Hello PoetryVoting

Vote

Voting-Boards

Home

HomeFollowingInboxNotifications

Read

ReadLiftedFeedsHeartedHistoryMy WritingNew poem

Explore

ExploreOrbitsWordsTagsClassics
Log in
0
Stars
0
Embers
0
Alerts
0
Inbox

Vote

Voting-Boards

Home

HomeFollowingInboxNotifications

Read

ReadLiftedFeedsHeartedHistoryMy WritingNew poem

Explore

ExploreOrbitsWordsTagsClassics
Log in
0
Stars
0
Embers
0
Alerts
0
Inbox

Épitaphe

(Sur la mort de Mademoiselle Élisabeth Ranquet, Femme de M. Du Chevreul, Écuyer, Seigneur d'Esturnville.) Sonnet. Ne verse point de pleurs sur cette sépulture, Passant : ce lit funèbre est un lit précieux, Où gît d'un corps tout pur la cendre toute pure ; Mais le zèle du cœur vit encore en ces lieux. Avant que de payer le droit de la nature Son âme, s'élevant au-delà de ses yeux, Avait au Créateur uni la créature ; Et marchant sur la terre elle était dans les cieux. Les pauvres bien mieux qu'elle ont senti sa richesse : L'humilité, la peine, étaient son allégresse ; Et son dernier soupir fut un soupir d'amour. Passant, qu'à son exemple un beau feu te transporte ; Et, loin de la pleurer d'avoir perdu le jour, Crois qu'on ne meurt jamais quand on meurt de la sorte.
p
Written by
Pierre Corneille
French
For You?
p
Written by
Pierre Corneille
French
Lines·Words
22·142
AboutBlogFAQPrivacyTermsContact
© 2009-2026 Hello Poetry/v27.0 by @eliotyork
Explore
Hello PoetryVoting
Write