Hello PoetryVoting

Vote

Voting-Boards

Home

HomeFollowingInboxNotifications

Read

ReadLiftedFeedsHeartedHistoryMy poemsNew poem

Explore

ExploreOrbitsWordsTagsClassics
Log in
0
Stars
0
Embers
0
Alerts
0
Inbox

Vote

Voting-Boards

Home

HomeFollowingInboxNotifications

Read

ReadLiftedFeedsHeartedHistoryMy poemsNew poem

Explore

ExploreOrbitsWordsTagsClassics
Log in
0
Stars
0
Embers
0
Alerts
0
Inbox

Jocelyn, le 16 décembre 1793

La nuit, quand par hasard je m'éveille, et je pense

Que dehors et dedans tout est calme et silence,

Et qu'oubliant Laurence, auprès de moi dormant,

Mon cœur mal éveillé se croit seul un moment ;

Si j'entends tout à coup son souffle qui s'exhale,

Régulier, de son sein sortir à brise égale,

Ce souffle harmonieux d'un enfant endormi !

Sur un coude appuyé je me lève à demi,

Comme au chevet d'un fils, une mère qui veille ;

Cette haleine de paix rassure mon oreille ;

Je bénis Dieu tout bas de m'avoir accordé

Cet ange que je garde et dont je suis gardé ;

Je sens, aux voluptés dont ces heures sont pleines,

Que mon âme respire et vit dans deux haleines ;

Quelle musique aurait pour moi de tels accords ?

Je l'écoute longtemps dormir, et me rendors !

 

De la Grotte, 16 décembre 1793.

a
Written by
Alphonse de Lamartine
French
Lines·Words
17·148
AboutBlogFAQPrivacyTermsContact
© 2009-2026 Hello Poetry/v27.0 by @eliotyork
Explore
Hello PoetryVoting
Write