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"saut" poems
Pour savoir le jour et l'heure Où tu es plus portée à l'amour J'ai entrepris la lecture des Secrets de l'Amour, du poète Koka Et je sais désormais que tu es femme-lotus Volupté Parfaite comme il n'en existe qu'une sur un million Tu me provoques, tu me charmes, tu me fascines Tu me subjugues, tu es ma Muse, ma courtisane de haut rang Tu possèdes les soixante-quatre arts libéraux Et les trente-deux modes musicaux de Radha, Amante de Krishna, Tu es multiple de huit, ma biche-jument-éléphante Tu es magique et ensorceleuse Tu t'appelles Padmini, Ganika Tu es espiègle , tu es folâtre, ma Nanyika Avec toi je peux m'unir sans péché Ma pudique impudique Car tu sais tout ce qu'on peut faire Quand les lumières sont éteintes Et les passions enflammées. Tu sais apprendre à parler aux perroquets et aux sansonnets Tu pratiques les combats de coqs, de cailles et de pigeons Tout comme les combats de la langue Tu sais faire un carrosse avec des fleurs. Je ne sais encore si je suis homme-bleu, Homme-lièvre ou homme-cerf Moi qui me croyais homme-raccoon, Homme-orphie et homme-mangouste J'ai baisé l'image de ton ombre portée Sur l'oreiller rose ce matin Un baiser de déclaration Un plaisir sans merci et sans trève Que ton ombre m'a rendu En me besognant De la langue, des mains et des pieds Et de toutes nos parties honteuses comme honnêtes Baiser pour baiser, Caresse pour caresse, Coup pour coup, Corps pour corps, Yoni pour lingam ! Que d'égratignures tu m'as infligées de tes ongles acérés La patte de paon et le saut du lièvre Me marquent à jamais Et je t'ai imprimé sur ta chair la feuille de lotus bleu. Et de morsures en morsures J'ai saisi avec mes lèvres tes deux lèvres Tandis que tu jouais à me saisir la lèvre inférieure. Si tu rêves comme moi d'impudiques amours Si tu rêves comme moi d'écrire un nouveau chapitre Aux huit cents vers du Ratira-Hasya, Les Secrets de l'Amour, du poète Koka, Retrouvons nous en congrès, veux-tu, Avant que l'été ne s'achève Au congrès de la femme-lynx-lotus et de l'homme-raccoon-mangouste Si tu rêves d'impudiques amours Si tu veux que je chante ta semence d'amour Ton kama solila, mélange de lys et de musc.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:58 AM UTC
Je rêve d'impudiques amours
Pour savoir le jour et l'heure Où tu es plus portée à l'amour J'ai entrepris la lecture des Secrets de l'Amour, du poète Koka Et je sais désormais que tu es femme-lotus Volupté Parfaite comme il n'en existe qu'une sur un million Tu me provoques, tu me charmes, tu me fascines Tu me subjugues, tu es ma Muse, ma courtisane de haut rang Tu possèdes les soixante-quatre arts libéraux Et les trente-deux modes musicaux de Radha, Amante de Krishna, Tu es multiple de huit, ma biche-jument-éléphante Tu es magique et ensorceleuse Tu t'appelles Padmini, Ganika Tu es espiègle , tu es folâtre, ma Nanyika Avec toi je peux m'unir sans péché Ma pudique impudique Car tu sais tout ce qu'on peut faire Quand les lumières sont éteintes Et les passions enflammées. Tu sais apprendre à parler aux perroquets et aux sansonnets Tu pratiques les combats de coqs, de cailles et de pigeons Tout comme les combats de la langue Tu sais faire un carrosse avec des fleurs. Je ne sais encore si je suis homme-bleu, Homme-lièvre ou homme-cerf Moi qui me croyais homme-raccoon, Homme-orphie et homme-mangouste J'ai baisé l'image de ton ombre portée Sur l'oreiller rose ce matin Un baiser de déclaration Un plaisir sans merci et sans trève Que ton ombre m'a rendu En me besognant De la langue, des mains et des pieds Et de toutes nos parties honteuses comme honnêtes Baiser pour baiser, Caresse pour caresse, Coup pour coup, Corps pour corps, Yoni pour lingam ! Que d'égratignures tu m'as infligées de tes ongles acérés La patte de paon et le saut du lièvre Me marquent à jamais Et je t'ai imprimé sur ta chair la feuille de lotus bleu. Et de morsures en morsures J'ai saisi avec mes lèvres tes deux lèvres Tandis que tu jouais à me saisir la lèvre inférieure. Si tu rêves comme moi d'impudiques amours Si tu rêves comme moi d'écrire un nouveau chapitre Aux huit cents vers du Ratira-Hasya, Les Secrets de l'Amour, du poète Koka, Retrouvons nous en congrès, veux-tu, Avant que l'été ne s'achève Au congrès de la femme-lynx-lotus et de l'homme-raccoon-mangouste Si tu rêves d'impudiques amours Si tu veux que je chante ta semence d'amour Ton kama solila, mélange de lys et de musc.
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Mon papa, c'est le plus fort des papas. Mon papa, c'est le plus beau des papas. Mon papa, même quand il est fatigué, on dirait Richard Gere. Mon papa, même si il est carnivore, moi, je l'aime quand même. Mon papa, quand il mange, on dirait qu'il a 5 ans, mais moi, je l'aime quand même. Mon papa, il a des voitures super cool qui font vroom. Mon papa, quand il conduit, on dirait Michel Vaillant, même pas peur. Mon papa, quand il me dit bonne nuit, j'ai même plus peur. Les monstres sous mon lit, eux, ils se désintègrent avec la force des bisous de mon papa. Mon papa, parfois, il ronfle et je l'aime quand même. Mon papa, quand on est dans la piscine, il joue au crocrodile avec nous. Mon papa, quand il porte des choses, les manches de sa chemise se déchire sous les muscles. Mon papa, avec une barbe, on dirait un homme des caverne, c'est trop cool. Mon papa, quand il fait des câlins, on disparait sous ses couches d'amour. Mon papa, quand il nous emmène faire du shopping, il supporte des heures et il sourit. Mon papa, il nous laisse faire des trucs qui lui font peur, mais il veut nous faire plaisir, alors il dit oui. Mon papa, il m'a laissé faire du saut en parachute, et je suis même pas morte. Mon papa, il râle parfois mais on sait qu'en fait, c'est parce qu'il nous aime. Mon papa, même quand il voyage, il pense à nous. Mon papa, il nous emmène en voyage avec des photos tout le temps quand il travail. Mon papa, il nous emmène en voyage tout le temps quand il est en vacances. Mon papa, il fait des trucs de papa trop génial. Par exemple, il connait nos restaurants préférés, et il sait ce qui nous fait plaisir. Alors il nous y emmène. Mon papa, même quand il est en colère, il est beau. Mon papa, quand il sourit il est comme Thor, le dieu du tonnerre, il est puissant. Du coup, parfois, ma maman elle fait un nervous break down. Parce que mon papa il est trop beau c'est même pas normal. Mon papa, il a un double menton pour que si un jour Game Of Thrones arrive dans la vraie vie, on pourra pas lui trancher la gorge. Mon papa, il fait du vélo plus vite que le Tour de France. La preuve, ca fait des années qu'ils sont en France, mon papa, lui, il est déjà à Dubai. Mon papa, parfois il oublie notre anniversaire quand on lui demande au pif, mais il oublie jamais de le souhaiter, donc on lui pardonne. Mon papa, il voyage en first class. Mon papa, il connait les aéroports mieux que James Bond. Mon papa, il regarde des series TV de jeunes. Mon papa, il porte des costards. Mon papa, il nous emmène manger des dans endroits incroyables. Mon papa, il nous emmène dans des hôtels de luxe. Mon papa, il devrait être président du monde. Mon papa, il est mieux que les autres papa parce que c'est le mien. Mon papa, il est irremplaçable. Mon papa, si on m'en donnait un autre, j'en voudrais pas. Mon papa, je veux que celui la. Mon papa il est pas toujours là, mais c'est pas grave, parce qu'il est jamais **** Mon papa, il traverse le monde mais après il nous raconte, alors c'est cool. Mon papa, il fait une super vinaigrette. Dommage que j'aime pas la vinaigrette. Mon papa, quand il fait un barbeque, ca fait beaucoup de fumée et pas beaucoup de feu, mais c'est pour mieux nous impressioner quand il fait rôtir la viande. Mon papa, il parle Anglais. Mon papa, c'est le meilleur papa du monde. Mon papa, je l'aime, même si maintenant, il a presque un demi siècle. Mon papa, c'est comme un druide. Ca meurt jamais. C'est trop cool. Mon papa, c'est comme une mode indémodable, tu veux jamais le remplacer, il est toujours tendance. Mon papa, on peut pas le comparer a une mode fashion, parce que c'est un humain. Mon papa, c'est le meilleur humain que je connaisse. Avec ma maman et ma soeur et mon chat, mais chuuuuut. C'est un secret. Mais ce que je préfère à propos de mon papa, c'est que dès que je le vois, je peux lui dire: "mon papa, je l'aime."
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Sep 19, 2014
Sep 19, 2014 at 12:08 PM UTC
Mon papa
Mon papa, c'est le plus fort des papas. Mon papa, c'est le plus beau des papas. Mon papa, même quand il est fatigué, on dirait Richard Gere. Mon papa, même si il est carnivore, moi, je l'aime quand même. Mon papa, quand il mange, on dirait qu'il a 5 ans, mais moi, je l'aime quand même. Mon papa, il a des voitures super cool qui font vroom. Mon papa, quand il conduit, on dirait Michel Vaillant, même pas peur. Mon papa, quand il me dit bonne nuit, j'ai même plus peur. Les monstres sous mon lit, eux, ils se désintègrent avec la force des bisous de mon papa. Mon papa, parfois, il ronfle et je l'aime quand même. Mon papa, quand on est dans la piscine, il joue au crocrodile avec nous. Mon papa, quand il porte des choses, les manches de sa chemise se déchire sous les muscles. Mon papa, avec une barbe, on dirait un homme des caverne, c'est trop cool. Mon papa, quand il fait des câlins, on disparait sous ses couches d'amour. Mon papa, quand il nous emmène faire du shopping, il supporte des heures et il sourit. Mon papa, il nous laisse faire des trucs qui lui font peur, mais il veut nous faire plaisir, alors il dit oui. Mon papa, il m'a laissé faire du saut en parachute, et je suis même pas morte. Mon papa, il râle parfois mais on sait qu'en fait, c'est parce qu'il nous aime. Mon papa, même quand il voyage, il pense à nous. Mon papa, il nous emmène en voyage avec des photos tout le temps quand il travail. Mon papa, il nous emmène en voyage tout le temps quand il est en vacances. Mon papa, il fait des trucs de papa trop génial. Par exemple, il connait nos restaurants préférés, et il sait ce qui nous fait plaisir. Alors il nous y emmène. Mon papa, même quand il est en colère, il est beau. Mon papa, quand il sourit il est comme Thor, le dieu du tonnerre, il est puissant. Du coup, parfois, ma maman elle fait un nervous break down. Parce que mon papa il est trop beau c'est même pas normal. Mon papa, il a un double menton pour que si un jour Game Of Thrones arrive dans la vraie vie, on pourra pas lui trancher la gorge. Mon papa, il fait du vélo plus vite que le Tour de France. La preuve, ca fait des années qu'ils sont en France, mon papa, lui, il est déjà à Dubai. Mon papa, parfois il oublie notre anniversaire quand on lui demande au pif, mais il oublie jamais de le souhaiter, donc on lui pardonne. Mon papa, il voyage en first class. Mon papa, il connait les aéroports mieux que James Bond. Mon papa, il regarde des series TV de jeunes. Mon papa, il porte des costards. Mon papa, il nous emmène manger des dans endroits incroyables. Mon papa, il nous emmène dans des hôtels de luxe. Mon papa, il devrait être président du monde. Mon papa, il est mieux que les autres papa parce que c'est le mien. Mon papa, il est irremplaçable. Mon papa, si on m'en donnait un autre, j'en voudrais pas. Mon papa, je veux que celui la. Mon papa il est pas toujours là, mais c'est pas grave, parce qu'il est jamais **** Mon papa, il traverse le monde mais après il nous raconte, alors c'est cool. Mon papa, il fait une super vinaigrette. Dommage que j'aime pas la vinaigrette. Mon papa, quand il fait un barbeque, ca fait beaucoup de fumée et pas beaucoup de feu, mais c'est pour mieux nous impressioner quand il fait rôtir la viande. Mon papa, il parle Anglais. Mon papa, c'est le meilleur papa du monde. Mon papa, je l'aime, même si maintenant, il a presque un demi siècle. Mon papa, c'est comme un druide. Ca meurt jamais. C'est trop cool. Mon papa, c'est comme une mode indémodable, tu veux jamais le remplacer, il est toujours tendance. Mon papa, on peut pas le comparer a une mode fashion, parce que c'est un humain. Mon papa, c'est le meilleur humain que je connaisse. Avec ma maman et ma soeur et mon chat, mais chuuuuut. C'est un secret. Mais ce que je préfère à propos de mon papa, c'est que dès que je le vois, je peux lui dire: "mon papa, je l'aime."
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The lovely lass o’ Inverness, Nae joy nor pleasure can she see; For e’en and morn she cries, “Alas!” And ay the saut tear blins her ee: Drumossie moor—Drumossie day— A waefu’ day it was to me! For there I lost my father dear, My father dear, and brethren three. Their winding-sheet the bluidy clay, Their graves are growing green to see: And by them lies the dearest lad That ever blest a woman’s ee! Now wae to thee, thou cruel lord, A bluidy man I trow thou be; For mony a heart thou hast made sair That ne’er did wrang to thine or thee.
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Lament For Culloden
We've been this way for a very long time, we've been together for more time than you can imagine. Little weary chains link our minds, looping in and out and up and down. We're this tangled mess of synced thoughts and synced dreams, and sinking syllables.  Every sigh that you let slip from your tired lips is an indication of my exhaustion, because you and I, we lie in comfortable tessellation. You and I, we've been through magical realism, and the romantics, and the surrealists, the grammar nazis and the pretenders. You and I, we've etched each other in shifting sands, in clumsy waves. You and I, we know each other's movements across a blank sheet of paper. You waltz onto empty pages with constellations for punctuation. Screens may read verbose sacrifices to the patron saint of inspiration, but you, you don't stop or pause to check for abbreviation. You take half hearted syllables and turn them into poetic nations, you build monuments to love but you neglect infatuation. You try to touch every single figment of my overactive imagination but then you shuffle away so as not to cause complete annihilation. You speak lucid languages in times of complete inebriation and you continue this slurred speech against all drunk invitations. You try to write me down in moments of utter desperation but the grip of your words falter as I run to my wild desolation.  You and I, we've run across clouds, left our footprints in the wake of comets. You and I, we've sailed all the seas of consciousness, those that can be fathomed, and otherwise. Slowly, your step exceeded mine, and your stride was longer, so I struggled to keep time. Slowly, I felt our tangles unwind. Slowly, our roots straightened out in a single line and you crossed it. You crossed it. Un Saut dans le vide, a leap into the dark, and you were up, up and away. I wanted to trap you in cunning similes, but you were running as fast as the wind. Little weary chains that linked our minds now struggle at the seams, tiny links begin to unlink, unlink, unlink. one by one by one.
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Sep 26, 2016
Sep 26, 2016 at 1:13 PM UTC
#4 ('You and I', a series)
We've been this way for a very long time, we've been together for more time than you can imagine. Little weary chains link our minds, looping in and out and up and down. We're this tangled mess of synced thoughts and synced dreams, and sinking syllables.  Every sigh that you let slip from your tired lips is an indication of my exhaustion, because you and I, we lie in comfortable tessellation. You and I, we've been through magical realism, and the romantics, and the surrealists, the grammar nazis and the pretenders. You and I, we've etched each other in shifting sands, in clumsy waves. You and I, we know each other's movements across a blank sheet of paper. You waltz onto empty pages with constellations for punctuation. Screens may read verbose sacrifices to the patron saint of inspiration, but you, you don't stop or pause to check for abbreviation. You take half hearted syllables and turn them into poetic nations, you build monuments to love but you neglect infatuation. You try to touch every single figment of my overactive imagination but then you shuffle away so as not to cause complete annihilation. You speak lucid languages in times of complete inebriation and you continue this slurred speech against all drunk invitations. You try to write me down in moments of utter desperation but the grip of your words falter as I run to my wild desolation.  You and I, we've run across clouds, left our footprints in the wake of comets. You and I, we've sailed all the seas of consciousness, those that can be fathomed, and otherwise. Slowly, your step exceeded mine, and your stride was longer, so I struggled to keep time. Slowly, I felt our tangles unwind. Slowly, our roots straightened out in a single line and you crossed it. You crossed it. Un Saut dans le vide, a leap into the dark, and you were up, up and away. I wanted to trap you in cunning similes, but you were running as fast as the wind. Little weary chains that linked our minds now struggle at the seams, tiny links begin to unlink, unlink, unlink. one by one by one.
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I want to build a country, not just some dirt, not just a land a nation so great, a fatherland. Tú estarás ahí, mi amigo, sonriendo, mirando al frente, haciendo camino conmigo. Nous ferons un pays sans frontières, sans limites, avec des montagnes faites de sable, prêtes à être soufflées. Elle sera une patrie où les mers seront des étangs et nos ciels ne seront qu'à un saut de distance. We'll have families and friends, todos los paisajes que el mundo nos ha de ofrecer sans préjugés ni douleur qui puissent nous confiner. We'll build a land where friendship will prosper and traveling will be the fuel of our hearths Construiremos un hogar que sea propio sin esas reglas que nos separan Nous ferons un refuge des distances où on habitera sans peur aux menaces.
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Mar 1, 2015
Mar 1, 2015 at 8:02 AM UTC
My Country
Oh pluie, la pluie s'il vous plaît restez. Ma petite Cita a jeux à jouer. Saut d'obstacles Éclaboussures Danse Sauter By Cabré Oh la pluie, la pluie avec votre battement rythmique. À la première goutte que nous hop à nos pieds. Saut d'obstacles Éclaboussures Danse Sauter By Cabré
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May 14, 2013
May 14, 2013 at 3:04 PM UTC
Petite Cita
Les mouettes volent et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air. Le jour tombe ; une fine pluie Eteint les fournaises du soir, Et le steam-boat crachant la suie Rabat son long panache noir. Plus pâle que le ciel livide Je vais au pays du charbon, Du brouillard et du suicide ; - Pour se tuer le temps est bon. Mon désir avide se noie Dans le gouffre amer qui blanchit ; Le vaisseau danse, l'eau tournoie, Le vent de plus en plus fraîchit. Oh ! je me sens l'âme navrée ; L'Océan gonfle, en soupirant, Sa poitrine désespérée, Comme un ami qui me comprend. Allons, peines d'amour perdues, Espoirs lassés, illusions Du socle idéal descendues, Un saut dans les moites sillons ! A la mer, souffrances passées, Qui revenez toujours, pressant Vos blessures cicatrisées Pour leur faire pleurer du sang ! A la mer, spectre de mes rêves, Regrets aux mortelles pâleurs Dans un coeur rouge ayant sept glaives, Comme la mère des douleurs. Chaque fantôme plonge et lutte Quelques instants avec le flot Qui sur lui ferme sa volute Et l'engloutit dans un sanglot. Lest de l'âme, pesant bagage, Trésors misérables et chers, Sombrez, et dans votre naufrage Je vais vous suivre au fond des mers. Bleuâtre, enflé, méconnaissable, Bercé par le flot qui bruit, Sur l'humide oreiller du sable Je dormirai bien cette nuit ! ... Mais une femme dans sa mante Sur le pont assise à l'écart, Une femme jeune et charmante Lève vers moi son regard, Dans ce regard, à ma détresse La Sympathie à bras ouverts Parle et sourit, soeur ou maîtresse, Salut, yeux bleus ! bonsoir, flots verts ! Les mouettes voient et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air.
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Tristesse en mer
Les mouettes volent et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air. Le jour tombe ; une fine pluie Eteint les fournaises du soir, Et le steam-boat crachant la suie Rabat son long panache noir. Plus pâle que le ciel livide Je vais au pays du charbon, Du brouillard et du suicide ; - Pour se tuer le temps est bon. Mon désir avide se noie Dans le gouffre amer qui blanchit ; Le vaisseau danse, l'eau tournoie, Le vent de plus en plus fraîchit. Oh ! je me sens l'âme navrée ; L'Océan gonfle, en soupirant, Sa poitrine désespérée, Comme un ami qui me comprend. Allons, peines d'amour perdues, Espoirs lassés, illusions Du socle idéal descendues, Un saut dans les moites sillons ! A la mer, souffrances passées, Qui revenez toujours, pressant Vos blessures cicatrisées Pour leur faire pleurer du sang ! A la mer, spectre de mes rêves, Regrets aux mortelles pâleurs Dans un coeur rouge ayant sept glaives, Comme la mère des douleurs. Chaque fantôme plonge et lutte Quelques instants avec le flot Qui sur lui ferme sa volute Et l'engloutit dans un sanglot. Lest de l'âme, pesant bagage, Trésors misérables et chers, Sombrez, et dans votre naufrage Je vais vous suivre au fond des mers. Bleuâtre, enflé, méconnaissable, Bercé par le flot qui bruit, Sur l'humide oreiller du sable Je dormirai bien cette nuit ! ... Mais une femme dans sa mante Sur le pont assise à l'écart, Une femme jeune et charmante Lève vers moi son regard, Dans ce regard, à ma détresse La Sympathie à bras ouverts Parle et sourit, soeur ou maîtresse, Salut, yeux bleus ! bonsoir, flots verts ! Les mouettes voient et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air.
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Dès la pointe du jour, sortant de son hameau, Colas, jeune pasteur d'un assez beau troupeau, Le conduisait au pâturage : Sur sa route il trouve un ruisseau Que, la nuit précédente, un effroyable orage Avait rendu torrent ; comment passer cette eau ? Chiens, brebis et berger, tout s'arrête au rivage. En faisant un circuit, l'on eût gagné le pont ; C'était bien le plus sûr, mais c'était le plus long ; Colas veut abréger. D'abord il considère Qu'il peut franchir cette rivière : Et comme ses béliers sont forts, Il conclut que, sans grands efforts, Le troupeau sautera. Cela dit, il s'élance ; Son chien saute après lui, béliers d'entrer en danse, A qui mieux mieux ; courage, allons ! Après les béliers, les moutons ; Tout est en l'air, tout saute, et Colas les excite En s'applaudissant du moyen. Les béliers, les moutons, sautèrent assez bien ; Mais les brebis vinrent ensuite, Les agneaux, les vieillards, les faibles, les peureux, Les mutins, corps toujours nombreux, Qui refusaient le saut ou sautaient de colère Et, soit faiblesse, soit dépit, Se laissaient choir dans la rivière. Il s'en noya le quart ; un autre quart s'enfuit, Et sous la dent du loup périt. Colas, réduit à la misère, S'aperçut, mais trop **** que pour un bon pasteur Le plus court n'est pas le meilleur.
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Le troupeau de Colas
the end begins with a dim red glow. the smell of absinthe and smoke. your mind can’t help but wander to the first time you touched her velvet skin; the first time you weren’t alone. 6:48 AM drive until you forget the reason why. day floods orange; swallowing marigolds and incense ashes. the smell of patchouli is not enough to mask your loneliness. dawn breaks; sunrise fills your being. slowly engulfed in warmth, fall in love with yourself all over again. 10:23 AM grassy seas sweep across the horizon. the yellow of contentment settles. wildflowers and zebrinus scratch at your legs; sunlight reddens your shoulders. lay down, rest your eyes, embrace the sense of well-being. 4:07 PM find solace in the tallest oak. as you overflow with green comfort, breathe out, breathe in, feel the pulse of the earth. fade into your surroundings; live and become life. 8:49 PM your house has never been a home. blue gently pierces your windowpanes. shed your skin, crawl under the sheets, fall asleep to the sound of your breathing. find comfort in your solitude; you are not half a person. 11:20 PM drift into the R.E.M. stage of existence. city lights of violet chaos. reminiscence of better times fills your restless mind. fall into the static noise. figureless bodies and neon signs call you home for the night. 1:39 AM stare into the abyss, because it’s staring right back. eternal black bleeds fast. “thinking about the past is weird.” “that’s because it’s a weird place.” a storm of recollection. saut dans le vide, my lover. nothing awaits you anymore. 7:12 AM the soothing of wounds and the shock of awakening. new life shines white. eyes open, light burns your irises, though clouds blanket the sky. paper planes fly toward the future, mirroring the happiness you will soon find.
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Nov 9, 2015
Nov 9, 2015 at 10:18 AM UTC
color me in
the end begins with a dim red glow. the smell of absinthe and smoke. your mind can’t help but wander to the first time you touched her velvet skin; the first time you weren’t alone. 6:48 AM drive until you forget the reason why. day floods orange; swallowing marigolds and incense ashes. the smell of patchouli is not enough to mask your loneliness. dawn breaks; sunrise fills your being. slowly engulfed in warmth, fall in love with yourself all over again. 10:23 AM grassy seas sweep across the horizon. the yellow of contentment settles. wildflowers and zebrinus scratch at your legs; sunlight reddens your shoulders. lay down, rest your eyes, embrace the sense of well-being. 4:07 PM find solace in the tallest oak. as you overflow with green comfort, breathe out, breathe in, feel the pulse of the earth. fade into your surroundings; live and become life. 8:49 PM your house has never been a home. blue gently pierces your windowpanes. shed your skin, crawl under the sheets, fall asleep to the sound of your breathing. find comfort in your solitude; you are not half a person. 11:20 PM drift into the R.E.M. stage of existence. city lights of violet chaos. reminiscence of better times fills your restless mind. fall into the static noise. figureless bodies and neon signs call you home for the night. 1:39 AM stare into the abyss, because it’s staring right back. eternal black bleeds fast. “thinking about the past is weird.” “that’s because it’s a weird place.” a storm of recollection. saut dans le vide, my lover. nothing awaits you anymore. 7:12 AM the soothing of wounds and the shock of awakening. new life shines white. eyes open, light burns your irises, though clouds blanket the sky. paper planes fly toward the future, mirroring the happiness you will soon find.
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Messieurs les beaux esprits dont la prose et les vers Sont d'un style pompeux et toujours admirable, Mais que l'on n'entend point, écoutez cette fable, Et tâchez de devenir clairs. Un homme qui montrait la lanterne magique Avait un singe dont les tours Attiraient chez lui grand concours. Jacqueau, c'était son nom, sur la corde élastique Dansait et voltigeait au mieux, Puis faisait le saut périlleux, Et puis sur un cordon, sans que rien le soutienne, Le corps droit, fixe, d'aplomb, Notre Jacqueau fait tout du long L'exercice à la prussienne. Un jour qu'au cabaret son maître était resté (C'était, je pense, un jour de fête), Notre singe en liberté Veut faire un coup de sa tête. Il s'en va rassembler les divers animaux Qu'il petit rencontrer dans la ville ; Chiens, chats, poulets, dindons, pourceaux, Arrivent bientôt à la file. Entrez, entrez, messieurs, criait notre Jacqueau, C'est ici, c'est ici qu'un spectacle nouveau Vous charmera gratis. Oui, messieurs, à la porte On ne prend point d'argent ; je fais tout pour l'honneur. A ces mots, chaque spectateur Va se placer, et l'on apporte La lanterne magique ; on ferme les volets, Et par un discours fait exprès Jacqueau prépare l'auditoire. Ce morceau vraiment oratoire Fit bâiller, mais on applaudit. Content de son succès, notre singe saisit Un verre peint qu'il met dans sa lanterne. Il sait comment on le gouverne, Et crie, en le poussant : Est-il rien de pareil ? Messieurs, vous voyez le soleil, Ses rayons et toute sa gloire. Voici présentement la lune, et puis l'histoire D'Adam, d'Ève et des animaux ... Voyez, messieurs, comme ils sont beaux ! Voyez la naissance du monde ; Voyez ... Les spectateurs, dans une nuit profonde, Écarquillaient leurs yeux et ne pouvaient rien voir, L'appartement, le mur, tout était noir. Ma foi, disait un chat, de toutes les merveilles Dont il étourdit nos oreilles, Le fait est que je ne vois rien. Ni moi non plus, disait un chien. Moi, disait un dindon, je vois bien quelque chose Mais je ne sais pour quelle cause Je ne distingue pas très bien. Pendant tous ces discours, le Cicéron moderne Parlait éloquemment, et ne se lassait point. Il n'avait oublié qu'un point : C'était d'éclairer sa lanterne.
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Le singe qui montre la lanterne magique
Messieurs les beaux esprits dont la prose et les vers Sont d'un style pompeux et toujours admirable, Mais que l'on n'entend point, écoutez cette fable, Et tâchez de devenir clairs. Un homme qui montrait la lanterne magique Avait un singe dont les tours Attiraient chez lui grand concours. Jacqueau, c'était son nom, sur la corde élastique Dansait et voltigeait au mieux, Puis faisait le saut périlleux, Et puis sur un cordon, sans que rien le soutienne, Le corps droit, fixe, d'aplomb, Notre Jacqueau fait tout du long L'exercice à la prussienne. Un jour qu'au cabaret son maître était resté (C'était, je pense, un jour de fête), Notre singe en liberté Veut faire un coup de sa tête. Il s'en va rassembler les divers animaux Qu'il petit rencontrer dans la ville ; Chiens, chats, poulets, dindons, pourceaux, Arrivent bientôt à la file. Entrez, entrez, messieurs, criait notre Jacqueau, C'est ici, c'est ici qu'un spectacle nouveau Vous charmera gratis. Oui, messieurs, à la porte On ne prend point d'argent ; je fais tout pour l'honneur. A ces mots, chaque spectateur Va se placer, et l'on apporte La lanterne magique ; on ferme les volets, Et par un discours fait exprès Jacqueau prépare l'auditoire. Ce morceau vraiment oratoire Fit bâiller, mais on applaudit. Content de son succès, notre singe saisit Un verre peint qu'il met dans sa lanterne. Il sait comment on le gouverne, Et crie, en le poussant : Est-il rien de pareil ? Messieurs, vous voyez le soleil, Ses rayons et toute sa gloire. Voici présentement la lune, et puis l'histoire D'Adam, d'Ève et des animaux ... Voyez, messieurs, comme ils sont beaux ! Voyez la naissance du monde ; Voyez ... Les spectateurs, dans une nuit profonde, Écarquillaient leurs yeux et ne pouvaient rien voir, L'appartement, le mur, tout était noir. Ma foi, disait un chat, de toutes les merveilles Dont il étourdit nos oreilles, Le fait est que je ne vois rien. Ni moi non plus, disait un chien. Moi, disait un dindon, je vois bien quelque chose Mais je ne sais pour quelle cause Je ne distingue pas très bien. Pendant tous ces discours, le Cicéron moderne Parlait éloquemment, et ne se lassait point. Il n'avait oublié qu'un point : C'était d'éclairer sa lanterne.
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Une hermine, un castor, un jeune sanglier, Cadets de leur famille, et partant sans fortune, Dans l'espoir d'en acquérir une Quittèrent leur forêt, leur étang, leur hallier. Après un long voyage, après mainte aventure, Ils arrivent dans un pays Où s'offrent à leurs yeux ravis Tous les trésors de la nature, Des prés, des eaux, des bois, des vergers pleins de fruits. Nos pèlerins, voyant cette terre chérie, Éprouvent les mêmes transports Qu'Énée et ses troyens en découvrant les bords Du royaume de Lavinie. Mais ce riche pays était de toutes parts Entouré d'un marais de bourbe Où des serpents et des lézards Se jouait l'effroyable tourbe. Il fallait le passer ; et nos trois voyageurs S'arrêtent sur le bord, étonnés et rêveurs. L'hermine la première avance un peu la patte ; Elle la retire aussitôt, En arrière elle fait un saut, En disant : mes amis, fuyons en grande hâte ; Ce lieu, tout beau qu'il est, ne peut nous convenir, Pour arriver là bas il faudrait se salir ; Et moi je suis si délicate, Qu'une tache me fait mourir. Ma sœur, dit le castor, un peu de patience ; On peut, sans se tacher, quelquefois réussir : Il faut alors du temps et de l'intelligence ; Nous avons tout cela : pour moi, qui suis maçon, Je vais en quinze jours vous bâtir un beau pont Sur lequel nous pourrons, sans craindre les morsures De ces vilains serpents, sans gâter nos fourrures, Arriver au milieu de ce charmant vallon. Quinze jours ! Ce terme est bien long, Répond le sanglier : moi, j'y serai plus vite ; Vous allez voir comment. En prononçant ces mots, Le voilà qui se précipite Au plus fort du bourbier, s'y plonge jusqu'au dos, À travers les serpents, les lézards, les crapauds, Marche, pousse à son but, arrive plein de boue ; Et là, tandis qu'il se secoue, Jetant à ses amis un regard de dédain : Apprenez, leur dit-il, comme on fait son chemin.
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L'hermine, le castor et le sanglier
Une hermine, un castor, un jeune sanglier, Cadets de leur famille, et partant sans fortune, Dans l'espoir d'en acquérir une Quittèrent leur forêt, leur étang, leur hallier. Après un long voyage, après mainte aventure, Ils arrivent dans un pays Où s'offrent à leurs yeux ravis Tous les trésors de la nature, Des prés, des eaux, des bois, des vergers pleins de fruits. Nos pèlerins, voyant cette terre chérie, Éprouvent les mêmes transports Qu'Énée et ses troyens en découvrant les bords Du royaume de Lavinie. Mais ce riche pays était de toutes parts Entouré d'un marais de bourbe Où des serpents et des lézards Se jouait l'effroyable tourbe. Il fallait le passer ; et nos trois voyageurs S'arrêtent sur le bord, étonnés et rêveurs. L'hermine la première avance un peu la patte ; Elle la retire aussitôt, En arrière elle fait un saut, En disant : mes amis, fuyons en grande hâte ; Ce lieu, tout beau qu'il est, ne peut nous convenir, Pour arriver là bas il faudrait se salir ; Et moi je suis si délicate, Qu'une tache me fait mourir. Ma sœur, dit le castor, un peu de patience ; On peut, sans se tacher, quelquefois réussir : Il faut alors du temps et de l'intelligence ; Nous avons tout cela : pour moi, qui suis maçon, Je vais en quinze jours vous bâtir un beau pont Sur lequel nous pourrons, sans craindre les morsures De ces vilains serpents, sans gâter nos fourrures, Arriver au milieu de ce charmant vallon. Quinze jours ! Ce terme est bien long, Répond le sanglier : moi, j'y serai plus vite ; Vous allez voir comment. En prononçant ces mots, Le voilà qui se précipite Au plus fort du bourbier, s'y plonge jusqu'au dos, À travers les serpents, les lézards, les crapauds, Marche, pousse à son but, arrive plein de boue ; Et là, tandis qu'il se secoue, Jetant à ses amis un regard de dédain : Apprenez, leur dit-il, comme on fait son chemin.
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