Je ne désire rien, moi.
Me réveiller à la même seconde que le Soleil
Comme si nous avions passé la nuit ensemble
Quelques tasses de café, sans sucre sans lait
M’en abreuver en regardant les premiers rayons éclaircir
les couleurs vives
des sommets des montagnes ;
donner de la profondeur aux reliefs ;
alors que les nuages se tardent d'arriver pour masquer leur cime ;
écouter les multiples oiseaux s'exprimer fort après une nuit
fraiche et reposante.
Sur ma peau blanche écarlate,
à mon tour d'être caresser tendrement encore, par mon amant de la nuit.
Tout s'éveille.
Tout.
Les fourmis qui commencent à travailler dès l'aube
Les singes hurleurs, ou bien les lions ?
Les condors qui déploient leurs ailes pour dominer incessamment les ciels
Les libellules, les moustiques agaçants, les mouches, les lézards, les papillons, les colibris ;
mais pas les araignées,
ni les lucioles,
qui elles, ont déjà conquises toute l'obscurité.
Et au **** petite, l’ombre des hommes.
Je ne désire rien, moi.
Me baigner nu comme un ver,
les cheveux détachés et le sexe à l’air ;
certains diront vulnérable, je dis puissant
dans la piscine naturelle d'une cascade qui tombe sur plusieurs étages.
Jamais je n'en connaîtrai son origine. Jamais.
Mais l’eau possédera mes pores, chaque recoin de mon corps.
Cueillir des fruits, ou bien les ramasser au sol
Pêches, goyaves, papayes goût caramel, poires
Qu'elles m'alimentent pour la journée, au moins.
Je ne désire rien, moi.
Admirer et photographier les fleurs toutes uniques
Contempler le haut des arbres depuis le haut de la colline
De là, m'imaginer sur les pointes des montagnes de cette vallée
Écouter le silence et l’excentrique voix du vent
Me récompenser des calories brûlées,
des kilomètres marchés
par un verre de vin rouge qui décuplera ce sentiment de joie
celui que je ressens profondément en moi.
Je ne désire rien, moi.
De l’eau pure et de l’encre,
quelques pages blanches encore,
pour laisser libre à mon imagination, ma création ;
de bonnes relations avec mon entourage ;
prendre conscience de cette Vie donnée
sans grandes prétentions sans grandes attentes ;
des livres pour philosopher, comprendre
m'échapper.
Partir ?
Je ne désire rien, moi.
Ou peut-être qu’au contraire,
Je désire Tout ?
Oct 29, 2025
Oct 29, 2025 at 12:38 AM UTC
Je ne désire rien, moi.
Me réveiller à la même seconde que le Soleil
Comme si nous avions passé la nuit ensemble
Quelques tasses de café, sans sucre sans lait
M’en abreuver en regardant les premiers rayons éclaircir
les couleurs vives
des sommets des montagnes ;
donner de la profondeur aux reliefs ;
alors que les nuages se tardent d'arriver pour masquer leur cime ;
écouter les multiples oiseaux s'exprimer fort après une nuit
fraiche et reposante.
Sur ma peau blanche écarlate,
à mon tour d'être caresser tendrement encore, par mon amant de la nuit.
Tout s'éveille.
Tout.
Les fourmis qui commencent à travailler dès l'aube
Les singes hurleurs, ou bien les lions ?
Les condors qui déploient leurs ailes pour dominer incessamment les ciels
Les libellules, les moustiques agaçants, les mouches, les lézards, les papillons, les colibris ;
mais pas les araignées,
ni les lucioles,
qui elles, ont déjà conquises toute l'obscurité.
Et au **** petite, l’ombre des hommes.
Je ne désire rien, moi.
Me baigner nu comme un ver,
les cheveux détachés et le sexe à l’air ;
certains diront vulnérable, je dis puissant
dans la piscine naturelle d'une cascade qui tombe sur plusieurs étages.
Jamais je n'en connaîtrai son origine. Jamais.
Mais l’eau possédera mes pores, chaque recoin de mon corps.
Cueillir des fruits, ou bien les ramasser au sol
Pêches, goyaves, papayes goût caramel, poires
Qu'elles m'alimentent pour la journée, au moins.
Je ne désire rien, moi.
Admirer et photographier les fleurs toutes uniques
Contempler le haut des arbres depuis le haut de la colline
De là, m'imaginer sur les pointes des montagnes de cette vallée
Écouter le silence et l’excentrique voix du vent
Me récompenser des calories brûlées,
des kilomètres marchés
par un verre de vin rouge qui décuplera ce sentiment de joie
celui que je ressens profondément en moi.
Je ne désire rien, moi.
De l’eau pure et de l’encre,
quelques pages blanches encore,
pour laisser libre à mon imagination, ma création ;
de bonnes relations avec mon entourage ;
prendre conscience de cette Vie donnée
sans grandes prétentions sans grandes attentes ;
des livres pour philosopher, comprendre
m'échapper.
Partir ?
Je ne désire rien, moi.
Ou peut-être qu’au contraire,
Je désire Tout ?
le 14 mai 2025
