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"sauvage" poems
Je festine ici et là Je festine dans l’au delà Je festine indécemment Ma sauvage est de retour. Je m’accouple aux vents boucs Je m’accouple aux pluies vipères Je m’accouple diaboliquement Ma sage-femme est de retour. Je sodomise les mares crapauds Je sodomise les fleuves lézards Je sodomise exécrablement Ma guérisseuse est de retour. Je blasphème aux solstices Je blasphème aux équinoxes Je blasphème scandaleusement Mon infirmière est de retour. Je me venge en la noyant Je me venge en la brûlant Je me venge insidieusement Mon hérétique est de retour Je cours après tous onguents Je cours après tous poisons Je cours brutalement Ma dénaturée est de retour. J’aime sa danse surnaturelle J’aime ses pas diaboliques J’aime ardemment Ma forcluse est de retour. Je caresse le soufre de son âme Je caresse son pied gauche Je caresse amoureusement Ma Maligne est de retour. Je m’accointe à sa lumière Je m’accointe à son derrière Je m’accointe horriblement Ma pécheresse est de retour. Je badine avec la lune Je badine avec les étoiles Je badine imprudemment Ma prêtresse est de retour. Je pèche des poissons capitaux Je pèche des poissons capiteux Je pèche lubriquement Ma catin est de retour. Je vénère les toisons Je vénère les vipères Je vénère précieusement Mon dragon est de retour. Je me frictionne l’entre-deux-jambes Je me frictionne entre deux outre-tombes Je me frictionne inlassablement Mon ombre est de retour. Je tremble de peur Je tremble de joie Je tremble frénétiquement Ma sorcière est de retour. Je décharge à tous vents Je décharge à tout va Je décharge instantanément Ma bougresse est de retour. Je danse en bégayant Je danse en babillant Je danse ordement jusqu'au chant du coq Ma muse est de retour
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:55 AM UTC
Je tremble, je tremble, je tremble
Je festine ici et là Je festine dans l’au delà Je festine indécemment Ma sauvage est de retour. Je m’accouple aux vents boucs Je m’accouple aux pluies vipères Je m’accouple diaboliquement Ma sage-femme est de retour. Je sodomise les mares crapauds Je sodomise les fleuves lézards Je sodomise exécrablement Ma guérisseuse est de retour. Je blasphème aux solstices Je blasphème aux équinoxes Je blasphème scandaleusement Mon infirmière est de retour. Je me venge en la noyant Je me venge en la brûlant Je me venge insidieusement Mon hérétique est de retour Je cours après tous onguents Je cours après tous poisons Je cours brutalement Ma dénaturée est de retour. J’aime sa danse surnaturelle J’aime ses pas diaboliques J’aime ardemment Ma forcluse est de retour. Je caresse le soufre de son âme Je caresse son pied gauche Je caresse amoureusement Ma Maligne est de retour. Je m’accointe à sa lumière Je m’accointe à son derrière Je m’accointe horriblement Ma pécheresse est de retour. Je badine avec la lune Je badine avec les étoiles Je badine imprudemment Ma prêtresse est de retour. Je pèche des poissons capitaux Je pèche des poissons capiteux Je pèche lubriquement Ma catin est de retour. Je vénère les toisons Je vénère les vipères Je vénère précieusement Mon dragon est de retour. Je me frictionne l’entre-deux-jambes Je me frictionne entre deux outre-tombes Je me frictionne inlassablement Mon ombre est de retour. Je tremble de peur Je tremble de joie Je tremble frénétiquement Ma sorcière est de retour. Je décharge à tous vents Je décharge à tout va Je décharge instantanément Ma bougresse est de retour. Je danse en bégayant Je danse en babillant Je danse ordement jusqu'au chant du coq Ma muse est de retour
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Jeter ma gourme Voilà ce que je voudrais faire Et surtout la jeter avec toi Et commettre ainsi mes premières frasques Ou plutôt les secondes Car j'ai oublié les premières. Jeter sa gourme Ce n'est pas se gourmer Ce n'est pas un duel C'est faire exploser sa pureté séminale Et vouloir semer sa semence Aux quatre vents Mais moi ma semence telle une pivoine sauvage Vole légère et virginale pour se blottir en toi Te pénétrer, te fertiliser, ma méduse pélagique, à l'ombrelle bleue et rose, Jusqu'aux derniers interstices Accepte ma gourme, translucide et molle Je ne la jette pas Je te l'offre, cette efflorescence, Je te la destine Je te l'adresse dans tes eaux. Je suis dans ma seconde jeunesse Et je te prie de croire que cette gourme Est un précipité pimenté de cheval, d'hippocampe et d'hippopotame Même si elle n 'a rien d'un mastodonte. Et non seulement je veux qu'elle te fertilise Mais je veux que tu la goûtes Et la savoure comme un bon bourgogne Ou beaujolais nouveau Je veux que tu t'en badigeonnes Le corps et l'âme Je veux que tu t'en maquilles Les lèvres et les paupières Et que ce fluide soit ta crème de beauté permanente. Je veux que dans chaque café du petit matin Une deux ou trois gouttelettes de cette gourme vienne sucrer ta journée Et l'égayer de délicieuses bandaisons intimes Et invisibles mais réelles Lèche, prends, c'est de la tendresse liquide De la chaleur liquide De l'amour liquide C'est ma cyprine à moi Et comme je suis bavard et volubile Je m'en sers pour t'écrire En hiéroglyphes dont seule toi peut lire Les encres sympathiques Et je te dis : Ma gourme t'aime maintenant Ma douce, torride et brûlante Pelagia noctulica.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 4:11 AM UTC
Gourme
Jeter ma gourme Voilà ce que je voudrais faire Et surtout la jeter avec toi Et commettre ainsi mes premières frasques Ou plutôt les secondes Car j'ai oublié les premières. Jeter sa gourme Ce n'est pas se gourmer Ce n'est pas un duel C'est faire exploser sa pureté séminale Et vouloir semer sa semence Aux quatre vents Mais moi ma semence telle une pivoine sauvage Vole légère et virginale pour se blottir en toi Te pénétrer, te fertiliser, ma méduse pélagique, à l'ombrelle bleue et rose, Jusqu'aux derniers interstices Accepte ma gourme, translucide et molle Je ne la jette pas Je te l'offre, cette efflorescence, Je te la destine Je te l'adresse dans tes eaux. Je suis dans ma seconde jeunesse Et je te prie de croire que cette gourme Est un précipité pimenté de cheval, d'hippocampe et d'hippopotame Même si elle n 'a rien d'un mastodonte. Et non seulement je veux qu'elle te fertilise Mais je veux que tu la goûtes Et la savoure comme un bon bourgogne Ou beaujolais nouveau Je veux que tu t'en badigeonnes Le corps et l'âme Je veux que tu t'en maquilles Les lèvres et les paupières Et que ce fluide soit ta crème de beauté permanente. Je veux que dans chaque café du petit matin Une deux ou trois gouttelettes de cette gourme vienne sucrer ta journée Et l'égayer de délicieuses bandaisons intimes Et invisibles mais réelles Lèche, prends, c'est de la tendresse liquide De la chaleur liquide De l'amour liquide C'est ma cyprine à moi Et comme je suis bavard et volubile Je m'en sers pour t'écrire En hiéroglyphes dont seule toi peut lire Les encres sympathiques Et je te dis : Ma gourme t'aime maintenant Ma douce, torride et brûlante Pelagia noctulica.
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Le malheur se cache derrière milles profils ténébreux, Et attend que le match insignifiant de vermine, Infirme mon idée tordue de l'être amoureux. Le malheur séduit au lit par ses promesses d'ivresse sauvage, Qu'attendez-vous pour m'écrire, Et m'aplatir dans ma désolante dignité au passage? Le malheur s'invite seul à mes soupers assourdissants de vide, Et exhume les faux espoirs assommés De mensonges médiocres; alors je me les imagine... **** de moi, et moi, **** de leurs pensées, Entre les espérances dupées et celles perforées d'épines, Le malheur me couve, le malheur se rend légitime.
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Oct 20, 2019
Oct 20, 2019 at 3:56 PM UTC
Malheureux Tinder
Notre ami, le Mouflon Parfois ses cornes tire-bouchon e font ressembler le mâle à un faune farceur, Peu haut sur pattes mais véloce, le Mouflon se révèle un remarquable Athlète bondissant de rochers en rochers, Escaladant les rocs avec effronterie, il se rend parfois en été ou lorsque la nourriture se fait rare, au cœur des clairières et dans le creux des vals Pour goûter avec gourmandise ces mets de choix que sont pour lui les baies, glands, faînes, châtaignes et surtout les mannes du frêne à fleurs, Le Mouflon est, avant tout animal des cimes et des à-pics ; il est aimant de tous les lieux inaccessibles sans le secours de jumelles ou de téléobjectifs. Pour Mouflons et Mouflonnes, la saison de l’amour est l’automne ce qui révèle un goût de seigneur, Car la vêture des clairières est alors rougeoyante de beauté, à l’instar de tapis persans, Le Mouflon ne serait-il pas animal sauvage certes mais romantique car il se plait à admirer l’encolure des Mouflonnes, qui s’harmonise si bien avec les couleurs automnales ; Mais pour les Mouflons, le plaisir d’amour doit rester subtil et ne pas verser dans ces luttes meurtrières : l’ami Mouflon est un épicurien qui donne leçon de sagesse à tous les jaloux. Le Mouflon fut longtemps, le maître des Montagnes et du maquis Corse qu'il ne partageait qu'avec l’aigle royal, les sangliers les plus hardis et quelques bandits ou patriotes traqués, Mais trop chassé par certains Hommes, dépourvus de sagesse et à la gâchette trop faciles, il faillit disparaître de son île emblématique. Aujourd'hui il revient de l'île sœur, la Sardaigne, mais reste encore plus caché dans quelques massifs impénétrables comme le «Monte Cinto» et les «aiguilles de Bavella». C’est ainsi que la Corse retrouve l'un de ses plus beaux animaux dont le nom de ses enfants, "I Muvrini", a fait le tour des scènes du Monde pour magnifier son emblème et sa terre nourricière, la Corse. Paul Arrighi
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Mar 23, 2014
Mar 23, 2014 at 1:31 PM UTC
Notre ami, le Mouflon (A Muvra)
Notre ami, le Mouflon Parfois ses cornes tire-bouchon e font ressembler le mâle à un faune farceur, Peu haut sur pattes mais véloce, le Mouflon se révèle un remarquable Athlète bondissant de rochers en rochers, Escaladant les rocs avec effronterie, il se rend parfois en été ou lorsque la nourriture se fait rare, au cœur des clairières et dans le creux des vals Pour goûter avec gourmandise ces mets de choix que sont pour lui les baies, glands, faînes, châtaignes et surtout les mannes du frêne à fleurs, Le Mouflon est, avant tout animal des cimes et des à-pics ; il est aimant de tous les lieux inaccessibles sans le secours de jumelles ou de téléobjectifs. Pour Mouflons et Mouflonnes, la saison de l’amour est l’automne ce qui révèle un goût de seigneur, Car la vêture des clairières est alors rougeoyante de beauté, à l’instar de tapis persans, Le Mouflon ne serait-il pas animal sauvage certes mais romantique car il se plait à admirer l’encolure des Mouflonnes, qui s’harmonise si bien avec les couleurs automnales ; Mais pour les Mouflons, le plaisir d’amour doit rester subtil et ne pas verser dans ces luttes meurtrières : l’ami Mouflon est un épicurien qui donne leçon de sagesse à tous les jaloux. Le Mouflon fut longtemps, le maître des Montagnes et du maquis Corse qu'il ne partageait qu'avec l’aigle royal, les sangliers les plus hardis et quelques bandits ou patriotes traqués, Mais trop chassé par certains Hommes, dépourvus de sagesse et à la gâchette trop faciles, il faillit disparaître de son île emblématique. Aujourd'hui il revient de l'île sœur, la Sardaigne, mais reste encore plus caché dans quelques massifs impénétrables comme le «Monte Cinto» et les «aiguilles de Bavella». C’est ainsi que la Corse retrouve l'un de ses plus beaux animaux dont le nom de ses enfants, "I Muvrini", a fait le tour des scènes du Monde pour magnifier son emblème et sa terre nourricière, la Corse. Paul Arrighi
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Je suis jeune, ou c’est ce qu'ils me disent, Jeunes et capable, sauvage et libre; Mes os ne craquent pas sous le vent. Je suis folle, c'est ce qu'ils disent, Folle de croire vos mots cassés, Mais vous étiez jeune une fois aussi. Je suis seule et ils ne manquent jamais d'avis, Seule, oui, mais jamais trop seule. La tasse était à moitié pleine quand nous nous sommes rencontrés. Je suis ce que je me dis: joyeuse aujourd'hui, envieuse demain, et en ce moment, juste une fille coincée entre deux.
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Oct 29, 2010
Oct 29, 2010 at 3:11 PM UTC
Je suis...
Viens donc ma Muse Et comme chaque dimanche matin J'ouvre grand mes ailes Viens danser avec les fauves Et prends-moi sous l'aisselle Plonge dans ma sueur matinale Tu vois, tu sens le parfum De la bête qui halète Quand tu l'allaites de tes désirs secrets. Cette bête qui dort en moi Et qui te captive Cette bête aux mille têtes et aux mille poils Qui t'épient et que tu guettes Par la fenêtre Le parfum de cerf-lynx qui te hante Une odeur oubliée qui t'obnubile Une odeur de ton enfance Comme une souffrance lancinante Qui te trouble et t'exaspère Une puanteur charnelle instinctive Presque un fleuve liquide Qui se répand comme une onde de rut Et se faufile entres tes lèvres et narines Sur les chemins pentus de l'extase. Sens-moi épanche-toi Hume-moi respire-moi Renifle-moi Essaie de deviner le nom de ce parfum : Cocaïne de Lanvin ? Fleurs du Mâle de Guerlain? Encens Sauvage de Dior ? Sang-dragon de Givenchy ? Et si c'était simplement Cyprine de Muse Que tu secrétais sous mes aisselles?
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:07 AM UTC
Aisselles
perhaps it was because i espied zeppelin and the eagles-beatles in your words perhaps it was the soft sadness of half sung songs and leftover musings perhaps i saw a bit of my soul echoing in your work for that and all that is to come I Thank You.
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Nov 23, 2014
Nov 23, 2014 at 2:00 AM UTC
Dear Fleur Sauvage
Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka Les Chiens et nous-mêmes Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi). Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme. C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans) Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage. Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler. *** Notre chienne Cocker a déjà onze ans Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine, sans les soucis de l'étiquette et du labeur. Notre chienne Laïka savoure sa quiétude, mais se tient toujours près des valises et des sacs, dès qu'elle observe un zéphyr de départ, sa courte queue frétille devant sa laisse, qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin, car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner. Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats. Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour. Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies. Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans. Paul Arrighi.
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Jan 13, 2016
Jan 13, 2016 at 10:00 AM UTC
Notre chienne Cocker a déjà onze ans
Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka Les Chiens et nous-mêmes Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi). Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme. C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans) Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage. Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler. *** Notre chienne Cocker a déjà onze ans Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine, sans les soucis de l'étiquette et du labeur. Notre chienne Laïka savoure sa quiétude, mais se tient toujours près des valises et des sacs, dès qu'elle observe un zéphyr de départ, sa courte queue frétille devant sa laisse, qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin, car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner. Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats. Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour. Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies. Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans. Paul Arrighi.
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Tu te dis enrobée, ma tigresse J 'ai beau purger les yeux Pour tenter de voir à travers ton sari de soie blanc céladon Je ne décèle dans tes dessous Que ton parfum de tigresse furtive et changeante Chevauchant ton dragon de jade Dans une jungle inhabitée. Sauvage Volontaire Désinhibée C'est ainsi qu'on te décrit à chaque illumination C 'est ainsi qu'évidemment tu te sens Avec Tigresse Parfum Extraordinaire ... by Fabergé Autour de ta taille j 'ai cru voir Une chaîne d'argent massif où pend une fiole de jade En forme de dent de tigre . A l 'intérieur que sais je ? J 'imagine de l 'eau bénite Une capsule de cyanide ? Ou des résidus de jus de jade Au cas où En cas de besoin Sur la route ? Sur ton ***** J'ai entr'aperçu Un tatouage : Un porc-épic qui feule Hérissant et jetant ses épines Avec comme devise Qui s'y frotte  s'y pique ! Je meurs d'envie Que tu m'intronises dans ton ordre secret Je meurs d'envie D'être adoubé chevalier de  l'ordre du porc-épic Je meurs d'envie Que, nue, tu te présentes, Ma tigresse quatre en une ,  Dans l'un ou l 'autre De tes plus simples appareils : Tigresse en nourrice, Tigresse errante, Tigresse dans sa tanière, Tigresse en laisse
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Aug 29, 2019
Aug 29, 2019 at 2:26 AM UTC
Ma tigresse quatre en une
I so dreamt Music Untamed Agrestal A boundless arrangement Estranged from The whispered waters Confining This sullen cathedral In thoughts hushed As anxious lips quenched Their thirst From the passionate Oeuvre Trapped within New rhapsody
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Jul 10, 2020
Jul 10, 2020 at 9:37 PM UTC
Opera Sauvage
Dans un baiser, l'onde au rivage Dit ses douleurs ; Pour consoler la fleur sauvage L'aube a des pleurs ; Le vent du soir conte sa plainte Au vieux cyprès, La tourterelle au térébinthe Ses longs regrets. Aux flots dormants, quand tout repose, Hors la douleur, La lune parle, et dit la cause De sa pâleur. Ton dôme blanc, Sainte-Sophie, Parle au ciel bleu, Et, tout rêveur, le ciel confie Son rêve à Dieu. Arbre ou tombeau, colombe ou rose, Onde ou rocher, Tout, ici-bas, a quelque chose Pour s'épancher... Moi, je suis seul, et rien au monde Ne me répond, Rien que ta voix morne et profonde, Sombre Hellespont !
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Dans un baiser
J'adore le mois de février, Le mois le plus court et le plus froid de la saison, Pour toute une série d’étranges raisons. Et pourtant, on a l'impression que février est le mois le plus long, Pour les événements qui se produisent au hasard, Au milieu des tempêtes  perfides et hivernales Presque tout est gelé et solide près de la nichée Des aigles américains à tête blanche, Sauf les masques de Mardi Gras sous les planches. Février est la saison de l'amour, Le mois de la Saint Valentin, Une crique paradisiaque par excellence, Où les amoureux se réfugient. Pur, immaculé, Neigeux, court, sombre et charmant ; Février est Maintenant le mois de célébration de l'histoire des Noirs, On se demande comment et pourquoi Nous obtenons le plus court. C'est une autre histoire Que nous devrions laisser aux mouettes nomades Pour déchiffrer. Pas de baigneurs sur les plages de sable, Sauf quelques oiseaux perchés sur les pauvres branches, **** des berceaux des pygargues à tête blanche. Février est un mois de contraste kaléidoscopique, Là où les chutes de neige se produisent d’une façon typique, Et où les amoureux fous rêvent de chaleur sous un paradis Plein d’espoir, d’amour, de beauté,  de glace et de pluie. Copyright © Janvier 2022, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Feb 4, 2025
Feb 4, 2025 at 1:00 AM UTC
Février Est Court, Froid, Neigeux Et Sauvage
Je respire où tu palpites, Tu sais ; à quoi bon, hélas ! Rester là si tu me quittes, Et vivre si tu t'en vas ? A quoi bon vivre, étant l'ombre De cet ange qui s'enfuit ? A quoi bon, sous le ciel sombre, N'être plus que de la nuit ? Je suis la fleur des murailles Dont avril est le seul bien. Il suffit que tu t'en ailles Pour qu'il ne reste plus rien. Tu m'entoures d'Auréoles ; Te voir est mon seul souci. Il suffit que tu t'envoles Pour que je m'envole aussi. Si tu pars, mon front se penche ; Mon âme au ciel, son berceau, Fuira, dans ta main blanche Tu tiens ce sauvage oiseau. Que veux-tu que je devienne Si je n'entends plus ton pas ? Est-ce ta vie ou la mienne Qui s'en va ? Je ne sais pas. Quand mon orage succombe, J'en reprends dans ton coeur pur ; Je suis comme la colombe Qui vient boire au lac d'azur. L'amour fait comprendre à l'âme L'univers, salubre et béni ; Et cette petite flamme Seule éclaire l'infini Sans toi, toute la nature N'est plus qu'un cachot fermé, Où je vais à l'aventure, Pâle et n'étant plus aimé. Sans toi, tout s'effeuille et tombe ; L'ombre emplit mon noir sourcil ; Une fête est une tombe, La patrie est un exil. Je t'implore et réclame ; Ne fuis pas **** de mes maux, Ô fauvette de mon âme Qui chantes dans mes rameaux ! De quoi puis-je avoir envie, De quoi puis-je avoir effroi, Que ferai-je de la vie Si tu n'es plus près de moi ? Tu portes dans la lumière, Tu portes dans les buissons, Sur une aile ma prière, Et sur l'autre mes chansons. Que dirai-je aux champs que voile L'inconsolable douleur ? Que ferai-je de l'étoile ? Que ferai-je de la fleur ? Que dirai-je au bois morose Qu'illuminait ta douceur ? Que répondrai-je à la rose Disant : « Où donc est ma soeur ? » J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses. A quoi bon, jours révolus ! Regarder toutes ces choses Qu'elle ne regarde plus ? Que ferai-je de la lyre, De la vertu, du destin ? Hélas ! et, sans ton sourire, Que ferai-je du matin ? Que ferai-je, seul, farouche, Sans toi, du jour et des cieux, De mes baisers sans ta bouche, Et de mes pleurs sans tes yeux ! Août 18...
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Je respire où tu palpites
Je respire où tu palpites, Tu sais ; à quoi bon, hélas ! Rester là si tu me quittes, Et vivre si tu t'en vas ? A quoi bon vivre, étant l'ombre De cet ange qui s'enfuit ? A quoi bon, sous le ciel sombre, N'être plus que de la nuit ? Je suis la fleur des murailles Dont avril est le seul bien. Il suffit que tu t'en ailles Pour qu'il ne reste plus rien. Tu m'entoures d'Auréoles ; Te voir est mon seul souci. Il suffit que tu t'envoles Pour que je m'envole aussi. Si tu pars, mon front se penche ; Mon âme au ciel, son berceau, Fuira, dans ta main blanche Tu tiens ce sauvage oiseau. Que veux-tu que je devienne Si je n'entends plus ton pas ? Est-ce ta vie ou la mienne Qui s'en va ? Je ne sais pas. Quand mon orage succombe, J'en reprends dans ton coeur pur ; Je suis comme la colombe Qui vient boire au lac d'azur. L'amour fait comprendre à l'âme L'univers, salubre et béni ; Et cette petite flamme Seule éclaire l'infini Sans toi, toute la nature N'est plus qu'un cachot fermé, Où je vais à l'aventure, Pâle et n'étant plus aimé. Sans toi, tout s'effeuille et tombe ; L'ombre emplit mon noir sourcil ; Une fête est une tombe, La patrie est un exil. Je t'implore et réclame ; Ne fuis pas **** de mes maux, Ô fauvette de mon âme Qui chantes dans mes rameaux ! De quoi puis-je avoir envie, De quoi puis-je avoir effroi, Que ferai-je de la vie Si tu n'es plus près de moi ? Tu portes dans la lumière, Tu portes dans les buissons, Sur une aile ma prière, Et sur l'autre mes chansons. Que dirai-je aux champs que voile L'inconsolable douleur ? Que ferai-je de l'étoile ? Que ferai-je de la fleur ? Que dirai-je au bois morose Qu'illuminait ta douceur ? Que répondrai-je à la rose Disant : « Où donc est ma soeur ? » J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses. A quoi bon, jours révolus ! Regarder toutes ces choses Qu'elle ne regarde plus ? Que ferai-je de la lyre, De la vertu, du destin ? Hélas ! et, sans ton sourire, Que ferai-je du matin ? Que ferai-je, seul, farouche, Sans toi, du jour et des cieux, De mes baisers sans ta bouche, Et de mes pleurs sans tes yeux ! Août 18...
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Entre Muses et Furies Il y a une seringue de cyprine amère Où se coagule fréquemment ma Muse. Elle entre dans tous ses états M'injurie et me voue aux gémonies En pleine crise de jalousie. Ma muse est une guerrière blessée D'une volée de bois vert et de cons Elle veut me froisser, m'effacer, m'annihiler Me priant de fourrer sa prétendue Rivale De poèmes lubriques dans le trou de balle. Et ma Sans-Rivale, ma Déesse, ma Chatte Sainte et Vierge Ma Muse soi-disant végétarienne se révèle cannibale De la pire espèce des tribus anthropophages Et me déchiquette, moi son zmeu, son dragon nuageux, Sa muse masculine, son pervers narcissique, Son ombre réfléchie dans le miroir, Me dépèce comme une hyène frénétique Aux crocs d'ivoire en chaleur Elle me saigne tant et tant Que je suinte de tous mes lambeaux Résine, sève, latex, musc Comme une plantation hétéroclite et sauvage D'hévéas, de pissenlits, de sapotilliers D'ignames jaunes et de dachines. Et quand rassasiée de ma gomme à mâcher Certifiée bio et sans additif Elle se barbouille les lèvres de ma saignée Je lui murmure encore que c 'est elle Mon Unique, Ma Précieuse Ombre, Ma Chatte Immaculée Entre toutes les chattes, mon chewing gum préféré Et que je bande pour ses entrailles Cérébralement Mystiquement.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:46 AM UTC
Ira Musae
Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage, Laisse à mes doigts brisés ton anneau d'esclavage ! Tu n'as que trop pleuré ton élément, l'amour ; Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour ! Que tu montes la nue, ou que tu rases l'onde, Souviens-toi de l'esclave en traversant le monde : L'esclave t'affranchit pour te rendre à l'amour ; Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour ! Va retrouver dans l'air la volupté de vivre ! Va boire les baisers de Dieu, qui te délivre ! Ruisselant de soleil et plongé dans l'amour, Va-t-en ! Va-t-en ! Va-t-en ! Sauve-toi sans retour ! Moi, je garde l'anneau ; je suis l'oiseau sans ailes. Les tiennes vont aux cieux ; mon âme est devant elles. Va ! Je les sentirai frissonner dans l'amour ! Mon ramier, sois béni ! Sauve-toi sans retour ! Va demander pardon pour les faiseurs de chaînes ; En fuyant les bourreaux, laisse tomber les haines. Va plus haut que la mort, emporté dans l'amour ; Sois clément comme lui... sauve-toi sans retour !
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L'esclave et l'oiseau
Mon père, fils de lièvre de métal et de coq de bois, Est né sous l 'obédience du porc d'eau,. Ma mère, fille de lièvre d'eau et et de chien de métal, Sous celle de la chèvre de métal. Je naquis sous le dragon d'eau un jeudi, Chaotique et sauvage, à quatorze heures vingt-cinq A la longitude soixante et un virgule sept ouest, Quatre mille et six cent quarante neuf ans après le roi Jaune Puer aeternus, dragon noir, tout feu tout flamme Dominante intuition et adjuvant pensée ! Compatibilité optimale : serpent et rat ! Le sang qui court dans mes veines C'est la Rivière Noire, le fleuve Amour Je suis frère cosmique du Dragon Jaune, Du Dragon Perle et du Grand dragon. Et Dragon d'Eau je conçus avec un cheval de bois Une chèvre de terre. Vint ensuite un serpent d'eau Qui engendra un lièvre de feu suivi d'un serpent de terre. Puis ce fut le tour d'un buffle de métal Dont j'héritai d'un buffle de feu Suivi d'un lièvre de terre. Ma chère et tendre est un serpent d'eau. Et si je remonte plus **** encore Si je me replonge dans ma généalogie zoologique et élémentaire Mes arrière-grands-pères paternels étaient chien d'eau et serpent de feu Mes arrière-grands-pères maternels étaient lièvre de terre et cheval de métal Mes arrière-grands-mères paternelles étaient rat de bois et cheval de terre Mes arrière-grands-mères maternelles étaient lièvre de terre et cheval d'eau. Je vous épargne les arrière-arrière Et les trois fois arrière De cette généalogie astrologique Mais ne trouvez-vous pas étrange Que je sois le seul dragon d'eau de cette lignée Et que par exemple aucun tigre d'eau ni de papier ni de rhum n'y figure ?
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:19 PM UTC
Astrologie chinoise
Mon père, fils de lièvre de métal et de coq de bois, Est né sous l 'obédience du porc d'eau,. Ma mère, fille de lièvre d'eau et et de chien de métal, Sous celle de la chèvre de métal. Je naquis sous le dragon d'eau un jeudi, Chaotique et sauvage, à quatorze heures vingt-cinq A la longitude soixante et un virgule sept ouest, Quatre mille et six cent quarante neuf ans après le roi Jaune Puer aeternus, dragon noir, tout feu tout flamme Dominante intuition et adjuvant pensée ! Compatibilité optimale : serpent et rat ! Le sang qui court dans mes veines C'est la Rivière Noire, le fleuve Amour Je suis frère cosmique du Dragon Jaune, Du Dragon Perle et du Grand dragon. Et Dragon d'Eau je conçus avec un cheval de bois Une chèvre de terre. Vint ensuite un serpent d'eau Qui engendra un lièvre de feu suivi d'un serpent de terre. Puis ce fut le tour d'un buffle de métal Dont j'héritai d'un buffle de feu Suivi d'un lièvre de terre. Ma chère et tendre est un serpent d'eau. Et si je remonte plus **** encore Si je me replonge dans ma généalogie zoologique et élémentaire Mes arrière-grands-pères paternels étaient chien d'eau et serpent de feu Mes arrière-grands-pères maternels étaient lièvre de terre et cheval de métal Mes arrière-grands-mères paternelles étaient rat de bois et cheval de terre Mes arrière-grands-mères maternelles étaient lièvre de terre et cheval d'eau. Je vous épargne les arrière-arrière Et les trois fois arrière De cette généalogie astrologique Mais ne trouvez-vous pas étrange Que je sois le seul dragon d'eau de cette lignée Et que par exemple aucun tigre d'eau ni de papier ni de rhum n'y figure ?
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Gaga, ma filleule, C'est une chatte très artiste Surdouée Pour son âge, Musicienne, écrivaine, Indianiste, védisante Elle miaule des dos parfaits Comme des câlins de lynx sauvage. Et chaque matin avant que le soleil s'étire Et ne la lacère de ses griffes Elle bâille de ses grand yeux Et commence sa séance de yoga-sutra Dans le silence éveillé, Chemin de délivrance. Esquissant, apsara féline La posture du lotus, Elle médite en roumain Et me dicte en sanskrit Son aphorisme du jour ! Elle me scande ce matin : Kanthakûpe ksutpipâsâ nivrittih Et elle plonge, turbulente, dans le puits de ma gorge Et se fraie au fur et à mesure Un passage secret dans le flux Tiède de mon inconscient Qui ronronne.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:55 PM UTC
Gaga, ma filleule
À Lord Byron. Toi, dont le monde encore ignore le vrai nom, Esprit mystérieux, mortel, ange, ou démon, Qui que tu sois, Byron, bon ou fatal génie, J'aime de tes concerts la sauvage harmonie, Comme j'aime le bruit de la foudre et des vents Se mêlant dans l'orage à la voix des torrents ! La nuit est ton séjour, l'horreur est ton domaine : L'aigle, roi des déserts, dédaigne ainsi la plaine Il ne veut, comme toi, que des rocs escarpés Que l'hiver a blanchis, que la foudre a frappés ; Des rivages couverts des débris du naufrage, Ou des champs tout noircis des restes du carnage.
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L'homme
Un bon père cheval, veuf, et n'ayant qu'un fils, L'élevait dans un pâturage Où les eaux, les fleurs et l'ombrage Présentaient à la fois tous les biens réunis. Abusant pour jouir, comme on fait à cet âge, Le poulain tous les jours se gorgeait de sainfoin, Se vautrait dans l'herbe fleurie, Galopait sans objet, se baignait sans envie, Ou se reposait sans besoin. Oisif et gras à lard, le jeune solitaire S'ennuya, se lassa de ne manquer de rien ; Le dégoût vint bientôt ; il va trouver son père : Depuis longtemps, dit-il, je ne me sens pas bien ; Cette herbe est malsaine et me tue, Ce trèfle est sans saveur, cette onde est corrompue, L'air qu'on respire ici m'attaque les poumons ; Bref, je meurs si nous ne partons. Mon fils, répond le père, il s'agit de ta vie, À l'instant même il faut partir. Sitôt dit, sitôt fait, ils quittent leur patrie. Le jeune voyageur bondissait de plaisir : Le vieillard, moins joyeux, allait un train plus sage ; Mais il guidait l'enfant, et le faisait gravir Sur des monts escarpés, arides, sans herbage, Où rien ne pouvait le nourrir. Le soir vint, point de pâturage ; On s'en passa. Le lendemain, Comme l'on commençait à souffrir de la faim, On prit du bout des dents une ronce sauvage. On ne galopa plus le reste du voyage ; À peine, après deux jours, allait-on même au pas. Jugeant alors la leçon faite, Le père va reprendre une route secrète Que son fils ne connaissait pas, Et le ramène à sa prairie Au milieu de la nuit. Dès que notre poulain Retrouve un peu d'herbe fleurie, Il se jette dessus : ah ! L'excellent festin ! La bonne herbe ! Dit-il : comme elle est douce et tendre ! Mon père, il ne faut pas s'attendre Que nous puissions rencontrer mieux ; Fixons-nous pour jamais dans ces aimables lieux : Quel pays peut valoir cet asile champêtre ? Comme il parlait ainsi, le jour vint à paraître : Le poulain reconnaît le pré qu'il a quitté ; Il demeure confus. Le père, avec bonté, Lui dit : mon cher enfant, retiens cette maxime : Quiconque jouit trop est bientôt dégoûté, Il faut au bonheur du régime.
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Le cheval et le poulain
Un bon père cheval, veuf, et n'ayant qu'un fils, L'élevait dans un pâturage Où les eaux, les fleurs et l'ombrage Présentaient à la fois tous les biens réunis. Abusant pour jouir, comme on fait à cet âge, Le poulain tous les jours se gorgeait de sainfoin, Se vautrait dans l'herbe fleurie, Galopait sans objet, se baignait sans envie, Ou se reposait sans besoin. Oisif et gras à lard, le jeune solitaire S'ennuya, se lassa de ne manquer de rien ; Le dégoût vint bientôt ; il va trouver son père : Depuis longtemps, dit-il, je ne me sens pas bien ; Cette herbe est malsaine et me tue, Ce trèfle est sans saveur, cette onde est corrompue, L'air qu'on respire ici m'attaque les poumons ; Bref, je meurs si nous ne partons. Mon fils, répond le père, il s'agit de ta vie, À l'instant même il faut partir. Sitôt dit, sitôt fait, ils quittent leur patrie. Le jeune voyageur bondissait de plaisir : Le vieillard, moins joyeux, allait un train plus sage ; Mais il guidait l'enfant, et le faisait gravir Sur des monts escarpés, arides, sans herbage, Où rien ne pouvait le nourrir. Le soir vint, point de pâturage ; On s'en passa. Le lendemain, Comme l'on commençait à souffrir de la faim, On prit du bout des dents une ronce sauvage. On ne galopa plus le reste du voyage ; À peine, après deux jours, allait-on même au pas. Jugeant alors la leçon faite, Le père va reprendre une route secrète Que son fils ne connaissait pas, Et le ramène à sa prairie Au milieu de la nuit. Dès que notre poulain Retrouve un peu d'herbe fleurie, Il se jette dessus : ah ! L'excellent festin ! La bonne herbe ! Dit-il : comme elle est douce et tendre ! Mon père, il ne faut pas s'attendre Que nous puissions rencontrer mieux ; Fixons-nous pour jamais dans ces aimables lieux : Quel pays peut valoir cet asile champêtre ? Comme il parlait ainsi, le jour vint à paraître : Le poulain reconnaît le pré qu'il a quitté ; Il demeure confus. Le père, avec bonté, Lui dit : mon cher enfant, retiens cette maxime : Quiconque jouit trop est bientôt dégoûté, Il faut au bonheur du régime.
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1. LES PARENTS Nous sommes tes Grands-Parents, Les Grands ! Couverts des froides sueurs De la lune et des verdures. Nos vins secs avaient du coeur ! Au soleil sans imposture Que faut-il à l'homme ? boire. Moi. - Mourir aux fleuves barbares. Nous sommes tes Grands-Parents Des champs. L'eau est au fond des osiers : Vois le courant du fossé Autour du château mouillé. Descendons en nos celliers ; Après, le cidre et le lait. MOI. - Aller où boivent les vaches. Nous sommes tes Grands-Parents ; Tiens, prends Les liqueurs dans nos armoires ; Le Thé, le Café, si rares, Frémissent dans les bouilloires. - Vois les images, les fleurs. Nous rentrons du cimetière. MOI. - Ah ! tarir toutes les urnes ! 2. L'ESPRIT Éternelles Ondines Divisez l'eau fine. Vénus, soeur de l'azur, Émeus le flot pur. Juifs errants de Norwège Dites-moi la neige. Anciens exilés chers, Dites-moi la mer. MOI. - Non, plus ces boissons pures, Ces fleurs d'eau pour verres ; Légendes ni figures Ne me désaltèrent ; Chansonnier, ta filleule C'est ma soif si folle Hydre intime sans gueules Qui mine et désole. 3. LES AMIS Viens, les vins vont aux plages, Et les flots par millions ! Vois le Bitter sauvage Rouler du haut des monts ! Gagnons, pèlerins sages, L'absinthe aux verts piliers... MOI. - Plus ces paysages. Qu'est l'ivresse, Amis ? J'aime autant, mieux, même, Pourrir dans l'étang, Sous l'affreuse crème, Près des bois flottants. 4. LE PAUVRE SONGE Peut-être un Soir m'attend Où je boirai tranquille En quelque vieille Ville, Et mourrai plus content : Puisque je suis patient ! Si mon mal se résigne, Si j'ai jamais quelque or Choisirai-je le Nord Ou le Pays des Vignes ?... - Ah ! songer est indigne Puisque c'est pure perte ! Et si je redeviens Le voyageur ancien, Jamais l'auberge verte Ne peut bien m'être ouverte. 5. CONCLUSION Les pigeons qui tremblent dans la prairie, Le gibier qui court et qui voit la nuit, Les bêtes des eaux, la bête asservie, Les derniers papillons !... ont soif aussi. Mais fondre où fond ce nuage sans guide, - Oh ! favorisé de ce qui est frais ! Expirer en ces violettes humides Dont les aurores chargent ces forêts ?
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Comédie de la soif
1. LES PARENTS Nous sommes tes Grands-Parents, Les Grands ! Couverts des froides sueurs De la lune et des verdures. Nos vins secs avaient du coeur ! Au soleil sans imposture Que faut-il à l'homme ? boire. Moi. - Mourir aux fleuves barbares. Nous sommes tes Grands-Parents Des champs. L'eau est au fond des osiers : Vois le courant du fossé Autour du château mouillé. Descendons en nos celliers ; Après, le cidre et le lait. MOI. - Aller où boivent les vaches. Nous sommes tes Grands-Parents ; Tiens, prends Les liqueurs dans nos armoires ; Le Thé, le Café, si rares, Frémissent dans les bouilloires. - Vois les images, les fleurs. Nous rentrons du cimetière. MOI. - Ah ! tarir toutes les urnes ! 2. L'ESPRIT Éternelles Ondines Divisez l'eau fine. Vénus, soeur de l'azur, Émeus le flot pur. Juifs errants de Norwège Dites-moi la neige. Anciens exilés chers, Dites-moi la mer. MOI. - Non, plus ces boissons pures, Ces fleurs d'eau pour verres ; Légendes ni figures Ne me désaltèrent ; Chansonnier, ta filleule C'est ma soif si folle Hydre intime sans gueules Qui mine et désole. 3. LES AMIS Viens, les vins vont aux plages, Et les flots par millions ! Vois le Bitter sauvage Rouler du haut des monts ! Gagnons, pèlerins sages, L'absinthe aux verts piliers... MOI. - Plus ces paysages. Qu'est l'ivresse, Amis ? J'aime autant, mieux, même, Pourrir dans l'étang, Sous l'affreuse crème, Près des bois flottants. 4. LE PAUVRE SONGE Peut-être un Soir m'attend Où je boirai tranquille En quelque vieille Ville, Et mourrai plus content : Puisque je suis patient ! Si mon mal se résigne, Si j'ai jamais quelque or Choisirai-je le Nord Ou le Pays des Vignes ?... - Ah ! songer est indigne Puisque c'est pure perte ! Et si je redeviens Le voyageur ancien, Jamais l'auberge verte Ne peut bien m'être ouverte. 5. CONCLUSION Les pigeons qui tremblent dans la prairie, Le gibier qui court et qui voit la nuit, Les bêtes des eaux, la bête asservie, Les derniers papillons !... ont soif aussi. Mais fondre où fond ce nuage sans guide, - Oh ! favorisé de ce qui est frais ! Expirer en ces violettes humides Dont les aurores chargent ces forêts ?
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Voici le soir charmant, ami du criminel ; Il vient comme un complice, à pas de loup ; le ciel Se ferme lentement comme une grande alcôve, Et l'homme impatient se change en bête fauve. Ô soir, aimable soir, désiré par celui Dont les bras, sans mentir, peuvent dire : Aujourd'hui Nous avons travaillé ! - C'est le soir qui soulage Les esprits que dévore une douleur sauvage, Le savant obstiné dont le front s'alourdit, Et l'ouvrier courbé qui regagne son lit. Cependant des démons malsains dans l'atmosphère S'éveillent lourdement, comme des gens d'affaire, Et cognent en volant les volets et l'auvent. À travers les lueurs que tourmente le vent La Prostitution s'allume dans les rues ; Comme une fourmilière elle ouvre ses issues ; Partout elle se fraye un occulte chemin, Ainsi que l'ennemi qui tente un coup de main ; Elle remue au sein de la cité de fange Comme un ver qui dérobe à l'homme ce qu'il mange. On entend çà et là les cuisines siffler, Les théâtres glapir, les orchestres ronfler ; Les tables d'hôte, dont le jeu fait les délices, S'emplissent de catins et d'escrocs, leurs complices, Et les voleurs, qui n'ont ni trêve ni merci, Vont bientôt commencer leur travail, eux aussi, Et forcer doucement les portes et les caisses Pour vivre quelques jours et vêtir leurs maîtresses. Recueille-toi, mon âme, en ce grave moment, Et ferme ton oreille à ce rugissement. C'est l'heure où les douleurs des malades s'aigrissent ! La sombre Nuit les prend à la gorge ; ils finissent Leur destinée et vont vers le gouffre commun ; L'hôpital se remplit de leurs soupirs. - Plus d'un Ne viendra plus chercher la soupe parfumée, Au coin du feu, le soir, auprès d'une âme aimée. Encore la plupart n'ont-ils jamais connu La douceur du foyer et n'ont jamais vécu !
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Le crépuscule du soir
Voici le soir charmant, ami du criminel ; Il vient comme un complice, à pas de loup ; le ciel Se ferme lentement comme une grande alcôve, Et l'homme impatient se change en bête fauve. Ô soir, aimable soir, désiré par celui Dont les bras, sans mentir, peuvent dire : Aujourd'hui Nous avons travaillé ! - C'est le soir qui soulage Les esprits que dévore une douleur sauvage, Le savant obstiné dont le front s'alourdit, Et l'ouvrier courbé qui regagne son lit. Cependant des démons malsains dans l'atmosphère S'éveillent lourdement, comme des gens d'affaire, Et cognent en volant les volets et l'auvent. À travers les lueurs que tourmente le vent La Prostitution s'allume dans les rues ; Comme une fourmilière elle ouvre ses issues ; Partout elle se fraye un occulte chemin, Ainsi que l'ennemi qui tente un coup de main ; Elle remue au sein de la cité de fange Comme un ver qui dérobe à l'homme ce qu'il mange. On entend çà et là les cuisines siffler, Les théâtres glapir, les orchestres ronfler ; Les tables d'hôte, dont le jeu fait les délices, S'emplissent de catins et d'escrocs, leurs complices, Et les voleurs, qui n'ont ni trêve ni merci, Vont bientôt commencer leur travail, eux aussi, Et forcer doucement les portes et les caisses Pour vivre quelques jours et vêtir leurs maîtresses. Recueille-toi, mon âme, en ce grave moment, Et ferme ton oreille à ce rugissement. C'est l'heure où les douleurs des malades s'aigrissent ! La sombre Nuit les prend à la gorge ; ils finissent Leur destinée et vont vers le gouffre commun ; L'hôpital se remplit de leurs soupirs. - Plus d'un Ne viendra plus chercher la soupe parfumée, Au coin du feu, le soir, auprès d'une âme aimée. Encore la plupart n'ont-ils jamais connu La douceur du foyer et n'ont jamais vécu !
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Mords-moi, ma Muse Pince ton Musc Crie ta rage Cours **** de moi Griffe-moi Pleure, grogne, hurle Débats-toi Je suis là pour ça Je suis là pour toi Pour que tu puisses vivre ton monde A ta guise Pour que tu puisses danser comme une veuve joyeuse Et rire aux éclats quand ça te chante Je suis ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Gribouille sur mon corps Tes rêves indescriptibles Tes cauchemars imperceptibles Prends la craie ou l'encre de Chine Dessine-moi Pierrot et Colombine Et barbouille-moi de Pinot blanc Ou barbouille-toi de Pinot noir Ou barbouille-nous de Cabernet Sauvignon Qui coulent comme des fleuves où flottent D'étranges gargouilles mélancoliques. Je suis ton ombre thérapeutique Tu fais rugir l'animal féroce et sauvage Qui sommeille au fond de moi Tu fais le musc monter en moi Et il faut que je me domine Quand le musc entre en rut Au fond de la Muse. Quand tu commences ton cirque Quand ta tête tourne tourne tourne Sous les pieds des otaries géantes C'est moi qui bois du vin clairet Du sylvaner ou du gewurtstraminer Quand tu fais l 'éléphant et que tu barris A la vue d'un sucre ou d'un café nu Je me ressers un verre de prosecco italien Et je me rince la gorge avec un dé d'eau de vie de mirabelle Quand tu me lacères de ton fouet Pour dompter les tigres de Bengale Qui jonglent à travers les lacs de tes yeux Je vide une bonne bouteille de Bologne Et je suce la cuillère de sirop de batterie Mélangé au citron vert Quand ton regard se fige Et qu'immobile comme une chatte tu restes à l'arrêt Je me transforme en pelote de laine Et je me balance sous tes yeux comme un pendule A droite à gauche A droite à gauche Et je sais que tu attends que le coucou sorte à l'heure Du fond de sa cage au fond de l'horloge Et qu'il plonge dans tes eaux Car je suis ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:23 AM UTC
Ombres thérapeutiques
Mords-moi, ma Muse Pince ton Musc Crie ta rage Cours **** de moi Griffe-moi Pleure, grogne, hurle Débats-toi Je suis là pour ça Je suis là pour toi Pour que tu puisses vivre ton monde A ta guise Pour que tu puisses danser comme une veuve joyeuse Et rire aux éclats quand ça te chante Je suis ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Gribouille sur mon corps Tes rêves indescriptibles Tes cauchemars imperceptibles Prends la craie ou l'encre de Chine Dessine-moi Pierrot et Colombine Et barbouille-moi de Pinot blanc Ou barbouille-toi de Pinot noir Ou barbouille-nous de Cabernet Sauvignon Qui coulent comme des fleuves où flottent D'étranges gargouilles mélancoliques. Je suis ton ombre thérapeutique Tu fais rugir l'animal féroce et sauvage Qui sommeille au fond de moi Tu fais le musc monter en moi Et il faut que je me domine Quand le musc entre en rut Au fond de la Muse. Quand tu commences ton cirque Quand ta tête tourne tourne tourne Sous les pieds des otaries géantes C'est moi qui bois du vin clairet Du sylvaner ou du gewurtstraminer Quand tu fais l 'éléphant et que tu barris A la vue d'un sucre ou d'un café nu Je me ressers un verre de prosecco italien Et je me rince la gorge avec un dé d'eau de vie de mirabelle Quand tu me lacères de ton fouet Pour dompter les tigres de Bengale Qui jonglent à travers les lacs de tes yeux Je vide une bonne bouteille de Bologne Et je suce la cuillère de sirop de batterie Mélangé au citron vert Quand ton regard se fige Et qu'immobile comme une chatte tu restes à l'arrêt Je me transforme en pelote de laine Et je me balance sous tes yeux comme un pendule A droite à gauche A droite à gauche Et je sais que tu attends que le coucou sorte à l'heure Du fond de sa cage au fond de l'horloge Et qu'il plonge dans tes eaux Car je suis ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique
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Lion ! J'étais pensif, ô bête prisonnière, Devant la majesté de ta grave crinière ; Du plafond de ta cage elle faisait un dais. Nous songions tous les deux, et tu me regardais. Ton regard était beau, lion. Nous autres hommes, Le peu que nous faisons et le rien que nous sommes, Emplit notre pensée, et dans nos regards vains Brillent nos plans chétifs que nous croyons divins, Nos vœux, nos passions que notre orgueil encense, Et notre petitesse, ivre de sa puissance ; Et, bouffis d'ignorance ou gonflés de venin, Notre prunelle éclate et dit : « Je suis ce nain ! » Nous avons dans nos yeux notre moi misérable. Mais la bête qui vit sous le chêne et l'érable, Qui paît le thym, ou fuit dans les halliers profonds, Qui dans les champs, où nous, hommes, nous étouffons, Respire, solitaire, avec l'astre et la rose, L'être sauvage, obscur et tranquille qui cause Avec la roche énorme et les petites fleurs, Qui, parmi les vallons et les sources en pleurs, Plonge son mufle roux aux herbes non foulées, La brute qui rugit sous les nuits constellées, Qui rêve et dont les pas fauves et familiers De l'antre formidable ébranlent les piliers, Et qui se sent à peine en ces profondeurs sombres, A sous son fier sourcil les monts, les vastes ombres, Les étoiles, les prés, le lac serein, les cieux, Et le mystère obscur des bois silencieux, Et porte en son œil calme, où l'infini commence, Le regard éternel de la nature immense. Juin 1842.
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Baraques de la foire
Entre deux rocs d'un noir d'ébène Voyez-vous ce sombre hallier Qui se hérisse dans la plaine Ainsi qu'une touffe de laine Entre les cornes du bélier ? Là, dans une ombre non frayée, Grondent, le tigre ensanglanté, La lionne, mère effrayée, Le chacal, l'hyène rayée, Et le léopard tacheté. Là, des monstres de toute forme Rampent : - le basilic rêvant, L'hippopotame au ventre énorme, Et le boa, vaste et difforme, Qui semble un tronc d'arbre vivant. L'orfraie aux paupières vermeilles, Le serpent, le singe méchant, Sifflent comme un essaim d'abeilles ; L'éléphant aux larges oreilles Casse les bambous en marchant. Là, vit la sauvage famille Qui glapit, bourdonne et mugit. Le bois entier hurle et fourmille. Sous chaque buisson un oeil brille, Dans chaque antre une voix rugit. Eh bien ! seul et nu sur la mousse, Dans ce bois-là je serais mieux Que devant Nourmahal-la-Rousse, Qui parle avec une voix douce Et regarde avec de doux yeux. Le 25 novembre 1828.
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Nourmahal-la-Rousse