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"vivez" poems
Freres humains qui apres nous vivez, N'ayez les coeurs contre nous endurcis ... Men, brother men, that after us yet live, Let not your hearts too hard against us be; For if some pity of us poor men ye give, The sooner God shall take of you pity. Here are we five or six strung up, you see, And here the flesh that all too well we fed Bit by bit eaten and rotten, rent and shred, And we the bones grow dust and ash withal; Let no man laugh at us discomforted, But pray to God that he forgive us all. If we call on you, brothers, to forgive, Ye should not hold our prayer in scorn, though we Were slain by law; ye know that all alive Have not wit always to walk righteously; Make therefore intercession heartily With him that of a virgin's womb was bred, That his grace be not as a dr-y well-head For us, nor let hell's thunder on us fall; We are dead, let no man harry or vex us dead, But pray to God that he forgive us all. The rain has washed and laundered us all five, And the sun dried and blackened; yea, perdie, Ravens and pies with beaks that rend and rive Have dug our eyes out, and plucked off for fee Our beards and eyebrows; never we are free, Not once, to rest; but here and there still sped, Driven at its wild will by the wind's change led, More pecked of birds than fruits on garden-wall; Men, for God's love, let no gibe here be said, But pray to God that he forgive us all. Prince Jesus, that of all art lord and head, Keep us, that hell be not our bitter bed; We have nought to do in such a master's hall. Be not ye therefore of our fellowhead, But pray to God that he forgive us all. Algernon Charles Swinburne, trans.
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Epitaph In The Form Of A Ballade
Freres humains qui apres nous vivez, N'ayez les coeurs contre nous endurcis ... Men, brother men, that after us yet live, Let not your hearts too hard against us be; For if some pity of us poor men ye give, The sooner God shall take of you pity. Here are we five or six strung up, you see, And here the flesh that all too well we fed Bit by bit eaten and rotten, rent and shred, And we the bones grow dust and ash withal; Let no man laugh at us discomforted, But pray to God that he forgive us all. If we call on you, brothers, to forgive, Ye should not hold our prayer in scorn, though we Were slain by law; ye know that all alive Have not wit always to walk righteously; Make therefore intercession heartily With him that of a virgin's womb was bred, That his grace be not as a dr-y well-head For us, nor let hell's thunder on us fall; We are dead, let no man harry or vex us dead, But pray to God that he forgive us all. The rain has washed and laundered us all five, And the sun dried and blackened; yea, perdie, Ravens and pies with beaks that rend and rive Have dug our eyes out, and plucked off for fee Our beards and eyebrows; never we are free, Not once, to rest; but here and there still sped, Driven at its wild will by the wind's change led, More pecked of birds than fruits on garden-wall; Men, for God's love, let no gibe here be said, But pray to God that he forgive us all. Prince Jesus, that of all art lord and head, Keep us, that hell be not our bitter bed; We have nought to do in such a master's hall. Be not ye therefore of our fellowhead, But pray to God that he forgive us all. Algernon Charles Swinburne, trans.
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Jan 8, 2015
Jan 8, 2015 at 7:32 AM UTC
Barcelone vs Elche match à la Coupe 8/1/2015 HD
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Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, Assise auprès du feu, devisant et filant, Direz chantant mes vers, en vous émerveillant : Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle. Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. Je serai sous la terre, et, fantôme sans os, Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ; Vous serez au foyer une vieille accroupie, Regrettant mon amour et votre fier dédain. Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain ; Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.
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Quand vous serez bien vieille
France La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 Une Devise trois mots Liberté, Égalité, Fraternité un parti FN mais où va mon pays ??? j'ai peur ... mes amis arabes mes amis africains mes amis, mes amis vous n'avez pas de chance vous vivez dans un pays qui sous-estime vos talents un pays qui vous juge pour votre couleur un pays qui hait le mot arabe ... étant petit j'ai appris mais ou est donc or ni car là j'écris mais ou est donc **La Liberté l'Égalité La Fraternité** mais ou est donc votre COEUR ... Omertà
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Oct 12, 2013
Oct 12, 2013 at 3:45 PM UTC
France
L'étang mystérieux, suaire aux blanches moires, Frisonne ; au fond du bois la clairière apparaît ; Les arbres sont profonds et les branches sont noires ; Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ? Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ? Vous qui passez dans l'ombre, êtes-vous des amants ? Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines ; L'herbe s'éveille et parle aux sépulcres dormants. Que dit-il, le brin d'herbe ? et que répond la tombe ? Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs. Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe ; Soyez heureux pendant que nous sommes pensifs. Dieu veut qu'on ait aimé. Vivez ! faites envie, Ô couples qui passez sous le vert coudrier. Tout ce que dans la tombe, en sortant de la vie, On emporta d'amour, on l'emploie à prier. Les mortes d'aujourd'hui furent jadis les belles. Le ver luisant dans l'ombre erre avec son flambeau. Le vent fait tressaillir, au milieu des javelles, Le brin d'herbe, et Dieu fait tressaillir le tombeau. La forme d'un toit noir dessine une chaumière ; On entend dans les prés le pas lourd du faucheur ; L'étoile aux cieux, ainsi qu'une fleur de lumière, Ouvre et fait rayonner sa splendide fraîcheur. Aimez-vous ! c'est le mois où les fraises sont mûres. L'ange du soir rêveur, qui flotte dans les vents, Mêle, en les emportant sur ses ailes obscures, Les prières des morts aux baisers des vivants. Chelles, août 18...
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Crépuscule
Fable XV, Livre III. Comme ce fournisseur, au visage vermeil, Rebondi, ramassé dans sa courte structure, Et brodé sur toute couture, Un melon étalait son gros ventre au soleil ; Et, du haut de sa couche, à la rave modeste Qui, dans le sable aride, à ses pieds végétait, Adressait ce discours, qu'en bêchant écoutait Mon jardinier, qui vous l'atteste : « Que je te plains ! (Ce mot est le mot du mépris Comme de la pitié.) Que je te plains, ma chère, D'être si mal nourrie ! et que je suis surpris Qu'on trouve même à vivre en aussi maigre terre ! Gros-Jean n'a des yeux que pour moi. C'est un tort ; et, d'honneur, j'aurais l'âme ravie S'il s'occupait un peu de toi, Qui meurs, soyons de bonne foi, De faim moins encor que d'envie. » « - Et que peut-on vous envier ? » Répond l'humble racine : « oui, vous vivez à l'aise ; Vous êtes gros et gras, soit ; mais, ne vous déplaise, Votre embonpoint vient du fumier. »
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Le melon et la rave
Ô vous, qui passez comme l'ombre Par ce triste vallon des pleurs, Passagers sur ce globe sombre, Hommes! mes frères en douleurs, Ecoutez : voici vers Solime Un son de la harpe sublime Qui charmait l'écho du Thabor : Sion en frémit sous sa cendre, Et le vieux palmier croit entendre La voix du vieillard de Ségor ! Insensé le mortel qui pense ! Toute pensée est une erreur. Vivez, et mourez en silence ; Car la parole est au Seigneur ! Il sait pourquoi flottent les mondes ; Il sait pourquoi coulent les ondes, Pourquoi les cieux pendent sur nous, Pourquoi le jour brille et s'efface, Pourquoi l'homme soupire et passe : Et vous, mortels, que savez-vous ? Asseyez-vous près des fontaines, Tandis qu'agitant les rameaux, Du midi les tièdes haleines Font flotter l'ombre sur les eaux : Au doux murmure de leurs ondes Exprimez vos grappes fécondes Où rougit l'heureuse liqueur ; Et de main en main sous vos treilles Passez-vous ces coupes vermeilles Pleines de l'ivresse du coeur. Ainsi qu'on choisit une rose Dans les guirlandes de Sârons, Choisissez une vierge éclose Parmi les lis de vos vallons ! Enivrez-vous de son haleine ; Ecartez ses tresses d'ébène, Goûtez les fruits de sa beauté. Vivez, aimez, c'est la sagesse : Hors le plaisir et la tendresse, Tout est mensonge et vanité ! Comme un lis penché par la pluie Courbe ses rameaux éplorés, Si la main du Seigneur vous plie, Baissez votre tête, et pleurez. Une larme à ses pieds versée Luit plus que la perle enchâssée Dans son tabernacle immortel ; Et le coeur blessé qui soupire Rend un son plus doux que la lyre Sous les colonnes de l'autel ! Les astres roulent en silence Sans savoir les routes des cieux ; Le Jourdain vers l'abîme immense Poursuit son cours mystérieux ; L'aquilon, d'une aile rapide, Sans savoir où l'instinct le guide, S'élance et court sur vos sillons ; Les feuilles que l'hiver entasse, Sans savoir où le vent les chasse, Volent en pâles tourbillons ! Et vous, pourquoi d'un soin stérile Empoisonner vos jours bornés ? Le jour présent vaut mieux que mille Des siècles qui ne sont pas nés. Passez, passez, ombres légères, Allez où sont allés vos pères, Dormir auprès de vos aïeux. De ce lit où la mort sommeille, On dit qu'un jour elle s'éveille Comme l'aurore dans les cieux !
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La sagesse
Ô vous, qui passez comme l'ombre Par ce triste vallon des pleurs, Passagers sur ce globe sombre, Hommes! mes frères en douleurs, Ecoutez : voici vers Solime Un son de la harpe sublime Qui charmait l'écho du Thabor : Sion en frémit sous sa cendre, Et le vieux palmier croit entendre La voix du vieillard de Ségor ! Insensé le mortel qui pense ! Toute pensée est une erreur. Vivez, et mourez en silence ; Car la parole est au Seigneur ! Il sait pourquoi flottent les mondes ; Il sait pourquoi coulent les ondes, Pourquoi les cieux pendent sur nous, Pourquoi le jour brille et s'efface, Pourquoi l'homme soupire et passe : Et vous, mortels, que savez-vous ? Asseyez-vous près des fontaines, Tandis qu'agitant les rameaux, Du midi les tièdes haleines Font flotter l'ombre sur les eaux : Au doux murmure de leurs ondes Exprimez vos grappes fécondes Où rougit l'heureuse liqueur ; Et de main en main sous vos treilles Passez-vous ces coupes vermeilles Pleines de l'ivresse du coeur. Ainsi qu'on choisit une rose Dans les guirlandes de Sârons, Choisissez une vierge éclose Parmi les lis de vos vallons ! Enivrez-vous de son haleine ; Ecartez ses tresses d'ébène, Goûtez les fruits de sa beauté. Vivez, aimez, c'est la sagesse : Hors le plaisir et la tendresse, Tout est mensonge et vanité ! Comme un lis penché par la pluie Courbe ses rameaux éplorés, Si la main du Seigneur vous plie, Baissez votre tête, et pleurez. Une larme à ses pieds versée Luit plus que la perle enchâssée Dans son tabernacle immortel ; Et le coeur blessé qui soupire Rend un son plus doux que la lyre Sous les colonnes de l'autel ! Les astres roulent en silence Sans savoir les routes des cieux ; Le Jourdain vers l'abîme immense Poursuit son cours mystérieux ; L'aquilon, d'une aile rapide, Sans savoir où l'instinct le guide, S'élance et court sur vos sillons ; Les feuilles que l'hiver entasse, Sans savoir où le vent les chasse, Volent en pâles tourbillons ! Et vous, pourquoi d'un soin stérile Empoisonner vos jours bornés ? Le jour présent vaut mieux que mille Des siècles qui ne sont pas nés. Passez, passez, ombres légères, Allez où sont allés vos pères, Dormir auprès de vos aïeux. De ce lit où la mort sommeille, On dit qu'un jour elle s'éveille Comme l'aurore dans les cieux !
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Ainsi l'hôtel de ville illumine son faîte. Le prince et les flambeaux, tout y brille, et la fête Ce soir va resplendir sur ce comble éclairé, Comme l'idée au front du poète sacré. Mais cette fête, amis, n'est pas une pensée. Ce n'est pas d'un banquet que la France est pressée, Et ce n'est pas un bal qu'il faut, en vérité, A ce tas de douleurs qu'on nomme la cité ! Puissants ! nous ferions mieux de panser quelque plaie Dont le sage rêveur à cette heure s'effraie, D'étayer l'escalier qui d'en bas monte en haut, D'agrandir l'atelier, d'amoindrir l'échafaud, De songer aux enfants qui sont sans pain dans l'ombre, De rendre un paradis au pauvre impie et sombre, Que d'allumer un lustre et de tenir la nuit Quelques fous éveillés autour d'un peu de bruit ! Ô reines de nos toits, femmes chastes et saintes, Fleurs qui de nos maisons parfumez les enceintes, Vous à qui le bonheur conseille la vertu, Vous qui contre le mal n'avez pas combattu, A qui jamais la faim, empoisonneuse infâme, N'a dit : Vends-moi ton corps, - c'est-à-dire votre âme ! Vous dont le cœur de joie et d'innocence est plein, Dont la pudeur a plus d'enveloppes de lin Que n'en avait Isis, la déesse voilée, Cette fête est pour vous comme une aube étoilée ! Vous riez d'y courir tandis qu'on souffre ailleurs ! C'est que votre belle âme ignore les douleurs ; Le hasard vous posa dans la sphère suprême ; Vous vivez, vous brillez, vous ne voyez pas même, Tant vos yeux éblouis de rayons sont noyés, Ce qu'au-dessous de vous dans l'ombre on foule aux pieds ! Oui, c'est ainsi. - Le prince, et le riche, et le monde Cherche à vous réjouir, vous pour qui tout abonde. Vous avez la beauté, vous avez l'ornement ; La fête vous enivre à son bourdonnement, Et, comme à la lumière un papillon de soie, Vous volez à la porte ouverte qui flamboie ! Vous allez à ce bal, et vous ne songez pas Que parmi ces passants amassés sur vos pas, En foule émerveillés des chars et des livrées, D'autres femmes sont là, non moins que vous parées, Qu'on farde et qu'on expose à vendre au carrefour ; Spectres où saigne encor la place de l'amour ; Comme vous pour le bal, belles et demi-nues ; Pour vous voir au passage, hélas ! exprès venues, Voilant leur feuil affreux d'un sourire moqueur, Les fleurs au front, la boue aux pieds, la haine au cœur ! Mai 1833.
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Sur le bal de l'hôtel-de-ville
Ainsi l'hôtel de ville illumine son faîte. Le prince et les flambeaux, tout y brille, et la fête Ce soir va resplendir sur ce comble éclairé, Comme l'idée au front du poète sacré. Mais cette fête, amis, n'est pas une pensée. Ce n'est pas d'un banquet que la France est pressée, Et ce n'est pas un bal qu'il faut, en vérité, A ce tas de douleurs qu'on nomme la cité ! Puissants ! nous ferions mieux de panser quelque plaie Dont le sage rêveur à cette heure s'effraie, D'étayer l'escalier qui d'en bas monte en haut, D'agrandir l'atelier, d'amoindrir l'échafaud, De songer aux enfants qui sont sans pain dans l'ombre, De rendre un paradis au pauvre impie et sombre, Que d'allumer un lustre et de tenir la nuit Quelques fous éveillés autour d'un peu de bruit ! Ô reines de nos toits, femmes chastes et saintes, Fleurs qui de nos maisons parfumez les enceintes, Vous à qui le bonheur conseille la vertu, Vous qui contre le mal n'avez pas combattu, A qui jamais la faim, empoisonneuse infâme, N'a dit : Vends-moi ton corps, - c'est-à-dire votre âme ! Vous dont le cœur de joie et d'innocence est plein, Dont la pudeur a plus d'enveloppes de lin Que n'en avait Isis, la déesse voilée, Cette fête est pour vous comme une aube étoilée ! Vous riez d'y courir tandis qu'on souffre ailleurs ! C'est que votre belle âme ignore les douleurs ; Le hasard vous posa dans la sphère suprême ; Vous vivez, vous brillez, vous ne voyez pas même, Tant vos yeux éblouis de rayons sont noyés, Ce qu'au-dessous de vous dans l'ombre on foule aux pieds ! Oui, c'est ainsi. - Le prince, et le riche, et le monde Cherche à vous réjouir, vous pour qui tout abonde. Vous avez la beauté, vous avez l'ornement ; La fête vous enivre à son bourdonnement, Et, comme à la lumière un papillon de soie, Vous volez à la porte ouverte qui flamboie ! Vous allez à ce bal, et vous ne songez pas Que parmi ces passants amassés sur vos pas, En foule émerveillés des chars et des livrées, D'autres femmes sont là, non moins que vous parées, Qu'on farde et qu'on expose à vendre au carrefour ; Spectres où saigne encor la place de l'amour ; Comme vous pour le bal, belles et demi-nues ; Pour vous voir au passage, hélas ! exprès venues, Voilant leur feuil affreux d'un sourire moqueur, Les fleurs au front, la boue aux pieds, la haine au cœur ! Mai 1833.
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Tant que vous vivez, il faut vous divertir Tant que vous respirez, il faut marcher, rire et courir Soyez optimiste que possible, même lorsqu'il pleut Quand il fait froid et qu'il neige, soyez content et heureux Tirez toujours le meilleur parti de vos jours et de vos nuits Carpe diem, combattez pour vos droits et profitez de la vie. Tant que vous êtes debout, soyez courageux, spirituel et courtois Tant que vous pensez, soyez juste, magnanime, humble et droit La vie est pleine de surprises. Les êtres humains sont comme des fourmis Qui travaillent très dur. À la fin, ils repartiront avec un pantalon Un costume déchiré dans le dos, quelques sourires près du menton Et un tas de gens qui pleurent s'ils sont honnêtes, sages et gentils. Copyright © Août 2020, Hebert Logerie, tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
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Nov 24, 2024
Nov 24, 2024 at 10:53 PM UTC
Amusez-Vous et Carpe Diem
Mugissement des boeufs, au temps du doux Virgile, Comme aujourd'hui, le soir, quand fuit la nuit agile, Ou, le matin, quand l'aube aux champs extasiés Verse à flots la rosée et le jour, vous disiez : Mûrissez, blés mouvants ! prés, emplissez-vous d'herbes ! Que la terre, agitant son panache de gerbes, Chante dans l'onde d'or d'une riche moisson ! Vis, bête ; vis, caillou ; vis, homme ; vis, buisson ! A l'heure où le soleil se couche, où l'herbe est pleine Des grands fantômes noirs des arbres de la plaine Jusqu'aux lointains coteaux rampant et grandissant, Quand le brun laboureur des collines descend Et retourne à son toit d'où sort une fumée, Que la soif de revoir sa femme bien-aimée Et l'enfant qu'en ses bras hier il réchauffait, Que ce désir, croissant à chaque pas qu'il fait, Imite dans son coeur l'allongement de l'ombre ! Êtres ! choses ! vivez ! sans peur, sans deuil, sans nombre ! Que tout s'épanouisse en sourire vermeil ! Que l'homme ait le repos et le boeuf le sommeil ! Vivez ! croissez ! semez le grain à l'aventure ! Qu'on sente frissonner dans toute la nature, Sous la feuille des nids, au seuil blanc des maisons, Dans l'obscur tremblement des profonds horizons, Un vaste emportement d'aimer, dans l'herbe verte, Dans l'antre, dans l'étang, dans la clairière ouverte, D'aimer sans fin, d'aimer toujours, d'aimer encor, Sous la sérénité des sombres astres d'or ! Faites tressaillir l'air, le flot, l'aile, la bouche, Ô palpitations du grand amour farouche ! Qu'on sente le baiser de l'être illimité ! Et paix, vertu, bonheur, espérance, bonté, Ô fruits divins, tombez des branches éternelles ! Ainsi vous parliez, voix, grandes voix solennelles ; Et Virgile écoutait comme j'écoute, et l'eau Voyait passer le cygne auguste, et le bouleau Le vent, et le rocher l'écume, et le ciel sombre L'homme... - Ô nature ! abîme ! immensité de l'ombre !
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Mugitusque boum
Mugissement des boeufs, au temps du doux Virgile, Comme aujourd'hui, le soir, quand fuit la nuit agile, Ou, le matin, quand l'aube aux champs extasiés Verse à flots la rosée et le jour, vous disiez : Mûrissez, blés mouvants ! prés, emplissez-vous d'herbes ! Que la terre, agitant son panache de gerbes, Chante dans l'onde d'or d'une riche moisson ! Vis, bête ; vis, caillou ; vis, homme ; vis, buisson ! A l'heure où le soleil se couche, où l'herbe est pleine Des grands fantômes noirs des arbres de la plaine Jusqu'aux lointains coteaux rampant et grandissant, Quand le brun laboureur des collines descend Et retourne à son toit d'où sort une fumée, Que la soif de revoir sa femme bien-aimée Et l'enfant qu'en ses bras hier il réchauffait, Que ce désir, croissant à chaque pas qu'il fait, Imite dans son coeur l'allongement de l'ombre ! Êtres ! choses ! vivez ! sans peur, sans deuil, sans nombre ! Que tout s'épanouisse en sourire vermeil ! Que l'homme ait le repos et le boeuf le sommeil ! Vivez ! croissez ! semez le grain à l'aventure ! Qu'on sente frissonner dans toute la nature, Sous la feuille des nids, au seuil blanc des maisons, Dans l'obscur tremblement des profonds horizons, Un vaste emportement d'aimer, dans l'herbe verte, Dans l'antre, dans l'étang, dans la clairière ouverte, D'aimer sans fin, d'aimer toujours, d'aimer encor, Sous la sérénité des sombres astres d'or ! Faites tressaillir l'air, le flot, l'aile, la bouche, Ô palpitations du grand amour farouche ! Qu'on sente le baiser de l'être illimité ! Et paix, vertu, bonheur, espérance, bonté, Ô fruits divins, tombez des branches éternelles ! Ainsi vous parliez, voix, grandes voix solennelles ; Et Virgile écoutait comme j'écoute, et l'eau Voyait passer le cygne auguste, et le bouleau Le vent, et le rocher l'écume, et le ciel sombre L'homme... - Ô nature ! abîme ! immensité de l'ombre !
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LA RAISON Moi, je me sauve. LE DROIT Adieu ! je m'en vais. L'HONNEUR Je m'exile. ALCESTE Je vais chez les hurons leur demander asile. LA CHANSON J'émigre. Je ne puis souffler mot, s'il vous plaît, Dire un refrain sans être empoignée ait collet Par les sergents de ville, affreux drôles livides. UNE PLUME Personne n'écrit plus ; les encriers sont vides. On dirait d'un pays mogol, russe ou persan. Nous n'avons plus ici que faire ; allons-nous-en, Mes soeurs, je quitte l'homme et je retourne aux oies. LA PITIÉ Je pars. Vainqueurs sanglants, je vous laisse à vos joies. Je vole vers Cayenne où j'entends de grands cris. LA MARSEILLAISE J'ouvre mon aile, et vais rejoindre les proscrits. LA POÉSIE Oh ! je pars avec toi, pitié, puisque tu saignes ! L'AIGLE Quel est ce perroquet qu'on met sur vos enseignes, Français ? de quel égout sort cette bête-là ? Aigle selon Cartouche et selon Loyola, Il a du sang au bec, français ; mais c'est le vôtre. Je regagne les monts. Je ne vais qu'avec l'autre. Les rois à ce félon peuvent dire : merci ; Moi, je ne connais pas ce Bonaparte-ci ! Sénateurs ! courtisans ! je rentre aux solitudes ! Vivez dans le cloaque et dans les turpitudes, Soyez vils, vautrez-vous sous les cieux rayonnants ! LA FOUDRE Je remonte avec l'aigle aux nuages tonnants. L'heure ne peut tarder. Je vais attendre un ordre. UNE LIME Puisqu'il n'est plus permis qu'aux vipères de mordre, Je pars, je vais couper les fers dans les pontons. LES CHIENS Nous sommes remplacés par les préfets ; partons. LA CONCORDE Je m'éloigne. La haine est dans les cœurs sinistres. LA PENSÉE On n'échappe aux fripons que pour choir dans les cuistres. Il semble que tout meure et que de grands ciseaux Vont jusque dans les cieux couper l'aile aux oiseaux. Toute clarté s'éteint sous cet homme funeste. Ô France ! je m'enfuis et je pleure. LE MÉPRIS Je reste. Jersey, novembre 1852.
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Tout s'en va
LA RAISON Moi, je me sauve. LE DROIT Adieu ! je m'en vais. L'HONNEUR Je m'exile. ALCESTE Je vais chez les hurons leur demander asile. LA CHANSON J'émigre. Je ne puis souffler mot, s'il vous plaît, Dire un refrain sans être empoignée ait collet Par les sergents de ville, affreux drôles livides. UNE PLUME Personne n'écrit plus ; les encriers sont vides. On dirait d'un pays mogol, russe ou persan. Nous n'avons plus ici que faire ; allons-nous-en, Mes soeurs, je quitte l'homme et je retourne aux oies. LA PITIÉ Je pars. Vainqueurs sanglants, je vous laisse à vos joies. Je vole vers Cayenne où j'entends de grands cris. LA MARSEILLAISE J'ouvre mon aile, et vais rejoindre les proscrits. LA POÉSIE Oh ! je pars avec toi, pitié, puisque tu saignes ! L'AIGLE Quel est ce perroquet qu'on met sur vos enseignes, Français ? de quel égout sort cette bête-là ? Aigle selon Cartouche et selon Loyola, Il a du sang au bec, français ; mais c'est le vôtre. Je regagne les monts. Je ne vais qu'avec l'autre. Les rois à ce félon peuvent dire : merci ; Moi, je ne connais pas ce Bonaparte-ci ! Sénateurs ! courtisans ! je rentre aux solitudes ! Vivez dans le cloaque et dans les turpitudes, Soyez vils, vautrez-vous sous les cieux rayonnants ! LA FOUDRE Je remonte avec l'aigle aux nuages tonnants. L'heure ne peut tarder. Je vais attendre un ordre. UNE LIME Puisqu'il n'est plus permis qu'aux vipères de mordre, Je pars, je vais couper les fers dans les pontons. LES CHIENS Nous sommes remplacés par les préfets ; partons. LA CONCORDE Je m'éloigne. La haine est dans les cœurs sinistres. LA PENSÉE On n'échappe aux fripons que pour choir dans les cuistres. Il semble que tout meure et que de grands ciseaux Vont jusque dans les cieux couper l'aile aux oiseaux. Toute clarté s'éteint sous cet homme funeste. Ô France ! je m'enfuis et je pleure. LE MÉPRIS Je reste. Jersey, novembre 1852.
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Jadis je vous disais : « Vivez, régnez, Madame ! Le salon vous attend ! le succès vous réclame ! Le bal éblouissant pâlit quand vous partez ! Soyez illustre et belle ! aimez ! riez ! chantez ! Vous avez la splendeur des astres et des roses ! Votre regard charmant, où je lis tant de choses, Commente vos discours légers et gracieux. Ce que dit votre bouche étincelle en vos yeux. Il semble, quand parfois un chagrin vous alarme, Qu'ils versent une perle et non pas une larme. Même quand vous rêvez, vous souriez encor, Vivez, fêtée et fière, ô belle aux cheveux d'or ! » Maintenant vous voilà pâle, grave, muette, Morte, et transfigurée, et je vous dis : « Poète ! Viens me chercher ! Archange ! être mystérieux ! Fais pour moi transparents et la terre et les cieux ! Révèle-moi, d'un mot de ta bouche profonde, La grande énigme humaine et le secret du monde ! Confirme en mon esprit Descarte ou Spinosa ! Car tu sais le vrai nom de celui qui perça, Pour que nous puissions voir sa lumière sans voiles, Ces trous du noir plafond qu'on nomme les étoiles ! Car je te sens flotter sous mes rameaux penchants ; Car ta lyre invisible a de sublimes chants ! Car mon sombre océan, où l'esquif s'aventure, T'épouvante et te plaît ; car la sainte nature, La nature éternelle, et les champs, et les bois, Parlent de ta grande âme avec leur grande voix ! » Paris, 1840. - Jersey, 1855.
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À Madame D. G. de G