"battante" poems
rappelle-toi Barbara
ce nom qui résonne comme un chant lointain
un homme français t’a vue sous la pluie battante
et voilà qu’une rencontre fugace devient éternelle
il ne t’a jamais parlé
jamais touché
mais dans ses vers
tu es gravée
une passante
une silhouette éphémère
transformée en immortelle lumière
mais moi, je me demande
en silence et souvent
si mon existence s’efface
ils m'ont parlé
ils m'ont touchée
ils m'ont même embrassée
mais jamais ils ne m'ont écrite
pas un vers
pas une strophe
pas une empreinte dans leurs mots
je me retiens
je me cache
je me replie
rappele-moi Barbara
comment est-ce d'être aimée comme ça?
Jan 8, 2025
Jan 8, 2025 at 1:42 AM UTC
Près d’elle, si près que nos peaux se frôleraient presque.
Pluie battante. Coulées de vin rouge telles après une éruption volcanique.
Routes délaissées pour Elle, mais m’aimerait-elle ?
Mon encre au conditionnel. Nuits intemporelles.
Je désire voyager au Nord,
Là où le soleil ne me rattraperait pas.
Près du feu, si près que je m’en brûlerais l’épiderme.
Odeur bleue de pluie. Arrière-goût amer.
Je marcherais bien à nouveau sur le bas-côté de la route,
En attendant que quelqu’un s’arrête
Passe son bras par la fenêtre et me fasse signe de monter
Une fois près de lui, qu’il me fasse ressentir les sentiments désertés encore,
Ceux presque effacés avec le temps et l’âge un peu.
Comme fossilisés.
Jan 15, 2025
Jan 15, 2025 at 10:53 AM UTC
L'odeur qui émane de ta peau, brillante sous les rayons du soleil
Adoucit mes narines, par lesquelles l'air frais des montagnes s'y mélange
J'ai aimé te prendre dans mes bras hier, t'enlacer
Lorsque les feuilles des arbres ainsi que ses grandes branches
nous protégeaient naturellement de la pluie battante
Cette face de ton visage que tu collais contre mon torse et
ma main passante sur ta nuque au travers de tes cheveux noirs humides
J'avais comme l'impression que nos corps étaient enracinés ensemble
Que de la terre, s'échappait une énergie transcendante qui renforçait nos émotions
Le silence des hommes qui laisse la parole à la nature vieille et dominante
Du milieu de cette vaste forêt, la composition de la cascade à distance
des lourdes gouttes d'eau tombantes, glissantes sur les immenses feuilles
des oiseaux, rois, et de ton cœur battant à rythme régulier mais avec
l'intensité d'un coup de tambour donné lors d'un carnaval
Nos corps en vibraient.
À nouveau je ressentais que nous faisions partie de quelque chose
Bien au-delà de notre compréhension : notre essence même
Nous, Êtres.
La prochaine fois, sur tes lèvres qui n'attirent que convoitise à mes yeux
J'y déposerai les miennes, si tu me le permets
Car du fond de mon âme,
je te désire
J'ai à tes côtés de l'appétit pour la vie,
qui m'apparaît alors comme infinie.
Feb 28, 2025
Feb 28, 2025 at 1:02 PM UTC