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"sagesse" poems
Éloge de Monsieur de Montaigne (Dédié à Jean-Pierre) Toi seigneur de Montaigne, au si beau nom d'Eyquem que nul amateur de Bordeaux ne saurait négliger. Tu fus l'ami de La Boétie et un sage joyeux, Tu vécus en ton château, dont l'une des tours rondes, contenait une bibliothèque fournie. Toi, qui faisait cultiver ce vin de Bordeaux, qui sied au palais et plait tant aux anglais. Cher Montaigne ayant étudié à Bordeaux, au collège de Guyenne, Tu vécus en un temps empoisonné par les guerres de religion et ses sombres fureurs. Temps affreux ou l'homme égorgeait l'homme, qui ne partageait pas sa même lecture de la  Bible. Et dire que nous avions cru, ces temps-là, révolus ! C'est peut-être ce qui te poussa à choisir l'école stoïcienne, Bien que par ton tempérament et ta vie. Tu fus beaucoup plus proche des bonheurs de Lucrèce. Tu fus, un long temps, magistrat au Parlement de Bordeaux, bien que les chicaneries du Droit t'eussent vite lassées, et plus encore, la cruauté de ses modes de preuve. et cet acharnement infini des plaideurs, à n'en jamais finir, à faire rebondir les procès que tant d’énergie vaine te semblait pure perte. Mais tu voulais être utile et l'égoïsme étroit de l' «otium», choquait ta conscience. Tu eus un ami cher, Prince de Liberté et de distinction, Etienne de la Boétie, qui réfléchit avec profondeur, sur les racines de la tyrannie en nos propres faiblesses. Et de cette amitié, en recherchant les causes, Tu conclus et répondit ainsi : «Parce que c’était lui, parce que c’était moi» Révélant ainsi que la quintessence du bonheur de  vivre luit au cœur  de cette amitié dont nous sommes, à la fois, le réceptacle et l’offrande. Cher Michel de Montaigne, je voulais, te saluer ici et te faire savoir en quelle estime Je te tiens avec  tes «Essais» d’une bienveillante sagesse Qui font songer aux meilleurs vins mûris en barriques de chêne Et à ces cognacs qui éveillent l’Esprit et les sens, Même lorsque l’hiver nous pèse et nous engourdit Je voulais aussi te dire que de ton surnom J’ai nommé Jean-Pierre qui te ressemble si fort Et apporte une douce ironie à mes passions tumultueuses. Paul Arrighi
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Apr 21, 2016
Apr 21, 2016 at 6:16 AM UTC
Éloge de Monsieur de Montaigne
Éloge de Monsieur de Montaigne (Dédié à Jean-Pierre) Toi seigneur de Montaigne, au si beau nom d'Eyquem que nul amateur de Bordeaux ne saurait négliger. Tu fus l'ami de La Boétie et un sage joyeux, Tu vécus en ton château, dont l'une des tours rondes, contenait une bibliothèque fournie. Toi, qui faisait cultiver ce vin de Bordeaux, qui sied au palais et plait tant aux anglais. Cher Montaigne ayant étudié à Bordeaux, au collège de Guyenne, Tu vécus en un temps empoisonné par les guerres de religion et ses sombres fureurs. Temps affreux ou l'homme égorgeait l'homme, qui ne partageait pas sa même lecture de la  Bible. Et dire que nous avions cru, ces temps-là, révolus ! C'est peut-être ce qui te poussa à choisir l'école stoïcienne, Bien que par ton tempérament et ta vie. Tu fus beaucoup plus proche des bonheurs de Lucrèce. Tu fus, un long temps, magistrat au Parlement de Bordeaux, bien que les chicaneries du Droit t'eussent vite lassées, et plus encore, la cruauté de ses modes de preuve. et cet acharnement infini des plaideurs, à n'en jamais finir, à faire rebondir les procès que tant d’énergie vaine te semblait pure perte. Mais tu voulais être utile et l'égoïsme étroit de l' «otium», choquait ta conscience. Tu eus un ami cher, Prince de Liberté et de distinction, Etienne de la Boétie, qui réfléchit avec profondeur, sur les racines de la tyrannie en nos propres faiblesses. Et de cette amitié, en recherchant les causes, Tu conclus et répondit ainsi : «Parce que c’était lui, parce que c’était moi» Révélant ainsi que la quintessence du bonheur de  vivre luit au cœur  de cette amitié dont nous sommes, à la fois, le réceptacle et l’offrande. Cher Michel de Montaigne, je voulais, te saluer ici et te faire savoir en quelle estime Je te tiens avec  tes «Essais» d’une bienveillante sagesse Qui font songer aux meilleurs vins mûris en barriques de chêne Et à ces cognacs qui éveillent l’Esprit et les sens, Même lorsque l’hiver nous pèse et nous engourdit Je voulais aussi te dire que de ton surnom J’ai nommé Jean-Pierre qui te ressemble si fort Et apporte une douce ironie à mes passions tumultueuses. Paul Arrighi
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Notre ami, le Mouflon Parfois ses cornes tire-bouchon e font ressembler le mâle à un faune farceur, Peu haut sur pattes mais véloce, le Mouflon se révèle un remarquable Athlète bondissant de rochers en rochers, Escaladant les rocs avec effronterie, il se rend parfois en été ou lorsque la nourriture se fait rare, au cœur des clairières et dans le creux des vals Pour goûter avec gourmandise ces mets de choix que sont pour lui les baies, glands, faînes, châtaignes et surtout les mannes du frêne à fleurs, Le Mouflon est, avant tout animal des cimes et des à-pics ; il est aimant de tous les lieux inaccessibles sans le secours de jumelles ou de téléobjectifs. Pour Mouflons et Mouflonnes, la saison de l’amour est l’automne ce qui révèle un goût de seigneur, Car la vêture des clairières est alors rougeoyante de beauté, à l’instar de tapis persans, Le Mouflon ne serait-il pas animal sauvage certes mais romantique car il se plait à admirer l’encolure des Mouflonnes, qui s’harmonise si bien avec les couleurs automnales ; Mais pour les Mouflons, le plaisir d’amour doit rester subtil et ne pas verser dans ces luttes meurtrières : l’ami Mouflon est un épicurien qui donne leçon de sagesse à tous les jaloux. Le Mouflon fut longtemps, le maître des Montagnes et du maquis Corse qu'il ne partageait qu'avec l’aigle royal, les sangliers les plus hardis et quelques bandits ou patriotes traqués, Mais trop chassé par certains Hommes, dépourvus de sagesse et à la gâchette trop faciles, il faillit disparaître de son île emblématique. Aujourd'hui il revient de l'île sœur, la Sardaigne, mais reste encore plus caché dans quelques massifs impénétrables comme le «Monte Cinto» et les «aiguilles de Bavella». C’est ainsi que la Corse retrouve l'un de ses plus beaux animaux dont le nom de ses enfants, "I Muvrini", a fait le tour des scènes du Monde pour magnifier son emblème et sa terre nourricière, la Corse. Paul Arrighi
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Mar 23, 2014
Mar 23, 2014 at 1:31 PM UTC
Notre ami, le Mouflon (A Muvra)
Notre ami, le Mouflon Parfois ses cornes tire-bouchon e font ressembler le mâle à un faune farceur, Peu haut sur pattes mais véloce, le Mouflon se révèle un remarquable Athlète bondissant de rochers en rochers, Escaladant les rocs avec effronterie, il se rend parfois en été ou lorsque la nourriture se fait rare, au cœur des clairières et dans le creux des vals Pour goûter avec gourmandise ces mets de choix que sont pour lui les baies, glands, faînes, châtaignes et surtout les mannes du frêne à fleurs, Le Mouflon est, avant tout animal des cimes et des à-pics ; il est aimant de tous les lieux inaccessibles sans le secours de jumelles ou de téléobjectifs. Pour Mouflons et Mouflonnes, la saison de l’amour est l’automne ce qui révèle un goût de seigneur, Car la vêture des clairières est alors rougeoyante de beauté, à l’instar de tapis persans, Le Mouflon ne serait-il pas animal sauvage certes mais romantique car il se plait à admirer l’encolure des Mouflonnes, qui s’harmonise si bien avec les couleurs automnales ; Mais pour les Mouflons, le plaisir d’amour doit rester subtil et ne pas verser dans ces luttes meurtrières : l’ami Mouflon est un épicurien qui donne leçon de sagesse à tous les jaloux. Le Mouflon fut longtemps, le maître des Montagnes et du maquis Corse qu'il ne partageait qu'avec l’aigle royal, les sangliers les plus hardis et quelques bandits ou patriotes traqués, Mais trop chassé par certains Hommes, dépourvus de sagesse et à la gâchette trop faciles, il faillit disparaître de son île emblématique. Aujourd'hui il revient de l'île sœur, la Sardaigne, mais reste encore plus caché dans quelques massifs impénétrables comme le «Monte Cinto» et les «aiguilles de Bavella». C’est ainsi que la Corse retrouve l'un de ses plus beaux animaux dont le nom de ses enfants, "I Muvrini", a fait le tour des scènes du Monde pour magnifier son emblème et sa terre nourricière, la Corse. Paul Arrighi
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Fable IV, Livre IV. À mes enfants. Du printemps la fille vermeille, La rose ne vit qu'un moment, Dont le papillon et l'abeille Profitent bien différemment. Gaspillant, comme un fou, les biens qu'on lui prodigue Tandis que l'insecte léger, Chenille un jour avant, funeste au potager, En stériles baisers sur la fleur se fatigue, L'abeille y puise l'or qu'attendent ses rayons, L'or qui doit la nourrir dans sa maison bien close, Longtemps après le jour fatal aux papillons, Où l'on voit se faner la rose. Au travail, mes enfants, accordez une part Dans les jours de votre jeunesse : Tout donner au plaisir n'est pas de la sagesse ; Tel qui pense autrement, même avant la vieillesse, S'en repentira, mais trop ****
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Le papillon, l'abeille et la rose
Superwoman to the rescue ! Le Pen: mightier than the sword, greater than Joan of Arc, sexier than Hillary and Maggie Thatcher, way better hair than TRUMP, up-front and national, able to leap obsolete concepts in a single bound; Votez avec sagesse. [ borders / language / culture ] This is the reasonable opposition-proposition. Bonne chance. Que le jour de gloire arrive et que Dieu benisse la France... et vous, Madame.
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Apr 22, 2017
Apr 22, 2017 at 8:30 PM UTC
French Twist
Mon âme, C’est à toi que je m’adresse, Toi mon âme, qui me tiens toujours en laisse, Qui se plaît à me voir danser D’un œil drôlement fatigué. Tu m'auras trainé jusqu’ici Pour ensuite me laisser faire; Tu espérais de moi produit finit Sans fournir matière première. Parmi les cent pays de l'esprit, Toi seul reconnait les frontières; C'est toi-même qui les délimite D'un air pourtant si fier. Pourquoi donc à présent ces soupirs Qui déterrent de vieux refrains? Je n’attendais de toi rien de pire Que de ne renoncer à ton propre bien. Comme ce corps laissé à l’abandon, Négligé durant tant d’années... Si jamais il se dérobe de ses dons, Est-ce par absence de ta volonté? M'entends-tu, hélas, prêtes-tu oreille? Es-tu de retour d’une quelque vacance? Car sans toi rien n'est plus tout à fait pareil: Et le monde se dénude ennuyé de tout sens. Ne me laisses pas m'isoler à relire ces mots écris Sans qu’ensuite ta présence ne se ressente. Laisse-toi croire en ces mensonges de l’esprit Si pour te revoir tu exiges que l’on te mente. Debout maintenant, debout mon seul maître! Que résonne la sagesse que toi-seul nous confère. Malgré les chaînes auxquelles tu nous auras fait naître, Je suis moi esprit à jamais - ton seul et véritable frère.
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Jul 14, 2019
Jul 14, 2019 at 12:56 PM UTC
À mon Âme (2018) [FR]
Je ne veux plus aimer que ma mère Marie. Tous les autres amours sont de commandement. Nécessaires qu'ils sont, ma mère seulement Pourra les allumer aux coeurs qui l'ont chérie. C'est pour Elle qu'il faut chérir mes ennemis, C'est par Elle que j'ai voué ce sacrifice, Et la douceur de coeur et le zèle au service, Comme je la priais, Elle les a permis ... C'est par Elle que j'ai voulu de ces chagrins, C'est pour Elle que j'ai mon coeur dans les Cinq Plaies, Et tous ces bons efforts vers les croix et les claies, Comme je l'invoquais, Elle en ceignit mes reins. Je ne veux plus penser qu'à ma mère Marie, Siège, de la Sagesse et source des pardons, Mère de France aussi, de qui nous attendons Inébranlablement l'honneur de la patrie. Marie Immaculée, amour essentiel, Logique de la foi cordiale et vivace, En vous aimant qu'est-il de bon que je ne fasse, En vous aimant du seul amour, Porte du ciel ?
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Je ne veux plus aimer que ma mère Marie
Psyché dans ma chambre est entrée, Et j'ai dit à ce papillon : - « Nomme-moi la chose sacrée. « Est-ce l'ombre ? est-ce le rayon ? « Est-ce la musique des lyres ? « Est-ce le parfum de la fleur ? « Quel est entre tous les délires « Celui qui fait l'homme meilleur ? « Quel est l'encens ? quelle est la flamme ? « Et l'organe de l'avatar, « Et pour les souffrants le dictame, « Et pour les heureux le nectar ? « Enseigne-moi ce qui fait vivre, « Ce qui fait que l'oeil brille et voit ! « Enseigne-moi l'endroit du livre « Où Dieu pensif pose son doigt. « Qu'est-ce qu'en sortant de l'Érèbe « Dante a trouvé de plus complet ? « Quel est le mot des sphinx de Thèbe « Et des ramiers du Paraclet ? « Quelle est la chose, humble et superbe, « Faite de matière et d'éther, « Où Dieu met le plus de son verbe « Et l'homme le plus de sa chair ? « Quel est le pont que l'esprit montre, « La route de la fange au ciel, « Où Vénus Astarté rencontre « À mi-chemin Ithuriel ? « Quelle est la clef splendide et sombre, « Comme aux élus chère aux maudits, « Avec laquelle on ferme l'ombre « Et l'on ouvre le paradis ? « Qu'est-ce qu'Orphée et Zoroastre, « Et Christ que Jean vint suppléer, « En mêlant la rose avec l'astre, « Auraient voulu pouvoir créer ? « Puisque tu viens d'en haut, déesse, « Ange, peut-être le sais-tu ? « Ô Psyché ! quelle est la sagesse ? « Ô Psyché ! quelle est la vertu ? « Qu'est-ce que, pour l'homme et la terre, « L'infini sombre a fait de mieux ? « Quel est le chef-d'oeuvre du père ? « Quel est le grand éclair des cieux ? » Posant sur mon front, sous la nue, Ses ailes qu'on ne peut briser, Entre lesquelles elle est nue, Psyché m'a dit : C'est le baiser.
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Psyché
Psyché dans ma chambre est entrée, Et j'ai dit à ce papillon : - « Nomme-moi la chose sacrée. « Est-ce l'ombre ? est-ce le rayon ? « Est-ce la musique des lyres ? « Est-ce le parfum de la fleur ? « Quel est entre tous les délires « Celui qui fait l'homme meilleur ? « Quel est l'encens ? quelle est la flamme ? « Et l'organe de l'avatar, « Et pour les souffrants le dictame, « Et pour les heureux le nectar ? « Enseigne-moi ce qui fait vivre, « Ce qui fait que l'oeil brille et voit ! « Enseigne-moi l'endroit du livre « Où Dieu pensif pose son doigt. « Qu'est-ce qu'en sortant de l'Érèbe « Dante a trouvé de plus complet ? « Quel est le mot des sphinx de Thèbe « Et des ramiers du Paraclet ? « Quelle est la chose, humble et superbe, « Faite de matière et d'éther, « Où Dieu met le plus de son verbe « Et l'homme le plus de sa chair ? « Quel est le pont que l'esprit montre, « La route de la fange au ciel, « Où Vénus Astarté rencontre « À mi-chemin Ithuriel ? « Quelle est la clef splendide et sombre, « Comme aux élus chère aux maudits, « Avec laquelle on ferme l'ombre « Et l'on ouvre le paradis ? « Qu'est-ce qu'Orphée et Zoroastre, « Et Christ que Jean vint suppléer, « En mêlant la rose avec l'astre, « Auraient voulu pouvoir créer ? « Puisque tu viens d'en haut, déesse, « Ange, peut-être le sais-tu ? « Ô Psyché ! quelle est la sagesse ? « Ô Psyché ! quelle est la vertu ? « Qu'est-ce que, pour l'homme et la terre, « L'infini sombre a fait de mieux ? « Quel est le chef-d'oeuvre du père ? « Quel est le grand éclair des cieux ? » Posant sur mon front, sous la nue, Ses ailes qu'on ne peut briser, Entre lesquelles elle est nue, Psyché m'a dit : C'est le baiser.
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Sagesse d'un Louis Racine, je t'envie ! Ô n'avoir pas suivi les leçons de Rollin, N'être pas né dans le grand siècle à son déclin, Quand le soleil couchant, si beau, dorait la vie, Quand Maintenon jetait sur la France ravie L'ombre douce et la paix de ses coiffes de lin, Et royale abritait la veuve et l'orphelin, Quand l'étude de la prière était suivie, Quand poète et docteur, simplement, bonnement, Communiaient avec des ferveurs de novices, Humbles servaient la Messe et chantaient aux offices Et, le printemps venu, prenaient un soin charmant D'aller dans les Auteuils cueillir lilas et roses En louant Dieu, comme Garo, de toutes choses !
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Sagesse d'un Louis Racine, je t'envie
V. Ce n'est pas à moi, ma colombe, De prier pour tous les mortels, Pour les vivants dont la foi tombe, Pour tous ceux qu'enferme la tombe, Cette racine des autels ! Ce n'est pas moi, dont l'âme est vaine, Pleine d'erreurs, vide de foi, Qui prierais pour la race humaine, Puisque ma voix suffit à peine, Seigneur, à vous prier pour moi ! Non, si pour la terre méchante Quelqu'un peut prier aujourd'hui, C'est toi, dont la parole chante, C'est toi ! ta prière innocente, Enfant, peut se charger d'autrui ! Ah ! demande à ce père auguste Qui sourit à ton oraison Pourquoi l'arbre étouffe l'arbuste, Et qui fait du juste à l'injuste Chanceler l'humaine raison ? Demande-lui si la sagesse N'appartient qu'à l'éternité ? Pourquoi son souffle nous abaisse ? Pourquoi dans la tombe sans cesse Il effeuille l'humanité ? Pour ceux que les vices consument, Les enfants veillent au saint lieu , Ce sont des fleurs qui le parfument, Ce sont des encensoirs qui fument, Ce sont des voix qui vont à Dieu ! Laissons faire ces voix sublimes, Laissons les enfants à genoux. Pécheurs ! nous avons tous nos crimes, Nous penchons tous sur les abîmes, L'enfance doit prier pour tous ! Mai 1830.
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La prière pour tous (V)
Oui, si j'étais femme, aimable et jolie, Je voudrais, Julie, Faire comme vous ; Sans peur ni pitié, sans choix ni mystère, A toute la terre Faire les yeux doux. Je voudrais n'avoir de soucis au monde Que ma taille ronde, Mes chiffons chéris, Et de pied en cap être la poupée La mieux équipée De Rome à Paris. Je voudrais garder pour toute science Cette insouciance Qui vous va si bien ; Joindre, comme vous, à l'étourderie Cette rêverie Qui ne pense à rien. Je voudrais pour moi qu'il fût toujours fête, Et tourner la tête, Aux plus orgueilleux ; Être en même temps de glace et de flamme, La haine dans l'âme, L'amour dans les yeux. Je détesterais, avant toute chose, Ces vieux teints de rose Qui font peur à voir. Je rayonnerais, sous ma tresse brune, Comme un clair de lune En capuchon noir. Car c'est si charmant et c'est si commode, Ce masque à la mode, Cet air de langueur ! Ah ! que la pâleur est d'un bel usage ! Jamais le visage N'est trop **** du coeur. Je voudrais encore avoir vos caprices, Vos soupirs novices, Vos regards savants. Je voudrais enfin, tant mon coeur vous aime, Être en tout vous-même... Pour deux ou trois ans. Il est un seul point, je vous le confesse, Où votre sagesse Me semble en défaut. Vous n'osez pas être assez inhumaine. Votre orgueil vous gêne ; Pourtant il en faut. Je ne voudrais pas, à la contredanse, Sans quelque prudence Livrer mon bras nu ; Puis, au cotillon, laisser ma main blanche Traîner sur la manche Du premier venu. Si mon fin corset, si souple et si juste, D'un bras trop robuste Se sentait serré, J'aurais, je l'avoue, une peur mortelle Qu'un bout de dentelle N'en fût déchiré. Chacun, en valsant, vient sur votre épaule Réciter son rôle D'amoureux transi ; Ma beauté, du moins, sinon ma pensée, Serait offensée D'être aimée ainsi. Je ne voudrais pas, si j'étais Julie, N'être que jolie Avec ma beauté. Jusqu'au bout des doigts je serais duchesse. Comme ma richesse, J'aurais ma fierté. Voyez-vous, ma chère, au siècle où nous sommes, La plupart des hommes Sont très inconstants. Sur deux amoureux pleins d'un zèle extrême, La moitié vous aime Pour passer le temps. Quand on est coquette, il faut être sage. L'oiseau de passage Qui vole à plein coeur Ne dort pas en l'air comme une hirondelle, Et peut, d'un coup d'aile, Briser une fleur.
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Conseils à une parisienne
Oui, si j'étais femme, aimable et jolie, Je voudrais, Julie, Faire comme vous ; Sans peur ni pitié, sans choix ni mystère, A toute la terre Faire les yeux doux. Je voudrais n'avoir de soucis au monde Que ma taille ronde, Mes chiffons chéris, Et de pied en cap être la poupée La mieux équipée De Rome à Paris. Je voudrais garder pour toute science Cette insouciance Qui vous va si bien ; Joindre, comme vous, à l'étourderie Cette rêverie Qui ne pense à rien. Je voudrais pour moi qu'il fût toujours fête, Et tourner la tête, Aux plus orgueilleux ; Être en même temps de glace et de flamme, La haine dans l'âme, L'amour dans les yeux. Je détesterais, avant toute chose, Ces vieux teints de rose Qui font peur à voir. Je rayonnerais, sous ma tresse brune, Comme un clair de lune En capuchon noir. Car c'est si charmant et c'est si commode, Ce masque à la mode, Cet air de langueur ! Ah ! que la pâleur est d'un bel usage ! Jamais le visage N'est trop **** du coeur. Je voudrais encore avoir vos caprices, Vos soupirs novices, Vos regards savants. Je voudrais enfin, tant mon coeur vous aime, Être en tout vous-même... Pour deux ou trois ans. Il est un seul point, je vous le confesse, Où votre sagesse Me semble en défaut. Vous n'osez pas être assez inhumaine. Votre orgueil vous gêne ; Pourtant il en faut. Je ne voudrais pas, à la contredanse, Sans quelque prudence Livrer mon bras nu ; Puis, au cotillon, laisser ma main blanche Traîner sur la manche Du premier venu. Si mon fin corset, si souple et si juste, D'un bras trop robuste Se sentait serré, J'aurais, je l'avoue, une peur mortelle Qu'un bout de dentelle N'en fût déchiré. Chacun, en valsant, vient sur votre épaule Réciter son rôle D'amoureux transi ; Ma beauté, du moins, sinon ma pensée, Serait offensée D'être aimée ainsi. Je ne voudrais pas, si j'étais Julie, N'être que jolie Avec ma beauté. Jusqu'au bout des doigts je serais duchesse. Comme ma richesse, J'aurais ma fierté. Voyez-vous, ma chère, au siècle où nous sommes, La plupart des hommes Sont très inconstants. Sur deux amoureux pleins d'un zèle extrême, La moitié vous aime Pour passer le temps. Quand on est coquette, il faut être sage. L'oiseau de passage Qui vole à plein coeur Ne dort pas en l'air comme une hirondelle, Et peut, d'un coup d'aile, Briser une fleur.
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Que je sois un fou, qu'on le dise, Je trouve ça tout naturel, Ayant eu ma part de bêtise Et commis plus d'une sottise, Depuis que je suis... temporel. Je suis un fou, quel avantage, Madame ! un fou, songez-y bien, Peut crier... se tromper d'étage, Vous proposer... le mariage, On ne lui dira jamais rien, C'est un fou ; mais lui peut tout dire, Lâcher parfois un terme vil, Dans ce cas le mieux c'est d'en rire, Se fâcher serait du délire, À quoi cela servirait-il ? C'est un fou. Si c'est un bonhomme Laissant les gens à leurs métiers, Peu contrariant, calme... en somme, Distinguant un nez d'une pomme, On lui pardonne volontiers. Donc, je suis fou, je le révèle. Nous l'avons, Madame, en dormant, Comme dit l'autre, échappé belle ; J'aime mieux être un sans cervelle Que d'être un sage, assurément. Songez donc ! si j'étais un sage, Je fuirais les joyeux dîners ; Je n'oserais voir ton corsage ; J'aurais un triste et long visage Et des lunettes sur le nez ; Mais, je ne suis qu'un fou, je danse, Je tambourine avec mes doigts Sur la vitre de l'existence. Qu'on excuse mon insistance, C'est un fou qu'il faut que je sois ! C'est trop fort, me dit tout le monde, Qu'est-ce que vous nous chantez là ? Pourquoi donc, partout à la ronde, À la brune comme à la blonde, Parler de la sorte ? - Ah ! voilà ! Je vais même plus **** personne Ne pourra jamais me guérir, Ni la sagesse qui sermonne, Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne, Et c'est fou que je veux mourir. C'est fou que je mourrai du reste, Mais oui, Madame, j'en suis sûr, Et d'abord... de ton moindre geste, Fou... de ton passage céleste Qui laisse un parfum de fruit mûr, De ton allure alerte et franche, Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour, Fou de ton sacré... coup de hanche, Qui vous fiche au cœur la peur... blanche, Mieux... qu'un roulement de tambour ; Fou de ton petit pied qui vole Et que je suivrais n'importe où, Je veux dire... au Ciel ;... ma parole ! J'admire qu'on ne soit pas folle, Je plains celui qui n'est pas fou.
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Fou
Que je sois un fou, qu'on le dise, Je trouve ça tout naturel, Ayant eu ma part de bêtise Et commis plus d'une sottise, Depuis que je suis... temporel. Je suis un fou, quel avantage, Madame ! un fou, songez-y bien, Peut crier... se tromper d'étage, Vous proposer... le mariage, On ne lui dira jamais rien, C'est un fou ; mais lui peut tout dire, Lâcher parfois un terme vil, Dans ce cas le mieux c'est d'en rire, Se fâcher serait du délire, À quoi cela servirait-il ? C'est un fou. Si c'est un bonhomme Laissant les gens à leurs métiers, Peu contrariant, calme... en somme, Distinguant un nez d'une pomme, On lui pardonne volontiers. Donc, je suis fou, je le révèle. Nous l'avons, Madame, en dormant, Comme dit l'autre, échappé belle ; J'aime mieux être un sans cervelle Que d'être un sage, assurément. Songez donc ! si j'étais un sage, Je fuirais les joyeux dîners ; Je n'oserais voir ton corsage ; J'aurais un triste et long visage Et des lunettes sur le nez ; Mais, je ne suis qu'un fou, je danse, Je tambourine avec mes doigts Sur la vitre de l'existence. Qu'on excuse mon insistance, C'est un fou qu'il faut que je sois ! C'est trop fort, me dit tout le monde, Qu'est-ce que vous nous chantez là ? Pourquoi donc, partout à la ronde, À la brune comme à la blonde, Parler de la sorte ? - Ah ! voilà ! Je vais même plus **** personne Ne pourra jamais me guérir, Ni la sagesse qui sermonne, Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne, Et c'est fou que je veux mourir. C'est fou que je mourrai du reste, Mais oui, Madame, j'en suis sûr, Et d'abord... de ton moindre geste, Fou... de ton passage céleste Qui laisse un parfum de fruit mûr, De ton allure alerte et franche, Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour, Fou de ton sacré... coup de hanche, Qui vous fiche au cœur la peur... blanche, Mieux... qu'un roulement de tambour ; Fou de ton petit pied qui vole Et que je suivrais n'importe où, Je veux dire... au Ciel ;... ma parole ! J'admire qu'on ne soit pas folle, Je plains celui qui n'est pas fou.
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Une colombe gémissait De ne pouvoir devenir mère : Elle avait fait cent fois tout ce qu'il fallait faire Pour en venir à bout, rien ne réussissait. Un jour, se promenant dans un bois solitaire, Elle rencontre en un vieux nid Un œuf abandonné, point trop gros, point petit, Semblable aux œufs de tourterelle. Ah ! Quel bonheur ! S'écria-t-elle : Je pourrai donc enfin couver, Et puis nourrir, puis élever Un enfant qui fera le charme de ma vie ! Tous les soins qu'il me coûtera, Les tourments qu'il me causera, Seront encor des biens pour mon âme ravie : Quel plaisir vaut ces soucis-là ? Cela dit, dans le nid la colombe établie Se met à couver l'œuf, et le couve si bien, Qu'elle ne le quitte pour rien, Pas même pour manger : l'amour nourrit les mères. Après vingt et un jours elle voit naître enfin Celui dont elle attend son bonheur, son destin, Et ses délices les plus chères. De joie elle est prête à mourir ; Auprès de son petit nuit et jour elle veille, L'écoute respirer, le regarde dormir, S'épuise pour le mieux nourrir. L'enfant chéri vient à merveille, Son corps grossit en peu de temps : Mais son bec, ses yeux et ses ailes, Différent fort des tourterelles ; La mère les voit ressemblants. À bien élever sa jeunesse Elle met tous ses soins, lui prêche la sagesse, Et surtout l'amitié, lui dit à chaque instant : Pour être heureux, mon cher enfant, Il ne faut que deux points, la paix avec soi-même, Puis quelques bons amis dignes de nous chérir. La vertu de la paix nous fait seule jouir ; Et le secret pour qu'on nous aime, C'est d'aimer les premiers, facile et doux plaisir. Ainsi parlait la tourterelle, Quand, au milieu de sa leçon, Un malheureux petit pinson Échappé de son nid vient s'abattre auprès d'elle. Le jeune nourrisson à peine l'aperçoit, Qu'il court à lui : sa mère croit Que c'est pour le traiter comme ami, comme frère, Et pour offrir au voyageur Une retraite hospitalière. Elle applaudit déjà : mais quelle est sa douleur, Lorsqu'elle voit son fils, ce fils dont la jeunesse N'entendit que leçons de vertu, de sagesse, Saisir le faible oiseau, le plumer, le manger, Et garder au milieu de l'horrible carnage Ce tranquille sang froid, assuré témoignage Que le cœur désormais ne peut se corriger ! Elle en mourut, la pauvre mère. Quel triste prix des soins donnés à cet enfant ! Mais c'était le fils d'un milan : Rien ne change le caractère.
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La colombe et son nourrisson
Une colombe gémissait De ne pouvoir devenir mère : Elle avait fait cent fois tout ce qu'il fallait faire Pour en venir à bout, rien ne réussissait. Un jour, se promenant dans un bois solitaire, Elle rencontre en un vieux nid Un œuf abandonné, point trop gros, point petit, Semblable aux œufs de tourterelle. Ah ! Quel bonheur ! S'écria-t-elle : Je pourrai donc enfin couver, Et puis nourrir, puis élever Un enfant qui fera le charme de ma vie ! Tous les soins qu'il me coûtera, Les tourments qu'il me causera, Seront encor des biens pour mon âme ravie : Quel plaisir vaut ces soucis-là ? Cela dit, dans le nid la colombe établie Se met à couver l'œuf, et le couve si bien, Qu'elle ne le quitte pour rien, Pas même pour manger : l'amour nourrit les mères. Après vingt et un jours elle voit naître enfin Celui dont elle attend son bonheur, son destin, Et ses délices les plus chères. De joie elle est prête à mourir ; Auprès de son petit nuit et jour elle veille, L'écoute respirer, le regarde dormir, S'épuise pour le mieux nourrir. L'enfant chéri vient à merveille, Son corps grossit en peu de temps : Mais son bec, ses yeux et ses ailes, Différent fort des tourterelles ; La mère les voit ressemblants. À bien élever sa jeunesse Elle met tous ses soins, lui prêche la sagesse, Et surtout l'amitié, lui dit à chaque instant : Pour être heureux, mon cher enfant, Il ne faut que deux points, la paix avec soi-même, Puis quelques bons amis dignes de nous chérir. La vertu de la paix nous fait seule jouir ; Et le secret pour qu'on nous aime, C'est d'aimer les premiers, facile et doux plaisir. Ainsi parlait la tourterelle, Quand, au milieu de sa leçon, Un malheureux petit pinson Échappé de son nid vient s'abattre auprès d'elle. Le jeune nourrisson à peine l'aperçoit, Qu'il court à lui : sa mère croit Que c'est pour le traiter comme ami, comme frère, Et pour offrir au voyageur Une retraite hospitalière. Elle applaudit déjà : mais quelle est sa douleur, Lorsqu'elle voit son fils, ce fils dont la jeunesse N'entendit que leçons de vertu, de sagesse, Saisir le faible oiseau, le plumer, le manger, Et garder au milieu de l'horrible carnage Ce tranquille sang froid, assuré témoignage Que le cœur désormais ne peut se corriger ! Elle en mourut, la pauvre mère. Quel triste prix des soins donnés à cet enfant ! Mais c'était le fils d'un milan : Rien ne change le caractère.
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I was looking at shoes, as I was two and a half years ago Off to mark a milestone, as I am now, And somehow, as before, the shop owner becomes my advisor, Sagely dispenses wisdom, asks sage questions, a sagesse that I Do not know, though I feel older than the hills - the lies for A true veteran to realise, though I will never be older, we can't deny Than I am now, yet also never younger, in this moment. It is easy for one that has seen many to guess the torment Of a young soul - My life is decided in my teens, and I stick with it - Or not, as they keep telling me - the door isn't closed - I am young; It doesn't feel that way - it isn't long I was a babe, it isn't long I have to live, I lie to myself, savouring little and nothing Except the wine that dulls me further; It doesn't fit; Nothing fits, into the time-frame I have constructed from something, A rate, that isn't constant - the change in the perception of time: There was a time that hours were days, and now days are hours; And one day, they will be seconds, and soon will years. It's all too fast, even when I complain it is too slow; where's the rhyme And reason and rhythm to all of this? I was conceived; the die was cast; I'm not going somewhere slowly: I'm going nowhere, fast.
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Sep 15, 2021
Sep 15, 2021 at 5:38 PM UTC
FortnightForFatigue Poem #3
Je veux me corriger, je veux changer de vie, Me disait un ami : dans des liens honteux Mon âme s'est trop avilie ; J'ai cherché le plaisir, guidé par la folie, Et mon cœur n'a trouvé que le remords affreux. C'en est fait, je renonce à l'indigne maîtresse Que j'adorai toujours sans jamais l'estimer ; Tu connais pour le jeu ma coupable faiblesse, Eh bien ! Je vais la réprimer ; Je vais me retirer du monde, Et, calme désormais, libre de tous soucis, Dans une retraite profonde, Vivre pour la sagesse et pour mes seuls amis. Que de fois vous l'avez promis ! Toujours en vain, lui répondis-je. Çà, quand commencez-vous ? - Dans huit jours, sûrement. - Pourquoi pas aujourd'hui ? Ce long ****** m'afflige. - Oh ! Je ne puis dans un moment Briser une si forte chaîne ; Il me faut un prétexte : il viendra, j'en réponds. Causant ainsi, nous arrivons Jusques sur les bords de la Seine, Et j'aperçois un paysan Assis sur une large pierre Regardant l'eau couler d'un air impatient. - L'ami, que fais-tu là ? - Monsieur, pour une affaire Au village prochain je suis contraint d'aller ; Je ne vois point de pont pour passer la rivière, Et j'attends que cette eau cesse enfin de couler. Mon ami, vous voilà, cet homme est votre image ; Vous perdez en projets les plus beaux de vos jours : Si vous voulez passer, jetez-vous à la nage ; Car cette eau coulera toujours.
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Le paysan et la rivière
Mères, l'enfant qui joue à votre seuil joyeux, Plus frêle que les fleurs, plus serein que les cieux, Vous conseille l'amour, la pudeur, la sagesse. L'enfant, c'est un feu pur dont la chaleur caresse ; C'est de la gaîté sainte et du bonheur sacré, C'est le nom paternel dans un rayon doré ; Et vous n'avez besoin que de cette humble flamme Pour voir distinctement dans l'ombre de votre âme. Mères, l'enfant que l'on pleure et qui s'en est allé, Si vous levez vos fronts vers le ciel constellé, Verse à votre douleur une lumière auguste ; Car l'innocent éclaire aussi bien que le juste ! Il montre, clarté douce, à vos yeux abattus, Derrière notre orgueil, derrière nos vertus, Derrière nos malheurs, Dieu profond et tranquille. Que l'enfant vive ou dorme, il rayonne toujours ! Sur cette terre où rien ne va **** sans secours, Où nos jours incertains sur tant d'abîmes pendent, Comme un guide au milieu des brumes que répandent Nos vices ténébreux et nos doutes moqueurs, Vivant, l'enfant fait voir le devoir à vos coeurs ; Mort, c'est la vérité qu'à votre âme il dévoile. Ici, c'est un flambeau ; là-haut, c'est une étoile. Mars 1840.
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Mères, l'enfant qui joue à votre seuil joyeux
Un bon mari, sa femme et deux jolis enfants Coulaient en paix leurs jours dans le simple ermitage Où, paisibles comme eux, vécurent leurs parents. Ces époux, partageant les doux soins du ménage, Cultivaient leur jardin, recueillaient leurs moissons ; Et le soir, dans l'été, soupant sous le feuillage, Dans l'hiver, devant leurs tisons, Ils prêchaient à leurs fils la vertu, la sagesse, Leur parlaient du bonheur qu'ils procurent toujours. Le père par un conte égayait ses discours, La mère par une caresse. L'aîné de ces enfants, né grave, studieux, Lisait et méditait sans cesse ; Le cadet, vif, léger, mais plein de gentillesse, Sautait, riait toujours, ne se plaisait qu'aux jeux. Un soir, selon l'usage, à côté de leur père, Assis près d'une table où s'appuyait la mère, L'aîné lisait Rollin ; le cadet, peu soigneux D'apprendre les hauts faits des Romains ou des Parthes, Employait tout son art, toutes ses facultés, A joindre, à soutenir par les quatre côtés Un fragile château de cartes. Il n'en respirait pas d'attention, de peur. Tout à coup voici le lecteur Qui s'interrompt. " Papa, dit-il, daigne m'instruire Pourquoi certains guerriers sont nommés conquérants, Et d'autres fondateurs d'empire ; Ces deux noms sont-ils différents ? " Le père méditait une réponse sage, Lorsque son fils cadet, transporté de plaisir, Après tant de travail, d'avoir pu parvenir A placer son second étage, S'écrie : " Il est fini ! " Son frère, murmurant, Se fâche, et d'un seul coup détruit son long ouvrage ; Et voilà le cadet pleurant. " Mon fils, répond alors le père, Le fondateur c'est votre frère, Et vous êtes le conquérant. "
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Le château de cartes
Un bon mari, sa femme et deux jolis enfants Coulaient en paix leurs jours dans le simple ermitage Où, paisibles comme eux, vécurent leurs parents. Ces époux, partageant les doux soins du ménage, Cultivaient leur jardin, recueillaient leurs moissons ; Et le soir, dans l'été, soupant sous le feuillage, Dans l'hiver, devant leurs tisons, Ils prêchaient à leurs fils la vertu, la sagesse, Leur parlaient du bonheur qu'ils procurent toujours. Le père par un conte égayait ses discours, La mère par une caresse. L'aîné de ces enfants, né grave, studieux, Lisait et méditait sans cesse ; Le cadet, vif, léger, mais plein de gentillesse, Sautait, riait toujours, ne se plaisait qu'aux jeux. Un soir, selon l'usage, à côté de leur père, Assis près d'une table où s'appuyait la mère, L'aîné lisait Rollin ; le cadet, peu soigneux D'apprendre les hauts faits des Romains ou des Parthes, Employait tout son art, toutes ses facultés, A joindre, à soutenir par les quatre côtés Un fragile château de cartes. Il n'en respirait pas d'attention, de peur. Tout à coup voici le lecteur Qui s'interrompt. " Papa, dit-il, daigne m'instruire Pourquoi certains guerriers sont nommés conquérants, Et d'autres fondateurs d'empire ; Ces deux noms sont-ils différents ? " Le père méditait une réponse sage, Lorsque son fils cadet, transporté de plaisir, Après tant de travail, d'avoir pu parvenir A placer son second étage, S'écrie : " Il est fini ! " Son frère, murmurant, Se fâche, et d'un seul coup détruit son long ouvrage ; Et voilà le cadet pleurant. " Mon fils, répond alors le père, Le fondateur c'est votre frère, Et vous êtes le conquérant. "
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Ô vous, qui passez comme l'ombre Par ce triste vallon des pleurs, Passagers sur ce globe sombre, Hommes! mes frères en douleurs, Ecoutez : voici vers Solime Un son de la harpe sublime Qui charmait l'écho du Thabor : Sion en frémit sous sa cendre, Et le vieux palmier croit entendre La voix du vieillard de Ségor ! Insensé le mortel qui pense ! Toute pensée est une erreur. Vivez, et mourez en silence ; Car la parole est au Seigneur ! Il sait pourquoi flottent les mondes ; Il sait pourquoi coulent les ondes, Pourquoi les cieux pendent sur nous, Pourquoi le jour brille et s'efface, Pourquoi l'homme soupire et passe : Et vous, mortels, que savez-vous ? Asseyez-vous près des fontaines, Tandis qu'agitant les rameaux, Du midi les tièdes haleines Font flotter l'ombre sur les eaux : Au doux murmure de leurs ondes Exprimez vos grappes fécondes Où rougit l'heureuse liqueur ; Et de main en main sous vos treilles Passez-vous ces coupes vermeilles Pleines de l'ivresse du coeur. Ainsi qu'on choisit une rose Dans les guirlandes de Sârons, Choisissez une vierge éclose Parmi les lis de vos vallons ! Enivrez-vous de son haleine ; Ecartez ses tresses d'ébène, Goûtez les fruits de sa beauté. Vivez, aimez, c'est la sagesse : Hors le plaisir et la tendresse, Tout est mensonge et vanité ! Comme un lis penché par la pluie Courbe ses rameaux éplorés, Si la main du Seigneur vous plie, Baissez votre tête, et pleurez. Une larme à ses pieds versée Luit plus que la perle enchâssée Dans son tabernacle immortel ; Et le coeur blessé qui soupire Rend un son plus doux que la lyre Sous les colonnes de l'autel ! Les astres roulent en silence Sans savoir les routes des cieux ; Le Jourdain vers l'abîme immense Poursuit son cours mystérieux ; L'aquilon, d'une aile rapide, Sans savoir où l'instinct le guide, S'élance et court sur vos sillons ; Les feuilles que l'hiver entasse, Sans savoir où le vent les chasse, Volent en pâles tourbillons ! Et vous, pourquoi d'un soin stérile Empoisonner vos jours bornés ? Le jour présent vaut mieux que mille Des siècles qui ne sont pas nés. Passez, passez, ombres légères, Allez où sont allés vos pères, Dormir auprès de vos aïeux. De ce lit où la mort sommeille, On dit qu'un jour elle s'éveille Comme l'aurore dans les cieux !
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La sagesse
Ô vous, qui passez comme l'ombre Par ce triste vallon des pleurs, Passagers sur ce globe sombre, Hommes! mes frères en douleurs, Ecoutez : voici vers Solime Un son de la harpe sublime Qui charmait l'écho du Thabor : Sion en frémit sous sa cendre, Et le vieux palmier croit entendre La voix du vieillard de Ségor ! Insensé le mortel qui pense ! Toute pensée est une erreur. Vivez, et mourez en silence ; Car la parole est au Seigneur ! Il sait pourquoi flottent les mondes ; Il sait pourquoi coulent les ondes, Pourquoi les cieux pendent sur nous, Pourquoi le jour brille et s'efface, Pourquoi l'homme soupire et passe : Et vous, mortels, que savez-vous ? Asseyez-vous près des fontaines, Tandis qu'agitant les rameaux, Du midi les tièdes haleines Font flotter l'ombre sur les eaux : Au doux murmure de leurs ondes Exprimez vos grappes fécondes Où rougit l'heureuse liqueur ; Et de main en main sous vos treilles Passez-vous ces coupes vermeilles Pleines de l'ivresse du coeur. Ainsi qu'on choisit une rose Dans les guirlandes de Sârons, Choisissez une vierge éclose Parmi les lis de vos vallons ! Enivrez-vous de son haleine ; Ecartez ses tresses d'ébène, Goûtez les fruits de sa beauté. Vivez, aimez, c'est la sagesse : Hors le plaisir et la tendresse, Tout est mensonge et vanité ! Comme un lis penché par la pluie Courbe ses rameaux éplorés, Si la main du Seigneur vous plie, Baissez votre tête, et pleurez. Une larme à ses pieds versée Luit plus que la perle enchâssée Dans son tabernacle immortel ; Et le coeur blessé qui soupire Rend un son plus doux que la lyre Sous les colonnes de l'autel ! Les astres roulent en silence Sans savoir les routes des cieux ; Le Jourdain vers l'abîme immense Poursuit son cours mystérieux ; L'aquilon, d'une aile rapide, Sans savoir où l'instinct le guide, S'élance et court sur vos sillons ; Les feuilles que l'hiver entasse, Sans savoir où le vent les chasse, Volent en pâles tourbillons ! Et vous, pourquoi d'un soin stérile Empoisonner vos jours bornés ? Le jour présent vaut mieux que mille Des siècles qui ne sont pas nés. Passez, passez, ombres légères, Allez où sont allés vos pères, Dormir auprès de vos aïeux. De ce lit où la mort sommeille, On dit qu'un jour elle s'éveille Comme l'aurore dans les cieux !
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Et vos cheveux, alors, de sombres Deviennent gris, et de gris, blancs, Comme un peuple aux ailes sans nombres De colombes aux vols tremblants. Suis-je sur terre ou bien rêvè-je ? Quoi, c'est vous, c'est toi que je vois Sous ta chevelure de neige, Jeune de visage et de voix ; Le corps svelte et libre d'allure, Sans rien de fané ni de las, Et cependant ta chevelure Est plus blanche que les lilas. Pour qu'il meure et pour qu'il renaisse, Viens-tu verser à mon désir, Avec le vin de la jeunesse L'expérience du plaisir ? Avec ta voix pleine de verve Et la pureté de tes mains, Es-tu la déesse Minerve Sous l'acier du casque romain ? Viens-tu verser, dans ta largesse, Au cœur qui ne peut s'apaiser, Avec le vin de la sagesse, L'expérience du baiser ? Jeune Femme aux cheveux de Sage, Tels qu'un vol de blancs papillons, C'est la gloire de ton visage Qui l'entoure de ses rayons ; Si ce n'est l'Amour, c'est l'image De l'Amour, qu'en vous je veux voir, Jeune femme aux cheveux de Mage, Tels que les neiges du savoir ! Sous votre vieillesse vermeille La caresse se cache et rit, Comme une chatte qui sommeille Sur les griffes de son esprit. Dans ta vieillesse enchanteresse Je veux t'étreindre et m'embraser Dans l'alambic de ta caresse, Sous l'élixir de ton baiser.
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La poudre
Ô père qu'adore mon père ! Toi qu'on ne nomme qu'à genoux ! Toi, dont le nom terrible et doux Fait courber le front de ma mère ! On dit que ce brillant soleil N'est qu'un jouet de ta puissance ; Que sous tes pieds il se balance Comme une lampe de vermeil. On dit que c'est toi qui fais naître Les petits oiseaux dans les champs, Et qui donne aux petits enfants Une âme aussi pour te connaître ! On dit que c'est toi qui produis Les fleurs dont le jardin se pare, Et que, sans toi, toujours avare, Le verger n'aurait point de fruits. Aux dons que ta bonté mesure Tout l'univers est convié ; Nul insecte n'est oublié À ce festin de la nature. L'agneau broute le serpolet, La chèvre s'attache au cytise, La mouche au bord du vase puise Les blanches gouttes de mon lait ! L'alouette a la graine amère Que laisse envoler le glaneur, Le passereau suit le vanneur, Et l'enfant s'attache à sa mère. Et, pour obtenir chaque don, Que chaque jour tu fais éclore, À midi, le soir, à l'aurore, Que faut-il ? prononcer ton nom ! Ô Dieu ! ma bouche balbutie Ce nom des anges redouté. Un enfant même est écouté Dans le choeur qui te glorifie ! On dit qu'il aime à recevoir Les voeux présentés par l'enfance, À cause de cette innocence Que nous avons sans le savoir. On dit que leurs humbles louanges A son oreille montent mieux, Que les anges peuplent les cieux, Et que nous ressemblons aux anges ! Ah ! puisqu'il entend de si **** Les voeux que notre bouche adresse, Je veux lui demander sans cesse Ce dont les autres ont besoin. Mon Dieu, donne l'onde aux fontaines, Donne la plume aux passereaux, Et la laine aux petits agneaux, Et l'ombre et la rosée aux plaines. Donne au malade la santé, Au mendiant le pain qu'il pleure, À l'orphelin une demeure, Au prisonnier la liberté. Donne une famille nombreuse Au père qui craint le Seigneur, Donne à moi sagesse et bonheur, Pour que ma mère soit heureuse ! Que je sois bon, quoique petit, Comme cet enfant dans le temple, Que chaque matin je contemple, Souriant au pied de mon lit. Mets dans mon âme la justice, Sur mes lèvres la vérité, Qu'avec crainte et docilité Ta parole en mon coeur mûrisse ! Et que ma voix s'élève à toi Comme cette douce fumée Que balance l'urne embaumée Dans la main d'enfants comme moi !
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Hymne de l'enfant à son réveil
Ô père qu'adore mon père ! Toi qu'on ne nomme qu'à genoux ! Toi, dont le nom terrible et doux Fait courber le front de ma mère ! On dit que ce brillant soleil N'est qu'un jouet de ta puissance ; Que sous tes pieds il se balance Comme une lampe de vermeil. On dit que c'est toi qui fais naître Les petits oiseaux dans les champs, Et qui donne aux petits enfants Une âme aussi pour te connaître ! On dit que c'est toi qui produis Les fleurs dont le jardin se pare, Et que, sans toi, toujours avare, Le verger n'aurait point de fruits. Aux dons que ta bonté mesure Tout l'univers est convié ; Nul insecte n'est oublié À ce festin de la nature. L'agneau broute le serpolet, La chèvre s'attache au cytise, La mouche au bord du vase puise Les blanches gouttes de mon lait ! L'alouette a la graine amère Que laisse envoler le glaneur, Le passereau suit le vanneur, Et l'enfant s'attache à sa mère. Et, pour obtenir chaque don, Que chaque jour tu fais éclore, À midi, le soir, à l'aurore, Que faut-il ? prononcer ton nom ! Ô Dieu ! ma bouche balbutie Ce nom des anges redouté. Un enfant même est écouté Dans le choeur qui te glorifie ! On dit qu'il aime à recevoir Les voeux présentés par l'enfance, À cause de cette innocence Que nous avons sans le savoir. On dit que leurs humbles louanges A son oreille montent mieux, Que les anges peuplent les cieux, Et que nous ressemblons aux anges ! Ah ! puisqu'il entend de si **** Les voeux que notre bouche adresse, Je veux lui demander sans cesse Ce dont les autres ont besoin. Mon Dieu, donne l'onde aux fontaines, Donne la plume aux passereaux, Et la laine aux petits agneaux, Et l'ombre et la rosée aux plaines. Donne au malade la santé, Au mendiant le pain qu'il pleure, À l'orphelin une demeure, Au prisonnier la liberté. Donne une famille nombreuse Au père qui craint le Seigneur, Donne à moi sagesse et bonheur, Pour que ma mère soit heureuse ! Que je sois bon, quoique petit, Comme cet enfant dans le temple, Que chaque matin je contemple, Souriant au pied de mon lit. Mets dans mon âme la justice, Sur mes lèvres la vérité, Qu'avec crainte et docilité Ta parole en mon coeur mûrisse ! Et que ma voix s'élève à toi Comme cette douce fumée Que balance l'urne embaumée Dans la main d'enfants comme moi !
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C'est évident, mais on refuse de l'accepter.  Les feux Signalent, et là on s'invente une cécité.  Nos proches nous parlent et soudain devient en plus Sourd. On se croit futée quand on croit qu'on a échappé à l'évidence avec une Illusion.  Et quand Illusion disparaît, l'effroi est que le cauchemar qu'on a laissé n'a pas bougé d'un poil. En revenant à la sagesse et pour gagner en temps, la futée affrontera son cauchemar et le paresseux continuera son parcours sur le tapis roulant de l'Illusion jusqu'à sa prochaine déchéance.
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Dec 28, 2021
Dec 28, 2021 at 5:20 AM UTC
Evidence
Nos cris perdus dans le vent qui comme le temps file ; Nos ripostes dissipées dans la brume des souvenirs évanouis ; L’histoire se répète malgré les présages ; Nul n’a su faire marche en pas chassés. La jeunesse dans l’élan de son ignorance, La sagesse dans la mollesse de ses membres; Nos leçons sont diffuses et égarées - Nous n’apprenons pas même à la dure cette notion des cycles trop répétés. Même de cette vue depuis la cime, Les doigts de nos poings demeurent liés. Et comme nos cris perdus dans le vent qui comme le temps file, Nous dirons que nous vécûmes alors Ce qu’aujourd’hui ne saurait décrire. Que nous regardons le monde désormais D'un regard que l'on n'aurait pas su nous prédire. Nous ne sommes pas les mêmes; Ces cris furent un murmure hélas perdu à jamais, Qui nous revient en langage des signes, Qui nous étourdit comme un reflet, Mais qui trouve écho et retentira Dans l'innocence que l'on précède.
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Feb 6, 2025
Feb 6, 2025 at 5:43 PM UTC
Nos Cris Perdus [FR] (2025)
Tu devrais être prudent, mais ne crains pas l'obscurité, utilise la sagesse de tes cicatrices pour t'aider à t’évader la nuit.
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May 28, 2019
May 28, 2019 at 4:13 PM UTC
Prudence
(En lui envoyant « Sagesse ») Nul parmi vos flatteurs d'aujourd'hui n'a connu Mieux que moi la fierté d'admirer votre gloire : Votre nom m'enivrait comme un nom de victoire, Votre œuvre, je l'aimais d'un amour ingénu. Depuis, la Vérité m'a mis le monde à nu. J'aime Dieu, son Église, et ma vie est de croire Tout ce que vous tenez, hélas ! pour dérisoire, Et j'abhorre en vos vers le Serpent reconnu. J'ai changé. Comme vous. Mais d'une autre manière. Tout petit que je suis j'avais aussi le droit D'une évolution, la bonne, la dernière. Or, je sais la louange, ô maître, que vous doit L'enthousiasme ancien ; la voici franche, pleine, Car vous me fûtes doux en des heures de peine.
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À Victor Hugo
I Viens, ô toi que j'adore, Ton pas est plus joyeux Que le vent des cieux ; Viens, les yeux de l'aurore Sont divins, mais tes yeux Me regardent mieux. Avril, c'est la jeunesse ; Viens, sortons, la maison, L'enclos, la prison, Le foyer, la sagesse, N'ont jamais eu raison Contre la saison. Pour peu que tu le veuilles, Nous serons heureux ; vois, L'aube est sur les toits, Et l'eau court sous les feuilles, Et l'on entend des voix Du ciel dans les bois. Toutes les douces choses, L'hirondelle au retour Dans la vieille tour, Les chansons et les roses Et la clarté du jour, Sont faites d'amour. Aimer, c'est la première Des lois du Dieu clément. Le bois est charmant ; Et c'est de la lumière, Et c'est du firmament Qu'on fait en aimant. Belle, à la mort tout change ; Le ciel s'ouvre, embaumé, Superbe, enflammé, Et nous dit : viens ! sois ange ! Mais qui n'a pas aimé Le trouve fermé. II Mai dans les bois recèle Les amours innocents, Les amours innocents, L'homme en est l'étincelle, Les amours innocents, La femme en est l'encens. Couchez-vous sur la mousse Dans le beau mois de mai ; Dans le beau mois de mai, La chose la plus douce Dans le beau mois de mai C'est quand on est aimé. Parcourez les charmilles, Les sources, les buissons, Les sources, les buissons ; Autour des jeunes filles, Les sources, les buissons Chanteront des chansons. Sitôt qu'une femme aime, Au fond de son esprit, Au fond de son esprit Brille l'aube elle-même ; Au fond de son esprit Une rose fleurit. Vous qui voulez des flammes, Vous qui voulez des fleurs, Vous qui voulez des fleurs, Cherchez-en dans les âmes ; Vous qui voulez des fleurs, Cherchez-en dans les coeurs.
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Air de la princesse d'Orange
I Viens, ô toi que j'adore, Ton pas est plus joyeux Que le vent des cieux ; Viens, les yeux de l'aurore Sont divins, mais tes yeux Me regardent mieux. Avril, c'est la jeunesse ; Viens, sortons, la maison, L'enclos, la prison, Le foyer, la sagesse, N'ont jamais eu raison Contre la saison. Pour peu que tu le veuilles, Nous serons heureux ; vois, L'aube est sur les toits, Et l'eau court sous les feuilles, Et l'on entend des voix Du ciel dans les bois. Toutes les douces choses, L'hirondelle au retour Dans la vieille tour, Les chansons et les roses Et la clarté du jour, Sont faites d'amour. Aimer, c'est la première Des lois du Dieu clément. Le bois est charmant ; Et c'est de la lumière, Et c'est du firmament Qu'on fait en aimant. Belle, à la mort tout change ; Le ciel s'ouvre, embaumé, Superbe, enflammé, Et nous dit : viens ! sois ange ! Mais qui n'a pas aimé Le trouve fermé. II Mai dans les bois recèle Les amours innocents, Les amours innocents, L'homme en est l'étincelle, Les amours innocents, La femme en est l'encens. Couchez-vous sur la mousse Dans le beau mois de mai ; Dans le beau mois de mai, La chose la plus douce Dans le beau mois de mai C'est quand on est aimé. Parcourez les charmilles, Les sources, les buissons, Les sources, les buissons ; Autour des jeunes filles, Les sources, les buissons Chanteront des chansons. Sitôt qu'une femme aime, Au fond de son esprit, Au fond de son esprit Brille l'aube elle-même ; Au fond de son esprit Une rose fleurit. Vous qui voulez des flammes, Vous qui voulez des fleurs, Vous qui voulez des fleurs, Cherchez-en dans les âmes ; Vous qui voulez des fleurs, Cherchez-en dans les coeurs.
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