Hello PoetryVoting

Vote

Voting-Boards

Home

HomeFollowingInboxNotifications

Read

ReadLiftedFeedsHeartedHistoryMy poemsNew poem

Explore

ExploreOrbitsWordsTagsClassics
Log in
0
Stars
0
Embers
0
Alerts
0
Inbox

Vote

Voting-Boards

Home

HomeFollowingInboxNotifications

Read

ReadLiftedFeedsHeartedHistoryMy poemsNew poem

Explore

ExploreOrbitsWordsTagsClassics
Log in
0
Stars
0
Embers
0
Alerts
0
Inbox

Au Roi

(Sur la conquête de la Franche-Comté.)

 

Quelle rapidité, de conquête en conquête,

En dépit des hivers guident tes étendards ?

Et quel dieu dans tes yeux tient cette foudre prête

Qui fait tomber les murs d'un seul de tes regards ?

 

A peine tu parais qu'une province entière

Rend hommage à tes lys, et justice à tes droits ;

Et ta course en neuf jours achève une carrière

Que l'on verrait coûter un siècle à d'autres rois.

 

En vain pour l'applaudir ma muse impatiente,

Attendant ton retour, prête l'oreille au bruit ;

Ta vitesse l'accable, et sa plus haute attente

Ne peut imaginer ce que ton bras produit.

 

Mon génie, étonné de ne pouvoir te suivre,

En perd haleine et force ; et mon zèle confus,

Bien qu'il t'ait consacré ce qui me reste à vivre,

S'épouvante, t'admire, et n'ose rien de plus.

 

Je rougis de me taire, et d'avoir tant à dire ;

Mais c'est le seul parti que je puisse choisir :

Grand roi, pour me donner quelque loisir d'écrire,

Daigne prendre pour vaincre un peu plus de loisir !

p
Written by
Pierre Corneille
French
Lines·Words
21·182
AboutBlogFAQPrivacyTermsContact
© 2009-2026 Hello Poetry/v27.0 by @eliotyork
Explore
Hello PoetryVoting
Write