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"convenir" poems
Sumida en la ironía esboza un apático gesto y en el nicho indulgente de la discordia se encuentran sus ojos ingratos. La Dama clorótica seca sus lágrimas, ejecuta con elegancia la centímana que acoge ramales de negros liros a sus cianóticos pabellones ¡Cuan grata la dicha pérfida del desencuentro! Profesa la peste con umbría renitencia, en la lúgubre sobre-voz que estremece el canoro fúnebre en Pico de Roma que delata en cada suspiro la cólera rancia del abandono Que perfuma con néctar de Belladona el fino sosiego de un paño de seda. Fruto pródigo que espeta la terca laconia de sus nefastas palabras Porque solo un ósculo que terse el crúor de sus labios bastará para convenir su silencio. Sauzal que atraviesa su boca añeja y estéril como la yerma Y quien fuera una bella rubescente hoy besa el miasma maldito que proclama a la urdimbre. su maligno efluvio letal Mañana serás el fantasma, el fantasma de ojos velados. Mañana serás la nada y negros serán tus huesos.
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Jul 17, 2015
Jul 17, 2015 at 11:58 PM UTC
La Dama Clorótica “Alegoría a la pintura homónima de Samuel van Hoogstraten”
Une hermine, un castor, un jeune sanglier, Cadets de leur famille, et partant sans fortune, Dans l'espoir d'en acquérir une Quittèrent leur forêt, leur étang, leur hallier. Après un long voyage, après mainte aventure, Ils arrivent dans un pays Où s'offrent à leurs yeux ravis Tous les trésors de la nature, Des prés, des eaux, des bois, des vergers pleins de fruits. Nos pèlerins, voyant cette terre chérie, Éprouvent les mêmes transports Qu'Énée et ses troyens en découvrant les bords Du royaume de Lavinie. Mais ce riche pays était de toutes parts Entouré d'un marais de bourbe Où des serpents et des lézards Se jouait l'effroyable tourbe. Il fallait le passer ; et nos trois voyageurs S'arrêtent sur le bord, étonnés et rêveurs. L'hermine la première avance un peu la patte ; Elle la retire aussitôt, En arrière elle fait un saut, En disant : mes amis, fuyons en grande hâte ; Ce lieu, tout beau qu'il est, ne peut nous convenir, Pour arriver là bas il faudrait se salir ; Et moi je suis si délicate, Qu'une tache me fait mourir. Ma sœur, dit le castor, un peu de patience ; On peut, sans se tacher, quelquefois réussir : Il faut alors du temps et de l'intelligence ; Nous avons tout cela : pour moi, qui suis maçon, Je vais en quinze jours vous bâtir un beau pont Sur lequel nous pourrons, sans craindre les morsures De ces vilains serpents, sans gâter nos fourrures, Arriver au milieu de ce charmant vallon. Quinze jours ! Ce terme est bien long, Répond le sanglier : moi, j'y serai plus vite ; Vous allez voir comment. En prononçant ces mots, Le voilà qui se précipite Au plus fort du bourbier, s'y plonge jusqu'au dos, À travers les serpents, les lézards, les crapauds, Marche, pousse à son but, arrive plein de boue ; Et là, tandis qu'il se secoue, Jetant à ses amis un regard de dédain : Apprenez, leur dit-il, comme on fait son chemin.
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L'hermine, le castor et le sanglier
Une hermine, un castor, un jeune sanglier, Cadets de leur famille, et partant sans fortune, Dans l'espoir d'en acquérir une Quittèrent leur forêt, leur étang, leur hallier. Après un long voyage, après mainte aventure, Ils arrivent dans un pays Où s'offrent à leurs yeux ravis Tous les trésors de la nature, Des prés, des eaux, des bois, des vergers pleins de fruits. Nos pèlerins, voyant cette terre chérie, Éprouvent les mêmes transports Qu'Énée et ses troyens en découvrant les bords Du royaume de Lavinie. Mais ce riche pays était de toutes parts Entouré d'un marais de bourbe Où des serpents et des lézards Se jouait l'effroyable tourbe. Il fallait le passer ; et nos trois voyageurs S'arrêtent sur le bord, étonnés et rêveurs. L'hermine la première avance un peu la patte ; Elle la retire aussitôt, En arrière elle fait un saut, En disant : mes amis, fuyons en grande hâte ; Ce lieu, tout beau qu'il est, ne peut nous convenir, Pour arriver là bas il faudrait se salir ; Et moi je suis si délicate, Qu'une tache me fait mourir. Ma sœur, dit le castor, un peu de patience ; On peut, sans se tacher, quelquefois réussir : Il faut alors du temps et de l'intelligence ; Nous avons tout cela : pour moi, qui suis maçon, Je vais en quinze jours vous bâtir un beau pont Sur lequel nous pourrons, sans craindre les morsures De ces vilains serpents, sans gâter nos fourrures, Arriver au milieu de ce charmant vallon. Quinze jours ! Ce terme est bien long, Répond le sanglier : moi, j'y serai plus vite ; Vous allez voir comment. En prononçant ces mots, Le voilà qui se précipite Au plus fort du bourbier, s'y plonge jusqu'au dos, À travers les serpents, les lézards, les crapauds, Marche, pousse à son but, arrive plein de boue ; Et là, tandis qu'il se secoue, Jetant à ses amis un regard de dédain : Apprenez, leur dit-il, comme on fait son chemin.
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Chacun de nous souvent connaît bien ses défauts ; En convenir, c'est autre chose : On aime mieux souffrir de véritables maux, Que d'avouer qu'ils en sont cause. Je me souviens, à ce sujet, D'avoir été témoin d'un fait Fort étonnant et difficile à croire : Mais je l'ai vu ; voici l'histoire. Près d'un bois, le soir, à l'écart, Dans une superbe prairie, Des lapins s'amusaient, sur l'herbette fleurie, A jouer au colin-maillard. Des lapins ! direz-vous, la chose est impossible. Rien n'est plus vrai pourtant : une feuille flexible Sur les yeux de l'un d'eux en bandeau s'appliquait, Et puis sous le cou se nouait : Un instant en faisait l'affaire. Celui que ce ruban privait de la lumière Se plaçait au milieu ; les autres alentour Sautaient, dansaient, faisaient merveilles, S'éloignaient, venaient tour à tour Tirer sa queue ou ses oreilles. Le pauvre aveugle alors, se retournant soudain, Sans craindre *** au noir, jette au hasard la patte : Mais la troupe échappe à la hâte, Il ne prend que du vent, il se tourmente en vain, Il y sera jusqu'à demain. Une taupe assez étourdie, Qui sous terre entendit ce bruit, Sort aussitôt de son réduit, Et se mêle dans la partie. Vous jugez que, n'y voyant pas, Elle fut prise au premier pas. Messieurs, dit un lapin, ce serait conscience, Et la justice veut qu'à notre pauvre sœur Nous fassions un peu de faveur ; Elle est sans yeux et sans défense ; Ainsi je suis d'avis... - Non, répond avec feu La taupe, je suis prise, et prise de bon jeu ; Mettez-moi le bandeau. - Très volontiers, ma chère ; Le voici : mais je crois qu'il n'est pas nécessaire Que nous serrions le nœud bien fort. - Pardonnez-moi, monsieur, reprit-elle en colère, Serrez bien, car j'y vois... Serrez, j'y vois encore.
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La taupe et le lapin
Chacun de nous souvent connaît bien ses défauts ; En convenir, c'est autre chose : On aime mieux souffrir de véritables maux, Que d'avouer qu'ils en sont cause. Je me souviens, à ce sujet, D'avoir été témoin d'un fait Fort étonnant et difficile à croire : Mais je l'ai vu ; voici l'histoire. Près d'un bois, le soir, à l'écart, Dans une superbe prairie, Des lapins s'amusaient, sur l'herbette fleurie, A jouer au colin-maillard. Des lapins ! direz-vous, la chose est impossible. Rien n'est plus vrai pourtant : une feuille flexible Sur les yeux de l'un d'eux en bandeau s'appliquait, Et puis sous le cou se nouait : Un instant en faisait l'affaire. Celui que ce ruban privait de la lumière Se plaçait au milieu ; les autres alentour Sautaient, dansaient, faisaient merveilles, S'éloignaient, venaient tour à tour Tirer sa queue ou ses oreilles. Le pauvre aveugle alors, se retournant soudain, Sans craindre *** au noir, jette au hasard la patte : Mais la troupe échappe à la hâte, Il ne prend que du vent, il se tourmente en vain, Il y sera jusqu'à demain. Une taupe assez étourdie, Qui sous terre entendit ce bruit, Sort aussitôt de son réduit, Et se mêle dans la partie. Vous jugez que, n'y voyant pas, Elle fut prise au premier pas. Messieurs, dit un lapin, ce serait conscience, Et la justice veut qu'à notre pauvre sœur Nous fassions un peu de faveur ; Elle est sans yeux et sans défense ; Ainsi je suis d'avis... - Non, répond avec feu La taupe, je suis prise, et prise de bon jeu ; Mettez-moi le bandeau. - Très volontiers, ma chère ; Le voici : mais je crois qu'il n'est pas nécessaire Que nous serrions le nœud bien fort. - Pardonnez-moi, monsieur, reprit-elle en colère, Serrez bien, car j'y vois... Serrez, j'y vois encore.
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