ; bête brute, On se fait ange ; on est le nain Micromégas ; Surtout on ne fait point chez elle de dégâts ; On se tait, on attend, jamais on ne s'ennuie, On trouve bon le givre et la bise et la pluie, On n'a ni faim, ni soif, on est de droit transi ; Un coup de dent de trop vous perd. Oyez ceci : Un brave ogre des bois, natif de Moscovie, Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut : L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue, Se présente au palais de la fée, et salue, Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky. La fée avait un fils, on ne sait pas de qui. Elle était ce jour-là sortie, et quant au mioche, Bel enfant blond nourri de crème et de brioche, Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso, Il était sous la porte et jouait au cerceau. On laissa l'ogre et lui tout seuls dans l'antichambre. Comment passer le temps quand il neige en décembre. Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ? L'ogre se mit alors à croquer le marmot. C'est très simple. Pourtant c'est aller un peu vite, Même lorsqu'on est ogre et qu'on est moscovite, Que de gober ainsi les mioches du prochain. Le bâillement d'un ogre est frère de la faim. Quand la dame rentra, plus d'enfant. On s'informe. La fée avise l'ogre avec sa bouche énorme. As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j'ai ? Le bon ogre naïf lui dit : Je l'ai mangé. Or, c'était maladroit. Vous qui cherchez à plaire, Jugez ce que devint l'ogre devant la mère Furieuse qu'il eût soupé de son dauphin. Que l'exemple vous serve ; aimez, mais soyez fin ; Adorez votre belle, et soyez plein d'astuce ; N'allez pas lui manger, comme cet ogre russe, Son enfant, ou marcher sur la patte à son chien.
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Sur la rive du Nil un jour deux beaux enfants S'amusaient à faire sur l'onde, Avec des cailloux plats, ronds, légers et tranchants, Les plus beaux ricochets du monde. Un crocodile affreux arrive entre deux eaux, S'élance tout-à-coup, happe l'un des marmots, Qui crie et disparaît dans sa gueule profonde, L'autre fuit, en pleurant son pauvre compagnon. Un honnête et digne esturgeon, Témoin de cette tragédie, S'éloigne avec horreur, se cache au fond des flots ; Mais bientôt il entend le coupable amphibie Gémir et pousser des sanglots : Le monstre a des remords, dit-il : ô providence, Tu venges souvent l'innocence ; Pourquoi ne la sauves-tu pas ? Ce scélérat du moins pleure ses attentats ; L'instant est propice, je pense, Pour lui prêcher la pénitence : Je m'en vais lui parler. Plein de compassion, Notre saint homme d'esturgeon Vers le crocodile s'avance : Pleurez, lui cria-t-il, pleurez votre forfait ; Livrez votre âme impitoyable Au remords, qui des dieux est le dernier bienfait, Le seul médiateur entre eux et le coupable. Malheureux, manger un enfant ! Mon cœur en a frémi ; j'entends gémir le vôtre... Oui, répond l'assassin, je pleure en ce moment De regret d'avoir manqué l'autre. Tel est le remords du méchant.
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Le crocodile et l'esturgeon
Ela é o motivo de estarmos aqui Ela aprecia Ela despreza Ela recorda Ela desvanece Ela tem saúde Ela adoece Ela cura Ela fere Ela ama Ela odeia Ela cria Ela incendeia Ela é minha Ela é nossa Ela é o motivo de nós partirmos Cuide da imaginação.
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Aug 24, 2024
Aug 24, 2024 at 10:20 AM UTC
Imagine Ela
De jeunes écoliers avaient pris dans un trou Un hibou, Et l'avaient élevé dans la cour du collège. Un vieux chat, un jeune oison, Nourris par le portier, étaient en liaison Avec l'oiseau ; tous trois avaient le privilège D'aller et de venir par toute la maison. À force d'être dans la classe, Ils avaient orné leur esprit, Savaient par cœur Denys d'Halicarnasse Et tout ce qu'Hérodote et Tite-Live ont dit. Un soir, en disputant (des docteurs c'est l'usage), Ils comparaient entre eux les peuples anciens. Ma foi, disait le chat, c'est aux égyptiens Que je donne le prix : c'était un peuple sage, Un peuple ami des lois, instruit, discret, pieux, Rempli de respect pour ses dieux ; Cela seul, à mon gré, lui donne l'avantage. J'aime mieux les athéniens, Répondait le hibou : que d'esprit ! Que de grâce ! Et dans les combats quelle audace ! Que d'aimables héros parmi leurs citoyens ! A-t-on jamais plus fait avec moins de moyens ? Des nations c'est la première. Parbleu ! Dit l'oison en colère, Messieurs, je vous trouve plaisants : Et les romains, que vous en semble ? Est-il un peuple qui rassemble Plus de grandeur, de gloire, et de faits éclatants ? Dans les arts, comme dans la guerre, Ils ont surpassé vos amis. Pour moi, ce sont mes favoris ; Tout doit céder le pas aux vainqueurs de la terre. Chacun des trois pédants s'obstine en son avis, Quand un rat, qui de **** entendait la dispute, Rat savant, qui mangeait des thèmes dans sa hutte, Leur cria : je vois bien d'où viennent vos débats : L'Égypte vénérait les chats, Athènes les hiboux, et Rome, au capitole, Aux dépens de l'état nourrissait des oisons : Ainsi notre intérêt est toujours la boussole Que suivent nos opinions.
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Le hibou, le chat, l'oison et le rat
De jeunes écoliers avaient pris dans un trou Un hibou, Et l'avaient élevé dans la cour du collège. Un vieux chat, un jeune oison, Nourris par le portier, étaient en liaison Avec l'oiseau ; tous trois avaient le privilège D'aller et de venir par toute la maison. À force d'être dans la classe, Ils avaient orné leur esprit, Savaient par cœur Denys d'Halicarnasse Et tout ce qu'Hérodote et Tite-Live ont dit. Un soir, en disputant (des docteurs c'est l'usage), Ils comparaient entre eux les peuples anciens. Ma foi, disait le chat, c'est aux égyptiens Que je donne le prix : c'était un peuple sage, Un peuple ami des lois, instruit, discret, pieux, Rempli de respect pour ses dieux ; Cela seul, à mon gré, lui donne l'avantage. J'aime mieux les athéniens, Répondait le hibou : que d'esprit ! Que de grâce ! Et dans les combats quelle audace ! Que d'aimables héros parmi leurs citoyens ! A-t-on jamais plus fait avec moins de moyens ? Des nations c'est la première. Parbleu ! Dit l'oison en colère, Messieurs, je vous trouve plaisants : Et les romains, que vous en semble ? Est-il un peuple qui rassemble Plus de grandeur, de gloire, et de faits éclatants ? Dans les arts, comme dans la guerre, Ils ont surpassé vos amis. Pour moi, ce sont mes favoris ; Tout doit céder le pas aux vainqueurs de la terre. Chacun des trois pédants s'obstine en son avis, Quand un rat, qui de **** entendait la dispute, Rat savant, qui mangeait des thèmes dans sa hutte, Leur cria : je vois bien d'où viennent vos débats : L'Égypte vénérait les chats, Athènes les hiboux, et Rome, au capitole, Aux dépens de l'état nourrissait des oisons : Ainsi notre intérêt est toujours la boussole Que suivent nos opinions.
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Os dias acabam e a noite chega, Acendo a minha pequena lanterna Chamada consciência, Com a minha solidão eterna. A noite tranquiliza-me, Meio mundo está a dormir Sinónimo que está a progredir. Durante o meu sonho Nao existe gravidade Posso voar, pecar , Ninguém estará lá para me julgar. A madrugada costuma alimentar-se das minhas insónias, Não me importo pois ao fim da noite encontro a aurora, Nela encontro a minha esperança além da paranóia, Perco o sono, levanto me, dou a volta ao mundo sem demora. O meu quarto escuro, Com o passar das horas Cria um clima soturno. É nesse ambiente que travo os meus duelos Batalhando sob o admirável céu noturno Mudando o rumo dos asteróides, Faço os explodir Apenas para alimentar esta alma nervosa, Corro pelos anéis de Saturno Escorrego no gelo e saio disparado pelo universo, Enquanto gravito escrevo versos, Sobre os mares, continentes E formas de vida criadas na Terra. Mas a minha mente envolvida por aquele espaço É curiosa e faz me espreitar, Procuro algo fantástico impossível de imaginar, Infelizmente acordo e reparo que estava apenas a sonhar. Dormir tornou-se um luxo, Que raramente consigo suportar Mas sem ele o meu pensamento fica turvo Turvo de desencanto e claro de paixão, Tão desorganizado como esta selva de betão. Faz me desejar emigrar para ilhas de utopia, Praias de naufragio onde Beethovem escreveu Sonata ao luar á sua amada companhia.. Conheço-me, durante a noite aprendi a navegar Tomo as minhas decisões depos d'agitaçao parar, E sobre elas costumo meditar Enumeros conflitos tento solucionar. Quando tenho o corpo e a mente unidos No unico tempo que interessa, o presente, Foco me na respiraçao até que, Subitamente uma decisão aparece, Na minha totalidade transcendo-me E vivo sem arrependimentos Estando no presente, Não me lamento do passado, Não preparo o futuro , Apenas vivo no unico tempo existente, Tudo o resto é a minha mente, que mente, exageradamente.
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Apr 11, 2018
Apr 11, 2018 at 2:47 PM UTC
soturno
Os dias acabam e a noite chega, Acendo a minha pequena lanterna Chamada consciência, Com a minha solidão eterna. A noite tranquiliza-me, Meio mundo está a dormir Sinónimo que está a progredir. Durante o meu sonho Nao existe gravidade Posso voar, pecar , Ninguém estará lá para me julgar. A madrugada costuma alimentar-se das minhas insónias, Não me importo pois ao fim da noite encontro a aurora, Nela encontro a minha esperança além da paranóia, Perco o sono, levanto me, dou a volta ao mundo sem demora. O meu quarto escuro, Com o passar das horas Cria um clima soturno. É nesse ambiente que travo os meus duelos Batalhando sob o admirável céu noturno Mudando o rumo dos asteróides, Faço os explodir Apenas para alimentar esta alma nervosa, Corro pelos anéis de Saturno Escorrego no gelo e saio disparado pelo universo, Enquanto gravito escrevo versos, Sobre os mares, continentes E formas de vida criadas na Terra. Mas a minha mente envolvida por aquele espaço É curiosa e faz me espreitar, Procuro algo fantástico impossível de imaginar, Infelizmente acordo e reparo que estava apenas a sonhar. Dormir tornou-se um luxo, Que raramente consigo suportar Mas sem ele o meu pensamento fica turvo Turvo de desencanto e claro de paixão, Tão desorganizado como esta selva de betão. Faz me desejar emigrar para ilhas de utopia, Praias de naufragio onde Beethovem escreveu Sonata ao luar á sua amada companhia.. Conheço-me, durante a noite aprendi a navegar Tomo as minhas decisões depos d'agitaçao parar, E sobre elas costumo meditar Enumeros conflitos tento solucionar. Quando tenho o corpo e a mente unidos No unico tempo que interessa, o presente, Foco me na respiraçao até que, Subitamente uma decisão aparece, Na minha totalidade transcendo-me E vivo sem arrependimentos Estando no presente, Não me lamento do passado, Não preparo o futuro , Apenas vivo no unico tempo existente, Tudo o resto é a minha mente, que mente, exageradamente.
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Chauves-souris, hiboux, chouettes, vautours chauves, Grands-ducs, oiseaux de nuit aux yeux flambants et fauves, Monstres de toute espèce et qu'on ne connaît pas, Stryges au bec crochu, Goules, Larves, Harpies, Vampires, Loups-garous, Brucolaques impies, Mammouths, Léviathans, Crocodiles, Boas, Cela grogne, glapit, siffle, rit et babille, Cela grouille, reluit, vole, rampe et sautille ; Le sol en est couvert, l'air en est obscurci. - Des balais haletants la course est moins rapide, Et de ses doigts noueux tirant à soi la bride, La vieille cria : - C'est ici.
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Albertus (CX)
Poesia é fogo É toque sedutor que seduz o mais fiel Poesia são sonhos amarrotados no papel Poesia arde ferozmente e me aquece Aquece o meu ser gélido Ela mata-me, cansa-me Ela faz-me viver morto Mas acima de tudo, Ela ressuscita-me e ama-me Ama-me como uma mãe cuida da sua cria Como o sol beija a lua ao seu nascer Ilumina a minha escura mente Apazigua-me, levita- me e aquece Pois poesia e fogo Fogo onde quero arder Pois sou o papel amarrotado Assim sou iluminado Pois poesia arde em mim até falecer.
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Jul 21, 2017
Jul 21, 2017 at 6:17 PM UTC
Poesia é fogo.
Com mais sangue nos nossos vasos, Lábios cheios e rosados, O coração quer bater mais forte, Por destino ou sorte. A voz tudo seduz, Parace ser tudo luz. Corrente sempre ligada, Vida bela e apaixonada. A distância um local incerto, O amor está sempre perto. Parece que existe música suave, Sorriso que nunca acabe. Os níveis altos de dopamina, Te ajudam e tudo anima. Se cria um desejo intenso, Ao toque do amor e do vento. Parece nascer flores nos caminhos , Ser se ave para fazer ninhos, Borboletas no estômago amolecem, Pétalas molhadas permanecem. Queremos a felicidade de alguém, Sem prejuízo do nosso bem. Anseiar pela presença desenfreada, Suspiro ao acordar com a madrugada. Victor Marques
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Jul 6, 2022
Jul 6, 2022 at 2:22 PM UTC
Quando amamos alguém
Sonnet. Quelqu'un m'est apparu très **** dans le passé : C'était un ouvrier des hautes Pyramides, Adolescent perdu dans ces foules timides Qu'écrasait le granit pour Chéops entassé. Or ses genoux tremblaient ; il pliait, harassé Sous la pierre, surcroît au poids des cieux torrides ; L'effort gonflait son front et le creusait de rides ; Il cria tout à coup comme un arbre cassé. Ce cri fit frémir l'air, ébranla l'éther sombre, Monta, puis atteignit les étoiles sans nombre Où l'astrologue lit les jeux tristes du sort ; Il monte, il va, cherchant les dieux et la justice, Et depuis trois mille ans sous l'énorme bâtisse, Dans sa gloire, Chéops inaltérable dort.
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Cri perdu
Ces femmes, qu'on envoie aux lointaines bastilles, Peuple, ce sont tes soeurs, tes mères et tes filles ! Ô peuple, leur forfait, c'est de t'avoir aimé ! Paris sanglant, courbé, sinistre, inanimé, Voit ces horreurs et garde un silence farouche. Celle-ci, qu'on amène un bâillon dans la bouche, Cria - c'est là son crime - : à bas la trahison ! Ces femmes sont la foi, la vertu, la raison, L'équité, la pudeur, la fierté, la justice. Saint-Lazare - il faudra broyer cette bâtisse ! Il n'en restera pas pierre sur pierre un jour ! - Les reçoit, les dévore, et, quand revient leur tour, S'ouvre, et les revomit par son horrible porte, Et les jette au fourgon hideux qui les emporte. Où vont-elles ? L'oubli le sait, et le tombeau Le raconte au cyprès et le dit au corbeau. Une d'elles était une mère sacrée. Le jour qu'on l'entraîna vers l'Afrique abhorrée, Ses enfants étaient là qui voulaient l'embrasser ; On les chassa. La mère en deuil les vit chasser Et dit : partons ! Le peuple en larmes criait grâce. La porte du fourgon étant étroite et basse, Un argousin joyeux, raillant son embonpoint, La fit entrer de force en la poussant du poing. Elles s'en vont ainsi, malades, verrouillées, Dans le noir chariot aux cellules souillées Où le captif, sans air, sans jour, sans pleurs dans l'œil, N'est plus qu'un mort vivant assis dans son cercueil. Dans la route on entend leurs voix désespérées. Le peuple hébété voit passer ces torturées. À Toulon, le fourgon les quitte, le ponton Les prend ; sans vêtements, sans pain, sous le bâton, Elles passent la mer, veuves, seules au monde, Mangeant avec les doigts dans la gamelle immonde. Bruxelles, le 8 juillet 1852.
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Les martyres
Ces femmes, qu'on envoie aux lointaines bastilles, Peuple, ce sont tes soeurs, tes mères et tes filles ! Ô peuple, leur forfait, c'est de t'avoir aimé ! Paris sanglant, courbé, sinistre, inanimé, Voit ces horreurs et garde un silence farouche. Celle-ci, qu'on amène un bâillon dans la bouche, Cria - c'est là son crime - : à bas la trahison ! Ces femmes sont la foi, la vertu, la raison, L'équité, la pudeur, la fierté, la justice. Saint-Lazare - il faudra broyer cette bâtisse ! Il n'en restera pas pierre sur pierre un jour ! - Les reçoit, les dévore, et, quand revient leur tour, S'ouvre, et les revomit par son horrible porte, Et les jette au fourgon hideux qui les emporte. Où vont-elles ? L'oubli le sait, et le tombeau Le raconte au cyprès et le dit au corbeau. Une d'elles était une mère sacrée. Le jour qu'on l'entraîna vers l'Afrique abhorrée, Ses enfants étaient là qui voulaient l'embrasser ; On les chassa. La mère en deuil les vit chasser Et dit : partons ! Le peuple en larmes criait grâce. La porte du fourgon étant étroite et basse, Un argousin joyeux, raillant son embonpoint, La fit entrer de force en la poussant du poing. Elles s'en vont ainsi, malades, verrouillées, Dans le noir chariot aux cellules souillées Où le captif, sans air, sans jour, sans pleurs dans l'œil, N'est plus qu'un mort vivant assis dans son cercueil. Dans la route on entend leurs voix désespérées. Le peuple hébété voit passer ces torturées. À Toulon, le fourgon les quitte, le ponton Les prend ; sans vêtements, sans pain, sous le bâton, Elles passent la mer, veuves, seules au monde, Mangeant avec les doigts dans la gamelle immonde. Bruxelles, le 8 juillet 1852.
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Bon chevalier masqué qui chevauche en silence, Le Malheur a percé mon vieux coeur de sa lance. Le sang de mon vieux coeur n'a fait qu'un jet vermeil, Puis s'est évaporé sur les fleurs, au soleil. L'ombre éteignit mes yeux, un cri vint à ma bouche Et mon vieux coeur est mort dans un frisson farouche. Alors le chevalier Malheur s'est rapproché, Il a mis pied à terre et sa main m'a touché. Son doigt ganté de fer entra dans ma blessure Tandis qu'il attestait sa loi d'une voix dure. Et voici qu'au contact glacé du doigt de fer Un coeur me renaissait, tout un coeur pur et fier Et voici que, fervent d'une candeur divine, Tout un coeur jeune et bon battit dans ma poitrine ! Or je restais tremblant, ivre, incrédule un peu, Comme un homme qui voit des visions de Dieu. Mais le bon chevalier, remonté sur sa bête, En s'éloignant, me fit un signe de la tête Et me cria (j'entends encore cette voix) : " Au moins, prudence ! Car c'est bon pour une fois. "
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Bon chevalier masqué
Un vase, flanqué d'un masque, En faïence de Courtrai, Vieille floraison fantasque Où j'ai mis un rosier vrai, Sur ma fenêtre grimace, Et, quoiqu'il soit assez laid, Ce matin, du toit d'en face, Un merle ami lui parlait. Le merle, oiseau leste et braque, Bavard jamais enrhumé, Est pitre dans la baraque Toute en fleurs, du mois de mai. Il contait au *** aux roses Un effronté boniment, Car il faut de grosses choses Pour faire rire un Flamand. Sur une patte, et l'air farce, Et comme on vide un panier, Il jetait sa verve éparse De son toit à mon grenier. Gare au mauvais goût des merles ! J'omets ses propos hardis ; Son bec semait peu de perles ; Et moi, rêveur, je me dis : La minute est opportune ; Je suis à m'éprendre enclin ; Puisque j'ai cette fortune De rencontrer un malin, Il faut que je le consulte Sur ma conquête d'hier. Et je cria : - Merle adulte, Sais-tu pourquoi je suis fier ? Il dit, gardant sa posture, Semblable au diable boiteux : - C'est pour la même aventure Dont Gros-Guillaume est honteux.
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Le lendemain