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La Sérénade

Mère, quel doux chant me réveille ?

Minuit ! c'est l'heure où l'on sommeille.

Qui peut, pour moi, venir si ****

Veiller et chanter à l'écart ?

 

Dors, mon enfant, dors ! c'est un rêve.

En silence la nuit s'achève,

Mon front repose auprès du tien,

Je l'embrasse et je n'entends rien.

Nul ne donne de sérénade

À toi, ma pauvre enfant malade !

 

Ô mère ! ils descendent des cieux,

Ces sons, ces chants harmonieux ;

Nulle voix d'homme n'est si belle,

Et c'est un ange qui m'appelle !

Le soleil brille, il m'éblouit...

Adieu, ma mère, bonne nuit !

 

Le lendemain, quand vint l'aurore,

La blanche enfant dormait encore ;

Sa mère l'appelle en pleurant,

Nul baiser n'éveille l'enfant...

Son âme s'était envolée

Quand les chants l'avaient appelée.

s
Written by
Sophie d'Arbouville
French
Lines·Words
22·130
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