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"serais" poems
JE VOIS QUE TU SALIVES. TU AS ENVIE DE MOI ? SERS-TOI DONC ! PRENDS-MOI COMME TU  VEUX ! PRENDS TOUT CE QUE TU VEUX ! ETIRE-MOI, CARESSE-MOI, BRANLE-MOI VIDE-MOI, LECHE-MOI AVALE-MOI MA SEMENCE A LE GOUT DE VIOLETTE IMMORTELLE ET SI TU VEUX METS-EN QUELQUES PERLES DANS UNE FIOLE ET METS-LA AU CREUX DE TES HANCHES POUR TE DEPANNER AU BESOIN SI UNE PETITE SOIF VENAIT A SE FAIRE SENTIR ET QUE JE NE SERAIS PAS LA POUR TE SERVIR DU PRODUCTEUR AU CONSOMMATEUR. HONORE-MOI DE TA JOUISSANCE MOI JE RETIENS MON JUS DE JADE POUR TOI IL NE FAUT PAS GASPILLER CETTE MANNE EN VAIN ELLE EST A TOI N'EN  PERDS PAS UNE GOUTTE ET MEME SI CHAQUE GOUTTE QUI GICLE ME RAPPROCHE DE LA MORT C'EST AVEC JOIE ET DELICE QUE JE MEURS INELUCTABLE CHAQUE FOIS DANS TA BOUCHE ET QUE JE BANDE ET DEBANDE SOUS LES ASSAUTS DES POINTS ET DES TIRETS DE TA LANGUE QUI ME DECODE ET ME DEGUSTE EN MORSE.
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Aug 31, 2019
Aug 31, 2019 at 2:30 AM UTC
Poème érotique en morse (for adults only)
Je suis tres fatigue. Je veux dormir. Où est le lit? J'aime sommeil. Je vais a ma chambre. Je n'aime pas travailler. Je veux ai fermé mes yeux et serais reves. Bonne nuit, au revoir.
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Apr 20, 2010
Apr 20, 2010 at 6:14 PM UTC
Fatigue
<p><p>Les environs magnifiques de Squaw Valley .les détails classiques avec une touche rustique par Summit Soiree.jeunes mariés tiré à quatre épingles et Virgile Bunao faire ce qu'il fait le mieux ;prendre un beau cliché après l'autre .Ce mariage va tirer droit vers le haut de votre liste de favoris .je vous le garantis .Voir beaucoup plus ici .\u003cp\u003ePartager cette superbe galerie ColorsSeasonsSummerSettingsOudoorStylesAl Fresque <p>C'était un régal pour capturer Sarah et la session d'engagement de Daniel pendant Thanksgiving 2012 à Charleston .Le temps était maintenant en train de refroidir et de s'installer de l'apogée de la chaleur fou nous avons tendance à obtenir ici .mais qui ne les empêche pas de regarder si frais et si dans l'amour .Je comptais les jours avant leur mariage <a href="http://www.modedomicile.com/robe-demoiselle-dhonneur-c-60"><b>robe de demoiselle d'honneur</b></a> .à photographiez des scènes qui ont eu lieu .Je ne savais pas comment époustouflé je serais au milieu de ces montagnes .Lake Tahoe est un endroit magnifique et la joie de leurs familles et l'excitation Sarah et Daniel présentait à chaque fois mon appareil photo et j'ai regardé les faits Squaw Valley incroyablement picturesque.Being si élevé .chaque centimètre de cet endroit avait une lueur intense .Tout brillait .Sarah brillait .Daniel brillait .La verdure brillait .Lors de la cérémonie .la petite niche dans les bois .nous étions à eu un peu de lumière magnifique .À ce moment .il était clair que je devais laisser à Sarah .Daniel .leurs invités .et le soleil de faire toute cette journée mémorable .Ils ont fait Photographie <p>: Virgil Bunao | planification de l'événement: . Sommet Soiree | Robe <b>robe de demoiselle d honneur pas cher</b> de mariage: Monique Lhuillier | Cérémonie Lieu: Plump Jack Inn | Réception Lieu: Plump Jack Inn | Restauration : Plump Jack InnMonique Lhuillier est un membre de notre Look Book .Pour plus d'informations sur la façon dont les membres sont choisis .cliquez ici .Virgile Bunao photographie est <a href="http://www.modedomicile.com/robe-demoiselle-dhonneur-pas-cher-c-20"><b>robe de demoiselle d honneur pas cher</b></a> un membre de notre Little Black Book .Découvrez comment les membres sont choisis <p><a href="http://modedomicile.com/goods.php?id=2423" target="_blank"><img width="240" height="320" src="http://188.138.88.219/images_ld/td//t35/product_thumb/1/4187435353535_396606.jpg"></a></p> en visitant notre page de FAQ .Virgile Bunao Photographie voir le</p>
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Jun 6, 2014
Jun 6, 2014 at 9:53 PM UTC
Mariage extérieur classique à Squaw Valley_robe cocktail pas cher
<p><p>Les environs magnifiques de Squaw Valley .les détails classiques avec une touche rustique par Summit Soiree.jeunes mariés tiré à quatre épingles et Virgile Bunao faire ce qu'il fait le mieux ;prendre un beau cliché après l'autre .Ce mariage va tirer droit vers le haut de votre liste de favoris .je vous le garantis .Voir beaucoup plus ici .\u003cp\u003ePartager cette superbe galerie ColorsSeasonsSummerSettingsOudoorStylesAl Fresque <p>C'était un régal pour capturer Sarah et la session d'engagement de Daniel pendant Thanksgiving 2012 à Charleston .Le temps était maintenant en train de refroidir et de s'installer de l'apogée de la chaleur fou nous avons tendance à obtenir ici .mais qui ne les empêche pas de regarder si frais et si dans l'amour .Je comptais les jours avant leur mariage <a href="http://www.modedomicile.com/robe-demoiselle-dhonneur-c-60"><b>robe de demoiselle d'honneur</b></a> .à photographiez des scènes qui ont eu lieu .Je ne savais pas comment époustouflé je serais au milieu de ces montagnes .Lake Tahoe est un endroit magnifique et la joie de leurs familles et l'excitation Sarah et Daniel présentait à chaque fois mon appareil photo et j'ai regardé les faits Squaw Valley incroyablement picturesque.Being si élevé .chaque centimètre de cet endroit avait une lueur intense .Tout brillait .Sarah brillait .Daniel brillait .La verdure brillait .Lors de la cérémonie .la petite niche dans les bois .nous étions à eu un peu de lumière magnifique .À ce moment .il était clair que je devais laisser à Sarah .Daniel .leurs invités .et le soleil de faire toute cette journée mémorable .Ils ont fait Photographie <p>: Virgil Bunao | planification de l'événement: . Sommet Soiree | Robe <b>robe de demoiselle d honneur pas cher</b> de mariage: Monique Lhuillier | Cérémonie Lieu: Plump Jack Inn | Réception Lieu: Plump Jack Inn | Restauration : Plump Jack InnMonique Lhuillier est un membre de notre Look Book .Pour plus d'informations sur la façon dont les membres sont choisis .cliquez ici .Virgile Bunao photographie est <a href="http://www.modedomicile.com/robe-demoiselle-dhonneur-pas-cher-c-20"><b>robe de demoiselle d honneur pas cher</b></a> un membre de notre Little Black Book .Découvrez comment les membres sont choisis <p><a href="http://modedomicile.com/goods.php?id=2423" target="_blank"><img width="240" height="320" src="http://188.138.88.219/images_ld/td//t35/product_thumb/1/4187435353535_396606.jpg"></a></p> en visitant notre page de FAQ .Virgile Bunao Photographie voir le</p>
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Blackine,  mordeuse de bonheur et de vie Tu as bientôt cinq mois, et grandis inlassablement. Ta vivacité s'aiguise comme tes dents nouvelles, sur ma paume droite lorsque je téléphone. Ton museau paraît de plus en plus pointu, Comme si tu oscillais entre cocker et renarde. Quand je te sors en laisse, j'ai du mal à tempérer ton élan. Et je tire la laisse comme l'espoir perdu de dompter ta fougue. Ton pelage noir paraît encore doux oison, entre plumes et velours. Et tu grandis et tu grandis pour devenir grande chienne Cocker, dont je serais si fier, un jour, Blackine la bourrasque. Blackine, la tant aimée. Tu es ivre de bonheur débridé et de vie comme l'on est ivre d'amour et d'espoir. Mais peu de plantes résistent à ta passion mordeuse. Lorsque tu t’allonges avec ton pelage noir de geai, tu parais épuisée mais ce n’est qu’un entracte, et sitôt réveillée tu deviens antilope, surtout lorsque tu cours pour libérer ta force. Et cette vie, en toi, qui court comme un torrent, Est jeunesse de feu et passion de la vie. J'aime aussi, quand, sur tes deux pattes dressées, tu me montres ta joie, et lorsque ton noir museau pointe sur mon bureau. Comme pour demander la faveur que je t'y accueille aux côtés de l'ordi. Paul Arrighi
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Mar 12, 2016
Mar 12, 2016 at 9:25 AM UTC
Blackine, mordeuse de bonheur et de vie
Aujourd’hui, l’odeur de tes draps m’est revenue Pis j’me serais étendu, j’me serais perdu Dans cette mer de soie si seulement Tu m’avais pas noyé de toutes ces paroles, hier. Aujourd’hui, j’ai pensé à toi J’ai pas pleuré, j’ai pas crié J’ai juste pensé si seulement J’avais pu pensé avant, hier. Aujourd’hui, hier, on s’en criss. T’es où pour marquer mes jours?
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Dec 21, 2011
Dec 21, 2011 at 12:31 AM UTC
Untitled
A un instant je me sens perdu Rien n'est claire ,en fait c'est l'inconnu Le moment ou je se réalise qu'il y a de vide partout Rien na de sens de bonheur Tu es là! mon âme !c'est toi Tu m'embarques dans un monde féerique Tu as éveillé toutes les beaux sentiments qui peuvent exister Je m'épanouie je m'en noie Dans tes profondes pensés ta douceur et ta fidélité Comme une étoile filante tu as crossé mon esprit, mis fin à mes soucis Ou je vais m'en allé sans toi le coeur dans moi peut s’arrêter Je m’éloigne , j’essaye d’écrire ..mais ton nom est la seul mot que je connaissait Une mélodie qui se répétait C'est un mot d'amour m'inspiré de se croire de nouveau a notre destiné Rêvons d'une nuit de silence des gouttes d'eau tombé Une atmosphère de pureté t’essuiera mes larmes et je serais emporté au delas de ton charme...
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Feb 27, 2013
Feb 27, 2013 at 8:01 AM UTC
Encore de l'Espoir
Ange de lumière, je serais ravi de suivre En vertu de la mèche et à travers la bougie Dites-moi comment vous faites un ruisseau De la pensée et de l'amour comme un rêve de fuite La ruisseau par lequel je me guide les pas Une lumière par laquelle je remplirai ma tasse “C’est le sang des ténèbres” je chuchote, puis le bois, donc Plus profonde est la lumière je ramasse
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Oct 20, 2013
Oct 20, 2013 at 8:44 PM UTC
La Lumière,
Ma muse, j'ai un tout petit dilemne. Il est écrit qu'il y a en tout et pour tout neuf muses Qui ont pour nom par ordre alphabétique Calliope, Clio, Erato, Euterpe Melpomène, Polymnie, Terspichore, Thalia et Uranie Nulle trace d'Aura. Es-tu vraiment celle que tu prétends être ? Aimes-tu vraiment le chant de deux voix qui s'alternent ? Et dans le cas où tu serais bien l'une des neuf Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le huit ? Si je te pose la question C'est que j'avais accès à ton site sur muses.com/aura et j'ai égaré mon mot de passe. Tu sais, ce mot de passe sécurisé Qui nous permettait de nous exhiber tranquillement A l'abri des regards indiscrets. Je ne me souviens pas s'il y avait douze, quatorze ou vingt caractères. mais il y en avait plus que huit Il était fort et aléatoire Entre majuscules, minuscules, symboles et chiffres Impossible à craquer C'était mieux que Fort Knox Dedans tu avais mis ton âge, ton poids, ta taille, ta pointure Et les lettres, arbmu et umz Et un symbole étrange un t avec une virgule souscrite. J'ai appelé à gauche et à droite les Muses pour retrouver ta trace, Je t'ai googlisé. En vain. Es tu vraiment ma Muse ou Furie ? Par acquit de conscience j 'ai vérifié les noms des Furies Tisiphone, Mégère et Alecton. Et j'en reviens à la seule et unique question : Qui es-tu ? Mon ombre, certes, mais encore ? J'ai rêvé que tu étais astronaute et moi Martien. Tu m'avais réduit de la taille d'un minuscule atome Que tu gardais bien au chaud dans son berceau Au fond de la planète Utérus. Et tu m'allaitais d'eau de vie de mirabelle et me berçais De câlins sucrés. Et je gazouillais En regardant tes yeux, Aura, A l'époque rouges jaunes orange bleus Puis un jour tes yeux sont passé au vert Et tu m'as sevré sans un mot, sans une parole. Tu m'as mis hors du miroir Et tu m'as dit d'aller caresser l'oiseau. Et depuis j'erre comme un bateau ivre Mais revenons à nos orphies : Le mot de passe !!! Pour simplifier je te propose Qu'on efface tout ça et qu'on mette à la place Juste une phrase comme : Amant alterna camenae (Virg. egl III,59)
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:41 AM UTC
Mot de passe
Ma muse, j'ai un tout petit dilemne. Il est écrit qu'il y a en tout et pour tout neuf muses Qui ont pour nom par ordre alphabétique Calliope, Clio, Erato, Euterpe Melpomène, Polymnie, Terspichore, Thalia et Uranie Nulle trace d'Aura. Es-tu vraiment celle que tu prétends être ? Aimes-tu vraiment le chant de deux voix qui s'alternent ? Et dans le cas où tu serais bien l'une des neuf Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le huit ? Si je te pose la question C'est que j'avais accès à ton site sur muses.com/aura et j'ai égaré mon mot de passe. Tu sais, ce mot de passe sécurisé Qui nous permettait de nous exhiber tranquillement A l'abri des regards indiscrets. Je ne me souviens pas s'il y avait douze, quatorze ou vingt caractères. mais il y en avait plus que huit Il était fort et aléatoire Entre majuscules, minuscules, symboles et chiffres Impossible à craquer C'était mieux que Fort Knox Dedans tu avais mis ton âge, ton poids, ta taille, ta pointure Et les lettres, arbmu et umz Et un symbole étrange un t avec une virgule souscrite. J'ai appelé à gauche et à droite les Muses pour retrouver ta trace, Je t'ai googlisé. En vain. Es tu vraiment ma Muse ou Furie ? Par acquit de conscience j 'ai vérifié les noms des Furies Tisiphone, Mégère et Alecton. Et j'en reviens à la seule et unique question : Qui es-tu ? Mon ombre, certes, mais encore ? J'ai rêvé que tu étais astronaute et moi Martien. Tu m'avais réduit de la taille d'un minuscule atome Que tu gardais bien au chaud dans son berceau Au fond de la planète Utérus. Et tu m'allaitais d'eau de vie de mirabelle et me berçais De câlins sucrés. Et je gazouillais En regardant tes yeux, Aura, A l'époque rouges jaunes orange bleus Puis un jour tes yeux sont passé au vert Et tu m'as sevré sans un mot, sans une parole. Tu m'as mis hors du miroir Et tu m'as dit d'aller caresser l'oiseau. Et depuis j'erre comme un bateau ivre Mais revenons à nos orphies : Le mot de passe !!! Pour simplifier je te propose Qu'on efface tout ça et qu'on mette à la place Juste une phrase comme : Amant alterna camenae (Virg. egl III,59)
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Ah ! Si j'étais le cher petit enfant Qu'on aime bien, mais qui pleure souvent, *** comme un charme, Sans une larme, J'écouterais chanter l'heure et le vent... (Je dis cela pour le petit enfant). Si je logeais dans ce mouvant berceau, Pour mériter qu'on m'apporte un cerceau, Je serais sage Comme une image, Et je ferais moins de bruit qu'un oiseau... (Je dis cela pour l'enfant du berceau). Ah ! Si j'étais le blanc nourrisson, Pour qui je fais cette belle chanson, Tranquille à l'ombre, Comme au bois sombre, Je rêverais que j'entends le pinson... (Je dis cela pour le blanc nourrisson). Ah ! si j'étais l'ami des blancs poussins Dormant entre eux, doux et vivants coussins Sans que je pleure, J'irais sur l'heure Faire chorus avec ces petits saints... (Je dis cela pour l'ami des poussins). Si le cheval demandait à nous voir, Riant d'aller nager à l'abreuvoir, Fermant le gîte, Je crierais vite : « Demain l'enfant pourra vous recevoir !... » (Je dis cela pour l'enfant qu'il vient voir). Si j'entendais les loups hurler dehors Bien défendu par les grands et les forts, Fier comme un homme Qui fait un somme, Je répondrais : « Passez, Messieurs, je dors !... » (Je dis cela pour les loups du dehors). On n'entendit plus rien dans la maison, Ni le rouet, ni l'égale chanson ; La mère ardente, Fine et prudente, Fit l'endormie auprès de la cloison, Et suspendit tout bruit dans la maison.
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Pour endormir l'enfant
Oui, si j'étais femme, aimable et jolie, Je voudrais, Julie, Faire comme vous ; Sans peur ni pitié, sans choix ni mystère, A toute la terre Faire les yeux doux. Je voudrais n'avoir de soucis au monde Que ma taille ronde, Mes chiffons chéris, Et de pied en cap être la poupée La mieux équipée De Rome à Paris. Je voudrais garder pour toute science Cette insouciance Qui vous va si bien ; Joindre, comme vous, à l'étourderie Cette rêverie Qui ne pense à rien. Je voudrais pour moi qu'il fût toujours fête, Et tourner la tête, Aux plus orgueilleux ; Être en même temps de glace et de flamme, La haine dans l'âme, L'amour dans les yeux. Je détesterais, avant toute chose, Ces vieux teints de rose Qui font peur à voir. Je rayonnerais, sous ma tresse brune, Comme un clair de lune En capuchon noir. Car c'est si charmant et c'est si commode, Ce masque à la mode, Cet air de langueur ! Ah ! que la pâleur est d'un bel usage ! Jamais le visage N'est trop **** du coeur. Je voudrais encore avoir vos caprices, Vos soupirs novices, Vos regards savants. Je voudrais enfin, tant mon coeur vous aime, Être en tout vous-même... Pour deux ou trois ans. Il est un seul point, je vous le confesse, Où votre sagesse Me semble en défaut. Vous n'osez pas être assez inhumaine. Votre orgueil vous gêne ; Pourtant il en faut. Je ne voudrais pas, à la contredanse, Sans quelque prudence Livrer mon bras nu ; Puis, au cotillon, laisser ma main blanche Traîner sur la manche Du premier venu. Si mon fin corset, si souple et si juste, D'un bras trop robuste Se sentait serré, J'aurais, je l'avoue, une peur mortelle Qu'un bout de dentelle N'en fût déchiré. Chacun, en valsant, vient sur votre épaule Réciter son rôle D'amoureux transi ; Ma beauté, du moins, sinon ma pensée, Serait offensée D'être aimée ainsi. Je ne voudrais pas, si j'étais Julie, N'être que jolie Avec ma beauté. Jusqu'au bout des doigts je serais duchesse. Comme ma richesse, J'aurais ma fierté. Voyez-vous, ma chère, au siècle où nous sommes, La plupart des hommes Sont très inconstants. Sur deux amoureux pleins d'un zèle extrême, La moitié vous aime Pour passer le temps. Quand on est coquette, il faut être sage. L'oiseau de passage Qui vole à plein coeur Ne dort pas en l'air comme une hirondelle, Et peut, d'un coup d'aile, Briser une fleur.
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Conseils à une parisienne
Oui, si j'étais femme, aimable et jolie, Je voudrais, Julie, Faire comme vous ; Sans peur ni pitié, sans choix ni mystère, A toute la terre Faire les yeux doux. Je voudrais n'avoir de soucis au monde Que ma taille ronde, Mes chiffons chéris, Et de pied en cap être la poupée La mieux équipée De Rome à Paris. Je voudrais garder pour toute science Cette insouciance Qui vous va si bien ; Joindre, comme vous, à l'étourderie Cette rêverie Qui ne pense à rien. Je voudrais pour moi qu'il fût toujours fête, Et tourner la tête, Aux plus orgueilleux ; Être en même temps de glace et de flamme, La haine dans l'âme, L'amour dans les yeux. Je détesterais, avant toute chose, Ces vieux teints de rose Qui font peur à voir. Je rayonnerais, sous ma tresse brune, Comme un clair de lune En capuchon noir. Car c'est si charmant et c'est si commode, Ce masque à la mode, Cet air de langueur ! Ah ! que la pâleur est d'un bel usage ! Jamais le visage N'est trop **** du coeur. Je voudrais encore avoir vos caprices, Vos soupirs novices, Vos regards savants. Je voudrais enfin, tant mon coeur vous aime, Être en tout vous-même... Pour deux ou trois ans. Il est un seul point, je vous le confesse, Où votre sagesse Me semble en défaut. Vous n'osez pas être assez inhumaine. Votre orgueil vous gêne ; Pourtant il en faut. Je ne voudrais pas, à la contredanse, Sans quelque prudence Livrer mon bras nu ; Puis, au cotillon, laisser ma main blanche Traîner sur la manche Du premier venu. Si mon fin corset, si souple et si juste, D'un bras trop robuste Se sentait serré, J'aurais, je l'avoue, une peur mortelle Qu'un bout de dentelle N'en fût déchiré. Chacun, en valsant, vient sur votre épaule Réciter son rôle D'amoureux transi ; Ma beauté, du moins, sinon ma pensée, Serait offensée D'être aimée ainsi. Je ne voudrais pas, si j'étais Julie, N'être que jolie Avec ma beauté. Jusqu'au bout des doigts je serais duchesse. Comme ma richesse, J'aurais ma fierté. Voyez-vous, ma chère, au siècle où nous sommes, La plupart des hommes Sont très inconstants. Sur deux amoureux pleins d'un zèle extrême, La moitié vous aime Pour passer le temps. Quand on est coquette, il faut être sage. L'oiseau de passage Qui vole à plein coeur Ne dort pas en l'air comme une hirondelle, Et peut, d'un coup d'aile, Briser une fleur.
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Quand l'horloge a sonné le moment du départ, Aucune larme, ami, n'a voilé ton regard ! Tu m'as pressé la main... j'ai cru voir un sourire Se mêler à l'adieu que tu venais me dire ; Car pour ton cœur, tranquille en pensant au retour, Ce n'était point partir que s'éloigner un jour. Et que m'importe à moi que la nuit te ramène !... Il fait jour et tu pars ! Du coursier qui t'entraîne Tu déchires les flancs, en disant : « Au revoir ! » Mais aujourd'hui me reste avant d'être à ce soir ! À ton dernier regard, pour moi, le temps s'arrête. Un livre est sous mes yeux, mais mon âme distraite S'en retourne vers toi ; car nos âmes sont sœurs, Et j'ai souvent rêvé qu'en des mondes meilleurs, En des pays lointains, ou dans les cieux peut-être... Je vivais de ta vie, et nous n'étions qu'un être ; Mais Dieu brisa notre âme, et de chaque moitié Il a créé nos cœurs, permettant par pitié Qu'ils pussent se revoir et s'aimer sur la terre, Où l'amour leur rendrait leur nature première. Des pleurs que je répands, tout homme se rirait : Les chagrins passagers vous cachent leur secret. Vos cœurs ont des transports et n'ont point de faiblesse ; Vous pleurez d'un malheur, pleurez-vous de tristesse ? Vous ne connaissez pas ces noirs pressentiments, Ces rêves où l'esprit, se forgeant des tourments, Cherche dans notre amour un sinistre présage, Comme un soleil trop vif laisse prévoir l'orage ! Reviens d'un seul regard me rendre mon ciel pur, Reviens, parle, souris, et mon bonheur est sûr. Aux accents de ta voix s'éloigne la tempête ; Sur ton sein palpitant, je repose ma tête... Berce, endors mes terreurs par un doux chant d'amour, Et laisse-moi sourire et pleurer tour à tour. Sans crainte, de la mort je serais menacée, Je mourrais dans tes bras et sur ton cœur pressée ! Mais si tu succombais... alors, sans désespoir, Comme toi, ce matin, je dirais : « À ce soir ! De quelques courts instants ton âme me devance, Attends-moi dans les cieux, ce n'est qu'un jour d'absence ! »
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Un jour d'absence
Quand l'horloge a sonné le moment du départ, Aucune larme, ami, n'a voilé ton regard ! Tu m'as pressé la main... j'ai cru voir un sourire Se mêler à l'adieu que tu venais me dire ; Car pour ton cœur, tranquille en pensant au retour, Ce n'était point partir que s'éloigner un jour. Et que m'importe à moi que la nuit te ramène !... Il fait jour et tu pars ! Du coursier qui t'entraîne Tu déchires les flancs, en disant : « Au revoir ! » Mais aujourd'hui me reste avant d'être à ce soir ! À ton dernier regard, pour moi, le temps s'arrête. Un livre est sous mes yeux, mais mon âme distraite S'en retourne vers toi ; car nos âmes sont sœurs, Et j'ai souvent rêvé qu'en des mondes meilleurs, En des pays lointains, ou dans les cieux peut-être... Je vivais de ta vie, et nous n'étions qu'un être ; Mais Dieu brisa notre âme, et de chaque moitié Il a créé nos cœurs, permettant par pitié Qu'ils pussent se revoir et s'aimer sur la terre, Où l'amour leur rendrait leur nature première. Des pleurs que je répands, tout homme se rirait : Les chagrins passagers vous cachent leur secret. Vos cœurs ont des transports et n'ont point de faiblesse ; Vous pleurez d'un malheur, pleurez-vous de tristesse ? Vous ne connaissez pas ces noirs pressentiments, Ces rêves où l'esprit, se forgeant des tourments, Cherche dans notre amour un sinistre présage, Comme un soleil trop vif laisse prévoir l'orage ! Reviens d'un seul regard me rendre mon ciel pur, Reviens, parle, souris, et mon bonheur est sûr. Aux accents de ta voix s'éloigne la tempête ; Sur ton sein palpitant, je repose ma tête... Berce, endors mes terreurs par un doux chant d'amour, Et laisse-moi sourire et pleurer tour à tour. Sans crainte, de la mort je serais menacée, Je mourrais dans tes bras et sur ton cœur pressée ! Mais si tu succombais... alors, sans désespoir, Comme toi, ce matin, je dirais : « À ce soir ! De quelques courts instants ton âme me devance, Attends-moi dans les cieux, ce n'est qu'un jour d'absence ! »
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Un amant ailé Soleil éthéré d’été Laissez-moi être ton Icare Même si je tombe sur la mer Blessez mes faibles ailes Brûlez mes yeux du cristal Pour avoir du plaisir de vous regarder Seulement une fois dans l’aube Tomber amoureux, ce n’est pas un canular Mais comment peux-je dire si vous me trompez ou pas ? Serez-vous capable de me susurrer des illusions ? Serais-je capable d’être le guignol de tes mains ? Larmes d’or Dessous kilos du sel Personne n’écoute le son des souffrances invisibles Néanmoins, comment pourrais-je demeurer dans vos oreilles ? Quand l’air, c’est l’eau Et quand mes veines ont des poissons, Toujours cannibales, En nageant dans le liquide sanglant. Serra ici le vide n’est plus un chose à craindre ? Serra l’amour qui donne l’heure obscure ? Alors, on paralysera et tombera sur un dimensionnelle lagune ? Sans savoir où ou qui je serais Malgré une existence n’est pas une réalité Sans vous, les flammes, dans mon cœur avare
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Feb 19, 2020
Feb 19, 2020 at 11:39 AM UTC
Un amant ailé
Je te note, Maitreyi, Comme je te l'ai promis Non pas que je te compare à d'autres Ni que j'évalue ta sismicité Sur une échelle quelconque de Richter Ou une valence particulière À laquelle tu serais prédisposée . Je te note, ma poétesse, ma philosophe, Ma peintre, mon actrice, ma nourrice, Non pas pour te donner une côte Un numéro dans une course handicap À la jouissance absolue À la jouissance infinie À la jouissance inaccessible. Dans ma note il n'y a ni favori Ni outsider ni tocard Il n'y a pas de trente-huit contre un Et je ne joue pas le champ sur ton nom Et peu m'importent ton entraîneur, ton soigneur, ton jockey, ton lad Peu m'importe le guru qui te drive Je ne te note ni de zéro à vingt Je ne te note ni de a à z Et même si je sais fort bien Que toute note dénote un à priori Un parti pris J'essaie d'être le moins partial possible J'essaie d'être juste. Et même quand on chante faux On ne mérite jamais de zéro pointé Car on a essayé, on a osé On a performé. On a perforé l'air de sa voix. On a existé. Je te note donc, ma pantheiste, Tout en relativisant la portée de mon geste Je te note les lèvres mineures et majeures, Les jambes, les chevilles au ralenti Comme par effraction symbolique Je t'effleure de ma clé d'ut Et je te parsème de dièses et de bémols Subjectivement Inconsciemment Je soupèse tes noires et tes blanches Je te caresse indistinctement tes do Tes la, tes mi, tes sol, tes fa, tes ré Qui bouillonnant de concert Dans un indécryptable maelström Et je décrète de ma toute-puissance Arbitrale et analytique Que tu es muse atypique De chocolat et de vanille En sempiternelle excursion dans le plaisir Et donc par définition histrionique Éternellement insatisfaite Et la note coquette que je te donne en dot C'est le silence de la divine comédie Que j'ai plaisir à déchiffrer Dans la distance pudique de l'absence incurable Des Ganges couleur avocat qui couinent muets Entre trente-deuxième de soupir Et bâton de pause.
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Nov 30, 2019
Nov 30, 2019 at 3:06 AM UTC
Je te note
Je te note, Maitreyi, Comme je te l'ai promis Non pas que je te compare à d'autres Ni que j'évalue ta sismicité Sur une échelle quelconque de Richter Ou une valence particulière À laquelle tu serais prédisposée . Je te note, ma poétesse, ma philosophe, Ma peintre, mon actrice, ma nourrice, Non pas pour te donner une côte Un numéro dans une course handicap À la jouissance absolue À la jouissance infinie À la jouissance inaccessible. Dans ma note il n'y a ni favori Ni outsider ni tocard Il n'y a pas de trente-huit contre un Et je ne joue pas le champ sur ton nom Et peu m'importent ton entraîneur, ton soigneur, ton jockey, ton lad Peu m'importe le guru qui te drive Je ne te note ni de zéro à vingt Je ne te note ni de a à z Et même si je sais fort bien Que toute note dénote un à priori Un parti pris J'essaie d'être le moins partial possible J'essaie d'être juste. Et même quand on chante faux On ne mérite jamais de zéro pointé Car on a essayé, on a osé On a performé. On a perforé l'air de sa voix. On a existé. Je te note donc, ma pantheiste, Tout en relativisant la portée de mon geste Je te note les lèvres mineures et majeures, Les jambes, les chevilles au ralenti Comme par effraction symbolique Je t'effleure de ma clé d'ut Et je te parsème de dièses et de bémols Subjectivement Inconsciemment Je soupèse tes noires et tes blanches Je te caresse indistinctement tes do Tes la, tes mi, tes sol, tes fa, tes ré Qui bouillonnant de concert Dans un indécryptable maelström Et je décrète de ma toute-puissance Arbitrale et analytique Que tu es muse atypique De chocolat et de vanille En sempiternelle excursion dans le plaisir Et donc par définition histrionique Éternellement insatisfaite Et la note coquette que je te donne en dot C'est le silence de la divine comédie Que j'ai plaisir à déchiffrer Dans la distance pudique de l'absence incurable Des Ganges couleur avocat qui couinent muets Entre trente-deuxième de soupir Et bâton de pause.
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Stance. Caliste, lorsque je vous vois, Dirai-je que je vous admire ? C'est vous dire bien peu pour moi, Et peut-être c'est trop vous dire. Je m'expliquerais un peu mieux Pour un moindre rang que le vôtre, Vous êtes belle, j'ai des yeux, Et je suis homme comme un autre. Que n'êtes-vous à votre tour, Caliste, comme une autre femme ! Je serais pour vous tout d'amour Si vous n'étiez point si grande dame. Votre grade hors du commun Incommode fort qui vous aime, Et sous le respect importun Un beau feu s'éteint de lui-même. J'aime un peu l'indiscrétion Quand je veux faire des maîtresses ; Et quand j'ai de la passion, J'ai grand amour pour les caresses. Mais si j'osais me hasarder Avec vous au moindre pillage, Vous me feriez bien regarder Le grand chemin de mon village. J'aime donc mieux laisser mourir L'ardeur qui serait mal traitée, Que de prétendre à conquérir Ce qui n'est point de ma portée.
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Regrets d'amour
Sonnet. D'un accueil si flatteur, et qui veut que j'espère, Vous payez ma visite alors que je vous vois, Que souvent à l'erreur j'abandonne ma foi, Et croîs seul avoir droit d'aspirer à vous plaire. Mais si j'y trouve alors de quoi me satisfaire, Ces charmes attirants, ces doux je ne sais quoi, Sont des biens pour tout autre aussi bien que pour moi, Et c'est dont un beau feu ne se contente guère. D'une ardeur réciproque il veut d'autres témoins, Un mutuel échange et de vœux et de soins, Un transport de tendresse à nul autre semblable. C'est là ce qui remplit un cœur fort amoureux : Le mien le sent pour vous ; le vôtre en est capable. Hélas ! si vous vouliez, que je serais heureux !
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Espérance
Marie, baisez-moi ; non, ne me baisez pas, Mais tirez-moi le coeur de votre douce haleine ; Non, ne le tirez pas, mais hors de chaque veine Sucez-moi toute l'âme éparse entre vos bras ; Non, ne la sucez pas ; car après le trépas Que serais-je sinon une semblance vaine, Sans corps, dessus la rive, où l'amour ne démène (Pardonne-moi, Pluton) qu'en feintes ses ébats ? Pendant que nous vivons, entr'aimons-nous, Marie, Amour ne règne pas sur la troupe blêmie Des morts, qui sont sillés d'un long somme de fer. C'est abus que Pluton ait aimé Proserpine ; Si doux soin n'entre point en si dure poitrine : Amour règne en la terre et non point en enfer.
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Marie, baisez-moi ; non, ne me baisez pas
Si j'étais la feuille que roule L'aile tournoyante du vent, Qui flotte sur l'eau qui s'écoule, Et qu'on suit de l'oeil en rêvant ; Je me livrerais, fraîche encore, De la branche me détachant, Au zéphyr qui souffle à l'aurore, Au ruisseau qui vient du couchant. Plus **** que le fleuve, qui gronde, Plus **** que les vastes forêts, Plus **** que la gorge profonde, Je fuirais, je courrais, j'irais ! Plus **** que l'antre de la louve, Plus **** que le bois des ramiers, Plus **** que la plaine où l'on trouve Une fontaine et trois palmiers ; Par delà ces rocs qui répandent L'orage en torrent dans les blés, Par delà ce lac morne, où pendent Tant de buissons échevelés ; Plus **** que les terres arides Du chef maure au large ataghan, Dont le front pâle a plus de rides Que la mer un jour d'ouragan. Je franchirais comme la flèche L'étang d'Arta, mouvant miroir, Et le mont dont la cime empêche Corinthe et Mykos de se voir. Comme par un charme attirée, Je m'arrêterais au matin Sur Mykos, la ville carrée, La ville aux coupoles d'étain. J'irais chez la fille du prêtre, Chez la blanche fille à l'oeil noir, Qui le jour chante à sa fenêtre, Et joue à sa porte le soir. Enfin, pauvre feuille envolée, Je viendrais, au gré de mes voeux, Me poser sur son front, mêlée Aux boucles de ses blonds cheveux ; Comme une perruche au pied leste Dans le blé jaune, ou bien encor Comme, dans un jardin céleste, Un fruit vert sur un arbre d'or. Et là, sur sa tête qui penche, Je serais, fût-ce peu d'instants, Plus fière que l'aigrette blanche Au front étoilé des sultans.
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Voeu
Si j'étais la feuille que roule L'aile tournoyante du vent, Qui flotte sur l'eau qui s'écoule, Et qu'on suit de l'oeil en rêvant ; Je me livrerais, fraîche encore, De la branche me détachant, Au zéphyr qui souffle à l'aurore, Au ruisseau qui vient du couchant. Plus **** que le fleuve, qui gronde, Plus **** que les vastes forêts, Plus **** que la gorge profonde, Je fuirais, je courrais, j'irais ! Plus **** que l'antre de la louve, Plus **** que le bois des ramiers, Plus **** que la plaine où l'on trouve Une fontaine et trois palmiers ; Par delà ces rocs qui répandent L'orage en torrent dans les blés, Par delà ce lac morne, où pendent Tant de buissons échevelés ; Plus **** que les terres arides Du chef maure au large ataghan, Dont le front pâle a plus de rides Que la mer un jour d'ouragan. Je franchirais comme la flèche L'étang d'Arta, mouvant miroir, Et le mont dont la cime empêche Corinthe et Mykos de se voir. Comme par un charme attirée, Je m'arrêterais au matin Sur Mykos, la ville carrée, La ville aux coupoles d'étain. J'irais chez la fille du prêtre, Chez la blanche fille à l'oeil noir, Qui le jour chante à sa fenêtre, Et joue à sa porte le soir. Enfin, pauvre feuille envolée, Je viendrais, au gré de mes voeux, Me poser sur son front, mêlée Aux boucles de ses blonds cheveux ; Comme une perruche au pied leste Dans le blé jaune, ou bien encor Comme, dans un jardin céleste, Un fruit vert sur un arbre d'or. Et là, sur sa tête qui penche, Je serais, fût-ce peu d'instants, Plus fière que l'aigrette blanche Au front étoilé des sultans.
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Entre deux rocs d'un noir d'ébène Voyez-vous ce sombre hallier Qui se hérisse dans la plaine Ainsi qu'une touffe de laine Entre les cornes du bélier ? Là, dans une ombre non frayée, Grondent, le tigre ensanglanté, La lionne, mère effrayée, Le chacal, l'hyène rayée, Et le léopard tacheté. Là, des monstres de toute forme Rampent : - le basilic rêvant, L'hippopotame au ventre énorme, Et le boa, vaste et difforme, Qui semble un tronc d'arbre vivant. L'orfraie aux paupières vermeilles, Le serpent, le singe méchant, Sifflent comme un essaim d'abeilles ; L'éléphant aux larges oreilles Casse les bambous en marchant. Là, vit la sauvage famille Qui glapit, bourdonne et mugit. Le bois entier hurle et fourmille. Sous chaque buisson un oeil brille, Dans chaque antre une voix rugit. Eh bien ! seul et nu sur la mousse, Dans ce bois-là je serais mieux Que devant Nourmahal-la-Rousse, Qui parle avec une voix douce Et regarde avec de doux yeux. Le 25 novembre 1828.
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Nourmahal-la-Rousse
Perte de la gaieté et absence de sérénité, Une découverte déserte, certes, toute inerte. Cherchant à comprendre, détachant des évènements méchants, tout en trébuchant, tomberai-je dans le néant? Une grande ombre bien sombre, cependant éclaircissant les décombres, avance. Grande malchance pour le guerrier contrarié, fuyant la chute, se fera emmurer par sa lutte. Tenté, par la délivrance, mais c’est une révolution sans la moindre solution, étrange, car toujours rien ne change. En dépit de quelques récits, ça chauffe, ça boue, serais-je qu’un pauvre fou? Risque ou réalité j'ai tout connu, cette fureur, pourvu qu’elle ne m’avale tout cru…
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Aug 16, 2017
Aug 16, 2017 at 1:56 PM UTC
Disparaître
Un gentil écureuil était le camarade, Le tendre ami d'un beau danois. Un jour qu'ils voyageaient comme Oreste et Pylade, La nuit les surprit dans un bois. En ce lieu point d'auberge ; ils eurent de la peine À trouver où se bien coucher. Enfin le chien se mit dans le creux d'un vieux chêne, Et l'écureuil plus haut grimpa pour se nicher. Vers minuit, c'est l'heure des crimes, Longtemps après que nos amis En se disant bon soir se furent endormis, Voici qu'un vieux renard affamé de victimes Arrive au pied de l'arbre, et, levant le museau, Voit l'écureuil sur un rameau. Il le mange des yeux, humecte de sa langue Ses lèvres qui de sang brûlent de s'abreuver ; Mais jusqu'à l'écureuil il ne peut arriver : Il faut donc par une harangue L'engager à descendre ; et voici son discours : Ami, pardonnez, je vous prie, Si de votre sommeil j'ose troubler le cours : Mais le pieux transport dont mon âme est remplie Ne peut se contenir ; je suis votre cousin Germain : Votre mère était sœur de feu mon digne père. Cet honnête homme, hélas ! à son heure dernière, M'a tant recommandé de chercher son neveu Pour lui donner moitié du peu Qu'il m'a laissé de bien ! Venez donc, mon cher frère, Venez, par un embrassement, Combler le doux plaisir que mon âme ressent. Si je pouvais monter jusqu'aux lieux où vous êtes, Oh ! J'y serais déjà, soyez-en bien certain. Les écureuils ne sont pas bêtes, Et le mien était fort malin ; Il reconnaît le patelin, Et répond d'un ton doux : je meurs d'impatience De vous embrasser, mon cousin ; Je descends : mais, pour mieux lier la connaissance, Je veux vous présenter mon plus fidèle ami, Un parent qui prit soin de nourrir mon enfance ; Il dort dans ce trou-là : frappez un peu ; je pense Que vous serez charmé de le connaître aussi. Aussitôt maître renard frappe, Croyant en manger deux : mais le fidèle chien S'élance de l'arbre, le happe, Et vous l'étrangle bel et bien. Ceci prouve deux points : d'abord, qu'il est utile Dans la douce amitié de placer son bonheur ; Puis, qu'avec de l'esprit il est souvent facile Au piège qu'il nous tend de surprendre un trompeur.
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L'écureuil, le chien et le renard
Un gentil écureuil était le camarade, Le tendre ami d'un beau danois. Un jour qu'ils voyageaient comme Oreste et Pylade, La nuit les surprit dans un bois. En ce lieu point d'auberge ; ils eurent de la peine À trouver où se bien coucher. Enfin le chien se mit dans le creux d'un vieux chêne, Et l'écureuil plus haut grimpa pour se nicher. Vers minuit, c'est l'heure des crimes, Longtemps après que nos amis En se disant bon soir se furent endormis, Voici qu'un vieux renard affamé de victimes Arrive au pied de l'arbre, et, levant le museau, Voit l'écureuil sur un rameau. Il le mange des yeux, humecte de sa langue Ses lèvres qui de sang brûlent de s'abreuver ; Mais jusqu'à l'écureuil il ne peut arriver : Il faut donc par une harangue L'engager à descendre ; et voici son discours : Ami, pardonnez, je vous prie, Si de votre sommeil j'ose troubler le cours : Mais le pieux transport dont mon âme est remplie Ne peut se contenir ; je suis votre cousin Germain : Votre mère était sœur de feu mon digne père. Cet honnête homme, hélas ! à son heure dernière, M'a tant recommandé de chercher son neveu Pour lui donner moitié du peu Qu'il m'a laissé de bien ! Venez donc, mon cher frère, Venez, par un embrassement, Combler le doux plaisir que mon âme ressent. Si je pouvais monter jusqu'aux lieux où vous êtes, Oh ! J'y serais déjà, soyez-en bien certain. Les écureuils ne sont pas bêtes, Et le mien était fort malin ; Il reconnaît le patelin, Et répond d'un ton doux : je meurs d'impatience De vous embrasser, mon cousin ; Je descends : mais, pour mieux lier la connaissance, Je veux vous présenter mon plus fidèle ami, Un parent qui prit soin de nourrir mon enfance ; Il dort dans ce trou-là : frappez un peu ; je pense Que vous serez charmé de le connaître aussi. Aussitôt maître renard frappe, Croyant en manger deux : mais le fidèle chien S'élance de l'arbre, le happe, Et vous l'étrangle bel et bien. Ceci prouve deux points : d'abord, qu'il est utile Dans la douce amitié de placer son bonheur ; Puis, qu'avec de l'esprit il est souvent facile Au piège qu'il nous tend de surprendre un trompeur.
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En ces temps merveilleux où la Théologie Fleurit avec le plus de sève et d'énergie On raconte qu'un jour un docteur des plus grands, - Après avoir forcé les coeurs indifférents ; Les avoir remués dans leurs profondeurs noires ; Après avoir franchi vers les célestes gloires Des chemins singuliers à lui-même inconnus, Où les purs Esprits seuls peut-être étaient venus, Comme un homme monté trop haut, pris de panique, S'écria, transporté d'un orgueil satanique : " Jésus, petit Jésus ! je t'ai poussé bien haut ! Mais, si j'avais voulu t'attaquer au défaut De l'armure, ta honte égalerait ta gloire, Et tu ne serais plus qu'un foetus dérisoire ! " Immédiatement sa raison s'en alla. L'éclat de ce soleil d'un crêpe se voila ; Tout le chaos roula dans cette intelligence, Temple autrefois vivant, plein d'ordre et d'opulence, Sous les plafonds duquel tant de pompe avait lui. Le silence et la nuit s'installèrent en lui, Comme dans un caveau dont la clef est perdue. Dès lors il fut semblable aux bêtes de la rue, Et, quand il s'en allait sans rien voir, à travers Les champs, sans distinguer les étés des hivers, Sale, inutile et laid comme une chose usée, Il faisait des enfants la joie et la risée.
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Châtiment de l'orgueil
Impérial, royal, sacerdotal, comme une République Française en ce Quatre-vingt-treize Brûlant empereur, roi, prêtre dans sa fournaise, Avec la danse, autour, de la grande Commune ; L'étudiant et sa guitare et sa fortune À travers les décors d'une Espagne mauvaise Mais blanche de pieds nains et noire d'yeux de braise, Héroïque au soleil et folle sous la lune ; Néoptolème, âme charmante et chaste tête, Dont je serais en même temps le Philoctète Au cœur ulcéré plus encor que sa blessure, Et, pour un conseil froid et bon parfois, l'Ulysse ; Artiste pur, poète où la gloire s'assure ; Cher aux femmes, cher aux Lettres, Charles Morice !
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À Charles Morice
Tu me dis t'appeler Vulvette Underground Et tu revendiques ta naissance subliminale Tu serais donc tout sauf animale. Mais je persiste et signe Ma déclaration d'amour zoolâtre Et je te baptise Felis maniculata. Tu es la représentation vivante et parfaite De la déesse muse et lionne Bast La déchireuse Et pour amadouer éternellement les démons qui te saisissent À chacun de nos ébats pharaoniques Je te couvre de natron résineux Et je t'emballe de mes lèvres Comme de bandelettes de lin charnel Et je t'embaume dans le ****** de nos cris de jouissance entrecroisés Avant de t'enfouir momifiée Dans le parinirvana des chattes gantées.
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Nov 4, 2019
Nov 4, 2019 at 11:08 AM UTC
Vulvette Underground
Les montagnes russes que représentent mes émotions, je les déteste fort Je me languis de gribouiller des textes joyeux et euphorisants, mais les montagnes russes que représentent mes émotions m’étranglent Je me sens bien puis mal, mal puis bien Plus j’avance plus je me dis que l’esprit humain et la combinaison de ses pensées est une malédiction de cent ans ou moins Cette multitude de sentiments ressentis chaque jour à l’infini, sont un mélange culinaire que je me force à ingurgiter J’essaye chaque jour de garder la tête haute et j’y parviens, mais lorsque je m’enferme contre mon gré même dans mes pensées, je pense aux tourments qui veulent probablement s’échapper ou bien, me posséder c’est comme si j’avais un corps mais ces tourments, ces tourments ces tourments, me contrôlent. Comme si je me noyais alors que j’ai toujours su nager Souvent, je désire m’évader de moi-même. Alors je dors. Souvent, je cherche du réconfort. Alors je mange. Souvent, je cherche à les faire fermer leur gueule. Alors je bois. Dormir, manger, boire, ce sont des verbes qui m’apportent du plaisir temporaire. J’observe les sociétés et je n’ai qu’une envie, c’est de crier sur les toits mon vœu de vivre en Paix, sans troubles, sans préoccupations Si j’étais un lieu de vie, je serais une maison hantée — Mon introversion me fait déjà sentir tel un fantôme, les gens me voient sans me voir (et en réalité j’aime ce concept) J’ai trouvé la solution à mes soucis, je connais la réponse et les, solutions Me plaindre ? Mal venu de ma part, et pourtant Je trouve cela difficile, d’Exister. Certains parlent de survie, ils n’ont pas entièrement tort Mais je veux vivre, putain, j’ai cet appétit de Vivre Et je vis. Je vis Mais vous savez quoi ? Vivre, n’est pas toujours suffisant. Je ne veux pas que ma vie soit un brouillon, à la limite un gribouillis. Après tout, quand je regarde de l’art, ça ressemble à des gribouillis Alors oui, que ma vie soit un gribouillis.
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Apr 19, 2025
Apr 19, 2025 at 2:02 AM UTC
que ma vie soit un gribouillis.
Les montagnes russes que représentent mes émotions, je les déteste fort Je me languis de gribouiller des textes joyeux et euphorisants, mais les montagnes russes que représentent mes émotions m’étranglent Je me sens bien puis mal, mal puis bien Plus j’avance plus je me dis que l’esprit humain et la combinaison de ses pensées est une malédiction de cent ans ou moins Cette multitude de sentiments ressentis chaque jour à l’infini, sont un mélange culinaire que je me force à ingurgiter J’essaye chaque jour de garder la tête haute et j’y parviens, mais lorsque je m’enferme contre mon gré même dans mes pensées, je pense aux tourments qui veulent probablement s’échapper ou bien, me posséder c’est comme si j’avais un corps mais ces tourments, ces tourments ces tourments, me contrôlent. Comme si je me noyais alors que j’ai toujours su nager Souvent, je désire m’évader de moi-même. Alors je dors. Souvent, je cherche du réconfort. Alors je mange. Souvent, je cherche à les faire fermer leur gueule. Alors je bois. Dormir, manger, boire, ce sont des verbes qui m’apportent du plaisir temporaire. J’observe les sociétés et je n’ai qu’une envie, c’est de crier sur les toits mon vœu de vivre en Paix, sans troubles, sans préoccupations Si j’étais un lieu de vie, je serais une maison hantée — Mon introversion me fait déjà sentir tel un fantôme, les gens me voient sans me voir (et en réalité j’aime ce concept) J’ai trouvé la solution à mes soucis, je connais la réponse et les, solutions Me plaindre ? Mal venu de ma part, et pourtant Je trouve cela difficile, d’Exister. Certains parlent de survie, ils n’ont pas entièrement tort Mais je veux vivre, putain, j’ai cet appétit de Vivre Et je vis. Je vis Mais vous savez quoi ? Vivre, n’est pas toujours suffisant. Je ne veux pas que ma vie soit un brouillon, à la limite un gribouillis. Après tout, quand je regarde de l’art, ça ressemble à des gribouillis Alors oui, que ma vie soit un gribouillis.
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