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"veines" poems
Discoboli of African poetry has now sparked above aphasia The aphasic silence today breaks eardrums with cacophony Of the world audience in the by standing duty of workshop tubes, Executing poetic experiment on the origin of **** poeticus To link the archaic baboonish proteins to the black chimpanzee Cradling African man, the sire of all and their poetry. That when the Chimpanzee blood we poured Into the African veins of vena cava and aorta, Feeding the heart with viscosity of nutrition, And the Chimpanzee blood fell into deadly Tomperousness like Shakespearean impetuosity Once seen in Romeo and Juliet, giving timely Birth To untimely half the yellow Sun That juxtaposed planet of poetry Behind the star of tribe as a priority Condemning to stark oblivion all the fated, in full uniform of tribal dimunitions, or mimesis. Ever predated on when tribes form nations. A time to try the chimpanzee blood in the veins Of white humanity, battling cynosure Historically evinced in Antony and his father, Or Tybalt and Mercurial of mercutio, Or Macbeth and counterparts Or Hamlet the Danish and the inheritors of his mother, As the white blood cells of the white blood, Militantly attack the white corpuscles Of the misfortunate chimpanzee, Converting the later into A chewer of misfortune.
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Apr 26, 2014
Apr 26, 2014 at 11:55 AM UTC
CHIMPANZEE BLOOD INSIDE AFRICAN VEINES
I see the commercials for osteoarthritis. And mentally curse this age of awareness Where we, the audience are forced to see our frail mortality . . . One in three! ONE IN THREE! Mocks the voice on T.V. And suddenly my chest fills with invisible cancers cholesterol, and tumors While diabetes races through my veines. I stagger from the room. Joints now rusted with a touch of arthritis. My breath wheezes from the asthma I never had until this moment. My arteries harden like boa constrictors. And I fall to the floor - breaking a hip as I go down. My memory fades under Alzheimer's wrath. While glaucoma darkens my vision. And ravaging Obesity, consumes my soul.
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Apr 2, 2013
Apr 2, 2013 at 2:22 AM UTC
Tragedy by Hypocondria
Je n’y arriverai pas alors autant tout faire …/… Je t’emmerde ? …/… Je veux combattre des chattes puantes et dégoulinantes en me défonçant la cervelle sous la rame d’un métro Les poubelles ce soir débordaient de litres de sperme dégorgés pendant le week-end Vous aviez dans le passé un bien joli cul Mais je ne suce pas monsieur Je rêve simplement …/… Je n’ai plus qu’à me faire kidnapper Il ne me reste plus rien d’autre …/… Ceci est mon testament …/… Tu m’aimes ? Parce que moi je n’aime que moi …/… Je ne suis que veines nécrosées, désabusées, vaine écrivaine immortelle, ivre de mots ensanglantés, qui mange des glaces dans la nuit noire en se faisant vomir de folie …/… Elle s’est réveillée un matin Elle avait rêvé toute la nuit, elle se sentait plutôt bien Elle ouvrit les yeux et se rendit compte que tout autour d’elle lui était devenu étranger Tout son monde, le meilleur comme le pire, avait disparu Elle n’était plus que vide dans un corps qui ne bougeait plus.
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Jul 20, 2012
Jul 20, 2012 at 6:57 AM UTC
010209- Journal
J'ai toujours menti pour dire la vérité. Je joue aux jeux pour que les autres puissent gagner. Tout est si important      que ça m'est égal. Si je pense assez      j'oublierai tout. Je suis le Roi des Ombres      important seulement pour les êtres qui existent en silence et poussière. Je me change en pierre si je me tiens tranquille      à me trouver dans un jardin d'une telle beauté      avec les couleurs qui ont une sonorité jamais vue. Je sens les émotions à travers le temps      celles qu'aucun humain ne peut sentir. Je tombe à travers la sécurité confortable et rouge-noire      dans la clarté des vastes profondeurs du bleu foncé. Mon corps s'est fait parfait pendant que je succombe      et mon esprit se réveille. La musique du violon se condense en amour sous mes yeux      l'accord profond et sonore déchire le poison de mon esprit. Je ressens les montées bleues claires de la vie dans mes veines quand je suis seul. Je m'assieds avec les montagnes jusqu'à ce que nous nous unissions. Mes yeux ne pourront jamais devenir impurs      mon âme est sans tache. Il y a la curiosité silencieuse dans la Vie      l'amour dans ses yeux est si manifeste      son sourire si tendre      si silencieuse. Ici sera où je pose la tête      c'est la réalité que je choisis.
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Jul 5, 2010
Jul 5, 2010 at 4:31 PM UTC
Le Son du Sommeil
J'ay varié ma vie en devidant la trame Que Clothon me filoit entre malade et sain, Maintenant la santé se logeoit en mon sein, Tantost la maladie extreme fleau de l'ame. La goutte ja vieillard me bourrela les veines, Les muscles et les nerfs, execrable douleur, Montrant en cent façons par cent diverses peines Que l'homme n'est sinon le subject de malheur. L'un meurt en son printemps, l'autre attend la vieillesse, Le trespas est tout un, les accidens divers : Le vray tresor de l'homme est la verte jeunesse, Le reste de nos ans ne sont que des hivers. Pour long temps conserver telle richesse entiere Ne force ta nature, ains ensuy la raison, Fuy l'amour et le vin, des vices la matiere, Grand loyer t'en demeure en la vieille saison. La jeunesse des Dieux aux hommes n'est donnee Pour gouspiller sa fleur, ainsi qu'on void fanir La rose par le chauld, ainsi mal gouvernee La jeunesse s'enfuit sans jamais revenir.
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J'ay varié ma vie en devidant la trame
Élégie VII. Cher ange, vous êtes belle A faire rêver d'amour, Pour une seule étincelle De votre vive prunelle, Le poète tout un jour. Air naïf de jeune fille, Front uni, veines d'azur, Douce haleine-de vanille, Bouche rosée où scintille Sur l'ivoire un rire pur ; Pied svelte et cambré, main blanche, Soyeuses boucles de jais, Col de cygne qui se penche, Flexible comme la branche Qu'au soir caresse un vent frais ; Vous avez, sur ma parole, Tout ce qu'il faut pour charmer ; Mais votre âme est si frivole, Mais votre tête est si folle Que l'on n'ose vous aimer.
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Cher ange, vous êtes belle
Injecte des mots dans mes veines Emplis mon coeur de passion Je suis ton jardin d'Eden Un esprit d'illusion Observe les étoiles dans mon regard Et la promesse des mots sérieux Ne te moque pas de mon ****** Je n'ai pas le temps de me perdre dans tes yeux Donne moi le temps de souffrir Pour comprendre la valeur d'un sourire Je ne suis pas une guerrière Bien qu'en contestent mes blessures dernières Invente-moi un poème Sous la lumière de la lune Je t'en prie reste toi-même Ton ombre est une importune Elle n'a jamais sur parler le language de ton âme Ou de ton corps en flamme Elle ne connaît pas la lumière qui émane de toi Ni la sureté que tu me procure en me prenant dans tes bras Je n'ai pas besoin de ta protection Si seulement tu me proposais l'option Des mensonges sur tes lèvres lorsque tu ne comprends pas Que la seule chose dont j'ai besoin chaque nuit, c'est toi Tu m'accuses de prendre trop de place Dans ton cœur protégé d'une cuirasse Je ne sais pas comment briser le bouclier autour de ta peur Et chaque jour un peu plus je me meurs De toi Du son de ta voix De ta présence tout près de moi Je me rétracte doucement Vers l'ombre que j'ai rejetée Ton cœur n'a rien de flamboyant J'ai compris que tu l'avais brûlé
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Sep 17, 2014
Sep 17, 2014 at 1:50 PM UTC
Ton coeur
Que j'aime à voir, dans la vallée Désolée, Se lever comme un mausolée Les quatre ailes d'un noir moutier ! Que j'aime à voir, près de l'austère Monastère, Au seuil du baron feudataire, La croix blanche et le bénitier ! Vous, des antiques Pyrénées Les aînées, Vieilles églises décharnées, Maigres et tristes monuments, Vous que le temps n'a pu dissoudre, Ni la foudre, De quelques grands monts mis en poudre N'êtes-vous pas les ossements ? J'aime vos tours à tête grise, Où se brise L'éclair qui passe avec la brise, J'aime vos profonds escaliers Qui, tournoyant dans les entrailles Des murailles, À l'hymne éclatant des ouailles Font répondre tous les piliers ! Oh ! lorsque l'ouragan qui gagne La campagne, Prend par les cheveux la montagne, Que le temps d'automne jaunit, Que j'aime, dans le bois qui crie Et se plie, Les vieux clochers de l'abbaye, Comme deux arbres de granit ! Que j'aime à voir, dans les vesprées Empourprées, Jaillir en veines diaprées Les rosaces d'or des couvents ! Oh ! que j'aime, aux voûtes gothiques Des portiques, Les vieux saints de pierre athlétiques Priant tout bas pour les vivants !
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Stances - Que j'aime à voir
Aux branches claires des tilleuls Meurt un maladif hallali. Mais des chansons spirituelles Voltigent parmi les groseilles. Que notre sang rie en nos veines, Voici s'enchevêtrer les vignes. Le ciel est joli comme un ange. L'azur et l'onde communient. Je sors. Si un rayon me blesse Je succomberai sur la mousse. Qu'on patiente et qu'on s'ennuie C'est trop simple. Fi de mes peines. Je veux que l'été dramatique Me lie à son char de fortunes Que par toi beaucoup, ô Nature, - Ah moins seul et moins nul ! - je meure. Au lieu que les Bergers, c'est drôle, Meurent à peu près par le monde. Je veux bien que les saisons m'usent. A toi, Nature, je me rends ; Et ma faim et toute ma soif. Et, s'il te plaît, nourris, abreuve. Rien de rien ne m'illusionne ; C'est rire aux parents, qu'au soleil, Mais moi je ne veux rire à rien ; Et libre soit cette infortune.
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Bannières de mai
Mon père, fils de lièvre de métal et de coq de bois, Est né sous l 'obédience du porc d'eau,. Ma mère, fille de lièvre d'eau et et de chien de métal, Sous celle de la chèvre de métal. Je naquis sous le dragon d'eau un jeudi, Chaotique et sauvage, à quatorze heures vingt-cinq A la longitude soixante et un virgule sept ouest, Quatre mille et six cent quarante neuf ans après le roi Jaune Puer aeternus, dragon noir, tout feu tout flamme Dominante intuition et adjuvant pensée ! Compatibilité optimale : serpent et rat ! Le sang qui court dans mes veines C'est la Rivière Noire, le fleuve Amour Je suis frère cosmique du Dragon Jaune, Du Dragon Perle et du Grand dragon. Et Dragon d'Eau je conçus avec un cheval de bois Une chèvre de terre. Vint ensuite un serpent d'eau Qui engendra un lièvre de feu suivi d'un serpent de terre. Puis ce fut le tour d'un buffle de métal Dont j'héritai d'un buffle de feu Suivi d'un lièvre de terre. Ma chère et tendre est un serpent d'eau. Et si je remonte plus **** encore Si je me replonge dans ma généalogie zoologique et élémentaire Mes arrière-grands-pères paternels étaient chien d'eau et serpent de feu Mes arrière-grands-pères maternels étaient lièvre de terre et cheval de métal Mes arrière-grands-mères paternelles étaient rat de bois et cheval de terre Mes arrière-grands-mères maternelles étaient lièvre de terre et cheval d'eau. Je vous épargne les arrière-arrière Et les trois fois arrière De cette généalogie astrologique Mais ne trouvez-vous pas étrange Que je sois le seul dragon d'eau de cette lignée Et que par exemple aucun tigre d'eau ni de papier ni de rhum n'y figure ?
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:19 PM UTC
Astrologie chinoise
Mon père, fils de lièvre de métal et de coq de bois, Est né sous l 'obédience du porc d'eau,. Ma mère, fille de lièvre d'eau et et de chien de métal, Sous celle de la chèvre de métal. Je naquis sous le dragon d'eau un jeudi, Chaotique et sauvage, à quatorze heures vingt-cinq A la longitude soixante et un virgule sept ouest, Quatre mille et six cent quarante neuf ans après le roi Jaune Puer aeternus, dragon noir, tout feu tout flamme Dominante intuition et adjuvant pensée ! Compatibilité optimale : serpent et rat ! Le sang qui court dans mes veines C'est la Rivière Noire, le fleuve Amour Je suis frère cosmique du Dragon Jaune, Du Dragon Perle et du Grand dragon. Et Dragon d'Eau je conçus avec un cheval de bois Une chèvre de terre. Vint ensuite un serpent d'eau Qui engendra un lièvre de feu suivi d'un serpent de terre. Puis ce fut le tour d'un buffle de métal Dont j'héritai d'un buffle de feu Suivi d'un lièvre de terre. Ma chère et tendre est un serpent d'eau. Et si je remonte plus **** encore Si je me replonge dans ma généalogie zoologique et élémentaire Mes arrière-grands-pères paternels étaient chien d'eau et serpent de feu Mes arrière-grands-pères maternels étaient lièvre de terre et cheval de métal Mes arrière-grands-mères paternelles étaient rat de bois et cheval de terre Mes arrière-grands-mères maternelles étaient lièvre de terre et cheval d'eau. Je vous épargne les arrière-arrière Et les trois fois arrière De cette généalogie astrologique Mais ne trouvez-vous pas étrange Que je sois le seul dragon d'eau de cette lignée Et que par exemple aucun tigre d'eau ni de papier ni de rhum n'y figure ?
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Mon coeur est en feu Je suis à vif L'élan me prends Me dépose ailleurs Je ne suis qu'un arbre sans écorce La sève s'écoule de mes veines Et je te regarde t'en aller
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Apr 29, 2016
Apr 29, 2016 at 6:39 PM UTC
La peine de l'arbre
Enfant aux airs d'impératrice, Colombe aux regards de faucon, Tu me hais, mais c'est mon caprice, De me planter sous ton balcon. Là, je veux, le pied sur la borne, Pinçant les nerfs, tapant le bois, Faire luire à ton carreau morne Ta lampe et ton front à la fois. Je défends à toute guitare De bourdonner aux alentours. Ta rue est à moi : - je la barre Pour y chanter seul mes amours, Et je coupe les deux oreilles Au premier racleur de jambon Qui devant la chambre où tu veilles Braille un couplet mauvais ou bon. Dans sa gaine mon couteau bouge ; Allons, qui veut de l'incarnat ? A son jabot qui veut du rouge Pour faire un bouton de grenat ? Le sang dans les veines s'ennuie, Car il est fait pour se montrer ; Le temps est noir, gare la pluie ! Poltrons, hâtez-vous de rentrer. Sortez, vaillants ! sortez, bravaches ! L'avant-bras couvert du manteau, Que sur vos faces de gavaches J'écrive des croix au couteau ! Qu'ils s'avancent ! seuls ou par bande, De pied ferme je les attends. A ta gloire il faut que je fende Les naseaux de ces capitans. Au ruisseau qui gêne ta marche Et pourrait salir tes pieds blancs, Corps du Christ ! je veux faire une arche Avec les côtes des galants. Pour te prouver combien je t'aime, Dis, je tuerai qui tu voudras : J'attaquerai Satan lui-même, Si pour linceul j'ai tes deux draps. Porte sourde ! - Fenêtre aveugle ! Tu dois pourtant ouïr ma voix ; Comme un taureau blessé je beugle, Des chiens excitant les abois ! Au moins plante un clou dans ta porte : Un clou pour accrocher mon coeur. A quoi sert que je le remporte Fou de rage, mort de langueur ?
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Rondalla
Enfant aux airs d'impératrice, Colombe aux regards de faucon, Tu me hais, mais c'est mon caprice, De me planter sous ton balcon. Là, je veux, le pied sur la borne, Pinçant les nerfs, tapant le bois, Faire luire à ton carreau morne Ta lampe et ton front à la fois. Je défends à toute guitare De bourdonner aux alentours. Ta rue est à moi : - je la barre Pour y chanter seul mes amours, Et je coupe les deux oreilles Au premier racleur de jambon Qui devant la chambre où tu veilles Braille un couplet mauvais ou bon. Dans sa gaine mon couteau bouge ; Allons, qui veut de l'incarnat ? A son jabot qui veut du rouge Pour faire un bouton de grenat ? Le sang dans les veines s'ennuie, Car il est fait pour se montrer ; Le temps est noir, gare la pluie ! Poltrons, hâtez-vous de rentrer. Sortez, vaillants ! sortez, bravaches ! L'avant-bras couvert du manteau, Que sur vos faces de gavaches J'écrive des croix au couteau ! Qu'ils s'avancent ! seuls ou par bande, De pied ferme je les attends. A ta gloire il faut que je fende Les naseaux de ces capitans. Au ruisseau qui gêne ta marche Et pourrait salir tes pieds blancs, Corps du Christ ! je veux faire une arche Avec les côtes des galants. Pour te prouver combien je t'aime, Dis, je tuerai qui tu voudras : J'attaquerai Satan lui-même, Si pour linceul j'ai tes deux draps. Porte sourde ! - Fenêtre aveugle ! Tu dois pourtant ouïr ma voix ; Comme un taureau blessé je beugle, Des chiens excitant les abois ! Au moins plante un clou dans ta porte : Un clou pour accrocher mon coeur. A quoi sert que je le remporte Fou de rage, mort de langueur ?
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She hates me, because Im broken. The picture she sees is distorted, and spot on point. The fear in my eyes is only weakness and the rage in my veines is so hot she can feel it. She knows me all to well and she hates me. My bursts of drama makes her sick, and in her eyes I almost don't exist. All my flaws and and even my good deeds, she thinks, wishing I wasn't me. She sees my shadow in the halls, and my figure in my room. Her heart's so warm, it could easily break. Like my heart... Its her best trait and weakness. She looks at me from the corner of her eye and feels disgust. She hates me. Im like the mirror in the lake, when its disturbed there's no view. She sees my medication, and how it only sometimes works. Now the fear she feels is for her alone. My beauty, my shell, my insides like liquid.... She hates me. She makes me strong and breaks me down, without trying. She makes me sad and proud. She fills my heart. Through her my blood flows far to freely, and she denies me. She is beautiful inside and out, but I may have broken her by being broken. I live in fear, but pray all my strength has been passed to her. She hates me and its ok. I hate me.
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May 1, 2016
May 1, 2016 at 6:31 PM UTC
- Mirror of Fear -
Un amant ailé Soleil éthéré d’été Laissez-moi être ton Icare Même si je tombe sur la mer Blessez mes faibles ailes Brûlez mes yeux du cristal Pour avoir du plaisir de vous regarder Seulement une fois dans l’aube Tomber amoureux, ce n’est pas un canular Mais comment peux-je dire si vous me trompez ou pas ? Serez-vous capable de me susurrer des illusions ? Serais-je capable d’être le guignol de tes mains ? Larmes d’or Dessous kilos du sel Personne n’écoute le son des souffrances invisibles Néanmoins, comment pourrais-je demeurer dans vos oreilles ? Quand l’air, c’est l’eau Et quand mes veines ont des poissons, Toujours cannibales, En nageant dans le liquide sanglant. Serra ici le vide n’est plus un chose à craindre ? Serra l’amour qui donne l’heure obscure ? Alors, on paralysera et tombera sur un dimensionnelle lagune ? Sans savoir où ou qui je serais Malgré une existence n’est pas une réalité Sans vous, les flammes, dans mon cœur avare
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Feb 19, 2020
Feb 19, 2020 at 11:39 AM UTC
Un amant ailé
Donne-moy tes presens en ces jours que la brume Fait les plus courts de l'an, ou, de ton rameau teint Dans le ruisseau d'oubly, dessus mon front espreint, Endors mes pauvres yeux, mes gouttes et mon rhume. Misericorde, ô Dieu ! ô Dieu, ne me consume A faute de dormir ! plustost sois-je contreint De me voir par la peste ou par la fiévre esteint, Qui mon sang desseiché dans mes veines allume. Heureux, cent fois heureux, animaux qui dormez Demy an en vos trous, sous la terre enfermez, Sans manger du pavot qui tous les sens assomme. J'en ay mangé, j'ay beu de son just oublieux, En salade, cuit, cru et toutesfois le somme Ne vient par sa froideur s'asseoir dessus mes yeux.
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Sonnet (III)
Oisive jeunesse A tout asservie, Par délicatesse J'ai perdu ma vie. Ah ! Que le temps vienne Où les coeurs s'éprennent. Je me suis dit : laisse, Et qu'on ne te voie : Et sans la promesse De plus hautes joies. Que rien ne t'arrête, Auguste retraite. J'ai tant fait patience Qu'à jamais j'oublie ; Craintes et souffrances Aux cieux sont parties. Et la soif malsaine Obscurcit mes veines. Ainsi la prairie A l'oubli livrée, Grandie, et fleurie D'encens et d'ivraies Au bourdon farouche De cent sales mouches. Ah ! Mille veuvages De la si pauvre âme Qui n'a que l'image De la Notre-Dame ! Est-ce que l'on prie La Vierge Marie ? Oisive jeunesse A tout asservie, Par délicatesse J'ai perdu ma vie. Ah ! Que le temps vienne Où les coeurs s'éprennent !
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Chanson de la plus haute tour
Donne moy tes presens en ces jours que la Brume Fait les plus courts de l'an, ou de ton rameau teint Dans le ruisseau d'Oubly dessus mon front espreint, Endor mes pauvres yeux, mes gouttes et mon rhume. Misericorde ô Dieu, ô Dieu ne me consume A faulte de dormir, plustost sois-je contreint De me voir par la peste ou par la fievre esteint, Qui mon sang deseché dans mes veines allume. Heureux, cent fois heureux animaux qui dormez Demy an en voz trous, soubs la terre enfermez, Sans manger du pavot qui tous les sens assomme : J'en ay mangé, j'ay beu de son just oublieux En salade cuit, cru, et toutesfois le somme Ne vient par sa froideur s'asseoir dessus mes yeux.
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Donne moy tes presens en ces jours que la Brume
Cette sensation de plénitude, Cette sensation qui je l’espère deviendra une habitude, Tout en restant inconnue à la routine, Qui pourrait en écorcher la saveur exquise, Je l’ai déjà ressentie sous la brise et l’humeur florentine, Plusieurs fois, n’est pas inéluctablement synonyme de partie remise, Une sensation divine, cette fois s’est emparée de moi, Une expression divine émanant d’une déesse en qui désormais je crois, La paume de nos mains, hier, nous a révélé ses secrets, Ce n’était rien par rapport à tes incommensurables attraits, Je m’allongerai plus **** en imaginant la prochaine fois, Rêve ou réalité, peu importe au final, L’ivresse et l’allégresse, souvent s’accompagnent de ce suc royal, Qui, ruisselant dans nos veines fait glisser les parois De nos inhibitions qui nous enferment et nous mettent à l’étroit. Cette sensation de plénitude que j’ai ressentie avec toi, J’ai besoin de la revivre pour conforter cette pensée, Cette expression si futile « jamais deux sans trois », Pour une fois, suscite en moi un désir que je ne saurais réprimer. Voici en quelques mots ce que j’ai ressenti, Ces quelques lignes pour exprimer mon avis.
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Feb 26, 2020
Feb 26, 2020 at 5:12 AM UTC
Plénitude
Sois de bronze et de marbre et surtout sois de chair Certes, prise l'orgueil nécessaire plus cher, Pour ton combat avec les contingences vaines ; Que les poils de ta barbe ou le sang de tes veines ; Mais vis, vis pour souffrir, souffre pour expier, Expie et va-t'en vivre et puis reviens prier, Prier pour le courage et la persévérance De vivre dans ce siècle, hélas ! et cette France, Siècle et France ignorants et tristement railleurs. (Mais le règne est plus haut et la patrie ailleurs Et la solution est autre du problème.) Sois de chair et même aime cette chair, la même Que celle de Jésus sur terre et dans les cieux, Et dans le Très Saint-Sacrement si précieux Qu'il n'est de comparable à sa valeur que celle De ta chair vénérable en sa moindre parcelle Et dans le moindre grain de l'Hostie à l'autel ; Car ce mystère, l'Incarnation, est tel, Par l'exégèse autour comme par sa nature ; Qu'il fait égale au Créateur la créature, Cependant que, par un miracle encor plus grand, L'Eucharistie, elle, les confond et les rend Identiques. Or cette chair expiatoire. Fais-t'en une arme douloureuse de victoire Sur l'orgueil que Satan peut d'elle t'inspirer Pour l'orgueil qu'à jamais tu peux considérer Comme le prix suprême et le but enviable. Tout le reste n'est rien que malice du diable ! Alors, oui, sois de bronze impassible, revêts L'armure inaccessible à braver le Mauvais, Pudeur, Calme, Respect, Silence et Vigilance. Puis sois de marbre, et pur, sous le heaume qui lance Par ses trous le regard de tes yeux assurés, Marche à pas révérents sur les parvis sacrés.
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Sois de bronze et de marbre
Sois de bronze et de marbre et surtout sois de chair Certes, prise l'orgueil nécessaire plus cher, Pour ton combat avec les contingences vaines ; Que les poils de ta barbe ou le sang de tes veines ; Mais vis, vis pour souffrir, souffre pour expier, Expie et va-t'en vivre et puis reviens prier, Prier pour le courage et la persévérance De vivre dans ce siècle, hélas ! et cette France, Siècle et France ignorants et tristement railleurs. (Mais le règne est plus haut et la patrie ailleurs Et la solution est autre du problème.) Sois de chair et même aime cette chair, la même Que celle de Jésus sur terre et dans les cieux, Et dans le Très Saint-Sacrement si précieux Qu'il n'est de comparable à sa valeur que celle De ta chair vénérable en sa moindre parcelle Et dans le moindre grain de l'Hostie à l'autel ; Car ce mystère, l'Incarnation, est tel, Par l'exégèse autour comme par sa nature ; Qu'il fait égale au Créateur la créature, Cependant que, par un miracle encor plus grand, L'Eucharistie, elle, les confond et les rend Identiques. Or cette chair expiatoire. Fais-t'en une arme douloureuse de victoire Sur l'orgueil que Satan peut d'elle t'inspirer Pour l'orgueil qu'à jamais tu peux considérer Comme le prix suprême et le but enviable. Tout le reste n'est rien que malice du diable ! Alors, oui, sois de bronze impassible, revêts L'armure inaccessible à braver le Mauvais, Pudeur, Calme, Respect, Silence et Vigilance. Puis sois de marbre, et pur, sous le heaume qui lance Par ses trous le regard de tes yeux assurés, Marche à pas révérents sur les parvis sacrés.
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I'm breathing the fresh air of the cool night. I can feel my black eyes glowing in the dark. My heart is beating my beat and my blood is rushing through my veines. In those moments I can feel the darkness inside of me. In those moments I am the darkness
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Sep 13, 2014
Sep 13, 2014 at 5:48 AM UTC
The Darkness Inside Of Me
La face de la bête est terrible ; on y sent L'Ignoré, l'éternel problème éblouissant Et ténébreux, que l'homme appelle la Nature ; On a devant soi l'ombre informe, l'aventure Et le joug, l'esclavage et la rébellion, Quand on voit le visage effrayant du lion ; Le monstre orageux, rauque, effréné, n'est pas libre, Ô stupeur ! et quel est cet étrange équilibre Composé de splendeur et d'horreur, l'univers, Où règne un Jéhovah dont Satan est l'envers ; Où les astres, essaim lumineux et livide, Semblent pris dans un bagne, et fuyant dans le vide, Et jetés au hasard comme on jette les dés, Et toujours à la chaîne et toujours évadés ? Quelle est cette merveille effroyable et divine Où, dans l'éden qu'on voit, c'est l'enfer qu'on devine, Où s'éclipse, ô terreur, espoirs évanouis, L'infini des soleils sous l'infini des nuits, Où, dans la brute, Dieu disparaît et s'efface ? Quand ils ont devant eux le monstre face à face, Les mages, les songeurs vertigineux des bois, Les prophètes blêmis à qui parlent des voix, Sentent on ne sait quoi d'énorme dans la bête ; Pour eux l'amer rictus de cette obscure tête, C'est l'abîme, inquiet d'être trop regardé, C'est l'éternel secret qui veut être gardé Et qui ne laisse pas entrer dans ses mystères La curiosité des pâles solitaires ; Et ces hommes, à qui l'ombre fait des aveux, Sentent qu'ici le sphinx s'irrite, et leurs cheveux Se dressent, et leur sang dans leurs veines se fige Devant le froncement de sourcil du prodige.
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La face de la bête est terrible
La face de la bête est terrible ; on y sent L'Ignoré, l'éternel problème éblouissant Et ténébreux, que l'homme appelle la Nature ; On a devant soi l'ombre informe, l'aventure Et le joug, l'esclavage et la rébellion, Quand on voit le visage effrayant du lion ; Le monstre orageux, rauque, effréné, n'est pas libre, Ô stupeur ! et quel est cet étrange équilibre Composé de splendeur et d'horreur, l'univers, Où règne un Jéhovah dont Satan est l'envers ; Où les astres, essaim lumineux et livide, Semblent pris dans un bagne, et fuyant dans le vide, Et jetés au hasard comme on jette les dés, Et toujours à la chaîne et toujours évadés ? Quelle est cette merveille effroyable et divine Où, dans l'éden qu'on voit, c'est l'enfer qu'on devine, Où s'éclipse, ô terreur, espoirs évanouis, L'infini des soleils sous l'infini des nuits, Où, dans la brute, Dieu disparaît et s'efface ? Quand ils ont devant eux le monstre face à face, Les mages, les songeurs vertigineux des bois, Les prophètes blêmis à qui parlent des voix, Sentent on ne sait quoi d'énorme dans la bête ; Pour eux l'amer rictus de cette obscure tête, C'est l'abîme, inquiet d'être trop regardé, C'est l'éternel secret qui veut être gardé Et qui ne laisse pas entrer dans ses mystères La curiosité des pâles solitaires ; Et ces hommes, à qui l'ombre fait des aveux, Sentent qu'ici le sphinx s'irrite, et leurs cheveux Se dressent, et leur sang dans leurs veines se fige Devant le froncement de sourcil du prodige.
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Et maintenant, aux Fesses ! Je veux que tu confesses, Muse, ces miens trésors Pour quels - et tu t'y fies - Je donnerais cent vies Et, riche, tous mes ors Avec un tas d'encors. Mais avant la cantate Que mes âme et prostate Et mon sang en arrêt Vont dire à la louange De son cher Cul que l'ange, O déchu ! saluerait, Puis il l'adorerait, Posons de lentes lèvres Sur les délices mièvres Du dessous des genoux, Souple papier de Chine, Fins tendons, ligne fine Des veines sans nul pouls Sensible, il est si doux ! Et maintenant, aux Fesses ! Déesses de déesses, Chair de chair, beau de beau. Seul beau qui nous pénètre Avec les seins, peut-être. D'émoi toujours nouveau, Pulpe dive, alme peau ! Elles sont presques ovales, Presque rondes. Opales, Ambres, roses (très peu) S'y fondent, s'y confondent En blanc mat que répondent Les noirs, roses par jeu, De la raie au milieu. Déesses de déesses ! Du repos en liesses, De la calme gaîté, De malines fossettes Ainsi que des risettes, Quelque perversité Dans que de majesté... ! Et quand l'heure est sonnée D'unir ma destinée A Son Destin fêté, Je puis aller sans crainte Et bien tenter l'étreinte Devers l'autre côté : Leur concours m'est prêté. Je me dresse et je presse Et l'une et l'autre fesse Dans mes heureuses mains. Toute leur ardeur donne, Leur vigueur est la bonne Pour aider aux hymens Des soirs aux lendemains... Ce sont les reins ensuite, Amples, nerveux qu'invite L'amour aux seuls élans Qu'il faille dans ce monde, C'est le dos gras et monde, Satin tiède, éclairs blancs. Ondulements troublants. Et c'est enfin la nuque Qu'il faudrait être eunuque Pour n'avoir de frissons, La nuque damnatrice, Folle dominatrice Aux frisons polissons Que nous reconnaissons. Ô nuque proxénète, Vaguement déshonnête Et chaste vaguement, Frisons, joli symbole Des voiles de l'Idole De ce temple charmant, Frisons chers doublement !
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Et maintenant aux Fesses !
Et maintenant, aux Fesses ! Je veux que tu confesses, Muse, ces miens trésors Pour quels - et tu t'y fies - Je donnerais cent vies Et, riche, tous mes ors Avec un tas d'encors. Mais avant la cantate Que mes âme et prostate Et mon sang en arrêt Vont dire à la louange De son cher Cul que l'ange, O déchu ! saluerait, Puis il l'adorerait, Posons de lentes lèvres Sur les délices mièvres Du dessous des genoux, Souple papier de Chine, Fins tendons, ligne fine Des veines sans nul pouls Sensible, il est si doux ! Et maintenant, aux Fesses ! Déesses de déesses, Chair de chair, beau de beau. Seul beau qui nous pénètre Avec les seins, peut-être. D'émoi toujours nouveau, Pulpe dive, alme peau ! Elles sont presques ovales, Presque rondes. Opales, Ambres, roses (très peu) S'y fondent, s'y confondent En blanc mat que répondent Les noirs, roses par jeu, De la raie au milieu. Déesses de déesses ! Du repos en liesses, De la calme gaîté, De malines fossettes Ainsi que des risettes, Quelque perversité Dans que de majesté... ! Et quand l'heure est sonnée D'unir ma destinée A Son Destin fêté, Je puis aller sans crainte Et bien tenter l'étreinte Devers l'autre côté : Leur concours m'est prêté. Je me dresse et je presse Et l'une et l'autre fesse Dans mes heureuses mains. Toute leur ardeur donne, Leur vigueur est la bonne Pour aider aux hymens Des soirs aux lendemains... Ce sont les reins ensuite, Amples, nerveux qu'invite L'amour aux seuls élans Qu'il faille dans ce monde, C'est le dos gras et monde, Satin tiède, éclairs blancs. Ondulements troublants. Et c'est enfin la nuque Qu'il faudrait être eunuque Pour n'avoir de frissons, La nuque damnatrice, Folle dominatrice Aux frisons polissons Que nous reconnaissons. Ô nuque proxénète, Vaguement déshonnête Et chaste vaguement, Frisons, joli symbole Des voiles de l'Idole De ce temple charmant, Frisons chers doublement !
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Un jour Ali passait : les têtes les plus hautes Se courbaient au niveau des pieds de ses arnautes ; Tout le peuple disait : Allah ! Un derviche soudain, cassé par l'âge aride, Fendit la foule, prit son cheval par la bride, Et voici comme il lui parla : « Ali-Tépéléni, lumière des lumières, Qui sièges au divan sur les marches premières, Dont le grand nom toujours grandit, Ecoute-moi, vizir de ces guerriers sans nombre, Ombre du padischah qui de Dieu même est l'ombre, Tu n'es qu'un chien et qu'un maudit ! « Un flambeau du sépulcre à ton insu t'éclaire. Comme un vase trop plein tu répands ta colère Sur tout un peuple frémissant ; Tu brilles sur leurs fronts comme une faulx dans l'herbe Et tu fait un ciment à ton palais superbe De leur os broyés dans leur sang. « Mais ton jour vient. Il faut, dans Janina qui tombe, Que sous tes pas enfin croule et s'ouvre la tombe ; Dieu te garde un carcan de fer Sous l'arbre du segjin chargé d'âmes impies Qui sur ses rameaux noirs frissonnent accroupies, Dans la nuit du septième enfer ! « Ton âme fuira nue ; au livre de tes crimes Un démon te lira les noms de tes victimes ; Tu les verras autour de toi, Ces spectres, teints du sang qui n'est plus dans leurs veines, Se presser, plus nombreux que les paroles vaines Que balbutiera ton effroi ! « Ceci t'arrivera, sans que ta forteresse Ou ta flotte te puisse aider dans ta détesse De sa rame ou de son canon ; Quand même Ali-Pacha, comme le juif immonde, Pour tromper l'ange noir qui l'attend hors du monde, En mourant changerait de nom ! » Ali sous sa pelisse avait un cimeterre, Un tromblon tout chargé, s'ouvrant comme un cratère, Trois longs pistolets, un poignard ; Il écouta le prêtre et lui laissa tout dire, Pencha son front rêveur, puis avec un sourire Donna sa pelisse au vieillard. Le 8 novembre 1828.
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Le Derviche
Un jour Ali passait : les têtes les plus hautes Se courbaient au niveau des pieds de ses arnautes ; Tout le peuple disait : Allah ! Un derviche soudain, cassé par l'âge aride, Fendit la foule, prit son cheval par la bride, Et voici comme il lui parla : « Ali-Tépéléni, lumière des lumières, Qui sièges au divan sur les marches premières, Dont le grand nom toujours grandit, Ecoute-moi, vizir de ces guerriers sans nombre, Ombre du padischah qui de Dieu même est l'ombre, Tu n'es qu'un chien et qu'un maudit ! « Un flambeau du sépulcre à ton insu t'éclaire. Comme un vase trop plein tu répands ta colère Sur tout un peuple frémissant ; Tu brilles sur leurs fronts comme une faulx dans l'herbe Et tu fait un ciment à ton palais superbe De leur os broyés dans leur sang. « Mais ton jour vient. Il faut, dans Janina qui tombe, Que sous tes pas enfin croule et s'ouvre la tombe ; Dieu te garde un carcan de fer Sous l'arbre du segjin chargé d'âmes impies Qui sur ses rameaux noirs frissonnent accroupies, Dans la nuit du septième enfer ! « Ton âme fuira nue ; au livre de tes crimes Un démon te lira les noms de tes victimes ; Tu les verras autour de toi, Ces spectres, teints du sang qui n'est plus dans leurs veines, Se presser, plus nombreux que les paroles vaines Que balbutiera ton effroi ! « Ceci t'arrivera, sans que ta forteresse Ou ta flotte te puisse aider dans ta détesse De sa rame ou de son canon ; Quand même Ali-Pacha, comme le juif immonde, Pour tromper l'ange noir qui l'attend hors du monde, En mourant changerait de nom ! » Ali sous sa pelisse avait un cimeterre, Un tromblon tout chargé, s'ouvrant comme un cratère, Trois longs pistolets, un poignard ; Il écouta le prêtre et lui laissa tout dire, Pencha son front rêveur, puis avec un sourire Donna sa pelisse au vieillard. Le 8 novembre 1828.
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De toutes les douleurs douces Je compose mes magies ! Paul, les paupières rougies, Erre seul aux Pamplemousses. La Folle-par-amour chante Une ariette touchante. C'est la mère qui s'alarme De sa fille fiancée. C'est l'épouse délaissée Qui prend un sévère charme A s'exagérer l'attente Et demeure palpitante. C'est l'amitié qu'on néglige Et qui se croit méconnue. C'est toute angoisse ingénue, C'est tout bonheur qui s'afflige : L'enfant qui s'éveille et pleure, Le prisonnier qui voit l'heure, Les sanglots des tourterelles, La plainte des jeunes filles. C'est l'appel des Inésilles - Que gardent dans des tourelles De bons vieux oncles avares - A tous sonneurs de guitares. Voici Damon qui soupire Sa tendresse à Geneviève De Brabant qui fait ce rêve D'exercer un chaste empire Dont elle-même se pâme Sur la veuve de Pyrame Tout exprès ressuscitée, Et la forêt des Ardennes Sent circuler dans ses veines La flamme persécutée De ces princesses errantes Sous les branches murmurantes, Et madame Malbrouck monte A sa tour pour mieux entendre La viole et la voix tendre De ce cher trompeur de Comte Ory qui revient d'Espagne Sans qu'un doublon l'accompagne. Mais il s'est couvert de gloire Aux gorges des Pyrénées Et combien d'infortunées Au teint de lys et d'ivoire Ne fit-il pas à tous risques Là-bas, parmi les Morisques !... Toute histoire qui se mouille De délicieuses larmes, Fût-ce à travers des chocs d'armes, Aussitôt chez moi s'embrouille, Se mêle à d'autres encore, Finalement s'évapore En capricieuses nues, Laissant à travers des filtres Subtils talismans et philtres Au fin fond de mes cornues Au feu de l'amour rougies. Accourez à mes magies ! C'est très beau. Venez, d'aucunes Et d'aucuns. Entrez, bagasse ! Cadet-Roussel est paillasse Et vous dira vos fortunes. C'est Crédit qui tient la caisse. Allons vite qu'on se presse !
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Images d'un sou
De toutes les douleurs douces Je compose mes magies ! Paul, les paupières rougies, Erre seul aux Pamplemousses. La Folle-par-amour chante Une ariette touchante. C'est la mère qui s'alarme De sa fille fiancée. C'est l'épouse délaissée Qui prend un sévère charme A s'exagérer l'attente Et demeure palpitante. C'est l'amitié qu'on néglige Et qui se croit méconnue. C'est toute angoisse ingénue, C'est tout bonheur qui s'afflige : L'enfant qui s'éveille et pleure, Le prisonnier qui voit l'heure, Les sanglots des tourterelles, La plainte des jeunes filles. C'est l'appel des Inésilles - Que gardent dans des tourelles De bons vieux oncles avares - A tous sonneurs de guitares. Voici Damon qui soupire Sa tendresse à Geneviève De Brabant qui fait ce rêve D'exercer un chaste empire Dont elle-même se pâme Sur la veuve de Pyrame Tout exprès ressuscitée, Et la forêt des Ardennes Sent circuler dans ses veines La flamme persécutée De ces princesses errantes Sous les branches murmurantes, Et madame Malbrouck monte A sa tour pour mieux entendre La viole et la voix tendre De ce cher trompeur de Comte Ory qui revient d'Espagne Sans qu'un doublon l'accompagne. Mais il s'est couvert de gloire Aux gorges des Pyrénées Et combien d'infortunées Au teint de lys et d'ivoire Ne fit-il pas à tous risques Là-bas, parmi les Morisques !... Toute histoire qui se mouille De délicieuses larmes, Fût-ce à travers des chocs d'armes, Aussitôt chez moi s'embrouille, Se mêle à d'autres encore, Finalement s'évapore En capricieuses nues, Laissant à travers des filtres Subtils talismans et philtres Au fin fond de mes cornues Au feu de l'amour rougies. Accourez à mes magies ! C'est très beau. Venez, d'aucunes Et d'aucuns. Entrez, bagasse ! Cadet-Roussel est paillasse Et vous dira vos fortunes. C'est Crédit qui tient la caisse. Allons vite qu'on se presse !
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