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"victimes" poems
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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Sep 11, 2025
Sep 11, 2025 at 1:12 AM UTC
La Violence Pleut Dans Les Rues
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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Incision Abdomen Hand reaches in Rips out intestines Pulling Pulling Til theyre on the floor Squelche Saw Right arm Vigorous Sweat Blood Blood Limb thrown with intestines Left arm Same Saw More blood Tossed on pile An axe maybe for the legs Chopping Spatter Chopping Spatter Not working Saw Right leg Vigorous Sweat Viens Blood Right leg thrown with arms and intestines Gleaming in my eye Enjoyment Left leg Axe again for fun? No Same Saw Pile Chainsaw Head Gore Ripping Spraying blood Pile Heart Cut out Sharp knife Eaten Pile of limbs and gore transported Placed in hot tub Filled with recent victimes gore and stumps Bathing suit on I'm fully submerged Rise up to wipe eyes Spit out a fountain Sip martini
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Jul 30, 2015
Jul 30, 2015 at 10:23 PM UTC
What did you do last Tuesday? (Warning gory)
Sometimes I wonder What if I woke up with amnesia? What if I forgot everything? Who I am Where I've been Who I've ****** I wonder If I could start all over again Without the darkness that follows me Would it still be me? Would I not make the same wrong turns? Or would I become someone completely different Someone happy Are we not all just victimes of circumstance? Our experiences Our virtues They mold us into the people we become And if I were to forget all that? Could I not then become the person people think I am I wonder if I forgot Would I be happy? Or are the demons and I but One and the same
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Jan 30, 2013
Jan 30, 2013 at 3:47 AM UTC
Amnesia
Cent mille hommes, criblés d'obus et de mitraille, Cent mille hommes, couchés sur un champ de bataille, Tombés pour leur pays par leur mort agrandi, Comme on tombe à Fleurus, comme on tombe à Lodi, Cent mille ardents soldats, héros et non victimes, Morts dans un tourbillon d'événements sublimes, D'où prend son vol la fière et blanche liberté, Sont un malheur moins grand pour la société, Sont pour l'humanité, qui sur le vrai se fonde, Une calamité moins haute et moins profonde, Un coup moins lamentable et moins infortuné Qu'un innocent, - Un seul innocent condamné, - Dont le sang, ruisselant sous un infâme glaive, Fume entre les pavés de la place de Grève, Qu'un juste assassiné dans la forêt des lois, Et dont l'âme a le droit d'aller dire à Dieu : Vois ! Le 24 mars 1870.
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Cent mille hommes
Disturbing pictures in my brain of black blood painted in red spraying the juices of my blood on the street Disturbing are these screams of joy ending in cry from my sistas Victimes of sterio typical leaders who never understand the poor batting their cries of basic need.
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Mar 29, 2014
Mar 29, 2014 at 4:40 PM UTC
paint
(À un poète exilé) Généreux favoris des filles de mémoire, Deux sentiers différents devant vous vont s'ouvrir : L'un conduit au bonheur, l'autre mène à la gloire ; Mortels, il faut choisir. Ton sort, ô Manoel, suivit la loi commune ; La muse t'enivra de précoces faveurs ; Tes jours furent tissus de gloire et d'infortune, Et tu verses des pleurs ! Rougis plutôt, rougis d'envier au vulgaire Le stérile repos dont son coeur est jaloux Les dieux ont fait pour lui tous les biens de la terre, Mais la lyre est à nous. Les siècles sont à toi, le monde est ta patrie. Quand nous ne sommes plus, notre ombre a des autels Où le juste avenir prépare à ton génie Des honneurs immortels. Ainsi l'aigle superbe au séjour du tonnerre S'élance ; et, soutenant son vol audacieux, Semble dire aux mortels : je suis né sur la terre, Mais je vis dans les cieux. Oui, la gloire t'attend ; mais arrête, et contemple A quel prix on pénètre en ses parvis sacrés ; Vois : l'infortune, assise à la porte du temple, En garde les degrés. Ici, c'est ce vieillard que l'ingrate Ionie A vu de mers en mers promener ses malheurs : Aveugle, il mendiait au prix de son génie Un pain mouillé de pleurs. Là, le Tasse, brûlé d'une flamme fatale, Expiant dans les fers sa gloire et son amour, Quand il va recueillir la palme triomphale, Descend au noir séjour. Partout des malheureux, des proscrits, des victimes, Luttant contre le sort ou contre les bourreaux ; On dirait que le ciel aux coeurs plus magnanimes Mesure plus de maux. Impose donc silence aux plaintes de ta lyre, Des coeurs nés sans vertu l'infortune est l'écueil ; Mais toi, roi détrôné, que ton malheur t'inspire Un généreux orgueil ! Que t'importe après tout que cet ordre barbare T'enchaîne **** des bords qui furent ton berceau ? Que t'importe en quels lieux le destin te prépare Un glorieux tombeau ? Ni l'exil, ni les fers de ces tyrans du Tage N'enchaîneront ta gloire aux bords où tu mourras : Lisbonne la réclame, et voilà l'héritage Que tu lui laisseras ! Ceux qui l'ont méconnu pleureront le grand homme ; Athène à des proscrits ouvre son Panthéon ; Coriolan expire, et les enfants de Rome Revendiquent son nom. Aux rivages des morts avant que de descendre, Ovide lève au ciel ses suppliantes mains : Aux Sarmates grossiers il a légué sa cendre, Et sa gloire aux Romains.
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La gloire
(À un poète exilé) Généreux favoris des filles de mémoire, Deux sentiers différents devant vous vont s'ouvrir : L'un conduit au bonheur, l'autre mène à la gloire ; Mortels, il faut choisir. Ton sort, ô Manoel, suivit la loi commune ; La muse t'enivra de précoces faveurs ; Tes jours furent tissus de gloire et d'infortune, Et tu verses des pleurs ! Rougis plutôt, rougis d'envier au vulgaire Le stérile repos dont son coeur est jaloux Les dieux ont fait pour lui tous les biens de la terre, Mais la lyre est à nous. Les siècles sont à toi, le monde est ta patrie. Quand nous ne sommes plus, notre ombre a des autels Où le juste avenir prépare à ton génie Des honneurs immortels. Ainsi l'aigle superbe au séjour du tonnerre S'élance ; et, soutenant son vol audacieux, Semble dire aux mortels : je suis né sur la terre, Mais je vis dans les cieux. Oui, la gloire t'attend ; mais arrête, et contemple A quel prix on pénètre en ses parvis sacrés ; Vois : l'infortune, assise à la porte du temple, En garde les degrés. Ici, c'est ce vieillard que l'ingrate Ionie A vu de mers en mers promener ses malheurs : Aveugle, il mendiait au prix de son génie Un pain mouillé de pleurs. Là, le Tasse, brûlé d'une flamme fatale, Expiant dans les fers sa gloire et son amour, Quand il va recueillir la palme triomphale, Descend au noir séjour. Partout des malheureux, des proscrits, des victimes, Luttant contre le sort ou contre les bourreaux ; On dirait que le ciel aux coeurs plus magnanimes Mesure plus de maux. Impose donc silence aux plaintes de ta lyre, Des coeurs nés sans vertu l'infortune est l'écueil ; Mais toi, roi détrôné, que ton malheur t'inspire Un généreux orgueil ! Que t'importe après tout que cet ordre barbare T'enchaîne **** des bords qui furent ton berceau ? Que t'importe en quels lieux le destin te prépare Un glorieux tombeau ? Ni l'exil, ni les fers de ces tyrans du Tage N'enchaîneront ta gloire aux bords où tu mourras : Lisbonne la réclame, et voilà l'héritage Que tu lui laisseras ! Ceux qui l'ont méconnu pleureront le grand homme ; Athène à des proscrits ouvre son Panthéon ; Coriolan expire, et les enfants de Rome Revendiquent son nom. Aux rivages des morts avant que de descendre, Ovide lève au ciel ses suppliantes mains : Aux Sarmates grossiers il a légué sa cendre, Et sa gloire aux Romains.
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Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Un peuple qui est pauvre, désorienté et fou Je ne dirai plus 'pauvre Haïti' Haïti est un pays plein de richesse Haïti, un pays plein de ressources Pour les autres Haïti est un paradis et de bonnes sources Pour les autres Haïti est un pays plein d’hypocrisie De peuples miséreux, misérables et de peines Haïti est un lieu plein de traîtres et de haine Haïti, Haïti ! Quelle ignominie ! Où ses dirigeants sont incompétents, mauvais et fous Les jeunes d’Haïti n’ont pas de chance A cause de ces faux leaders, et des laideurs avares sans sens Quelle honte pour un peuple qui souvent a tant souffert Les cimetières sont partout ainsi que les calvaires Il y a tant de misère parce que les malandrins, les filous Les hypocrites, les bandits, les fous et les crapules sont partout C’est le pays où tant d’innocents meurent par les balles, par le fer Par la haine, par l’hypocrisie, par la vengeance et par la misère Quel saint doit-on invoquer pour ce peuple sans espoir Pour nos frères et sœurs sans avenir qui meurent de désespoir ? Quel Dieu sourd et saoulé doit-on prier pour sauver ces chrétiens Qui lamentent, qui pleurent, qui crient et qui aboient comme des chiens ? Quel mot doit-on utiliser pour muscler, dynamiser ce peuple affaibli Et l’état qui existe malheureusement pour punir les victimes appauvris ? Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Pauvre peuple des États Unis. P.S. Traduction de’ Poor People Of Our Countries’. Copyright © Avril 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Apr 6, 2025
Apr 6, 2025 at 7:20 PM UTC
Pauvre Peuple De Chez Nous, De Nos Pays
Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Un peuple qui est pauvre, désorienté et fou Je ne dirai plus 'pauvre Haïti' Haïti est un pays plein de richesse Haïti, un pays plein de ressources Pour les autres Haïti est un paradis et de bonnes sources Pour les autres Haïti est un pays plein d’hypocrisie De peuples miséreux, misérables et de peines Haïti est un lieu plein de traîtres et de haine Haïti, Haïti ! Quelle ignominie ! Où ses dirigeants sont incompétents, mauvais et fous Les jeunes d’Haïti n’ont pas de chance A cause de ces faux leaders, et des laideurs avares sans sens Quelle honte pour un peuple qui souvent a tant souffert Les cimetières sont partout ainsi que les calvaires Il y a tant de misère parce que les malandrins, les filous Les hypocrites, les bandits, les fous et les crapules sont partout C’est le pays où tant d’innocents meurent par les balles, par le fer Par la haine, par l’hypocrisie, par la vengeance et par la misère Quel saint doit-on invoquer pour ce peuple sans espoir Pour nos frères et sœurs sans avenir qui meurent de désespoir ? Quel Dieu sourd et saoulé doit-on prier pour sauver ces chrétiens Qui lamentent, qui pleurent, qui crient et qui aboient comme des chiens ? Quel mot doit-on utiliser pour muscler, dynamiser ce peuple affaibli Et l’état qui existe malheureusement pour punir les victimes appauvris ? Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Pauvre peuple des États Unis. P.S. Traduction de’ Poor People Of Our Countries’. Copyright © Avril 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Feu, feux, d'innombrables incendies Feu de haine que personne n'admire Feu qui blesse, mutile et tue des victimes innocentes Feu qui brûle, incinère et détruit de nombreux bâtiments Feu qui est mal utilisé Feu qui est diffusé Les pays avec plus de puissance de feu gouvernent Un gangster avec un feu lourd est utilisé comme un ignorant Comme un instrument ou un outil mortel pour intimider Pour tuer, assassiner et éliminer des ennemis potentiels Feux de haine, feux de l'enfer qui tuent des familles Feu, feux, incendies incontrôlables sur l’océan Feu, feux naturels en Californie Feu, feux mortels à Gaza Plus de feu, plus de puissance, plus de puissance de feu Plus de puissance, plus de feu et plus de puissance en feu Feu dans la cuisine pour cuisiner des plats gastronomiques Des dîners délicieux, à l'heure du cocktail chic C'est mon genre de feu, c'est du bon feu Feu, feux et cessez-le-feu ! Tout le monde abhorre la guerre Parce que la guerre est la haine, la guerre est l'enfer La guerre n'est rien d'autre qu'un feu maléfique La guerre n'est pas un jeu. La guerre n'est pas naturelle La guerre est un désastre. La guerre est un enfer créé par l'homme La guerre est un gaspillage de vies et de ressources humaines Plus d'eau pour éteindre tous les incendies et toutes les sources Le monde a besoin d'un bon feu pour protéger l'environnement Le monde veut la paix sur tout le continent Dieu a créé un monde, un peuple et une race Et l'homme a inventé la division et de nombreuses races dans cet espace L'homme a créé le népotisme, l'argent, la haine, l'envie, la discrimination Le terrorisme, la couleur, la cupidité, la trahison, la souffrance et la corruption Feu, feux! Nous avons besoin de pluie, de plus d'eau pour éteindre le feu Nous avons besoin d'amour pour anéantir la haine et de plus d'amour pour sacquer Les dirigeants maléfiques qui détruisent Notre Monde, Notre Univers Nous voulons la paix et un bon feu pour Notre Monde, pour Notre Univers. P.S. Traduction de : « Fire, Fires, Ceasefire » par Hébert Logerie. Copyright © Janvier 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Jan 17, 2025
Jan 17, 2025 at 12:17 AM UTC
Feu, Feux, Cessez-le-feu
Feu, feux, d'innombrables incendies Feu de haine que personne n'admire Feu qui blesse, mutile et tue des victimes innocentes Feu qui brûle, incinère et détruit de nombreux bâtiments Feu qui est mal utilisé Feu qui est diffusé Les pays avec plus de puissance de feu gouvernent Un gangster avec un feu lourd est utilisé comme un ignorant Comme un instrument ou un outil mortel pour intimider Pour tuer, assassiner et éliminer des ennemis potentiels Feux de haine, feux de l'enfer qui tuent des familles Feu, feux, incendies incontrôlables sur l’océan Feu, feux naturels en Californie Feu, feux mortels à Gaza Plus de feu, plus de puissance, plus de puissance de feu Plus de puissance, plus de feu et plus de puissance en feu Feu dans la cuisine pour cuisiner des plats gastronomiques Des dîners délicieux, à l'heure du cocktail chic C'est mon genre de feu, c'est du bon feu Feu, feux et cessez-le-feu ! Tout le monde abhorre la guerre Parce que la guerre est la haine, la guerre est l'enfer La guerre n'est rien d'autre qu'un feu maléfique La guerre n'est pas un jeu. La guerre n'est pas naturelle La guerre est un désastre. La guerre est un enfer créé par l'homme La guerre est un gaspillage de vies et de ressources humaines Plus d'eau pour éteindre tous les incendies et toutes les sources Le monde a besoin d'un bon feu pour protéger l'environnement Le monde veut la paix sur tout le continent Dieu a créé un monde, un peuple et une race Et l'homme a inventé la division et de nombreuses races dans cet espace L'homme a créé le népotisme, l'argent, la haine, l'envie, la discrimination Le terrorisme, la couleur, la cupidité, la trahison, la souffrance et la corruption Feu, feux! Nous avons besoin de pluie, de plus d'eau pour éteindre le feu Nous avons besoin d'amour pour anéantir la haine et de plus d'amour pour sacquer Les dirigeants maléfiques qui détruisent Notre Monde, Notre Univers Nous voulons la paix et un bon feu pour Notre Monde, pour Notre Univers. P.S. Traduction de : « Fire, Fires, Ceasefire » par Hébert Logerie. Copyright © Janvier 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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La brebis et le chien, de tous les temps amis, Se racontaient un jour leur vie infortunée. Ah ! Disait la brebis, je pleure et je frémis Quand je songe aux malheurs de notre destinée. Toi, l'esclave de l'homme, adorant des ingrats, Toujours soumis, tendre et fidèle, Tu reçois, pour prix de ton zèle, Des coups et souvent le trépas. Moi, qui tous les ans les habille, Qui leur donne du lait, et qui fume leurs champs, Je vois chaque matin quelqu'un de ma famille Assassiné par ces méchants. Leurs confrères les loups dévorent ce qui reste. Victimes de ces inhumains, Travailler pour eux seuls, et mourir par leurs mains, Voilà notre destin funeste ! Il est vrai, dit le chien : mais crois-tu plus heureux Les auteurs de notre misère ? Va, ma soeur, il vaut encor mieux Souffrir le mal que de le faire.
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La brebis et le chien
Quand Don Juan descendit vers l'onde souterraine Et lorsqu'il eut donné son obole à Charon, Un sombre mendiant, l'oeil fier comme Antisthène, D'un bras vengeur et fort saisit chaque aviron. Montrant leurs seins pendants et leurs robes ouvertes, Des femmes se tordaient sous le noir firmament, Et, comme un grand troupeau de victimes offertes, Derrière lui traînaient un long mugissement. Sganarelle en riant lui réclamait ses gages, Tandis que Don Luis avec un doigt tremblant Montrait à tous les morts errant sur les rivages Le fils audacieux qui railla son front blanc. Frissonnant sous son deuil, la chaste et maigre Elvire, Près de l'époux perfide et qui fut son amant, Semblait lui réclamer un suprême sourire Où brillât la douceur de son premier serment. Tout droit dans son armure, un grand homme de pierre Se tenait à la barre et coupait le flot noir, Mais le calme héros, courbé sur sa rapière, Regardait le sillage et ne daignait rien voir.
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Don Juan aux enfers
Un vieil homme noir, dans un mois chaud et sec, assis à l'ombre du Baobab. Les prairies autrefois verdoyantes étaient secs avec la sécheresse, victimes des vents du changement. "Vieux, ils m'appellent vieux." Il pensait, "Mes soixante-dix étés m'ont rendu gris, mais cet arbre baobab est devenu grand et fort Quand les légions romaines ont passé par là. " Le vieil homme mâchait le fruit du baobab et a coulé dans un état de transe comme. Il était dans un état d'esprit; Pas tout à fait endormi, pas tout à fait réveillé. Il a entendu une voix: "J'ai soif". Bien qu'il soit sûr qu'il était seul. Cela ne semblait pas une voix humaine: un monotone sec et sans discernement. "Pour les générations, les hommes comme vous J'ai cherché mon abri du soleil, Mais maintenant c'est fini; la terre est desséchée Et je meurs, mon petit. Le vieil homme a pleuré pour entendre ces mots Car quand ces arbres meurent, comme ils le doivent, Ils s'effondrent sur le sol stérile Donc, rapidement, ils reviennent à la poussière. "Le monde a changé pour vous et moi, Les vents sont secs sous le soleil. Je pardonne au monde des hommes Car ils ne savent pas ce qu'ils ont fait. " Le vieil homme s'est réveillé avec un début et s'est soulevé avec sa canne. Il a pleuré de penser que cet arbre mourrait mais les larmes ne peuvent pas remplacer la pluie.
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Jun 21, 2018
Jun 21, 2018 at 7:46 AM UTC
L'arbre de la vie
Les longs rideaux de blanche mousseline Que la lueur pâle de la veilleuse Fait fluer comme une vague opaline Dans l'ombre mollement mystérieuse, Les grands rideaux du grand lit d'Adeline Ont entendu, Claire, ta voix rieuse, Ta douce voix argentine et câline Qu'une autre voix enlace, furieuse. « Aimons, aimons ! » disaient vos voix mêlées, Claire, Adeline, adorables victimes Du noble vœu de vos âmes sublimes. Aimez, aimez ! ô chères Esseulées, Puisqu'en ces jours de malheur, vous encore, Le glorieux Stigmate vous décore.
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Per amica silentia
Un gentil écureuil était le camarade, Le tendre ami d'un beau danois. Un jour qu'ils voyageaient comme Oreste et Pylade, La nuit les surprit dans un bois. En ce lieu point d'auberge ; ils eurent de la peine À trouver où se bien coucher. Enfin le chien se mit dans le creux d'un vieux chêne, Et l'écureuil plus haut grimpa pour se nicher. Vers minuit, c'est l'heure des crimes, Longtemps après que nos amis En se disant bon soir se furent endormis, Voici qu'un vieux renard affamé de victimes Arrive au pied de l'arbre, et, levant le museau, Voit l'écureuil sur un rameau. Il le mange des yeux, humecte de sa langue Ses lèvres qui de sang brûlent de s'abreuver ; Mais jusqu'à l'écureuil il ne peut arriver : Il faut donc par une harangue L'engager à descendre ; et voici son discours : Ami, pardonnez, je vous prie, Si de votre sommeil j'ose troubler le cours : Mais le pieux transport dont mon âme est remplie Ne peut se contenir ; je suis votre cousin Germain : Votre mère était sœur de feu mon digne père. Cet honnête homme, hélas ! à son heure dernière, M'a tant recommandé de chercher son neveu Pour lui donner moitié du peu Qu'il m'a laissé de bien ! Venez donc, mon cher frère, Venez, par un embrassement, Combler le doux plaisir que mon âme ressent. Si je pouvais monter jusqu'aux lieux où vous êtes, Oh ! J'y serais déjà, soyez-en bien certain. Les écureuils ne sont pas bêtes, Et le mien était fort malin ; Il reconnaît le patelin, Et répond d'un ton doux : je meurs d'impatience De vous embrasser, mon cousin ; Je descends : mais, pour mieux lier la connaissance, Je veux vous présenter mon plus fidèle ami, Un parent qui prit soin de nourrir mon enfance ; Il dort dans ce trou-là : frappez un peu ; je pense Que vous serez charmé de le connaître aussi. Aussitôt maître renard frappe, Croyant en manger deux : mais le fidèle chien S'élance de l'arbre, le happe, Et vous l'étrangle bel et bien. Ceci prouve deux points : d'abord, qu'il est utile Dans la douce amitié de placer son bonheur ; Puis, qu'avec de l'esprit il est souvent facile Au piège qu'il nous tend de surprendre un trompeur.
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L'écureuil, le chien et le renard
Un gentil écureuil était le camarade, Le tendre ami d'un beau danois. Un jour qu'ils voyageaient comme Oreste et Pylade, La nuit les surprit dans un bois. En ce lieu point d'auberge ; ils eurent de la peine À trouver où se bien coucher. Enfin le chien se mit dans le creux d'un vieux chêne, Et l'écureuil plus haut grimpa pour se nicher. Vers minuit, c'est l'heure des crimes, Longtemps après que nos amis En se disant bon soir se furent endormis, Voici qu'un vieux renard affamé de victimes Arrive au pied de l'arbre, et, levant le museau, Voit l'écureuil sur un rameau. Il le mange des yeux, humecte de sa langue Ses lèvres qui de sang brûlent de s'abreuver ; Mais jusqu'à l'écureuil il ne peut arriver : Il faut donc par une harangue L'engager à descendre ; et voici son discours : Ami, pardonnez, je vous prie, Si de votre sommeil j'ose troubler le cours : Mais le pieux transport dont mon âme est remplie Ne peut se contenir ; je suis votre cousin Germain : Votre mère était sœur de feu mon digne père. Cet honnête homme, hélas ! à son heure dernière, M'a tant recommandé de chercher son neveu Pour lui donner moitié du peu Qu'il m'a laissé de bien ! Venez donc, mon cher frère, Venez, par un embrassement, Combler le doux plaisir que mon âme ressent. Si je pouvais monter jusqu'aux lieux où vous êtes, Oh ! J'y serais déjà, soyez-en bien certain. Les écureuils ne sont pas bêtes, Et le mien était fort malin ; Il reconnaît le patelin, Et répond d'un ton doux : je meurs d'impatience De vous embrasser, mon cousin ; Je descends : mais, pour mieux lier la connaissance, Je veux vous présenter mon plus fidèle ami, Un parent qui prit soin de nourrir mon enfance ; Il dort dans ce trou-là : frappez un peu ; je pense Que vous serez charmé de le connaître aussi. Aussitôt maître renard frappe, Croyant en manger deux : mais le fidèle chien S'élance de l'arbre, le happe, Et vous l'étrangle bel et bien. Ceci prouve deux points : d'abord, qu'il est utile Dans la douce amitié de placer son bonheur ; Puis, qu'avec de l'esprit il est souvent facile Au piège qu'il nous tend de surprendre un trompeur.
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Sonnet. La Haine est le tonneau des pâles Danaïdes ; La Vengeance éperdue aux bras rouges et forts A beau précipiter dans ses ténèbres vides De grands seaux pleins du sang et des larmes des morts, Le Démon fait des trous secrets à ces abîmes, Par où fuiraient mille ans de sueurs et d'efforts, Quand même elle saurait ranimer ses victimes, Et pour les pressurer ressusciter leurs corps. La Haine est un ivrogne au fond d'une taverne, Qui sent toujours la soif naître de la liqueur Et se multiplier comme l'hydre de Lerne. - Mais les buveurs heureux connaissent leur vainqueur, Et la Haine est vouée à ce sort lamentable De ne pouvoir jamais s'endormir sous la table.
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Le tonneau de la haine
Souvent, à la clarté rouge d'un réverbère Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre, Au coeur d'un vieux faubourg, labyrinthe fangeux Où l'humanité grouille en ferments orageux, On voit un chiffonnier qui vient, hochant la tête Butant, et se cognant aux murs comme un poète, Et sans prendre souci des mouchards, ses sujets, Épanche tout son coeur en glorieux projets. Il prête des serments, dicte des lois sublimes, Terrasse les méchants, relève les victimes, Et sous le firmament comme un dais suspendu S'enivre des splendeurs de sa propre vertu. Oui, ces gens harcelés de chagrins de ménage, Moulus par le travail et tourmentés par l'âge, Éreintés et pliant sous un tas de débris, Vomissement confus de l'énorme Paris, Reviennent, parfumés d'une odeur de futailles, Suivis de compagnons, blanchis dans les batailles Dont la moustache pend comme les vieux drapeaux. Les bannières, les fleurs et les arcs triomphaux Se dressent devant eux, solennelle magie ! Et dans l'étourdissante et lumineuse orgie Des clairons, du soleil, des cris et du tambour, Ils apportent la gloire au peuple ivre d'amour ! C'est ainsi qu'à travers l'Humanité frivole Le vin roule de l'or, éblouissant Pactole ; Par le gosier de l'homme il chante ses exploits Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois. Pour noyer la rancoeur et bercer l'indolence De tous ces vieux maudits qui meurent en silence, Dieu, touché de remords, avait fait le sommeil ; L'Homme ajouta le Vin, fils sacré du Soleil !
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Le vin des chiffonniers
Souvent, à la clarté rouge d'un réverbère Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre, Au coeur d'un vieux faubourg, labyrinthe fangeux Où l'humanité grouille en ferments orageux, On voit un chiffonnier qui vient, hochant la tête Butant, et se cognant aux murs comme un poète, Et sans prendre souci des mouchards, ses sujets, Épanche tout son coeur en glorieux projets. Il prête des serments, dicte des lois sublimes, Terrasse les méchants, relève les victimes, Et sous le firmament comme un dais suspendu S'enivre des splendeurs de sa propre vertu. Oui, ces gens harcelés de chagrins de ménage, Moulus par le travail et tourmentés par l'âge, Éreintés et pliant sous un tas de débris, Vomissement confus de l'énorme Paris, Reviennent, parfumés d'une odeur de futailles, Suivis de compagnons, blanchis dans les batailles Dont la moustache pend comme les vieux drapeaux. Les bannières, les fleurs et les arcs triomphaux Se dressent devant eux, solennelle magie ! Et dans l'étourdissante et lumineuse orgie Des clairons, du soleil, des cris et du tambour, Ils apportent la gloire au peuple ivre d'amour ! C'est ainsi qu'à travers l'Humanité frivole Le vin roule de l'or, éblouissant Pactole ; Par le gosier de l'homme il chante ses exploits Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois. Pour noyer la rancoeur et bercer l'indolence De tous ces vieux maudits qui meurent en silence, Dieu, touché de remords, avait fait le sommeil ; L'Homme ajouta le Vin, fils sacré du Soleil !
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Un souci s'abat Un problème s'abat Des situations s'abattent Des circonstances inexprimable Qu'on ne peut comprendre. Combattre Nous tombent sur la tête Alors on se met à questionner la vie, pour quoi moi ?? Alors on dirait que l'existence es en pause et nous regarde pendant que la douleur nous écrase Elas telle est l'illusion d'un monde Cruelle. La vie continue dans la maison d'a côte On est Seul On est victime sans causer de victimes On écope On est sans défense, pourtant on dirait que nous sommes des cibles Alors ce qui serait pour nous le Carrefour de l'arrêt ou de la Suite de Dessine, . On a un devoir avancer même si on ne trouve pas de raison de le faire. Parce que c'est une raison suffisante que la vie et l'existence se sont entendu pour ne pas faire d'arrêt La vie est devant Nous .La vie c'est nous qui vivons. Arrêtons la vérité de ce monde par la main , qui dit je cite La cruauté n'est pas nouveau à l'humanité Le mal n'est pas encore à sa fin
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Nov 4, 2019
Nov 4, 2019 at 3:00 PM UTC
La VIE 1
Un jour Ali passait : les têtes les plus hautes Se courbaient au niveau des pieds de ses arnautes ; Tout le peuple disait : Allah ! Un derviche soudain, cassé par l'âge aride, Fendit la foule, prit son cheval par la bride, Et voici comme il lui parla : « Ali-Tépéléni, lumière des lumières, Qui sièges au divan sur les marches premières, Dont le grand nom toujours grandit, Ecoute-moi, vizir de ces guerriers sans nombre, Ombre du padischah qui de Dieu même est l'ombre, Tu n'es qu'un chien et qu'un maudit ! « Un flambeau du sépulcre à ton insu t'éclaire. Comme un vase trop plein tu répands ta colère Sur tout un peuple frémissant ; Tu brilles sur leurs fronts comme une faulx dans l'herbe Et tu fait un ciment à ton palais superbe De leur os broyés dans leur sang. « Mais ton jour vient. Il faut, dans Janina qui tombe, Que sous tes pas enfin croule et s'ouvre la tombe ; Dieu te garde un carcan de fer Sous l'arbre du segjin chargé d'âmes impies Qui sur ses rameaux noirs frissonnent accroupies, Dans la nuit du septième enfer ! « Ton âme fuira nue ; au livre de tes crimes Un démon te lira les noms de tes victimes ; Tu les verras autour de toi, Ces spectres, teints du sang qui n'est plus dans leurs veines, Se presser, plus nombreux que les paroles vaines Que balbutiera ton effroi ! « Ceci t'arrivera, sans que ta forteresse Ou ta flotte te puisse aider dans ta détesse De sa rame ou de son canon ; Quand même Ali-Pacha, comme le juif immonde, Pour tromper l'ange noir qui l'attend hors du monde, En mourant changerait de nom ! » Ali sous sa pelisse avait un cimeterre, Un tromblon tout chargé, s'ouvrant comme un cratère, Trois longs pistolets, un poignard ; Il écouta le prêtre et lui laissa tout dire, Pencha son front rêveur, puis avec un sourire Donna sa pelisse au vieillard. Le 8 novembre 1828.
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Le Derviche
Un jour Ali passait : les têtes les plus hautes Se courbaient au niveau des pieds de ses arnautes ; Tout le peuple disait : Allah ! Un derviche soudain, cassé par l'âge aride, Fendit la foule, prit son cheval par la bride, Et voici comme il lui parla : « Ali-Tépéléni, lumière des lumières, Qui sièges au divan sur les marches premières, Dont le grand nom toujours grandit, Ecoute-moi, vizir de ces guerriers sans nombre, Ombre du padischah qui de Dieu même est l'ombre, Tu n'es qu'un chien et qu'un maudit ! « Un flambeau du sépulcre à ton insu t'éclaire. Comme un vase trop plein tu répands ta colère Sur tout un peuple frémissant ; Tu brilles sur leurs fronts comme une faulx dans l'herbe Et tu fait un ciment à ton palais superbe De leur os broyés dans leur sang. « Mais ton jour vient. Il faut, dans Janina qui tombe, Que sous tes pas enfin croule et s'ouvre la tombe ; Dieu te garde un carcan de fer Sous l'arbre du segjin chargé d'âmes impies Qui sur ses rameaux noirs frissonnent accroupies, Dans la nuit du septième enfer ! « Ton âme fuira nue ; au livre de tes crimes Un démon te lira les noms de tes victimes ; Tu les verras autour de toi, Ces spectres, teints du sang qui n'est plus dans leurs veines, Se presser, plus nombreux que les paroles vaines Que balbutiera ton effroi ! « Ceci t'arrivera, sans que ta forteresse Ou ta flotte te puisse aider dans ta détesse De sa rame ou de son canon ; Quand même Ali-Pacha, comme le juif immonde, Pour tromper l'ange noir qui l'attend hors du monde, En mourant changerait de nom ! » Ali sous sa pelisse avait un cimeterre, Un tromblon tout chargé, s'ouvrant comme un cratère, Trois longs pistolets, un poignard ; Il écouta le prêtre et lui laissa tout dire, Pencha son front rêveur, puis avec un sourire Donna sa pelisse au vieillard. Le 8 novembre 1828.
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Criminel ! Tu m'as appelé criminel. Tout cela parce que, malgré tout ce que j'avais prétendu être, j'ai fini par tuer. J'avais pourtant résisté à la tentation. J'avais usé tant de stratagèmes et même prétendu que pour rien au monde, moi, sain de corps et d'esprit, moi, animal parmi les animaux, je ne mettrais fin à l'existence de l'un de mes congénères. J'avais juré sur tout ce que j'avais de plus cher au monde que jamais je n'arriverais à cette extrémité finale. Jamais je ne tuerais un de mes semblables. Pire ! Je riais de toi, la meurtrière. Je te faisais la morale. Au diable les allergies que tu me soumettais comme excuses pour pouvoir commettre tes meurtres en série. Je te disais même en bon prêcheur que nous étions tous des créatures de Dieu alors que je ne crois même pas en Dieu. Je disais que tuer une fois c'était comme tuer mille fois, qu'il n'y avait pas de petite mort et patati et patata et qu'une fois qu'on avait mis le doigt dans l'engrenage on n'avait plus aucun pouvoir sur la gâchette. Mais voilà tout ça c'est désormais le passé. Oui voilà c'est désormais chose faite. Je te rejoins sur le banc des accusés. Meurtrier ! Meurtrier ! Meurtrier ! J'ai tué. Je suis un criminel. Ne me condamnez pas à la chaise électrique. J'ai des circonstances atténuantes, Madame le Juge d'Assise, ayez pitié du primo récidiviste. Une erreur de vieillesse mérite le sursis. J'avais pourtant essayé le vinaigre, je vous le jure, pour me débarrasser de ces vandales. L'essence de citronnelle. J'avais mis le ventilo et la clim. Rien n'y faisait. C'est alors que m'est venue une nuit vers deux heures du matin la lumière. C'est ainsi que j'exécutai sans états d'âme 12 moustiques des plus virulents à la raquette électrique. Il n'y a pas de petit crime, de crime véniel et de crime mortel, votre honneur ! J'ai tué, j'ai tué de sang froid et les veufs et veuves et les orphelins de mes victimes me hantent et me hanteront de génération en génération... Criminel ! Criminel ! Criminel !
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Aug 25, 2019
Aug 25, 2019 at 8:12 AM UTC
Criminel !
Criminel ! Tu m'as appelé criminel. Tout cela parce que, malgré tout ce que j'avais prétendu être, j'ai fini par tuer. J'avais pourtant résisté à la tentation. J'avais usé tant de stratagèmes et même prétendu que pour rien au monde, moi, sain de corps et d'esprit, moi, animal parmi les animaux, je ne mettrais fin à l'existence de l'un de mes congénères. J'avais juré sur tout ce que j'avais de plus cher au monde que jamais je n'arriverais à cette extrémité finale. Jamais je ne tuerais un de mes semblables. Pire ! Je riais de toi, la meurtrière. Je te faisais la morale. Au diable les allergies que tu me soumettais comme excuses pour pouvoir commettre tes meurtres en série. Je te disais même en bon prêcheur que nous étions tous des créatures de Dieu alors que je ne crois même pas en Dieu. Je disais que tuer une fois c'était comme tuer mille fois, qu'il n'y avait pas de petite mort et patati et patata et qu'une fois qu'on avait mis le doigt dans l'engrenage on n'avait plus aucun pouvoir sur la gâchette. Mais voilà tout ça c'est désormais le passé. Oui voilà c'est désormais chose faite. Je te rejoins sur le banc des accusés. Meurtrier ! Meurtrier ! Meurtrier ! J'ai tué. Je suis un criminel. Ne me condamnez pas à la chaise électrique. J'ai des circonstances atténuantes, Madame le Juge d'Assise, ayez pitié du primo récidiviste. Une erreur de vieillesse mérite le sursis. J'avais pourtant essayé le vinaigre, je vous le jure, pour me débarrasser de ces vandales. L'essence de citronnelle. J'avais mis le ventilo et la clim. Rien n'y faisait. C'est alors que m'est venue une nuit vers deux heures du matin la lumière. C'est ainsi que j'exécutai sans états d'âme 12 moustiques des plus virulents à la raquette électrique. Il n'y a pas de petit crime, de crime véniel et de crime mortel, votre honneur ! J'ai tué, j'ai tué de sang froid et les veufs et veuves et les orphelins de mes victimes me hantent et me hanteront de génération en génération... Criminel ! Criminel ! Criminel !
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