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deux poémes pour mon épagneul king Charles et mon Cocker anglais

Sonnet pour mon épagneul anglais Nils

De son smoking de noir vêtu,

mêmes quand il court dans les rues,

à un artiste de gala

il semble emprunter le pas

 

Ton ventre est blanc comme une hermine.

Sur ton museau blanc, une truffe

Son dos de noir tout habillé.

Sur le front, il se fait doré.

 

De « prince », il s’attire le nom

Tant sa démarche est altiere ;

mais de « Nils », il a le surnom,

Car autant qu’un jar, il est fier.

 

Assis, il paraît méditer,

Sur le monde sa vanité.

De ses yeux noirs il vous regarde,

Comme un reproche qui s’attarde.

 

Quand il court, parmi les genêts,

Il fend l’air comme un destrier ;

Et le panache de sa queue

En flottant, vous ravit les yeux.

 

Mon épagneul est très dormeur,

Et aux sofas, il fait honneur.

Mais lorsque se lève le jour,

A se promener, il accourt.

 

Quand il dort, il est écureuil,

mais jamais, il ne ferme l’œil.

Un léger murmure l’éveille

Tant aérien est son sommeil.

Il semble emprunter le pas

 

Lorsqu’un aboiement le réveille

De sa voix, il donne l’éveil.

Et les chats, les chiens maraudeurs,

Il met en fuite avec bonheur.

 

Lorsque dans mes bras, il vient,

Son pelage se fait câlin.

Et la douceur de sa vêture

Lui fait une jolie voilure.

 

Sur ma table, sa tête repose

Lorsque je taquine la prose,

Comme pour dire ; même par-là,

je veux que tu restes avec moi.

 

Sous ma caresse, il se blottit,

comme le ferait un petit.

De ma tristesse, il vient à bout,

tant le regard qu’il pose est doux.

 

Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse.

 

***

 

Poème à ma chienne Laika dite «Caquine»

 

Tu as un gros museau,

Cocker chocolatine,

Des yeux entre amandes et noisettes

Teintés  d’une humeur suppliante.

 

Ta fourrure est quelque peu rêche

Mais prend l’éclat de la noisette

et le reflet du renard roux.

La caresse se fait satin.

 

Ma fille Célia t’appelle : «Caquine»

Pour des raisons que je ne peux

Au lecteur dévoiler ici,

Mais toute ta place tu tiens.

 

A ta maitresses adorée

Tu dresses ton gros museau

Et te blottis pour la garder

En menaçant ceux qui approchent.

 

Tu es peureuse comme un lézard,

Et sait ramper devant Célia.

Mais ton museau, sur mes genoux

Au petit déjeuner veille et guette.

 

Quand je te sors, tu tires en laisse

Jusqu’à m’en laisser essoufflé,

Après avoir d’énervement

Dans ta gueule, mes chaussons saisis.

 

Sur les sentiers de senteur,

Ton flair à humer se déploie.

Tu es, ma chienne, compagnie.

De mes longues après-midi.

 

Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse.

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Written by
paul-daubin
63 / M
Published
Oct 1, 2013
Lines·Words
78·437
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