"arrivent" poems
Un arabe à Marseille autrefois m'a conté
Qu'un pacha turc dans sa patrie
Vint porter certain jour un coffret cacheté
Au plus sage dervis qui fût en Arabie.
Ce coffret, lui dit-il, renferme des rubis,
Des diamants d'un très grand prix :
C'est un présent que je veux faire
À l'homme que tu jugeras
Être le plus fou de la terre.
Cherche bien, tu le trouveras.
Muni de son coffret, notre bon solitaire
S'en va courir le monde. Avait-il donc besoin
D'aller **** ?
L'embarras de choisir était sa grande affaire :
Des fous toujours plus fous venaient de toutes parts
Se présenter à ses regards.
Notre pauvre dépositaire
Pour l'offrir à chacun saisissait le coffret :
Mais un pressentiment secret
Lui conseillait de n'en rien faire,
L'assurait qu'il trouverait mieux.
Errant ainsi de lieux en lieux,
Embarrassé de son message,
Enfin, après un long voyage,
Notre homme et le coffret arrivent un matin
Dans la ville de Constantin.
Il trouve tout le peuple en joie :
Que s'est-il donc passé ? Rien, lui dit un iman ;
C'est notre grand vizir que le sultan envoie,
Au moyen d'un lacet de soie,
Porter au prophète un firman.
Le peuple rit toujours de ces sortes d'affaires ;
Et, comme ce sont des misères,
Notre empereur souvent lui donne ce plaisir.
- Souvent ? - Oui. - C'est fort bien ; votre nouveau vizir
Est-il nommé ? - Sans doute : et le voilà qui passe.
Le dervis, à ces mots, court, traverse la place,
Arrive, et reconnaît le pacha son ami.
Bon ! Te voilà ! Dit celui-ci :
Et le coffret ? - Seigneur, j'ai parcouru l'Asie ;
J'ai vu des fous parfaits, mais sans oser choisir :
Aujourd'hui ma course est finie ;
Daignez l'accepter, grand vizir.
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Quizás, peut-être
Les étoiles nous sourient
Et dans la gare du destin
Nos deux trains arrivent
Quizás, peut-être
Me atrevo a decir
Que el tiempo no sabe
Si parar o seguir
Quizás, peut-être
Il est temps d'ouvrir
Les portes qui entourent
Nos cœurs et désirs
Quizás, peut-être
Es la suerte de esos
que caminan de la mano
y se bañan en besos
Quizás, peut-être
C'est la vie qui m'invite
À être gardien
de tes jours et tes nuits
Quizás, peut-être
La vida te propone
ser de mi ser la columna
y yo ser tu soporte
May 5, 2016
May 5, 2016 at 12:17 PM UTC
À Madame *** qui demandait des vers pour son album.
Les vers n'arrivent pas au gré de mon désir,
L'heure du feu sacré ne saurait se choisir.
Dites-vous au bouton qu'il devienne une rose,
À l'oiseau dans son nid que sa couvée éclose ?
Pourquoi me dire à moi : « Prends ton luth pour chanter ? »
Les feuilles **** du vent ne sauraient s'agiter ;
Et comme elles j'attends, immobile et timide,
Qu'une brise du ciel, dans sa course rapide,
Vienne douce et suave, inclinant les buissons,
Comme aux feuilles des bois m'arracher quelques sons.
Ne forcez point mes chants, je n'ai vu que l'aurore ;
Pour moi, si Dieu le veut, le jour est long encore !
Doux espoir ou regret, amertume ou plaisir,
Indécise en son vol, mon âme veut choisir ;
Elle parcourt la vie, effleurant chaque chose ;
Elle espère et soupire, et sur rien ne se pose.
Ainsi l'on voit l'abeille, active en son labeur,
S'agitant dans les airs, chercher longtemps la fleur,
Qui, livrant ses trésors à son aile légère,
Lui permet de porter son doux miel à la terre.
Mais hélas ! nul calice, entr'ouvert à ma voix,
Ne veut, dans ses parfums, laisser baigner mes doigts;
Je m'arrête, interdite au seuil de ma demeure :
En vain je veux chanter... je me tais et je pleure !
678
Le Printemps est évident, car
Du coeur des Propriétés vertes,
Le vol de Thiers et de Picard
Tient ses splendeurs grandes ouvertes !
Ô Mai ! quels délirants culs-nus !
Sèvres, Meudon, Bagneux, Asnières,
Ecoutez donc les bienvenus
Semer les choses printanières !
Ils ont shako, sabre et tam-tam,
Non la vieille boîte à bougies,
Et des yoles qui n'ont jam, jam...
Fendent le lac aux eaux rougies !
Plus que jamais nous bambochons
Quand arrivent sur nos tanières
Crouler les jaunes cabochons
Dans des aubes particulières !
Thiers et Picard sont des Eros,
Des enleveurs d'héliotropes ;
Au pétrole ils font des Corots :
Voici hannetonner leurs tropes...
Ils sont familiers du Grand Truc !...
Et couché dans les glaïeuls, Favre
Fait son cillement aqueduc,
Et ses reniflements à poivre !
La grand ville a le pavé chaud
Malgré vos douches de pétrole,
Et décidément, il nous faut
Vous secouer dans votre rôle...
Et les Ruraux qui se prélassent
Dans de longs accroupissements,
Entendront des rameaux qui cassent
Parmi les rouges froissements !
689
Messieurs les beaux esprits dont la prose et les vers
Sont d'un style pompeux et toujours admirable,
Mais que l'on n'entend point, écoutez cette fable,
Et tâchez de devenir clairs.
Un homme qui montrait la lanterne magique
Avait un singe dont les tours
Attiraient chez lui grand concours.
Jacqueau, c'était son nom, sur la corde élastique
Dansait et voltigeait au mieux,
Puis faisait le saut périlleux,
Et puis sur un cordon, sans que rien le soutienne,
Le corps droit, fixe, d'aplomb,
Notre Jacqueau fait tout du long
L'exercice à la prussienne.
Un jour qu'au cabaret son maître était resté
(C'était, je pense, un jour de fête),
Notre singe en liberté
Veut faire un coup de sa tête.
Il s'en va rassembler les divers animaux
Qu'il petit rencontrer dans la ville ;
Chiens, chats, poulets, dindons, pourceaux,
Arrivent bientôt à la file.
Entrez, entrez, messieurs, criait notre Jacqueau,
C'est ici, c'est ici qu'un spectacle nouveau
Vous charmera gratis.
Oui, messieurs, à la porte
On ne prend point d'argent ; je fais tout pour l'honneur.
A ces mots, chaque spectateur
Va se placer, et l'on apporte
La lanterne magique ; on ferme les volets,
Et par un discours fait exprès Jacqueau prépare l'auditoire.
Ce morceau vraiment oratoire
Fit bâiller, mais on applaudit.
Content de son succès, notre singe saisit
Un verre peint qu'il met dans sa lanterne.
Il sait comment on le gouverne,
Et crie, en le poussant : Est-il rien de pareil ?
Messieurs, vous voyez le soleil,
Ses rayons et toute sa gloire.
Voici présentement la lune, et puis l'histoire
D'Adam, d'Ève et des animaux ...
Voyez, messieurs, comme ils sont beaux !
Voyez la naissance du monde ;
Voyez ... Les spectateurs, dans une nuit profonde,
Écarquillaient leurs yeux et ne pouvaient rien voir,
L'appartement, le mur, tout était noir.
Ma foi, disait un chat, de toutes les merveilles
Dont il étourdit nos oreilles,
Le fait est que je ne vois rien.
Ni moi non plus, disait un chien.
Moi, disait un dindon, je vois bien quelque chose
Mais je ne sais pour quelle cause
Je ne distingue pas très bien.
Pendant tous ces discours, le Cicéron moderne
Parlait éloquemment, et ne se lassait point.
Il n'avait oublié qu'un point :
C'était d'éclairer sa lanterne.
588
Tout là-haut, tout là-haut, **** de la route sûre,
Des fermes, des vallons, par delà les coteaux,
Par delà les forêts, les tapis de verdure,
**** des derniers gazons foulés par les troupeaux,
On rencontre un lac sombre encaissé dans l'abîme
Que forment quelques pics désolés et neigeux ;
L'eau, nuit et jour, y dort dans un repos sublime,
Et n'interrompt jamais son silence orageux.
Dans ce morne désert, à l'oreille incertaine
Arrivent par moments des bruits faibles et longs,
Et des échos plus morts que la cloche lointaine
D'une vache qui paît aux penchants des vallons.
Sur ces monts où le vent efface tout vestige,
Ces glaciers pailletés qu'allume le soleil,
Sur ces rochers altiers où guette le vertige,
Dans ce lac où le soir mire son teint vermeil,
Sous mes pieds, sur ma tête et partout, le silence,
Le silence qui fait qu'on voudrait se sauver,
Le silence éternel et la montagne immense,
Car l'air est immobile et tout semble rêver.
On dirait que le ciel, en cette solitude,
Se contemple dans l'onde, et que ces monts, là-bas,
Écoutent, recueillis, dans leur grave attitude,
Un mystère divin que l'homme n'entend pas.
Et lorsque par hasard une nuée errante
Assombrit dans son vol le lac silencieux,
On croirait voir la robe ou l'ombre transparente
D'un esprit qui voyage et passe dans les cieux.
467
Une hermine, un castor, un jeune sanglier,
Cadets de leur famille, et partant sans fortune,
Dans l'espoir d'en acquérir une
Quittèrent leur forêt, leur étang, leur hallier.
Après un long voyage, après mainte aventure,
Ils arrivent dans un pays
Où s'offrent à leurs yeux ravis
Tous les trésors de la nature,
Des prés, des eaux, des bois, des vergers pleins de fruits.
Nos pèlerins, voyant cette terre chérie,
Éprouvent les mêmes transports
Qu'Énée et ses troyens en découvrant les bords
Du royaume de Lavinie.
Mais ce riche pays était de toutes parts
Entouré d'un marais de bourbe
Où des serpents et des lézards
Se jouait l'effroyable tourbe.
Il fallait le passer ; et nos trois voyageurs
S'arrêtent sur le bord, étonnés et rêveurs.
L'hermine la première avance un peu la patte ;
Elle la retire aussitôt,
En arrière elle fait un saut,
En disant : mes amis, fuyons en grande hâte ;
Ce lieu, tout beau qu'il est, ne peut nous convenir,
Pour arriver là bas il faudrait se salir ;
Et moi je suis si délicate,
Qu'une tache me fait mourir.
Ma sœur, dit le castor, un peu de patience ;
On peut, sans se tacher, quelquefois réussir :
Il faut alors du temps et de l'intelligence ;
Nous avons tout cela : pour moi, qui suis maçon,
Je vais en quinze jours vous bâtir un beau pont
Sur lequel nous pourrons, sans craindre les morsures
De ces vilains serpents, sans gâter nos fourrures,
Arriver au milieu de ce charmant vallon.
Quinze jours ! Ce terme est bien long,
Répond le sanglier : moi, j'y serai plus vite ;
Vous allez voir comment. En prononçant ces mots,
Le voilà qui se précipite
Au plus fort du bourbier, s'y plonge jusqu'au dos,
À travers les serpents, les lézards, les crapauds,
Marche, pousse à son but, arrive plein de boue ;
Et là, tandis qu'il se secoue,
Jetant à ses amis un regard de dédain :
Apprenez, leur dit-il, comme on fait son chemin.
439
Nos pères nos Héros
Pour eux, ne soyons pas des zéros
On se plaint souvent que les exemples et les exercices sont plus faciles que les devoirs de maison et les épreuves à l'examen
Avec nos papas, c'est différent
Ils affrontent la vie à manches retroussées
Sans gangs, ils boxent
Tout ça pour nous offrir des gangs quand nous seront dans le ring
Et les protège-dents qu'ils n'ont pas eu
Dans le froid
Sous un soleil ardent
Dans une pluie torrentielle
Il continuent de travailler et de bosser dur
Leurs seuls boucliers qu'ils ont contre les intempéries de mère nature c'est notre amour et notre l'affection
Leur cœur est la machine la plus robuste carburé à l'amour qu'il ont pour nous
Même quand les médecins les imposent le repos
Ils n'arrivent pas à se reposer si on manque le nécessaire
Nos papas sont nos premiers modèle de succès
Ils ne nous cachent pas leurs erreurs
Nos tremplins pour le succès
Leur assiduité
Leur volonté
Leur minutieuxité et
Leur détermination
doivent être notre inspiration
Ce n'est pas Parcequ'Ils n'ont pas des bibliographies dans les "best-sellers"
Que nous devons les dévaloriser
En fait, ils partagent leur expérience avec nous,
Pour que nous les partageons avec le reste du monde
Nos papas ne sont pas une mesure de ce qu'il ont
Mais de ce qu'ils sont
Jun 20, 2021
Jun 20, 2021 at 7:50 PM UTC
Allô lo la vie? Tu m’entends ?
Ça capte très mal
Si tu m’entends, peux tu me dire pourquoi tu es si triste ?
Je ne te reproche rien, mais tu ne fais jamais aucun effort...
Pourquoi compliqué autant les choses ?
J’étais si heureuse, amoureuse, il me disait qu’il m’aimait et c’était tout ce qui pouvais me rendre joyeuse...
Allô la vie? Tu es en ligne?
Dis moi, pourquoi cet accident ?
Je ne me rappelle pas pourquoi, dis moi
Qu’ai je fais de mal pour mériter ça?
Mon corps sans vie
Étendu sur le sol
Les urgences arrivent
Ils essayent de me réanimer en vain..
Allô ? ...ALLÔ?!
...je dois raccrocher, la mort m’appelle
May 20, 2018
May 20, 2018 at 5:32 PM UTC