"tendrement" poems
1. Egg
[This is my hatching
thought, which you cannot
see.]
2. Larva
The moon shines,
a pretty pill.
It couldn’t fill me with more.
It couldn’t
spill its light more
brightly or cover me more
tenderly. My chalky
smile smiles back at her more
sweetly for the pain-killing.
It’s magic.
3. Pupa
La lune brille,
une pilule assez.
Il ne pouvait pas me remplir de plus.
Il ne pouvait pas
répandre sa lumière plus
vives ou me couvrir plus
tendrement. Mon calcaires
sourire sourires de retour à son plus
doucement pour la douleur-massacre.
C'est magique.
4. Imago
The moon shines,
a pretty pill.
He could not fill me with more.
He could not
spread its light over-
bright, or cover me more
tenderly. My limestone
smile smiles back at its,
gently. To the pain-killing,
it's magical.
Aug 16, 2011
Aug 16, 2011 at 2:46 PM UTC
À Madame L. sur son album.
Amitié, doux repos de l'âme,
Crépuscule charmant des cœurs,
Pourquoi dans les yeux d'une femme
As-tu de plus tendres langueurs ?
Ta nature est pourtant la même !
Dans le cœur dont elle a fait don
Ce n'est plus la femme qu'on aime,
Et l'amour a perdu son nom.
Mais comme en une pure glace
Le crayon se colore mieux,
Le sentiment qui le remplace
Est plus visible en deux beaux yeux.
Dans un timbre argentin de femme
Il a de plus tendres accents :
La chaste volupté de l'âme
Devient presque un plaisir des sens.
De l'homme la mâle tendresse
Est le soutien d'un bras nerveux,
Mais la vôtre est une caresse
Qui frissonne dans les cheveux.
Oh ! laissez-moi, vous que j'adore
Des noms les plus doux tour à tour,
O femmes, me tromper encore
Aux ressemblances de l'amour !
Douce ou grave, tendre ou sévère,
L'amitié fut mon premier bien :
Quelque soit la main qui me serre,
C'est un cœur qui répond au mien.
Non, jamais ma main ne repousse
Ce symbole d'un sentiment ;
Mais lorsque la main est plus douce,
Je la serre plus tendrement.
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Tandis que je parlais le langage des vers
Elle s'est doucement tendrement endormie
Comme une maison d'ombre au creux de notre vie
Une lampe baissée au coeur des myrtes verts
Sa joue a retrouvé le printemps du repos
Ô corps sans poids pose dans un songe de toile
Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles
Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau
La voila qui reprend le versant de ses fables
Dieu sait obéissant à quels lointains signaux
Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux
Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables
Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis
Qu'elle reste pareille aux marches du silence
Qui m'échappe pourtant de toute son enfance
Dans ce pays secret à mes pas interdit
Je te supplie amour au nom de nous ensemble
De ma suppliciante et folle jalousie
Ne t'en va pas trop **** sur la pente choisie
Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble
J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute
Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux.
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Des lumières tamisées
Sur vos lèvres irisées
Des couleurs de ses phalanges
Ailées comme deux beaux anges
Vous et votre éternité
Ombres de la noire nuitée
Vous savourez la caresse
De son rythme. Votre détresse
Devient détente divine
Par vos rires on le devine…
Là, la douceur infinie
Tout commence, tout fini
Par ce que ce corps vous fait
Dans ce soir noir si parfait
Lentement, si tendrement
Par ses doigtés, doucement
Connaissant votre plaisir
Et comment y parvenir
Vous lui rendez, soprano
L'extatique mélodie,
Ainsi l'on aurait bien dit,
Que vous êtes son piano…
26 Août 2015
Lyon, France
Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 8:12 AM UTC
Que mon sort est affreux ! S'écriait un hibou :
Vieux, infirme, souffrant, accablé de misère,
Je suis isolé sur la terre,
Et jamais un oiseau n'est venu dans mon trou
Consoler un moment ma douleur solitaire.
Un pigeon entendit ces mots,
Et courut auprès du malade :
Hélas ! Mon pauvre camarade,
Lui dit-il, je plains bien vos maux.
Mais je ne comprends pas qu'un hibou de votre âge
Soit sans épouse, sans parents,
Sans enfants ou petits-enfants.
N'avez-vous point serré les nœuds du mariage
Pendant le cours de vos beaux ans ?
Le hibou répondit : non vraiment, mon cher frère :
Me marier ! Et pourquoi faire ?
J'en connaissais trop le danger.
Vouliez-vous que je prisse une jeune chouette,
Bien étourdie et bien coquette,
Qui me trahît sans cesse ou me fît enrager,
Qui me donnât des fils d'un méchant caractère,
Ingrats, menteurs, mauvais sujets,
Désirant en secret le trépas de leur père ?
Car c'est ainsi qu'ils sont tous faits.
Pour des parents, je n'en ai guère,
Et ne les vis jamais : ils sont durs, exigeants,
Pour le moindre sujet s'irritent,
N'aiment que ceux dont ils héritent ;
Encor ne faut-il pas qu'ils attendent longtemps.
Tout frère ou tout cousin nous déteste et nous pille.
Je ne suis pas de votre avis,
Répondit le pigeon : mais parlons des amis ;
Des orphelins c'est la famille :
Vous avez dû près d'eux trouver quelques douceurs.
- Les amis ! Ils sont tous trompeurs.
J'ai connu deux hiboux qui tendrement s'aimèrent
Pendant quinze ans, et, certain jour,
Pour une souris s'égorgèrent.
Je crois à l'amitié moins encor qu'à l'amour.
- Mais ainsi, Dieu me le pardonne !
Vous n'avez donc aimé personne ?
- Ma foi, non, soit dit entre nous.
- En ce cas-là, mon cher, de quoi vous plaignez-vous ?
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[Pour Marie C.]
Tu te souviens de cette fois
Quand tu m’as demandé
Si j’ai jamais pleuré de la douleur ?
Car je te réponds
profondément et tendrement
que oui.
« Oui » vrai de nouveau chaque jour.
De supporter un nom
Un sexe
Un âge
Des vêtements qui me donnent
des descriptions
et m’emprisonnent en plus.
De la longueur de ma maison.
Et ça fait mal comme un pur viol.
Voir, sur les genoux parmi des bêtes,
devant soi-même tout ce qui t’admire,
ce qui te laisse respirer,
t’aime,
te donne l’identité
et vit en tes soupirs des yeux
et des larmes,
juste à la distance de la main
pour ne pas être jamais rendu à toi
en publique
et te tuant ainsi dans un pays étrange.
« Oui » de souffrance inédite.
Quand j’t’entends,
te vois en mon esprit,
Je nous demande
Combien de nuits sourdes,
trop silencieuses,
du goût du sang et du métal
as-tu passé séparé, tout en eau,
Sans air, les mélodies
comme la seule compagnie ?
Combien des choses y a-t-il
auxquels tu ne donne jamais la voix ?
Combien de masques as-tu créés
et détruits ?
Combien des portes as-tu claqué
devant les personnes
qui s’appelaient ta famille ?
Combien d’êtres as-tu blessé
pour te protéger ?
La masque de pierre n’endurcira
plus un jour
Et la pierre se cassera en porcelaine sanglante.
Je désire te voir te romper,
Toucher une corde sensible de ton piano,
Pour que tu meurtes et naisses de nouveau.
Pour que tu puisses authentiquement respirer.
Pour que tu te laisse pleurer sans cesse.
Pour que je puisse te tenir dans mes bras.
Comme si tu étais la chose plus valeureuse
et fragile du monde,
Et pour qu’on puisse se regarder
dans nos yeux pour des heures,
Sans mots ni pensées se retrouver,
Devenir fragiles tous les deux.
« T’es trop lumineux », tu dis,
« pour moi »,
Eh ben, t’es pas trop sombre
pour moi.
Tu t’emportes des écouteurs,
Ta barrière et ta rédemption.
Seule distraction et chemin au ciel.
On se rend tous les deux aux étoiles,
On peut s’y rencontrer un jour
et entrelacer les mains.
Peut-être même s’appeler
de derrière de nos miroirs étroits
Avec des nouveaux sons pour nos noms.
Je t’embrasse, observe
Et écris de là,
Marie.
Jun 23, 2020
Jun 23, 2020 at 6:55 AM UTC
Hélas ! je n'étais pas fait pour cette haine
Et pour ce mépris plus forts que moi que j'ai.
Mais pourquoi m'avoir fait cet agneau sans laine
Et pourquoi m'avoir fait ce coeur outragé ?
J'étais né pour plaire à toute âme un peu fière,
Sorte d'homme en rêve et capable du mieux,
Parfois tout sourire et parfois tout prière,
Et toujours des cieux attendris dans les yeux ;
Toujours la bonté des caresses sincères,
En dépit de tout et quoi qu'il y parût,
Toujours la pudeur des hontes nécessaires
Dans l'argent brutal et les stupeurs du rut ;
Toujours le pardon, toujours le sacrifice !
J'eus plus d'un des torts, mais j'avais tous les soins.
Votre mère était tendrement ma complice,
Qui voyait mes torts et mes soins, elle, au moins.
Elle n'aimait pas que par vous je souffrisse.
Elle est morte et j'ai prié sur son tombeau ;
Mais je doute fort qu'elle approuve et bénisse
La chose actuelle et trouve cela beau.
Et j'ai peur aussi, nous en terre, de croire
Que le pauvre enfant, votre fils et le mien,
Ne vénérera pas trop votre mémoire,
Ô vous sans égard pour le mien et le tien.
Je n'étais pas fait pour dire de ces choses,
Moi dont la parole exhalait autrefois
Un épithalame en des apothéoses,
Ce chant du matin où mentait votre voix.
J'étais, je suis né pour plaire aux nobles âmes,
Pour les consoler un peu d'un monde impur,
Cimier d'or chanteur et tunique de flammes,
Moi le Chevalier qui saigne sur azur,
Moi qui dois mourir d'une mort douce et chaste
Dont le cygne et l'aigle encor seront jaloux,
Dans l'honneur vainqueur malgré ce vous néfaste,
Dans la gloire aussi des Illustres Époux !
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Lorsque le fils d'Alcmène, après ses longs travaux,
Fut reçu dans le ciel, tous les dieux s'empressèrent
De venir au devant de ce fameux héros.
Mars, Minerve, Vénus, tendrement l'embrassèrent.
Junon même lui fit un accueil assez doux.
Hercule transporté les remerciait tous,
Quand Plutus, qui voulait être aussi de la fête,
Vient d'un air insolent lui présenter la main.
Le héros irrité passe en tournant la tête.
Mon fils, lui dit alors Jupin,
Que t'a donc fait ce dieu ? D'où vient que la colère,
À son aspect, trouble tes sens ?
- C'est que je le connais, mon père,
Et presque toujours sur la terre
Je l'ai vu l'ami des méchants.
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