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"tuer" poems
(English) many days have passed since I saw your face, Maybe its better this way, since every time I see you I get a strong feeling, Of carefully, slapping or hitting and even killing! (French) nombreux jours se sont écoulés depuis que j'ai vu votre visage, Peut-être son meilleur de cette façon, car chaque fois que je vous vois je obtenez un sentiment fort, De soin, gifles et même tuer!
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May 21, 2014
May 21, 2014 at 9:11 AM UTC
some words for you!
Es-tu capable de briser la Lune ? Es-tu capable d'éteindre le Soleil ? D'obliger le jour de dormir, De pousser la nuit au réveil ? Es-tu capable d'enterrer les étoiles ? Es-tu capable de faire voler les fleurs ? Aux oiseaux, de faire oublier le chant, Des nuages, faire arrêter les pleurs ? Es-tu capable de rendre la Terre plate ? Es-tu capable de faire tomber le ciel ? Peux-tu amputer les papillons, Et donner aux ours les ailes ? Es-tu capable de rendre la vie ? Es-tu capable de faire cesser les guerres ? Peux-tu avaler les océans ? Peux-tu balayer les déserts ? Si, ces tâches toutes simples, Tu ne peux exécuter, Comment crois-tu pouvoir Ma flamme éteindre, et mon amour tuer ?
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Oct 30, 2010
Oct 30, 2010 at 5:34 AM UTC
Es-tu Capable? (Can You?)
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde. Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ? Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
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À une heure du matin
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde. Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ? Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
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Libertad und Freiheit mais liberté avec des conditions mit Schmerzgedachte con dolor del corazón Das Gehirn versteht nichts mais le cœur, el corazón se duele, me duele, nous afflige wie diese Krankheit de la peur, de l’amour de la vida Finalement, la tristesse sort und ist jetzt etwas anderes Keine Gesundheit pero no es enfermedad, no es felicidad ; C’est ‘rien de tout’ « I’m fine, honestly » Keine Wahrheit. Keine Wirklichkeit. Alles falsch, alles klar Je ne suis pas sûr La tristesse La felicidad Die Krankheit La vida L’amour Das Leben Die Liebe Je veux les tuer Keine Funktion Pas de tristesse Pas de vie Keine Liebe Rien de Rien Nada de nada Nichts von Nichts Unglaublich. Incroyable. Increíble. En pocas palabras, tout simplement, einfach ausgedrückt Die Geburt und el nacimiento y la naissance Est la mort y la muerte und der Tod Fácil Facile Leicht
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Mar 20, 2013
Mar 20, 2013 at 9:38 AM UTC
La Naissance, die Freiheit: la Muerte
Die Tuer ist geoeffnet und leer Im Zimmer liegt Kopf um Kopf Und Dunkelheit ueberall Im Tiefsten, am tiefsten Der Herzschlag, ich Schlug, der Schlag Durch die Tuer Doch die Tuer ist schon geoeffnet Und leer [The Open Heart The door is opened and empty in the room lies head upon head and darkness all around in the deepest, most deeply the heartbeat, I beat, the beat through the door of course the door is already opened and empty]
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Feb 10, 2011
Feb 10, 2011 at 10:24 PM UTC
Das offene Herz
Colin gardait un jour les vaches de son père ; Colin n'avait pas de bergère, Et s'ennuyait tout seul. Le garde sort du bois : Depuis l'aube, dit-il, je cours dans cette plaine Après un vieux chevreuil que j'ai manqué deux fois Et qui m'a mis tout hors d'haleine. Il vient de passer par là-bas, Lui répondit Colin : mais, si vous êtes las, Reposez-vous, gardez mes vaches à ma place, Et j'irai faire votre chasse ; Je réponds du chevreuil. - Ma foi, je le veux bien. Tiens, voilà mon fusil, prends avec toi mon chien, Va le tuer. Colin s'apprête, S'arme, appelle Sultan. Sultan, quoiqu'à regret, Court avec lui vers la forêt. Le chien bat les buissons ; il va, vient, sent, arrête, Et voilà le chevreuil... Colin impatient Tire aussitôt, manque la bête, Et blesse le pauvre Sultan. A la suite du chien qui crie, Colin revient à la prairie. Il trouve le garde ronflant ; De vaches, point ; elles étaient volées. Le malheureux Colin, s'arrachant les cheveux, Parcourt en gémissant les monts et les vallées ; Il ne voit rien. Le soir, sans vaches, tout honteux, Colin retourne chez son père, Et lui conte en tremblant l'affaire. Celui-ci, saisissant un bâton de cormier, Corrige son cher fils de ses folles idées, Puis lui dit : chacun son métier, Les vaches seront bien gardées.
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Le vacher et le garde-chasse
Il est VALIDATION dans la Ville des Lumières Alors que le bilan de ces attaques sont évaluées. Au **** je l'entends encore sons rudes des sirènes Comme notre corps d'ambulanciers est aux abois Ils vont me hanter dans le sommeil, tous ces jeunes visages morts, que je chasse ceux qui ont commis ces crimes. Il est trois heures du matin et ma tête crie pour le café; La caféine me aide quand je suis privé de sommeil. La puanteur de -fer sang ne peut pas être échappé Il est trempé dans les chaises à cushioned- Je prends en bas de la déclaration de celui qui survived- Ce soir, cette bonne fortune était rare. Il fait le mort et a vécu, avec la mort tout autour, dans ce théâtre de la mort et le désespoir. "Ils ont massacré les otages, un à la fois, leur but était de tuer tout le monde ". "Ils ont assassiné mon amant, ils ont assassiné mon ami, Je regardais mort, gisant dans leur sang trempé ".
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Nov 14, 2015
Nov 14, 2015 at 8:39 AM UTC
Après minuit, au Bataclan
Les mouettes volent et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air. Le jour tombe ; une fine pluie Eteint les fournaises du soir, Et le steam-boat crachant la suie Rabat son long panache noir. Plus pâle que le ciel livide Je vais au pays du charbon, Du brouillard et du suicide ; - Pour se tuer le temps est bon. Mon désir avide se noie Dans le gouffre amer qui blanchit ; Le vaisseau danse, l'eau tournoie, Le vent de plus en plus fraîchit. Oh ! je me sens l'âme navrée ; L'Océan gonfle, en soupirant, Sa poitrine désespérée, Comme un ami qui me comprend. Allons, peines d'amour perdues, Espoirs lassés, illusions Du socle idéal descendues, Un saut dans les moites sillons ! A la mer, souffrances passées, Qui revenez toujours, pressant Vos blessures cicatrisées Pour leur faire pleurer du sang ! A la mer, spectre de mes rêves, Regrets aux mortelles pâleurs Dans un coeur rouge ayant sept glaives, Comme la mère des douleurs. Chaque fantôme plonge et lutte Quelques instants avec le flot Qui sur lui ferme sa volute Et l'engloutit dans un sanglot. Lest de l'âme, pesant bagage, Trésors misérables et chers, Sombrez, et dans votre naufrage Je vais vous suivre au fond des mers. Bleuâtre, enflé, méconnaissable, Bercé par le flot qui bruit, Sur l'humide oreiller du sable Je dormirai bien cette nuit ! ... Mais une femme dans sa mante Sur le pont assise à l'écart, Une femme jeune et charmante Lève vers moi son regard, Dans ce regard, à ma détresse La Sympathie à bras ouverts Parle et sourit, soeur ou maîtresse, Salut, yeux bleus ! bonsoir, flots verts ! Les mouettes voient et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air.
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Tristesse en mer
Les mouettes volent et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air. Le jour tombe ; une fine pluie Eteint les fournaises du soir, Et le steam-boat crachant la suie Rabat son long panache noir. Plus pâle que le ciel livide Je vais au pays du charbon, Du brouillard et du suicide ; - Pour se tuer le temps est bon. Mon désir avide se noie Dans le gouffre amer qui blanchit ; Le vaisseau danse, l'eau tournoie, Le vent de plus en plus fraîchit. Oh ! je me sens l'âme navrée ; L'Océan gonfle, en soupirant, Sa poitrine désespérée, Comme un ami qui me comprend. Allons, peines d'amour perdues, Espoirs lassés, illusions Du socle idéal descendues, Un saut dans les moites sillons ! A la mer, souffrances passées, Qui revenez toujours, pressant Vos blessures cicatrisées Pour leur faire pleurer du sang ! A la mer, spectre de mes rêves, Regrets aux mortelles pâleurs Dans un coeur rouge ayant sept glaives, Comme la mère des douleurs. Chaque fantôme plonge et lutte Quelques instants avec le flot Qui sur lui ferme sa volute Et l'engloutit dans un sanglot. Lest de l'âme, pesant bagage, Trésors misérables et chers, Sombrez, et dans votre naufrage Je vais vous suivre au fond des mers. Bleuâtre, enflé, méconnaissable, Bercé par le flot qui bruit, Sur l'humide oreiller du sable Je dormirai bien cette nuit ! ... Mais une femme dans sa mante Sur le pont assise à l'écart, Une femme jeune et charmante Lève vers moi son regard, Dans ce regard, à ma détresse La Sympathie à bras ouverts Parle et sourit, soeur ou maîtresse, Salut, yeux bleus ! bonsoir, flots verts ! Les mouettes voient et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air.
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Feu, feux, d'innombrables incendies Feu de haine que personne n'admire Feu qui blesse, mutile et tue des victimes innocentes Feu qui brûle, incinère et détruit de nombreux bâtiments Feu qui est mal utilisé Feu qui est diffusé Les pays avec plus de puissance de feu gouvernent Un gangster avec un feu lourd est utilisé comme un ignorant Comme un instrument ou un outil mortel pour intimider Pour tuer, assassiner et éliminer des ennemis potentiels Feux de haine, feux de l'enfer qui tuent des familles Feu, feux, incendies incontrôlables sur l’océan Feu, feux naturels en Californie Feu, feux mortels à Gaza Plus de feu, plus de puissance, plus de puissance de feu Plus de puissance, plus de feu et plus de puissance en feu Feu dans la cuisine pour cuisiner des plats gastronomiques Des dîners délicieux, à l'heure du cocktail chic C'est mon genre de feu, c'est du bon feu Feu, feux et cessez-le-feu ! Tout le monde abhorre la guerre Parce que la guerre est la haine, la guerre est l'enfer La guerre n'est rien d'autre qu'un feu maléfique La guerre n'est pas un jeu. La guerre n'est pas naturelle La guerre est un désastre. La guerre est un enfer créé par l'homme La guerre est un gaspillage de vies et de ressources humaines Plus d'eau pour éteindre tous les incendies et toutes les sources Le monde a besoin d'un bon feu pour protéger l'environnement Le monde veut la paix sur tout le continent Dieu a créé un monde, un peuple et une race Et l'homme a inventé la division et de nombreuses races dans cet espace L'homme a créé le népotisme, l'argent, la haine, l'envie, la discrimination Le terrorisme, la couleur, la cupidité, la trahison, la souffrance et la corruption Feu, feux! Nous avons besoin de pluie, de plus d'eau pour éteindre le feu Nous avons besoin d'amour pour anéantir la haine et de plus d'amour pour sacquer Les dirigeants maléfiques qui détruisent Notre Monde, Notre Univers Nous voulons la paix et un bon feu pour Notre Monde, pour Notre Univers. P.S. Traduction de : « Fire, Fires, Ceasefire » par Hébert Logerie. Copyright © Janvier 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Jan 17, 2025
Jan 17, 2025 at 12:17 AM UTC
Feu, Feux, Cessez-le-feu
Feu, feux, d'innombrables incendies Feu de haine que personne n'admire Feu qui blesse, mutile et tue des victimes innocentes Feu qui brûle, incinère et détruit de nombreux bâtiments Feu qui est mal utilisé Feu qui est diffusé Les pays avec plus de puissance de feu gouvernent Un gangster avec un feu lourd est utilisé comme un ignorant Comme un instrument ou un outil mortel pour intimider Pour tuer, assassiner et éliminer des ennemis potentiels Feux de haine, feux de l'enfer qui tuent des familles Feu, feux, incendies incontrôlables sur l’océan Feu, feux naturels en Californie Feu, feux mortels à Gaza Plus de feu, plus de puissance, plus de puissance de feu Plus de puissance, plus de feu et plus de puissance en feu Feu dans la cuisine pour cuisiner des plats gastronomiques Des dîners délicieux, à l'heure du cocktail chic C'est mon genre de feu, c'est du bon feu Feu, feux et cessez-le-feu ! Tout le monde abhorre la guerre Parce que la guerre est la haine, la guerre est l'enfer La guerre n'est rien d'autre qu'un feu maléfique La guerre n'est pas un jeu. La guerre n'est pas naturelle La guerre est un désastre. La guerre est un enfer créé par l'homme La guerre est un gaspillage de vies et de ressources humaines Plus d'eau pour éteindre tous les incendies et toutes les sources Le monde a besoin d'un bon feu pour protéger l'environnement Le monde veut la paix sur tout le continent Dieu a créé un monde, un peuple et une race Et l'homme a inventé la division et de nombreuses races dans cet espace L'homme a créé le népotisme, l'argent, la haine, l'envie, la discrimination Le terrorisme, la couleur, la cupidité, la trahison, la souffrance et la corruption Feu, feux! Nous avons besoin de pluie, de plus d'eau pour éteindre le feu Nous avons besoin d'amour pour anéantir la haine et de plus d'amour pour sacquer Les dirigeants maléfiques qui détruisent Notre Monde, Notre Univers Nous voulons la paix et un bon feu pour Notre Monde, pour Notre Univers. P.S. Traduction de : « Fire, Fires, Ceasefire » par Hébert Logerie. Copyright © Janvier 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Aux petits incidents il faut s'habituer. Hier on est venu chez moi pour me tuer. Mon tort dans ce pays c'est de croire aux asiles. On ne sait quel ramas de pauvres imbéciles S'est rué tout à coup la nuit sur ma maison. Les arbres de la place en eurent le frisson, Mais pas un habitant ne bougea. L'escalade Fut longue, ardente, horrible, et Jeanne était malade. Je conviens que j'avais pour elle un peu d'effroi. Mes deux petits-enfants, quatre femmes et moi, C'était la garnison de cette forteresse. Rien ne vint secourir la maison en détresse. La police fut sourde ayant affaire ailleurs. Un dur caillou tranchant effleura Jeanne en pleurs. Attaque de chauffeurs en pleine Forêt-Noire. Ils criaient : Une échelle ! une poutre ! victoire ! Fracas où se perdaient nos appels sans écho. Deux hommes apportaient du quartier Pachéco Une poutre enlevée à quelque échafaudage. Le jour naissant gênait la bande. L'abordage Cessait, puis reprenait. Ils hurlaient haletants. La poutre par bonheur n'arriva pas à temps. " Assassin ! - C'était moi. - Nous voulons que tu meures ! Brigand ! Bandit ! " Ceci dura deux bonnes heures. George avait calmé Jeanne en lui prenant la main. Noir tumulte. Les voix n'avaient plus rien d'humain ; Pensif, je rassurais les femmes en prières, Et ma fenêtre était trouée à coups de pierres. Il manquait là des cris de vive l'empereur ! La porte résista battue avec fureur. Cinquante hommes armés montrèrent ce courage. Et mon nom revenait dans des clameurs de rage : A la lanterne ! à mort ! qu'il meure ! il nous le faut ! Par moments, méditant quelque nouvel assaut, Tout ce tas furieux semblait reprendre haleine ; Court répit ; un silence obscur et plein de haine Se faisait au milieu de ce sombre viol ; Et j'entendais au **** chanter un rossignol.
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Une nuit à Bruxelles
Aux petits incidents il faut s'habituer. Hier on est venu chez moi pour me tuer. Mon tort dans ce pays c'est de croire aux asiles. On ne sait quel ramas de pauvres imbéciles S'est rué tout à coup la nuit sur ma maison. Les arbres de la place en eurent le frisson, Mais pas un habitant ne bougea. L'escalade Fut longue, ardente, horrible, et Jeanne était malade. Je conviens que j'avais pour elle un peu d'effroi. Mes deux petits-enfants, quatre femmes et moi, C'était la garnison de cette forteresse. Rien ne vint secourir la maison en détresse. La police fut sourde ayant affaire ailleurs. Un dur caillou tranchant effleura Jeanne en pleurs. Attaque de chauffeurs en pleine Forêt-Noire. Ils criaient : Une échelle ! une poutre ! victoire ! Fracas où se perdaient nos appels sans écho. Deux hommes apportaient du quartier Pachéco Une poutre enlevée à quelque échafaudage. Le jour naissant gênait la bande. L'abordage Cessait, puis reprenait. Ils hurlaient haletants. La poutre par bonheur n'arriva pas à temps. " Assassin ! - C'était moi. - Nous voulons que tu meures ! Brigand ! Bandit ! " Ceci dura deux bonnes heures. George avait calmé Jeanne en lui prenant la main. Noir tumulte. Les voix n'avaient plus rien d'humain ; Pensif, je rassurais les femmes en prières, Et ma fenêtre était trouée à coups de pierres. Il manquait là des cris de vive l'empereur ! La porte résista battue avec fureur. Cinquante hommes armés montrèrent ce courage. Et mon nom revenait dans des clameurs de rage : A la lanterne ! à mort ! qu'il meure ! il nous le faut ! Par moments, méditant quelque nouvel assaut, Tout ce tas furieux semblait reprendre haleine ; Court répit ; un silence obscur et plein de haine Se faisait au milieu de ce sombre viol ; Et j'entendais au **** chanter un rossignol.
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O sweet pain, help me your claws sends me to paradise but it rips my soul and humanity and that is too high of a price I got nothing left, Im broke and yet, I keep paying I hate it I'm disgusting all I wish is to be gone in smoke Without a soul I'm dying It hurts so much; I love it I just deserve it Life was short and painfull but Im just dust with a heart filled with rust O douce soufrance, reconforte moi Je te hait mais j'y revien toujours Tes griffe sanglante me font roi je te hait et m'en irai un jour Esseyant de me tuer Je suis mon Antechrist Je suis mon Christ Esseyant de me sauver Je rampe a default de marcher s'il n'y a de héro je le saurai just, va t'en laisse moi soufrir Si tu continue tu ve redevenir rien de plus que poussière avec un coeur de verre
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Mar 28, 2017
Mar 28, 2017 at 7:50 PM UTC
Pain
Nous sommes bien faits l'un pour l'autre ; Pourtant quand tu me rencontreras Menant mes derniers embarras D'homme grave et de bon apôtre, Ruine encore de chrétien, Philosophe déjà païen, Lourd de doctrine et de scrupule, (Le tout un peu décomposé) Mais au fond très bien disposé Pour la popine et la crapule, En un mot, sot entre les sots De cette sorte de puceaux, T'eus quelque mal à la conquête, - Et par ce mot que j'ai voulu J'entends ton triomphe absolu, - Sinon de mon cœur, de ma tête ; Je ne parle pas de mon corps Vaincu dès les primes abords. Mais comme nous sympathisâmes Dès nos esprits mis en rapport Et dès lors quel parfait accord Entre ces luronnes, nos deux âmes, Ces luronnes et nos lurons D'esprits tout carrés et tout ronds ! Toi simple encor, que compliquée, Et moi naïf aux cents replis, Notre expérience des lits Et noire ignorance marquée En fait de sentiment subtil, Tout ce nous rendait que gentil L'un à l'autre ! en dépit, par crises, De colères bien vite au trot, D'humeurs noires, roses bientôt, Et, mon Dieu, d'un tas de sottises Qu'on réparait, pour t'apaiser Madame et Monsieur, d'un baiser ! C'est de persévérer, petite ! C'est, chère, de continuer, Quittes à parfois nous tuer Pour nous ressusciter ensuite, C'est de rester à deux, vraiment, Bon cœur et mauvais garnement.
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Nous sommes bien faits
C'était la plus belle soirée de ma vie J'aimerais m'en rappeler comme si c'était hier C'était la plus horrible journée de ma vie J'aimerais oublier comme si ce n'était hier: Je suis dans une gare, le train n'arrive pas Je me soumet la question, ce que j'aimerais m’éviter J'attend ma belle et elle n'arrive pas Je perds le temps que j’essaie de gagner Je parle aux voyageurs antipathiques Pour tuer le temps perdu Coincé dans ce gâchis esthétique. Avant que le temps ne me tue Je quitte ce café pathétique, Purgatoire pour excommuniés Avant, je commande un autre verre, foutu tic, Foutue expatriation, je veux t'oublier Je me retrouve donc dans un carrefour sombre Où se rencontrent les civilisations Pas un arbre pour profiter de l’ombre Il n’y a plus de lumière ni plus de son On me noie Au milieu d’une mer de gens qui n’ont pas vécus Je suis assoiffé d’un ami Au milieu du désert avec personne en vue Dans ma propre ville je suis intru. L’anonymat de l’exil, On me connait bien à l’institut, Je m’y reconnais dans chaque tuile, Dans ses murs peints à l’huile Je suis ici, et je suis là Je m’imagine ailleurs mais c’est futile Détachez-moi, je ne fuirais pas ! Je suis rescapé, Je suis perdu ! Les heures m’ont échappées, Le temps m’est perdu Comment s’en sortir quand on est un débauché ? Je suis mort, je suis pendu ! Comment repartir quand le train a déraillé ? Quel guet-apen l’on m’a tendu ! On me somme de rentrer chez moi, Le dernier train est passé, et je ne l’ai pas pris Mes oeufs dans le même panier, et j’ai fais le mauvais choix Je ne me reconnais plus, qu’est-ce qui m’as pris ? J’essaie de me souvenir Ce n’est certes pas la dernière fois On m’a pris mes souvenirs Comment me suis-je retrouvé là ? Au retour d'une aventure (rêverie) que je regrette Mes amis me dévisagent en traître Je me défend en phrases toutes faites Ah, si j’avais appris de mes ancêtres... J’y retourne chaque matin, Dans l’espoir de retrouver celui-ci (l’espoir) Pas de libre arbitre pour un pantin Chaque fois on m’affirme que je ne viens pas d’ici (chaque soir). L’élégance d’une mort heureuse Je ne pense plus au car de la malheureuse, J’attend celui qui me portera **** de ces malheurs; Jamais n'est-il à l’heure.
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Apr 21, 2020
Apr 21, 2020 at 5:20 PM UTC
Le Mal du transport
C'était la plus belle soirée de ma vie J'aimerais m'en rappeler comme si c'était hier C'était la plus horrible journée de ma vie J'aimerais oublier comme si ce n'était hier: Je suis dans une gare, le train n'arrive pas Je me soumet la question, ce que j'aimerais m’éviter J'attend ma belle et elle n'arrive pas Je perds le temps que j’essaie de gagner Je parle aux voyageurs antipathiques Pour tuer le temps perdu Coincé dans ce gâchis esthétique. Avant que le temps ne me tue Je quitte ce café pathétique, Purgatoire pour excommuniés Avant, je commande un autre verre, foutu tic, Foutue expatriation, je veux t'oublier Je me retrouve donc dans un carrefour sombre Où se rencontrent les civilisations Pas un arbre pour profiter de l’ombre Il n’y a plus de lumière ni plus de son On me noie Au milieu d’une mer de gens qui n’ont pas vécus Je suis assoiffé d’un ami Au milieu du désert avec personne en vue Dans ma propre ville je suis intru. L’anonymat de l’exil, On me connait bien à l’institut, Je m’y reconnais dans chaque tuile, Dans ses murs peints à l’huile Je suis ici, et je suis là Je m’imagine ailleurs mais c’est futile Détachez-moi, je ne fuirais pas ! Je suis rescapé, Je suis perdu ! Les heures m’ont échappées, Le temps m’est perdu Comment s’en sortir quand on est un débauché ? Je suis mort, je suis pendu ! Comment repartir quand le train a déraillé ? Quel guet-apen l’on m’a tendu ! On me somme de rentrer chez moi, Le dernier train est passé, et je ne l’ai pas pris Mes oeufs dans le même panier, et j’ai fais le mauvais choix Je ne me reconnais plus, qu’est-ce qui m’as pris ? J’essaie de me souvenir Ce n’est certes pas la dernière fois On m’a pris mes souvenirs Comment me suis-je retrouvé là ? Au retour d'une aventure (rêverie) que je regrette Mes amis me dévisagent en traître Je me défend en phrases toutes faites Ah, si j’avais appris de mes ancêtres... J’y retourne chaque matin, Dans l’espoir de retrouver celui-ci (l’espoir) Pas de libre arbitre pour un pantin Chaque fois on m’affirme que je ne viens pas d’ici (chaque soir). L’élégance d’une mort heureuse Je ne pense plus au car de la malheureuse, J’attend celui qui me portera **** de ces malheurs; Jamais n'est-il à l’heure.
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Vents, souffles du zénith obscur et tutélaire, N'éveillerez-vous pas quelque immense colère Là-haut, dans le ciel sombre, en faveur des humains ? Puisque deux nations vont en venir aux mains Parce que les deux rois se sont pris de querelle ; Puisque la plaine verte où court la sauterelle, Où rit l'aube, où se chauffe au soleil le lézard, Va tout à l'heure voir passer l'affreux hasard Secouant dans la nuit ses mains pleines de flèches ; Puisqu'aux torrents taris entre les pierres sèches, Vont succéder demain de longs ruisseaux de sang ; Puisque le grand lion qui pour boire descend S'arrêtera pensif, surpris de ce flot rouge ; Puisque le paysan va trembler dans son bouge ; Puisque, si ces deux rois, le numide et le *** Ne sont pas soudain pris aux cheveux par quelqu'un, On va voir éclater pour leurs folles chimères La désolation lamentable des mères, Et les deux camps courir l'un sur l'autre acharnés, Et, lorsqu'ils se seront entre eux exterminés, Les durs vainqueurs, pareils aux bêtes des repaires, Tuer les hommes, fils, frères, maris et pères, Et les femmes, tordant leurs bras, cachant leurs seins, Fuir devant les baisers de tous ces assassins ; Puisque deux peuples vont tomber dans cet abîme, Vents, ne ferez-vous rien pour empêcher ce crime, Et, vous qui pénétrez dans les profondeurs, vous Qui vous réunissez ou vous dispersez tous Plus vite que l'éclair, là-haut, quand, bon vous semble, Vents, noirs avertisseurs, sur la terre qui tremble, En ce moment funeste, en ce champ odieux, N'amènerez-vous pas les formidables dieux ? Le 28 juillet 1870.
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Invocation du mage contre les deux rois
Vents, souffles du zénith obscur et tutélaire, N'éveillerez-vous pas quelque immense colère Là-haut, dans le ciel sombre, en faveur des humains ? Puisque deux nations vont en venir aux mains Parce que les deux rois se sont pris de querelle ; Puisque la plaine verte où court la sauterelle, Où rit l'aube, où se chauffe au soleil le lézard, Va tout à l'heure voir passer l'affreux hasard Secouant dans la nuit ses mains pleines de flèches ; Puisqu'aux torrents taris entre les pierres sèches, Vont succéder demain de longs ruisseaux de sang ; Puisque le grand lion qui pour boire descend S'arrêtera pensif, surpris de ce flot rouge ; Puisque le paysan va trembler dans son bouge ; Puisque, si ces deux rois, le numide et le *** Ne sont pas soudain pris aux cheveux par quelqu'un, On va voir éclater pour leurs folles chimères La désolation lamentable des mères, Et les deux camps courir l'un sur l'autre acharnés, Et, lorsqu'ils se seront entre eux exterminés, Les durs vainqueurs, pareils aux bêtes des repaires, Tuer les hommes, fils, frères, maris et pères, Et les femmes, tordant leurs bras, cachant leurs seins, Fuir devant les baisers de tous ces assassins ; Puisque deux peuples vont tomber dans cet abîme, Vents, ne ferez-vous rien pour empêcher ce crime, Et, vous qui pénétrez dans les profondeurs, vous Qui vous réunissez ou vous dispersez tous Plus vite que l'éclair, là-haut, quand, bon vous semble, Vents, noirs avertisseurs, sur la terre qui tremble, En ce moment funeste, en ce champ odieux, N'amènerez-vous pas les formidables dieux ? Le 28 juillet 1870.
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HARMODIUS La nuit vient. Vénus brille. L'ÉPÉE Harmodius, c'est l'heure ! LA BORNE DU CHEMIN Le tyran va passer. HARMODIUS J'ai froid, rentrons. UN TOMBEAU Demeure. HARMODIUS Qu'es-tu ? LE TOMBEAU Je suis la tombe. - Exécute, ou péris. UN NAVIRE A L'HORIZON Je suis la tombe aussi, j'emporte les proscrits. L'ÉPÉE Attendons le tyran. HARMODIUS J'ai froid. Quel vent ! LE VENT Je passe. Mon bruit est une voix. Je sème dans l'espace Les cris des exilés, de misère expirants, Qui sans pain, sans abri, sans amis, sans parents, Meurent en regardant du côté de la Grèce. VOIX DANS L'AIR Némésis ! Némésis ! lève-toi, vengeresse ! L'ÉPÉE C'est l'heure. Profitons de l'ombre qui descend. LA TERRE Je suis pleine de morts. LA MER Je suis rouge de sang. Les fleuves m'ont porté des cadavres sans nombre. LA TERRE Les morts saignent pendant qu'on adore son ombre. À chaque pas qu'il fait sous le clair firmament, Je les sens s'agiter en moi confusément. UN FORÇAT Je suis forçat, voici la chaîne que je porte, Hélas ! pour n'avoir pas chassé **** de ma porte Un proscrit qui fuyait, noble et pur citoyen. L'ÉPÉE Ne frappe pas au cœur, tu ne trouverais rien. LA LOI J'étais la loi, je suis un spectre. Il m'a tuée. LA JUSTICE De moi, prêtresse, il fait une prostituée. LES OISEAUX Il a retiré l'air des cieux, et nous fuyons. LA LIBERTÉ Je m'enfuis avec eux ; - ô terre sans rayons, Grèce, adieu ! UN VOLEUR Ce tyran, nous l'aimons. Car ce maître Que respecte le juge et qu'admire le prêtre, Qu'on accueille partout de cris encourageants, Est plus pareil à nous qu'à vous, honnêtes gens. LE SERMENT Dieux puissants ! à jamais fermez toutes les bouches ! La confiance est morte au fond des cœurs farouches. Homme, tu mens ! Soleil, tu mens ! Cieux, vous mentez ! Soufflez, vents de la nuit ! emportez, emportez L'honneur et la vertu, cette sombre chimère ! LA PATRIE Mon fils, je suis aux fers ! Mon fils, je suis ta mère ! Je tends les bras vers toi du fond de ma prison. HARMODIUS Quoi ! le frapper, la nuit, rentrant dans sa maison ! Quoi ! devant ce ciel noir, devant ces mers sans borne ! Le poignarder, devant ce gouffre obscur et morne, En présence de l'ombre et de l'immensité ! LA CONSCIENCE Tu peux tuer cet homme avec tranquillité. Jersey, le 25 octobre.
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Le bord de la mer
HARMODIUS La nuit vient. Vénus brille. L'ÉPÉE Harmodius, c'est l'heure ! LA BORNE DU CHEMIN Le tyran va passer. HARMODIUS J'ai froid, rentrons. UN TOMBEAU Demeure. HARMODIUS Qu'es-tu ? LE TOMBEAU Je suis la tombe. - Exécute, ou péris. UN NAVIRE A L'HORIZON Je suis la tombe aussi, j'emporte les proscrits. L'ÉPÉE Attendons le tyran. HARMODIUS J'ai froid. Quel vent ! LE VENT Je passe. Mon bruit est une voix. Je sème dans l'espace Les cris des exilés, de misère expirants, Qui sans pain, sans abri, sans amis, sans parents, Meurent en regardant du côté de la Grèce. VOIX DANS L'AIR Némésis ! Némésis ! lève-toi, vengeresse ! L'ÉPÉE C'est l'heure. Profitons de l'ombre qui descend. LA TERRE Je suis pleine de morts. LA MER Je suis rouge de sang. Les fleuves m'ont porté des cadavres sans nombre. LA TERRE Les morts saignent pendant qu'on adore son ombre. À chaque pas qu'il fait sous le clair firmament, Je les sens s'agiter en moi confusément. UN FORÇAT Je suis forçat, voici la chaîne que je porte, Hélas ! pour n'avoir pas chassé **** de ma porte Un proscrit qui fuyait, noble et pur citoyen. L'ÉPÉE Ne frappe pas au cœur, tu ne trouverais rien. LA LOI J'étais la loi, je suis un spectre. Il m'a tuée. LA JUSTICE De moi, prêtresse, il fait une prostituée. LES OISEAUX Il a retiré l'air des cieux, et nous fuyons. LA LIBERTÉ Je m'enfuis avec eux ; - ô terre sans rayons, Grèce, adieu ! UN VOLEUR Ce tyran, nous l'aimons. Car ce maître Que respecte le juge et qu'admire le prêtre, Qu'on accueille partout de cris encourageants, Est plus pareil à nous qu'à vous, honnêtes gens. LE SERMENT Dieux puissants ! à jamais fermez toutes les bouches ! La confiance est morte au fond des cœurs farouches. Homme, tu mens ! Soleil, tu mens ! Cieux, vous mentez ! Soufflez, vents de la nuit ! emportez, emportez L'honneur et la vertu, cette sombre chimère ! LA PATRIE Mon fils, je suis aux fers ! Mon fils, je suis ta mère ! Je tends les bras vers toi du fond de ma prison. HARMODIUS Quoi ! le frapper, la nuit, rentrant dans sa maison ! Quoi ! devant ce ciel noir, devant ces mers sans borne ! Le poignarder, devant ce gouffre obscur et morne, En présence de l'ombre et de l'immensité ! LA CONSCIENCE Tu peux tuer cet homme avec tranquillité. Jersey, le 25 octobre.
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C'est à coups de canon qu'on rend le peuple heureux. Nous sommes revenus de tous ces grands mots creux : - Progrès, fraternité, mission de la France, Droits de l'homme, raison, liberté, tolérance. Socrate est fou ; lisez Lélut qui le confond ; Christ, fort socialiste et démagogue au fond, Est une renommée en somme très surfaite. Terre ! l'obus est Dieu, Paixhans est son prophète. Vrai but du genre humain : tuer correctement. Les hommes, dont le sabre est l'unique calmant, Ont le boulet rayé pour chef-d'oeuvre ; leur astre, C'est la clarté qui sort d'une bombe Lancastre, Et l'admiration de tout peuple poli Va du mortier Armstrong au canon Cavalli. Dieu s'est trompé ; César plus haut que lui s'élance ; Jéhovah fit le verbe et César le silence. Parler, c'est abuser ; penser, c'est usurper. La voix sert à se taire et l'esprit à ramper. Le monde est à plat ventre, et l'homme, altier naguère, Doux et souple aujourd'hui, tremble. - Paix ! dit la guerre.
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C'est à coups de canon
Comme la voiture traversait le bois, il la fit arrêter dans le voisinage d'un tir, disant qu'il lui serait agréable de tirer quelques balles pour tuer le Temps. Tuer ce monstre-là, n'est-ce pas l'occupation la plus ordinaire et la plus légitime de chacun ? - Et il offrit galamment la main à sa chère, délicieuse et exécrable femme, à cette mystérieuse femme à laquelle il doit tant de plaisirs, tant de douleurs, et peut-être aussi une grande partie de son génie. Plusieurs balles frappèrent **** du but proposé ; l'une d'elles s'enfonça même dans le plafond ; et comme la charmante créature riait follement, se moquant de la maladresse de son époux, celui-ci se tourna brusquement vers elle, et lui dit : « Observez cette poupée, là-bas, à droite, qui porte le nez en l'air et qui a la mine si hautaine. Eh bien ! cher ange, je me figure que c'est vous ». Et il ferma les yeux et il lâcha la détente. La poupée fut nettement décapitée. Alors s'inclinant vers sa chère, sa délicieuse, son exécrable femme, son inévitable et impitoyable Muse, et lui baisant respectueusement la main, il ajouta : « Ah ! mon cher ange, combien je vous remercie de mon adresse ! »
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Le galant tireur
Criminel ! Tu m'as appelé criminel. Tout cela parce que, malgré tout ce que j'avais prétendu être, j'ai fini par tuer. J'avais pourtant résisté à la tentation. J'avais usé tant de stratagèmes et même prétendu que pour rien au monde, moi, sain de corps et d'esprit, moi, animal parmi les animaux, je ne mettrais fin à l'existence de l'un de mes congénères. J'avais juré sur tout ce que j'avais de plus cher au monde que jamais je n'arriverais à cette extrémité finale. Jamais je ne tuerais un de mes semblables. Pire ! Je riais de toi, la meurtrière. Je te faisais la morale. Au diable les allergies que tu me soumettais comme excuses pour pouvoir commettre tes meurtres en série. Je te disais même en bon prêcheur que nous étions tous des créatures de Dieu alors que je ne crois même pas en Dieu. Je disais que tuer une fois c'était comme tuer mille fois, qu'il n'y avait pas de petite mort et patati et patata et qu'une fois qu'on avait mis le doigt dans l'engrenage on n'avait plus aucun pouvoir sur la gâchette. Mais voilà tout ça c'est désormais le passé. Oui voilà c'est désormais chose faite. Je te rejoins sur le banc des accusés. Meurtrier ! Meurtrier ! Meurtrier ! J'ai tué. Je suis un criminel. Ne me condamnez pas à la chaise électrique. J'ai des circonstances atténuantes, Madame le Juge d'Assise, ayez pitié du primo récidiviste. Une erreur de vieillesse mérite le sursis. J'avais pourtant essayé le vinaigre, je vous le jure, pour me débarrasser de ces vandales. L'essence de citronnelle. J'avais mis le ventilo et la clim. Rien n'y faisait. C'est alors que m'est venue une nuit vers deux heures du matin la lumière. C'est ainsi que j'exécutai sans états d'âme 12 moustiques des plus virulents à la raquette électrique. Il n'y a pas de petit crime, de crime véniel et de crime mortel, votre honneur ! J'ai tué, j'ai tué de sang froid et les veufs et veuves et les orphelins de mes victimes me hantent et me hanteront de génération en génération... Criminel ! Criminel ! Criminel !
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Aug 25, 2019
Aug 25, 2019 at 8:12 AM UTC
Criminel !
Criminel ! Tu m'as appelé criminel. Tout cela parce que, malgré tout ce que j'avais prétendu être, j'ai fini par tuer. J'avais pourtant résisté à la tentation. J'avais usé tant de stratagèmes et même prétendu que pour rien au monde, moi, sain de corps et d'esprit, moi, animal parmi les animaux, je ne mettrais fin à l'existence de l'un de mes congénères. J'avais juré sur tout ce que j'avais de plus cher au monde que jamais je n'arriverais à cette extrémité finale. Jamais je ne tuerais un de mes semblables. Pire ! Je riais de toi, la meurtrière. Je te faisais la morale. Au diable les allergies que tu me soumettais comme excuses pour pouvoir commettre tes meurtres en série. Je te disais même en bon prêcheur que nous étions tous des créatures de Dieu alors que je ne crois même pas en Dieu. Je disais que tuer une fois c'était comme tuer mille fois, qu'il n'y avait pas de petite mort et patati et patata et qu'une fois qu'on avait mis le doigt dans l'engrenage on n'avait plus aucun pouvoir sur la gâchette. Mais voilà tout ça c'est désormais le passé. Oui voilà c'est désormais chose faite. Je te rejoins sur le banc des accusés. Meurtrier ! Meurtrier ! Meurtrier ! J'ai tué. Je suis un criminel. Ne me condamnez pas à la chaise électrique. J'ai des circonstances atténuantes, Madame le Juge d'Assise, ayez pitié du primo récidiviste. Une erreur de vieillesse mérite le sursis. J'avais pourtant essayé le vinaigre, je vous le jure, pour me débarrasser de ces vandales. L'essence de citronnelle. J'avais mis le ventilo et la clim. Rien n'y faisait. C'est alors que m'est venue une nuit vers deux heures du matin la lumière. C'est ainsi que j'exécutai sans états d'âme 12 moustiques des plus virulents à la raquette électrique. Il n'y a pas de petit crime, de crime véniel et de crime mortel, votre honneur ! J'ai tué, j'ai tué de sang froid et les veufs et veuves et les orphelins de mes victimes me hantent et me hanteront de génération en génération... Criminel ! Criminel ! Criminel !
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Oui, l'homme est responsable et rendra compte un jour. Sur cette terre où l'ombre et l'aurore ont leur tour, Sois l'intendant de Dieu, mais l'intendant honnête. Tremble de tout abus de pouvoir sur la bête. Te figures-tu donc être un tel but final Que tu puisses sans peur devenir infernal, Vorace, sensuel, voluptueux, féroce, Échiner le baudet, exténuer la rosse, En lui crevant les yeux engraisser l'ortolan, Et massacrer les bois trois ou quatre fois l'an ? Ce *** chasseur, armant son fusil ou son piège, Confine à l'assassin et touche au sacrilège. Penser, voilà ton but ; vivre, voilà ton droit. Tuer pour jouir, non. Crois-tu donc que ce soit Pour donner meilleur goût à la caille rôtie Que le soleil ajoute une aigrette à l'ortie, Peint la mûre, ou rougit la graine du sorbier ? Dieu qui fait les oiseaux ne fait pas le gibier.
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À un homme partant pour la chasse