"amusant" poems
J'aime toi...
Il n'y a pas de problem
Tu as sportif et elegant
Et je suis amusant et sympa
J'aime toi...
Parce-que tu et j'etes
Parfait
Pourqoi fais-tu ceci?
J'aime toi
Tu as un singe stupid
Pourqoi aime-je?
Maintenant je n'aime pas toi...
J'aime il.
Apr 28, 2010
Apr 28, 2010 at 6:43 AM UTC
Fable V, Livre I.
Pataud jouait avec Raton,
Mais sans gronder, sans mordre ; en camarade, en frère.
Les chiens sont bonnes gens ; mais les chats, nous dit-on ?
Sont justement tout le contraire.
Aussi, bien qu'il jurât toujours
Avoir fait pate de velours,
Raton, et ce n'est pas une histoire apocryphe,
Dans la peau d'un ami, comme fait maint plaisant,
Enfonçait, tout en s'amusant,
Tantôt la dent, tantôt la griffe.
Pareil jeu dut cesser bientôt.
- Eh quoi, Pataud, tu fais la mine !
Ne sais-tu pas qu'il est d'un sot
De se fâcher quand on badine ?
Ne suis-je pas ton bon ami ?
- Prends un nom qui convienne à ton humeur maligne ;
Raton, ne sois rien à demi :
J'aime mieux un franc ennemi,
Qu'un bon ami qui m'égratigne.
935
À M. P. D. S. R.
Premier commis au département de l'intérieur,
En lui envoyant un exemplaire de La Pucelle de Voltaire.
Accueillez l'immortel enfant
D'une muse un peu libertine ;
Un philosophe qui badine
Nous instruit en nous amusant.
Par une hypocrite cabale
L'honneur du beau sexe outragé,
Sous le fer d'un héros vengé,
N'est-ce pas là de la morale ?
Le père des inquisiteurs
Prêche aux damnés la tolérance :
Ah ! que n'a-t-il pour auditeurs
Tous nos fanatiques de France !
Et nos porteurs de capuchon,
Gens aussi vains qu'insatiables,
Que ne sont-ils à tous les diables,
Avec le père Gris-Bourdon !
Peut-être plus d'une peinture
Blesserait vos yeux délicats,
Si Vénus était sans appas
Pour être parfois sans ceinture.
Un grison trouve à ses discours
Jeanne et les Amours favorables ;
Que de belles ont tous les jours
Des caprices moins excusables !
Du génie et de l'enjouement,
La Pucelle pour héroïne ;
Tous ces objets, je l'imagine,
Sont de votre département.
Écrit en 1787.
796
Ils me disent que tu me trompes.
D'abord, qu'est-ce que ça leur fait ?
Chère frivole, que tu rompes
Un serment que tu n'as pas fait ?
Ils me disent que t'es méchante
Envers moi, - moi, qui suis si bon !
Toi méchante ! Qu'un autre chante
Ce refrain très **** d'être bon
Méchante, toi qui toujours m'offres
Un sourire amusant toujours,
Toi, ma reine, qui de tes coffres
Me puise des trésors toujours.
Ils me disent et croient bien dire,
Ô toi que tu ne m'aimes pas ?
Que m'importe, j'ai ton sourire,
Et puis tu ne m'aimerais pas ?
Tu ne m'aimes ? Et la grâce
Et la force de ta beauté.
Tu me les donnes, grande et grasse
Et voluptueuse beauté.
Tu ne m'aimes pas? Et quand même
Ce serait vrai, qu'est-ce que fait ?
« Si tu ne m'aimes pas, je t'aime. »
- Mais tu m'aimes, dis, par le fait.
482
Fable XIII, Livre I.
Un lièvre avait son gîte auprès de la tanière
D'un maussade et vieux hérisson.
Chacun, de son côté, vivait à sa manière,
À l'abri du même buisson,
Quand une taupe y vint creuser sa taupinière.
Entre les gens de certaine façon,
Nous savons tous qu'il est d'usage
Que le dernier venu dans tout le voisinage
Promène sa personne, ou tout au moins son nom.
En habit de velours, notre taupe au plus vite,
Fait donc au lièvre sa visite.
Après la révérence, après maint compliment,
(Ceux des bêtes, dit-on, ressemblent fort aux nôtres)
Après avoir parlé de soi fort longuement,
On parla tant soit peu des autres,
Et du voisin conséquemment.
Quel esprit ! dit la taupe ; y peut-on rien comprendre ?
Est-il rien de moins amusant ?
Est-il rien de moins complaisant ?
Savez-vous par quel bout le prendre ?
Il vit toujours triste et caché ;
Une sombre humeur le dévore ;
Il blesse quand il est fâché,
Et quand il joue il blesse encore ;
Et c'est pourtant chez lui que je cours de ce pas !
Madame, dit le lièvre, assurément badine.
- Et le bon ton, voisin ! - Et le bon sens, voisine,
M'assure que vous n'irez pas.
Plains et fuis, nous dit-il, ces personnes chagrines
Qu'on ne peut aborder avec sécurité,
Et qui, même dans la gaîté,
Ne quittent jamais leurs épines.
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Notre-Dame de Santa Fé de Bogota,
Qui vous apprêtez à faire le tour de ce monde,
Or, mon émotion serait trop profonde
Dans le chagrin réel dont mon cœur éclata,
À la nouvelle de ce départ déplorable,
Si je n'avais l'orgueil de vous avoir à ta-
Ble d'hôte vue ainsi que tel ou tel rasta.
Et de vous devoir ce sonnet point admirable
Hélas ! assez, mais que voici de tout mon cœur
Tel que je l'ai conçu dans un rêve vainqueur,
Dont, hélas ! je reviens avec le bruit qui grise.
D'un tambourin, bruyant sans doute mais gentil
D'être, grâce à votre talent de femme exquise-
Ment amusant, décoré d'un doigt subtil.
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