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"solide" poems
længden på de tanker der flyver igennem mit hovede varierer fra lange snørlede snore der kan nå hele verden rundt til korte græsstrå af solide drømme der alt for let blæser væk
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May 31, 2015
May 31, 2015 at 9:17 AM UTC
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J'adore le mois de février, Le mois le plus court et le plus froid de la saison, Pour toute une série d’étranges raisons. Et pourtant, on a l'impression que février est le mois le plus long, Pour les événements qui se produisent au hasard, Au milieu des tempêtes  perfides et hivernales Presque tout est gelé et solide près de la nichée Des aigles américains à tête blanche, Sauf les masques de Mardi Gras sous les planches. Février est la saison de l'amour, Le mois de la Saint Valentin, Une crique paradisiaque par excellence, Où les amoureux se réfugient. Pur, immaculé, Neigeux, court, sombre et charmant ; Février est Maintenant le mois de célébration de l'histoire des Noirs, On se demande comment et pourquoi Nous obtenons le plus court. C'est une autre histoire Que nous devrions laisser aux mouettes nomades Pour déchiffrer. Pas de baigneurs sur les plages de sable, Sauf quelques oiseaux perchés sur les pauvres branches, **** des berceaux des pygargues à tête blanche. Février est un mois de contraste kaléidoscopique, Là où les chutes de neige se produisent d’une façon typique, Et où les amoureux fous rêvent de chaleur sous un paradis Plein d’espoir, d’amour, de beauté,  de glace et de pluie. Copyright © Janvier 2022, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Feb 4, 2025
Feb 4, 2025 at 1:00 AM UTC
Février Est Court, Froid, Neigeux Et Sauvage
Le colosse pleure. Il bouillonne Il a soif. Il crie de sa voix frémissante : H2O ! Ses lèvres sont en ébullition Il délire Il voit partout ton eau en mirage H2O ! H2O ! Hache deux eaux ! Hache deux eaux ! Et tu ne sais que faire Pour le faire taire. Tu lui murmures un cantique à l'oreille Zozo lait, zozo lait rhum Et tu l'allaites de ton fleuve tiède Essi ozo Solide liquide et gazeuse Il te trait à gros bouillons Essi ozo Hache deux eaux Essi ozo Les eaux de la Volta Les eaux de la Seine Les eaux des Trois Rivières Et des Vieux-Habitants Les eaux du Gange Bouent et s'évaporent À cent degrés C En grosses bulles sulfureuses Au coin de ses lèvres chaudes Qui s'abreuvent dans l'oasis de ta béatitude .
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Oct 29, 2019
Oct 29, 2019 at 5:52 AM UTC
Princesse H2O
Sonnet. Il est donc vrai ! la terre est si vieille ! Oh ! raconte Comment elle a trouvé son solide contour, Le vaporeux chaos, sa lutte avec le jour, L'universelle mer, le sol herbeux qui monte, L'affreux serpent ailé, le pesant mastodonte, Puis l'air pur, le ciel bleu, la rose, Eve, l'amour, Le monde entier, qui marche en avant sans retour, À pas lents et certains que son écorce compte ! Dis-moi surtout, dis-moi qu'il ne s'est point lassé, Qu'il aspire du fond d'un éternel passé Au terme indéfini de sa beauté future. Ô savant curieux, mais dur, qui soulevas Les langes chauds encor de la vive nature, Prouve au moins l'Idéal si tu ne le sens pas !
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En avant
À J.-K. Huysmans. Il fait nuit dans la chambre étroite et froide où l'homme Vient de rentrer, couvert de neige, en blouse, et comme Depuis trois jours il n'a pas prononcé deux mots, La femme a peur et fait des signes aux marmots. Un seul lit, un bahut disloqué, quatre chaises, Des rideaux jadis blancs conchiés des punaises, Une table qui va s'écroulant d'un côté, - Le tout navrant avec un air de saleté. L'homme, grand front, grands yeux pleins d'une sombre flamme A vraiment des lueurs d'intelligence et d'âme Et c'est ce qu'on appelle un solide garçon. La femme, jeune encore, est belle à sa façon. Mais la Misère a mis sur eux sa main funeste, Et perdant par degrés rapides ce qui reste En eux de tristement vénérable et d'humain, Ce seront la femelle et le mâle, demain. Tous se sont attablés pour manger de la soupe Et du boeuf, et ce tas sordide forme un groupe Dont l'ombre à l'infini s'allonge tout autour De la chambre, la lampe étant sans abat-jour. Les enfants sont petits et pâles, mais robustes En dépit des maigreurs saillantes de leurs bustes Qui disent les hivers passés sans feu souvent Et les étés subis dans un air étouffant. Non **** d'un vieux fusil rouillé qu'un clou supporte Et que la lampe fait luire d'étrange sorte, Quelqu'un qui chercherait longtemps dans ce retrait Avec l'oeil d'un agent de police verrait Empilés dans le fond de la boiteuse armoire, Quelques livres poudreux de « science » et d'« histoire », N, Et sous le matelas, cachés avec grand soin, Des romans capiteux cornés à chaque coin. Ils mangent cependant. L'homme, morne et farouche, Porte la nourriture écoeurante à sa bouche D'un air qui n'est rien moins nonobstant que soumis, Et son eustache semble à d'autres soins promis. La femme pense à quelque ancienne compagne, Laquelle a tout, voiture et maison de campagne, Tandis que les enfants, leurs poings dans leurs yeux clos, Ronflant sur leur assiette imitent des sanglots.
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La soupe du soir
À J.-K. Huysmans. Il fait nuit dans la chambre étroite et froide où l'homme Vient de rentrer, couvert de neige, en blouse, et comme Depuis trois jours il n'a pas prononcé deux mots, La femme a peur et fait des signes aux marmots. Un seul lit, un bahut disloqué, quatre chaises, Des rideaux jadis blancs conchiés des punaises, Une table qui va s'écroulant d'un côté, - Le tout navrant avec un air de saleté. L'homme, grand front, grands yeux pleins d'une sombre flamme A vraiment des lueurs d'intelligence et d'âme Et c'est ce qu'on appelle un solide garçon. La femme, jeune encore, est belle à sa façon. Mais la Misère a mis sur eux sa main funeste, Et perdant par degrés rapides ce qui reste En eux de tristement vénérable et d'humain, Ce seront la femelle et le mâle, demain. Tous se sont attablés pour manger de la soupe Et du boeuf, et ce tas sordide forme un groupe Dont l'ombre à l'infini s'allonge tout autour De la chambre, la lampe étant sans abat-jour. Les enfants sont petits et pâles, mais robustes En dépit des maigreurs saillantes de leurs bustes Qui disent les hivers passés sans feu souvent Et les étés subis dans un air étouffant. Non **** d'un vieux fusil rouillé qu'un clou supporte Et que la lampe fait luire d'étrange sorte, Quelqu'un qui chercherait longtemps dans ce retrait Avec l'oeil d'un agent de police verrait Empilés dans le fond de la boiteuse armoire, Quelques livres poudreux de « science » et d'« histoire », N, Et sous le matelas, cachés avec grand soin, Des romans capiteux cornés à chaque coin. Ils mangent cependant. L'homme, morne et farouche, Porte la nourriture écoeurante à sa bouche D'un air qui n'est rien moins nonobstant que soumis, Et son eustache semble à d'autres soins promis. La femme pense à quelque ancienne compagne, Laquelle a tout, voiture et maison de campagne, Tandis que les enfants, leurs poings dans leurs yeux clos, Ronflant sur leur assiette imitent des sanglots.
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Non. Il fut gallican, ce siècle, et janséniste ! C'est vers le Moyen Age énorme et délicat Qu'il faudrait que mon coeur en panne naviguât, **** de nos jours d'esprit charnel et de chair triste. Roi politicien, moine, artisan, chimiste, Architecte, soldat, médecin, avocat, Quel temps ! Oui, que mon coeur naufragé rembarquât Pour toute cette force ardente, souple, artiste ! Et là que j'eusse part - quelconque, chez les rois Ou bien ailleurs, n'importe, - à la chose vitale, Et que je fusse un saint, actes bons, pensers droits, Haute théologie et solide morale, Guidé par la folie unique de la Croix Sur tes ailes de pierre, ô folle Cathédrale !
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Non. Il fut gallican, ce siècle, et janséniste
Un solide gaillard ! dix-huit ans : larges bras ; Mains à vous arracher la tête de l'épaule ; Sur un front bas et dur, cheveux roux, coupés ras. Puis, à la danse, il a, ma foi, crâne air, le drôle ! Les enfants poussent drus aux filles qu'il enjôle, Dans la puberté fière et fauve, le beau gas Va, comme dans sa pourpre un roi qui sait son rôle Et parle à voix hautaine, et marche à vastes pas. Plus **** soit que le sort l'épargne ou le désigne, On le verra, bon vieux, barbe blanche, œil terni, S'éteindre doucement, comme un jour qui finit, Ou bien, humble héros, martyr de la consigne, Au fond d'une tranchée obscure ou d'un talus Rouler, le crâne ouvert par quelque éclat d'obus.
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L'Apollon de Pont-Audemer
Sonnet. Océan, que vaux-tu dans l'infini du monde ? Toi, si large à nos yeux enchaînés sur tes bords, Mais étroit pour notre âme aux rebelles essors, Qui, du haut des soleils te mesure et te sonde ; Presque éternel pour nous plus instables que l'onde, Mais pourtant, comme nous, œuvre et jouet des sorts, Car tu nous vois mourir, mais des astres sont morts, Et nulle éternité dans les jours ne se fonde. Comme une vaste armée où l'héroïsme bout Marche à l'assaut d'un mur, tu viens heurter la roche, Mais la roche est solide et reparaît debout. Va, tu n'es cru géant que du nain qui t'approche : Ah ! Je t'admirais trop, le ciel me le reproche, Il me dit : « Rien n'est grand ni puissant que le Tout ! »
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À l'océan
Cuisses grosses mais fuselées. Tendres et fermes par dessous, Dessus d'un dur qui serait doux, Musculeuses et potelées, Cuisses si bonnes tant baisées Devers leur naissance et par là, Blanches plus que rose-thé, la Meilleure part de mes pensées, Genoux, petites têtes d'anges Bouffis dans leur juste maigreur, Mollets bondis qui font fureur En des bas clairs craignant les fanges. Pieds dressés pour te hausser jusque A ma taille pour t'embrasser, Moi, t'enlever et te placer Sur le lit, pieds très beaux que busque La cheville de mol ivoire Et que parfume leur fraîcheur ; Doigts délicats, frêle rougeur Doucement fauve au talon, voire Assez forte peau pour la marche, Mais quoi ! faut-il pas au cher corps Base solide et soutiens forts, Au cher corps qui garde mon Arche, L'arche de crainte et de blandices Où j'entre, tous torts révolus, Comme on monterait au ciel. Pieds Divins, genoux fins, bonnes cuisses !
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Cuisses grosses mais fuselées