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"anges" poems
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire J'ai vu tous les soleils y venir se mirer S'y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L'été taille la nue au tablier des anges Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux L'enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août J'ai retiré ce radium de la pechblende Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
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Les yeux d'Elsa
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire J'ai vu tous les soleils y venir se mirer S'y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L'été taille la nue au tablier des anges Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux L'enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août J'ai retiré ce radium de la pechblende Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
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Un livre à lire. Des gens rencontrés. Une femme à aimer. La vie plus belle qu'la notre… Une mort à tromper. Un chemin à courir. Un amour à livrer… Tous les sens à traduire. Toutes les lettres à brouiller. Tous les anges à connaître. Toutes les âmes à sauver. Et après – disparaître… 21-10-2010
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Dec 2, 2012
Dec 2, 2012 at 3:46 PM UTC
Tristesse
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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Sep 11, 2025
Sep 11, 2025 at 1:12 AM UTC
La Violence Pleut Dans Les Rues
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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Smile, Dear Child, smile Our tears will be gone - In a while. Dieu a appelé ton nom Et les anges t'apportent au Ciel Ton étoile brillera toujours Il donne espoir aux rêveurs, Il nous rappel de ton amour. Requiem eternam dona ei Et lux perpetua luceat ei We will always, always love you, our dear, sweet Carrie.
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Dec 2, 2011
Dec 2, 2011 at 1:09 AM UTC
Souvenir
« Notre amour était mon seul arme                                      Aujourd’hui  j’ai que des larmes Notre confiance  était le seul accord                     Maintenant le doute tue votre propre âme J’ai compris votre jalousie mais                             N’oublies pas que je suis une femme Une femme amoureuse de toi ,fidèle                         Et surtout confiante à toi et à moi-même Oublies les paroles ,et les critiques des autres          Laisses nous vivre une histoire pleine de charme Pardonnes moi de tous ce que j’ai fait                                  Stp pardonnes votre futur dame  » Elle m’ a dit; J’ai répondu:   « personne ne mérite tes larmes              Et celui qui les mérite ne fera surement pas pleurer Sois sur que je te souhaite que de bonheur              le bonhur… que t'  attends...                                           avec quelqu'un que  tu admires   Tu as choisi de jouer  tes cartes au profondeur                  Et mon jeu était toujours à la hauteur Tu as détruit ton propre  amour   Tu m’as perdu pour toujours                                 pour m’oublier    ,  Tu as besoin du temps                                 mêmes les anges ont besoins du temps de repos cherche quelqu’un qui fait rire ton cœur moi je ne peux  t’assurer que de malheur                                            la vie m’a donné une deuxième chance                                               je vais rattraper mes fautes d’enfance   tu étais la grande faute de ma vie tu es la personne que  …………j’ ai pas envie.   » Abdelkadir BELHADJ
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Mar 25, 2015
Mar 25, 2015 at 4:45 PM UTC
Séparation
« Notre amour était mon seul arme                                      Aujourd’hui  j’ai que des larmes Notre confiance  était le seul accord                     Maintenant le doute tue votre propre âme J’ai compris votre jalousie mais                             N’oublies pas que je suis une femme Une femme amoureuse de toi ,fidèle                         Et surtout confiante à toi et à moi-même Oublies les paroles ,et les critiques des autres          Laisses nous vivre une histoire pleine de charme Pardonnes moi de tous ce que j’ai fait                                  Stp pardonnes votre futur dame  » Elle m’ a dit; J’ai répondu:   « personne ne mérite tes larmes              Et celui qui les mérite ne fera surement pas pleurer Sois sur que je te souhaite que de bonheur              le bonhur… que t'  attends...                                           avec quelqu'un que  tu admires   Tu as choisi de jouer  tes cartes au profondeur                  Et mon jeu était toujours à la hauteur Tu as détruit ton propre  amour   Tu m’as perdu pour toujours                                 pour m’oublier    ,  Tu as besoin du temps                                 mêmes les anges ont besoins du temps de repos cherche quelqu’un qui fait rire ton cœur moi je ne peux  t’assurer que de malheur                                            la vie m’a donné une deuxième chance                                               je vais rattraper mes fautes d’enfance   tu étais la grande faute de ma vie tu es la personne que  …………j’ ai pas envie.   » Abdelkadir BELHADJ
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Quand nous habitions tous ensemble Sur nos collines d'autrefois, Où l'eau court, où le buisson tremble, Dans la maison qui touche aux bois, Elle avait dix ans, et moi trente ; J'étais pour elle l'univers. Oh ! comme l'herbe est odorante Sous les arbres profonds et verts ! Elle faisait mon sort prospère, Mon travail léger, mon ciel bleu. Lorsqu'elle me disait : Mon père, Tout mon coeur s'écriait : Mon Dieu ! À travers mes songes sans nombre, J'écoutais son parler joyeux, Et mon front s'éclairait dans l'ombre À la lumière de ses yeux. Elle avait l'air d'une princesse Quand je la tenais par la main. Elle cherchait des fleurs sans cesse Et des pauvres dans le chemin. Elle donnait comme on dérobe, En se cachant aux yeux de tous. Oh ! la belle petite robe Qu'elle avait, vous rappelez-vous ? Le soir, auprès de ma bougie, Elle jasait à petit bruit, Tandis qu'à la vitre rougie Heurtaient les papillons de nuit. Les anges se miraient en elle. Que son bonjour était charmant ! Le ciel mettait dans sa prunelle Ce regard qui jamais ne ment. Oh ! je l'avais, si jeune encore, Vue apparaître en mon destin ! C'était l'enfant de mon aurore, Et mon étoile du matin ! Quand la lune claire et sereine Brillait aux cieux, dans ces beaux mois, Comme nous allions dans la plaine ! Comme nous courions dans les bois ! Puis, vers la lumière isolée Étoilant le logis obscur, Nous revenions par la vallée En tournant le coin du vieux mur ; Nous revenions, coeurs pleins de flamme, En parlant des splendeurs du ciel. Je composais cette jeune âme Comme l'abeille fait son miel. Doux ange aux candides pensées, Elle était gaie en arrivant... - Toutes ces choses sont passées Comme l'ombre et comme le vent ! À Villequier, le 4 septembre 1844.
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Quand nous habitions tous ensemble
Quand nous habitions tous ensemble Sur nos collines d'autrefois, Où l'eau court, où le buisson tremble, Dans la maison qui touche aux bois, Elle avait dix ans, et moi trente ; J'étais pour elle l'univers. Oh ! comme l'herbe est odorante Sous les arbres profonds et verts ! Elle faisait mon sort prospère, Mon travail léger, mon ciel bleu. Lorsqu'elle me disait : Mon père, Tout mon coeur s'écriait : Mon Dieu ! À travers mes songes sans nombre, J'écoutais son parler joyeux, Et mon front s'éclairait dans l'ombre À la lumière de ses yeux. Elle avait l'air d'une princesse Quand je la tenais par la main. Elle cherchait des fleurs sans cesse Et des pauvres dans le chemin. Elle donnait comme on dérobe, En se cachant aux yeux de tous. Oh ! la belle petite robe Qu'elle avait, vous rappelez-vous ? Le soir, auprès de ma bougie, Elle jasait à petit bruit, Tandis qu'à la vitre rougie Heurtaient les papillons de nuit. Les anges se miraient en elle. Que son bonjour était charmant ! Le ciel mettait dans sa prunelle Ce regard qui jamais ne ment. Oh ! je l'avais, si jeune encore, Vue apparaître en mon destin ! C'était l'enfant de mon aurore, Et mon étoile du matin ! Quand la lune claire et sereine Brillait aux cieux, dans ces beaux mois, Comme nous allions dans la plaine ! Comme nous courions dans les bois ! Puis, vers la lumière isolée Étoilant le logis obscur, Nous revenions par la vallée En tournant le coin du vieux mur ; Nous revenions, coeurs pleins de flamme, En parlant des splendeurs du ciel. Je composais cette jeune âme Comme l'abeille fait son miel. Doux ange aux candides pensées, Elle était gaie en arrivant... - Toutes ces choses sont passées Comme l'ombre et comme le vent ! À Villequier, le 4 septembre 1844.
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Ne me quitte pas dans la nuit noire, Tu  fais partie de moi, de ma mémoire. Le sommeil est sur ta fenêtre, Mon amour va dispparaitre. Ne me quitte pas , emballé par cette attitude, Toi fais partie de moi, de ma solitude. Les anges habillés de blanc chanteront, Le malheur de notre séparation. Ne me quitte pas, au moins par esprit, Tu fais partie de moi, de ma vie, Les rêves ne sont plus fidéles, On s'aime comme les hirondelles. Victor Marques
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Dec 12, 2009
Dec 12, 2009 at 12:16 PM UTC
Ne me quitte pas
Les notes se déroulent d'ici bas Le long du faible vent de l'espoir Les rythmes frappent fort Au milieu de la poitrine Violent la puissance Combattent pour renaître Les violons, les harpes, les violoncelles Les chants des anges Se mêlent S'accouplent Se suivent Or les notes qui m'entourent Sont devenues cyclone de vie
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Sep 12, 2016
Sep 12, 2016 at 3:14 AM UTC
Variation
Il y a trop de pièges dans l'esprit. Sans trêve, mes rêves tombent souvent et crient comme ils brisent comme anges lorsqu'ils tombent La langue me démange ce que bruit me dérange. Mais personne ne me écoute
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Dec 6, 2014
Dec 6, 2014 at 9:14 AM UTC
Une Nuit Blanche
Tu as essayé, essayé Et tu as pleuré Tu n'as jamais abandonné Tu as trouvé l'espoir En dernier recours Parce que tu as lutté Jusqu'à la dernière goutte de sang Jusqu'à la dernière nuance du temps. Tu es mon Ange, mon Héros Tu as refusé de tomber dans des étaux Tu as pleuré, pleuré Et essayé, essayé De réussir contre tous mauvais coups Tu avais un style fort, doux et fou Tu as essayé, essayé Et tu as pleuré. Les Héros pleurent aussi Et les Anges pleurent aussi Tu es un modèle pour moi Je respecte ton courage et ton émoi Tu es mon inspiration Ma force et ma passion Tu as essayé et pleuré Et moi aussi, j'ai essayé et j’ai pleuré. P.S. Hommage À Mon Amour. Translation of ‘ Tried And Cried’, by Hébert Logerie. Copyright © Septembre 2025 Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Sep 3, 2025
Sep 3, 2025 at 9:22 AM UTC
Essais Et Pleurs
La Rivière de Cassis roule ignorée En des vaux étranges : La voix de cent corbeaux l'accompagne, vraie Et bonne voix d'anges : Avec les grands mouvements des sapinaies Quand plusieurs vents plongent. Tout roule avec des mystères révoltants De campagnes d'anciens temps ; De donjons visités, de parcs importants : C'est en ces bords qu'on entend Les passions mortes des chevaliers errants : Mais que salubre est le vent ! Que le piéton regarde à ces claires-voies : Il ira plus courageux. Soldats des forêts que le Seigneur envoie, Chers corbeaux délicieux ! Faites fuir d'ici le paysan matois Qui trinqué d'un moignon vieux.
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La rivière de Cassis
I. Aimez bien vos amours ; aimez l'amour qui rêve Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ; C'est lui que vous cherchez quand votre avril se lève, Lui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux. Aimez l'amour qui joue au soleil des peintures, Sous l'azur de la Grèce, autour de ses autels, Et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures, Ou qui vide un carquois sur des coeurs immortels. Aimez l'amour qui parle avec la lenteur basse Des Ave Maria chuchotés sous l'arceau ; C'est lui que vous priez quand votre tête est lasse, Lui dont la voix vous rend le rythme du berceau. Aimez l'amour que Dieu souffla sur notre fange, Aimez l'amour aveugle, allumant son flambeau, Aimez l'amour rêvé qui ressemble à notre ange, Aimez l'amour promis aux cendres du tombeau ! Aimez l'antique amour du règne de Saturne, Aimez le dieu charmant, aimez le dieu caché, Qui suspendait, ainsi qu'un papillon nocturne, Un baiser invisible aux lèvres de Psyché ! Car c'est lui dont la terre appelle encore la flamme, Lui dont la caravane humaine allait rêvant, Et qui, triste d'errer, cherchant toujours une âme, Gémissait dans la lyre et pleurait dans le vent. Il revient ; le voici : son aurore éternelle A frémi comme un monde au ventre de la nuit, C'est le commencement des rumeurs de son aile ; Il veille sur le sage, et la vierge le suit. Le songe que le jour dissipe au coeur des femmes, C'est ce Dieu. Le soupir qui traverse les bois, C'est ce Dieu. C'est ce Dieu qui tord les oriflammes Sur les mâts des vaisseaux et des faîtes des toits. Il palpite toujours sous les tentes de toile, Au fond de tous les cris et de tous les secrets ; C'est lui que les lions contemplent dans l'étoile ; L'oiseau le chante au loup qui le hurle aux forêts. La source le pleurait, car il sera la mousse, Et l'arbre le nommait, car il sera le fruit, Et l'aube l'attendait, lui, l'épouvante douce Qui fera reculer toute ombre et toute nuit. Le voici qui retourne à nous, son règne est proche, Aimez l'amour, riez ! Aimez l'amour, chantez ! Et que l'écho des bois s'éveille dans la roche, Amour dans les déserts, amour dans les cités ! Amour sur l'Océan, amour sur les collines ! Amour dans les grands lys qui montent des vallons ! Amour dans la parole et les brises câlines ! Amour dans la prière et sur les violons ! Amour dans tous les coeurs et sur toutes les lèvres ! Amour dans tous les bras, amour dans tous les doigts ! Amour dans tous les seins et dans toutes les fièvres ! Amour dans tous les yeux et dans toutes les voix ! Amour dans chaque ville : ouvrez-vous, citadelles ! Amour dans les chantiers : travailleurs, à genoux ! Amour dans les couvents : anges, battez des ailes ! Amour dans les prisons : murs noirs, écroulez-vous ! II. Mais adorez l'Amour terrible qui demeure Dans l'éblouissement des futures Sions, Et dont la plaie, ouverte encor, saigne à toute heure Sur la croix, dont les bras s'ouvrent aux nations.
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L'Amour de l'Amour
I. Aimez bien vos amours ; aimez l'amour qui rêve Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ; C'est lui que vous cherchez quand votre avril se lève, Lui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux. Aimez l'amour qui joue au soleil des peintures, Sous l'azur de la Grèce, autour de ses autels, Et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures, Ou qui vide un carquois sur des coeurs immortels. Aimez l'amour qui parle avec la lenteur basse Des Ave Maria chuchotés sous l'arceau ; C'est lui que vous priez quand votre tête est lasse, Lui dont la voix vous rend le rythme du berceau. Aimez l'amour que Dieu souffla sur notre fange, Aimez l'amour aveugle, allumant son flambeau, Aimez l'amour rêvé qui ressemble à notre ange, Aimez l'amour promis aux cendres du tombeau ! Aimez l'antique amour du règne de Saturne, Aimez le dieu charmant, aimez le dieu caché, Qui suspendait, ainsi qu'un papillon nocturne, Un baiser invisible aux lèvres de Psyché ! Car c'est lui dont la terre appelle encore la flamme, Lui dont la caravane humaine allait rêvant, Et qui, triste d'errer, cherchant toujours une âme, Gémissait dans la lyre et pleurait dans le vent. Il revient ; le voici : son aurore éternelle A frémi comme un monde au ventre de la nuit, C'est le commencement des rumeurs de son aile ; Il veille sur le sage, et la vierge le suit. Le songe que le jour dissipe au coeur des femmes, C'est ce Dieu. Le soupir qui traverse les bois, C'est ce Dieu. C'est ce Dieu qui tord les oriflammes Sur les mâts des vaisseaux et des faîtes des toits. Il palpite toujours sous les tentes de toile, Au fond de tous les cris et de tous les secrets ; C'est lui que les lions contemplent dans l'étoile ; L'oiseau le chante au loup qui le hurle aux forêts. La source le pleurait, car il sera la mousse, Et l'arbre le nommait, car il sera le fruit, Et l'aube l'attendait, lui, l'épouvante douce Qui fera reculer toute ombre et toute nuit. Le voici qui retourne à nous, son règne est proche, Aimez l'amour, riez ! Aimez l'amour, chantez ! Et que l'écho des bois s'éveille dans la roche, Amour dans les déserts, amour dans les cités ! Amour sur l'Océan, amour sur les collines ! Amour dans les grands lys qui montent des vallons ! Amour dans la parole et les brises câlines ! Amour dans la prière et sur les violons ! Amour dans tous les coeurs et sur toutes les lèvres ! Amour dans tous les bras, amour dans tous les doigts ! Amour dans tous les seins et dans toutes les fièvres ! Amour dans tous les yeux et dans toutes les voix ! Amour dans chaque ville : ouvrez-vous, citadelles ! Amour dans les chantiers : travailleurs, à genoux ! Amour dans les couvents : anges, battez des ailes ! Amour dans les prisons : murs noirs, écroulez-vous ! II. Mais adorez l'Amour terrible qui demeure Dans l'éblouissement des futures Sions, Et dont la plaie, ouverte encor, saigne à toute heure Sur la croix, dont les bras s'ouvrent aux nations.
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O toi qui m'apparus dans ce désert du monde, Habitante du ciel, passagère en ces lieux ! O toi qui fis briller dans cette nuit profonde Un rayon d'amour à mes yeux ; A mes yeux étonnés montre-toi tout entière, Dis-moi quel est ton nom, ton pays, ton destin. Ton berceau fut-il sur la terre ? Ou n'es-tu qu'un souffle divin ? Vas-tu revoir demain l'éternelle lumière ? Ou dans ce lieu d'exil, de deuil, et de misère, Dois-tu poursuivre encor ton pénible chemin ? Ah ! quel que soit ton nom, ton destin, ta patrie, Ou fille de la terre, ou du divin séjour, Ah ! laisse-moi, toute ma vie, T'offrir mon culte ou mon amour. Si tu dois, comme nous, achever ta carrière, Sois mon appui, mon guide, et souffre qu'en tous lieux, De tes pas adorés je baise la poussière. Mais si tu prends ton vol, et si, **** de nos yeux, Soeur des anges, bientôt tu remontes près d'eux, Après m'avoir aimé quelques jours sur la terre, Souviens-toi de moi dans les cieux.
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Invocation
Des lumières tamisées Sur vos lèvres irisées Des couleurs de ses phalanges Ailées comme deux beaux anges Vous et votre éternité Ombres de la noire nuitée Vous savourez la caresse De son rythme. Votre détresse Devient détente divine Par vos rires on le devine… Là, la douceur infinie Tout commence, tout fini Par ce que ce corps vous fait Dans ce soir noir si parfait Lentement, si tendrement  Par ses doigtés, doucement  Connaissant votre plaisir Et comment y parvenir  Vous lui rendez, soprano L'extatique mélodie, Ainsi l'on aurait bien dit, Que vous êtes son piano… 26 Août 2015  Lyon, France
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Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 8:12 AM UTC
Éloge de la douceur
Naples, 1822. Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre, Le doux frémissement des ailes du zéphyre À travers les rameaux, Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives, Ou le roucoulement des colombes plaintives, Jouant aux bords des eaux ; Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime, Tes cordes exhalaient ce langage sublime, Divin secret des cieux, Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole, Les anges amoureux se parlent sans parole, Comme les yeux aux yeux ; Si de ta douce voix la flexible harmonie, Caressant doucement une âme épanouie Au souffle de l'amour, La berçait mollement sur de vagues images, Comme le vent du ciel fait flotter les nuages Dans la pourpre du jour : Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille, Ma voix murmurerait tout bas à son oreille Des soupirs, des accords, Aussi purs que l'extase où son regard me plonge, Aussi doux que le son que nous apporte un songe Des ineffables bords ! Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière ! Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière Ma vie et ton amour ! Ton regard languissant est plus cher à mon âme Que le premier rayon de la céleste flamme Aux yeux privés du jour.
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Chant d'amour (I)
"Il n'y aurait pas de poésie si je ne l'avais pas entendu parler à travers les chansons les anges chantaient par la bouche parce que vos lèvres sont les portes du ciel".
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Jan 7, 2017
Jan 7, 2017 at 9:03 AM UTC
Les Portes Du Ciel
Plus criminel que Barrabas Cornu comme les mauvais anges Quel Belzébuth es-tu là-bas Nourri d'immondice et de fange Nous n'irons pas à tes sabbats Poisson pourri de Salonique Long collier des sommeils affreux D'yeux arrachés à coup de pique Ta mère fit un pet foireux Et tu naquis de sa colique Bourreau de Podolie Amant Des plaies des ulcères des croûtes Groin de cochon cul de jument Tes richesses garde-les toutes Pour payer tes médicaments.
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Réponse des Cosaques Zaporogues
Dans le ciel gris des anges de faïence Dans le ciel gris des sanglots étouffés Il me souvient de ces jours de Mayence Dans le Rhin noir pleuraient des filles-fées On trouvait parfois au fond des ruelles Un soldat tué d'un coup de couteau On trouvait parfois cette paix cruelle Malgré le jeune vin blanc des coteaux J'ai bu l'alcool transparent des cerises J'ai bu les serments échangés tout bas Qu'ils étaient beaux les palais les églises J'avais vingt ans Je ne comprenais pas Qu'est-ce que je savais de la défaite Quand ton pays est amour défendu Quand il te faut la voix des faux-prophètes Pour redonner vie à l'espoir perdu Il me souvient de chansons qui m'émurent Il me souvient des signes à la craie Qu'on découvrait au matin sur les murs Sans en pouvoir déchiffrer les secrets Qui peut dire où la mémoire commence Qui peut dire où le temps présent finit Où le passé rejoindra la romance Où le malheur n'est qu'un papier jauni Comme l'enfant surprit parmi ses rêves Les regards bleus des vaincus sont gênants Le pas des pelotons à la relève Faisait frémir le silence rhénan.
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Les larmes se ressemblent
mots simples ils ne écrire des mots d'amour que sérénade métissage, sur la musique breeze tombe pleurant murmure d'amour à suivre la lecture de la berceuse de leur chère notes par les anges, qui écrit dans le ciel ... Leur beauté en porcelaine pour tous à voir oblige une swift stride qui ne peut cacher qu'ils partagent leur coeur en vol ludique qu'ils écrivent dans le ciel ... Angels Write In the Sky Simple words they do write words of love that serenades mingling, on the breeze music falls weeping whispering of love to follow the lullaby from their cherished notes by the angels, writing in the sky .... Their porcelain beauty for all to see compels a swift stride that cannot hide they share they hearts in playful flight as they write in the sky... Debbie Brooks 2014
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Oct 7, 2014
Oct 7, 2014 at 5:22 PM UTC
Anges écrire dans le ciel--- "Angels Write In the Sky"
Sonnet. A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ; I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles Dans la colère ou les ivresses pénitentes ; U, cycles, vibrements divins des mers virides, Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ; O, suprême Clairon plein des strideurs étranges, Silences traversés des Mondes et des Anges ; - O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !
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Voyelles
Dieu, c'est la beauté, Dieu, beauté même, a parlé Dans le buisson de flamme à son peuple assemblé, Aux lèvres de Moïse, aux lèvres des prophètes, Et ses discours profonds sont clairs comme des fêtes. Son livre est un chœur vaste où David a chanté, Et c'est un fleuve, il coule avec l'immensité De ses vagues, noyant dans leur écume ardente Ton navire, ô Milton, et ta galère, ô Dante ! Et Jésus a parlé, rouge et bleu sous le ciel, Et des mots qu'il a dits la terre a fait son miel. Les lys ont confondu sa robe avec l'aurore, Sa voix, sur la montagne, elle résonne encore. Paroles de Jésus, source sous les palmiers Où s'abattent les cœurs ainsi que des ramiers, Où les âmes vont boire ainsi que des chamelles ! Nourrice, tu suspends le monde à tes mamelles ! Car Il est aussi beau qu'Il est vrai ; sa beauté Est mère de la fleur, de l'aube et de l'été. Le Beau n'est qu'un mot creux, l'idéal qu'un mot vide, Mais la beauté, c'est Dieu dont notre âme est avide ; La beauté, mais, poète, elle est au cœur de Dieu Le lotus de lumière et la rose de feu ; De plus haut que les Tyrs et les Sions sublimes, Elle descend sur l'ange, elle est vouée aux cimes, Soleil des paradis, étoile des matins, Et nos regards sont faits de ses rayons éteints. - Beauté, face de Dieu, gouffre des purs délices Formidable aux élus, devant vous les milices Célestes dont les seins sont cuirassés d'ardeur, Guerriers gantés de grâce et chaussés de candeur, Dont les ailes de feu battent le dos par douze, Capitaines d'amour dont l'aurore est jalouse Et dont l'épée au poing n'est qu'un rayon vermeil, Tremblent comme la brume au lever du soleil ! - Alléluia vers vous, beauté du Père, et gloire ! Gloire à vous sur la terre et sur les luths d'ivoire Des riants chérubins, votre escabeau vivant ! Gloire à vous sur la lyre et les harpes au vent Des séraphins chantant dans les apothéoses ! Doigts des anges, courez sur les violons roses ! Formez-vous, doux nuage, autour des encensoirs ! Brûlez, soleils levants ! fumez, parfums des soirs ! Montez vers la colombe, ô blanches innocences, Montez ! Et vous, Vertus, Principautés, Puissances, Menez, parmi les lys, le cortège des dieux, Sur les pas de Jésus miséricordieux !
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Dieu
Dieu, c'est la beauté, Dieu, beauté même, a parlé Dans le buisson de flamme à son peuple assemblé, Aux lèvres de Moïse, aux lèvres des prophètes, Et ses discours profonds sont clairs comme des fêtes. Son livre est un chœur vaste où David a chanté, Et c'est un fleuve, il coule avec l'immensité De ses vagues, noyant dans leur écume ardente Ton navire, ô Milton, et ta galère, ô Dante ! Et Jésus a parlé, rouge et bleu sous le ciel, Et des mots qu'il a dits la terre a fait son miel. Les lys ont confondu sa robe avec l'aurore, Sa voix, sur la montagne, elle résonne encore. Paroles de Jésus, source sous les palmiers Où s'abattent les cœurs ainsi que des ramiers, Où les âmes vont boire ainsi que des chamelles ! Nourrice, tu suspends le monde à tes mamelles ! Car Il est aussi beau qu'Il est vrai ; sa beauté Est mère de la fleur, de l'aube et de l'été. Le Beau n'est qu'un mot creux, l'idéal qu'un mot vide, Mais la beauté, c'est Dieu dont notre âme est avide ; La beauté, mais, poète, elle est au cœur de Dieu Le lotus de lumière et la rose de feu ; De plus haut que les Tyrs et les Sions sublimes, Elle descend sur l'ange, elle est vouée aux cimes, Soleil des paradis, étoile des matins, Et nos regards sont faits de ses rayons éteints. - Beauté, face de Dieu, gouffre des purs délices Formidable aux élus, devant vous les milices Célestes dont les seins sont cuirassés d'ardeur, Guerriers gantés de grâce et chaussés de candeur, Dont les ailes de feu battent le dos par douze, Capitaines d'amour dont l'aurore est jalouse Et dont l'épée au poing n'est qu'un rayon vermeil, Tremblent comme la brume au lever du soleil ! - Alléluia vers vous, beauté du Père, et gloire ! Gloire à vous sur la terre et sur les luths d'ivoire Des riants chérubins, votre escabeau vivant ! Gloire à vous sur la lyre et les harpes au vent Des séraphins chantant dans les apothéoses ! Doigts des anges, courez sur les violons roses ! Formez-vous, doux nuage, autour des encensoirs ! Brûlez, soleils levants ! fumez, parfums des soirs ! Montez vers la colombe, ô blanches innocences, Montez ! Et vous, Vertus, Principautés, Puissances, Menez, parmi les lys, le cortège des dieux, Sur les pas de Jésus miséricordieux !
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I. À qui donc le grand ciel sombre Jette-t-il ses astres d'or ? Pluie éclatante de l'ombre, Ils tombent...? - Encor ! encor ! Encor ! - lueurs éloignées, Feux purs, pâles orients, Ils scintillent... - ô poignées De diamant effrayants ! C'est de la splendeur qui rôde, Ce sont des points univers, La foudre dans l'émeraude ! Des bleuets dans des éclairs ! Réalités et chimères Traversant nos soirs d'été ! Escarboucles éphémères De l'obscure éternité ! De quelle main sortent-elles ? Cieux, à qui donc jette-t-on Ces tourbillons d'étincelles ? Est-ce à l'âme de Platon ? Est-ce à l'esprit de Virgile ? Est-ce aux monts ? est-ce au flot vert ? Est-ce à l'immense évangile Que Jésus-Christ tient ouvert ? Est-ce à la tiare énorme De quelque Moïse enfant Dont l'âme a déjà la forme Du firmament triomphant ? Ces feux-là vont-ils aux prières ? À qui l'Inconnu profond Ajoute-t-il ces lumières, Vagues flammes de son front ? Est-ce, dans l'azur superbe, Aux religions que Dieu, Pour accentuer son verbe, Jette ces langues de feu ? Est-ce au-dessus de la Bible Que flamboie, éclate et luit L'éparpillement terrible Du sombre écrin de la nuit ? Nos questions en vain pressent Le ciel, fatal ou béni. Qui peut dire à qui s'adressent Ces envois de l'infini ? Qu'est-ce que c'est que ces chutes D'éclairs au ciel arrachés ? Mystère ! Sont-ce des luttes ? Sont-ce des hymens ? Cherchez. Sont-ce les anges du soufre ? Voyons-nous quelque essaim bleu D'argyraspides du gouffre Fuir sur des chevaux de feu ? Est-ce le Dieu des désastres, Le Sabaoth irrité, Qui lapide avec des astres Quelque soleil révolté ?
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Les étoiles filantes
I. À qui donc le grand ciel sombre Jette-t-il ses astres d'or ? Pluie éclatante de l'ombre, Ils tombent...? - Encor ! encor ! Encor ! - lueurs éloignées, Feux purs, pâles orients, Ils scintillent... - ô poignées De diamant effrayants ! C'est de la splendeur qui rôde, Ce sont des points univers, La foudre dans l'émeraude ! Des bleuets dans des éclairs ! Réalités et chimères Traversant nos soirs d'été ! Escarboucles éphémères De l'obscure éternité ! De quelle main sortent-elles ? Cieux, à qui donc jette-t-on Ces tourbillons d'étincelles ? Est-ce à l'âme de Platon ? Est-ce à l'esprit de Virgile ? Est-ce aux monts ? est-ce au flot vert ? Est-ce à l'immense évangile Que Jésus-Christ tient ouvert ? Est-ce à la tiare énorme De quelque Moïse enfant Dont l'âme a déjà la forme Du firmament triomphant ? Ces feux-là vont-ils aux prières ? À qui l'Inconnu profond Ajoute-t-il ces lumières, Vagues flammes de son front ? Est-ce, dans l'azur superbe, Aux religions que Dieu, Pour accentuer son verbe, Jette ces langues de feu ? Est-ce au-dessus de la Bible Que flamboie, éclate et luit L'éparpillement terrible Du sombre écrin de la nuit ? Nos questions en vain pressent Le ciel, fatal ou béni. Qui peut dire à qui s'adressent Ces envois de l'infini ? Qu'est-ce que c'est que ces chutes D'éclairs au ciel arrachés ? Mystère ! Sont-ce des luttes ? Sont-ce des hymens ? Cherchez. Sont-ce les anges du soufre ? Voyons-nous quelque essaim bleu D'argyraspides du gouffre Fuir sur des chevaux de feu ? Est-ce le Dieu des désastres, Le Sabaoth irrité, Qui lapide avec des astres Quelque soleil révolté ?
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Je voudrais être Ixion et Tantale, Dessus la roue et dans les eaux là-bas, Et nu à nu presser entre mes bras Cette beauté qui les anges égale. S'ainsi était, toute peine fatale Me serait douce et ne me chaudrait pas, Non, d'un vautour fussé-je le repas, Non, qui le roc remonte et redévale. Lui tâtonner seulement le tétin. Echangerait l'obscur de mon destin Au sort meilleur des princes de l'Asie : Un demi-dieu me ferait son baiser, Et flanc à flanc entre ses bras m'aiser, Un de ces Dieux qui mangent l'Ambrosie.
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Je voudrais être Ixion et Tantale
Toi qui du jour mourant consoles la nature, Parais, flambeau des nuits, lève-toi dans les cieux ; Etends autour de moi, sur la pâle verdure, Les douteuses clartés d'un jour mystérieux ! Tous les infortunés chérissent ta lumière ; L'éclat brillant du jour repousse leurs douleurs : Aux regards du soleil ils ferment leur paupière, Et rouvrent devant toi leurs yeux noyés de pleurs. Viens guider mes pas vers la tombe Où ton rayon s'est abaissé, Où chaque soir mon genou tombe Sur un saint nom presque effacé. Mais quoi ! la pierre le repousse !... J'entends !... oui ! des pas sur la mousse ! Un léger souffle a murmuré ; Mon oeil se trouble, je chancelle : Non, non, ce n'est plus toi ; c'est elle Dont le regard m'a pénétré !... Est-ce bien toi ? toi qui t'inclines Sur celui qui fut ton amant ? Parle ; que tes lèvres divines Prononcent un mot seulement. Ce mot que murmurait ta bouche Quand, planant sur ta sombre couche, La mort interrompit ta voix. Sa bouche commence... Ah ! j'achève : Oui, c'est toi ! ce n'est point un rêve ! Anges du ciel, je la revois !... Ainsi donc l'ardente prière Perce le ciel et les enfers ! Ton âme a franchi la barrière Qui sépare deux univers ! Gloire à ton nom, Dieu qui l'envoie ! Ta grâce a permis que je voie Ce que mes yeux cherchaient toujours. Que veux-tu ? faut-il que je meure ? Tiens, je te donne pour cette heure Toutes les heures de mes jours ! Mais quoi ! sur ce rayon déjà l'ombre s'envole ! Pour un siècle de pleurs une seule parole ! Est-ce tout ?... C'est assez ! Astre que j'ai chanté, J'en bénirai toujours ta pieuse clarté, Soit que dans nos climats, empire des orages, Comme un vaisseau voguant sur la mer des nuages, Tu perces rarement la triste obscurité ; Soit que sous ce beau ciel, propice à ta lumière, Dans un limpide azur poursuivant ta carrière, Des couleurs du matin tu dores les coteaux ; Ou que, te balançant sur une mer tranquille, Et teignant de tes feux sa surface immobile, Tes rayons argentés se brisent dans les eaux !
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Apparition
Toi qui du jour mourant consoles la nature, Parais, flambeau des nuits, lève-toi dans les cieux ; Etends autour de moi, sur la pâle verdure, Les douteuses clartés d'un jour mystérieux ! Tous les infortunés chérissent ta lumière ; L'éclat brillant du jour repousse leurs douleurs : Aux regards du soleil ils ferment leur paupière, Et rouvrent devant toi leurs yeux noyés de pleurs. Viens guider mes pas vers la tombe Où ton rayon s'est abaissé, Où chaque soir mon genou tombe Sur un saint nom presque effacé. Mais quoi ! la pierre le repousse !... J'entends !... oui ! des pas sur la mousse ! Un léger souffle a murmuré ; Mon oeil se trouble, je chancelle : Non, non, ce n'est plus toi ; c'est elle Dont le regard m'a pénétré !... Est-ce bien toi ? toi qui t'inclines Sur celui qui fut ton amant ? Parle ; que tes lèvres divines Prononcent un mot seulement. Ce mot que murmurait ta bouche Quand, planant sur ta sombre couche, La mort interrompit ta voix. Sa bouche commence... Ah ! j'achève : Oui, c'est toi ! ce n'est point un rêve ! Anges du ciel, je la revois !... Ainsi donc l'ardente prière Perce le ciel et les enfers ! Ton âme a franchi la barrière Qui sépare deux univers ! Gloire à ton nom, Dieu qui l'envoie ! Ta grâce a permis que je voie Ce que mes yeux cherchaient toujours. Que veux-tu ? faut-il que je meure ? Tiens, je te donne pour cette heure Toutes les heures de mes jours ! Mais quoi ! sur ce rayon déjà l'ombre s'envole ! Pour un siècle de pleurs une seule parole ! Est-ce tout ?... C'est assez ! Astre que j'ai chanté, J'en bénirai toujours ta pieuse clarté, Soit que dans nos climats, empire des orages, Comme un vaisseau voguant sur la mer des nuages, Tu perces rarement la triste obscurité ; Soit que sous ce beau ciel, propice à ta lumière, Dans un limpide azur poursuivant ta carrière, Des couleurs du matin tu dores les coteaux ; Ou que, te balançant sur une mer tranquille, Et teignant de tes feux sa surface immobile, Tes rayons argentés se brisent dans les eaux !
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Dans un tronc d'angélique J'ai creusé une cachette pour ma muse Electro hyper sensible Et j'ai béni de l'écume des anges L'hippocampe qui haletait À la proue de mon équipage. Ma quille bien encastrée dans l'étrave J'ai pris la mer étale à tout ballant Vers la montagne d'eau Où résident les ors des muses. Des ondes amoncelées pleuvaient des perles lustrées Des vertes, des bleues, des peacock, Des pamplemousses, des aubergines Et je ne voyais rien de leurs galipettes Je cherchais l'or nu des mots sous la couette Je ne voyais pas les perles offertes du silence Je ne voyais pas les colliers, les coiffes, les parures, les couronnes tressées Je cherchais le verbe fait chair dans les paillettes Je ne voyais pas l'iris multicolore des regards mouillés Je cherchais l'or, les carats Je ne voyais pas dans la nuit force cinq Etinceler l'once du sourire complice Des dents de l'hippocampe Qui me toisait derrière sa muselière De perles et fougères Exigeant que tel un orpailleur je fasse ripaille, Que je me déchaîne sans délai Au cœur de la nacre sacrée Au cœur battant de la grâce Bis repetita Au nom du Roi Bis repetita Au nom de la Loi Bis repetita Au nom de la Foi Bis repetita Au nom des Muses.
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Nov 30, 2019
Nov 30, 2019 at 1:11 AM UTC
Baboukèt Tonbé