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"rient" poems
«Joli val de Luchon» Joli Luchon aux ardoises effilées, dans ta vallée aux eaux si réputées, tes allées d’Etigny bordées par les tilleuls et les eaux de La Pique ou les truites se rient des pêcheurs du dimanche Joli Luchon au val bien encaissé, tes Thermes sulfureuses aux eaux réparatrices, ont fait de ton séjour un lieu propre à guérir dans un cadre rieur, aimant de nos plaisirs. Joli Luchon aux allées d'Etigny, Toujours les promeneurs vinrent sous tes tilleuls, se reposer un peu et montrer leurs atours parfois avec l'appui de Cupidon ces fiers estivants par l'air revivifié passaient leurs nuits dans des lits de velours avec de jolies dames, amusées et séduites. Joli Luchon au val bien encaissé, entouré de pins verts surplombé par les neiges de Superbagnères quand les froidures viennent enneiger tes sommets, ton air vivifiant appelle un vin chaud. Paul Arrighi
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Dec 13, 2014
Dec 13, 2014 at 1:06 PM UTC
«Joli val de Luchon» ( a charming town in the Pyreneas)
La mer est plus belle Que les cathédrales, Nourrice fidèle, Berceuse de râles, La mer sur qui prie La Vierge Marie ! Elle a tous les dons Terribles et doux. J'entends ses pardons Gronder ses courroux. Cette immensité N'a rien d'entêté. Ô ! si patiente, Même quand méchante ! Un souffle ami hante La vague, et nous chante : « Vous sans espérance, Mourez sans souffrance ! » Et puis sous les cieux Qui s'y rient plus clairs, Elle a des airs bleus, Roses, gris et verts... Plus belle que tous, Meilleure que nous !
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La mer est plus belle
L'être que j'adore en ce monde, Eût-il les pieds noirs et des poux, C'est le mendiant, il m'inonde Le cœur d'une extase profonde ; Je lui baiserais les genoux. D'abord il convient de vous dire Que si je ne l'adorais pas, Ça ferait peut-être sourire ; On penserait : Hé ! le bon sire ! Il a le « trac » pour ses ducats. Il a peur de faire l'aumône, Ou qu'on le vole, il a raison Dans la vie, ah ! tout n'est pas jaune, Et mon ami le plus béjaune Ne viendrait pas à la maison. Ou, s'il venait, il voudrait faire, Tout comme moi, les mêmes frais, Nous compterions, quelle misère ! Et s'il me cassait, quoi ? son verre ? Ah ! la tête que je ferais ! Je parlerais de ma famille Tant, que c'en serait Han-Mer-Dent : « J'ai ma femme, mon fils, ma fille ; Oui, la petite est très gentille, Mais ça coûte. - C'est évident ! » Le mendiant, qu'est-ce qu'il coûte ? Titus disait : un heureux jour. Quand nous verrons plus d'une goutte, Chacun trouvera sur sa route Qu'avec cet homme, on fait l'amour. Je l'aime, comme une parente, Pauvre... mais ça... c'est un détail..., D'une façon bien différente. Si j'avais mille francs de rente. Je lui donnerais... du travail. Je lui dirais : Tu vas me faire Un bonhomme sur ce papier. - « Monsieur, je ne dessine guère, » Alors... de me foutre en colère, Trouves-tu cela trop... pompier ? Il dessinerait son bonhomme Bien ou mal, naturellement. Je dirais : Combien ? - « Telle somme. » Et je paierais ; c'est presque, en somme, Ce que fait le Gouvernement. Le mendiant, mais c'est mon frère ! Comment, mon frère ? Mais, c'est moi. Je commence par me la faire, La charité, la chose est claire. Tu te la fais aussi, va, Toi. Moi, souvent « je me le demande » Et demande, quand ça me plaît. Et bien ! pour ma langue gourmande, Plus que la vôtre n'est normande, Si saint Pierre ouvrait son volet Seulement pour une seconde : Si je suis là, si je le vois, Bien que je doute qu'il réponde, Je lui demande la plus ronde Des lunes qui rient dans les bois. Et si, - surprise ! et joie extrême ! - J'entends : « tiens ! enfant, la voici ! » Comme avec tes baisers que j'aime, Je me barbouille tout de crème, Sans seulement dire : merci.
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Le mendiant
L'être que j'adore en ce monde, Eût-il les pieds noirs et des poux, C'est le mendiant, il m'inonde Le cœur d'une extase profonde ; Je lui baiserais les genoux. D'abord il convient de vous dire Que si je ne l'adorais pas, Ça ferait peut-être sourire ; On penserait : Hé ! le bon sire ! Il a le « trac » pour ses ducats. Il a peur de faire l'aumône, Ou qu'on le vole, il a raison Dans la vie, ah ! tout n'est pas jaune, Et mon ami le plus béjaune Ne viendrait pas à la maison. Ou, s'il venait, il voudrait faire, Tout comme moi, les mêmes frais, Nous compterions, quelle misère ! Et s'il me cassait, quoi ? son verre ? Ah ! la tête que je ferais ! Je parlerais de ma famille Tant, que c'en serait Han-Mer-Dent : « J'ai ma femme, mon fils, ma fille ; Oui, la petite est très gentille, Mais ça coûte. - C'est évident ! » Le mendiant, qu'est-ce qu'il coûte ? Titus disait : un heureux jour. Quand nous verrons plus d'une goutte, Chacun trouvera sur sa route Qu'avec cet homme, on fait l'amour. Je l'aime, comme une parente, Pauvre... mais ça... c'est un détail..., D'une façon bien différente. Si j'avais mille francs de rente. Je lui donnerais... du travail. Je lui dirais : Tu vas me faire Un bonhomme sur ce papier. - « Monsieur, je ne dessine guère, » Alors... de me foutre en colère, Trouves-tu cela trop... pompier ? Il dessinerait son bonhomme Bien ou mal, naturellement. Je dirais : Combien ? - « Telle somme. » Et je paierais ; c'est presque, en somme, Ce que fait le Gouvernement. Le mendiant, mais c'est mon frère ! Comment, mon frère ? Mais, c'est moi. Je commence par me la faire, La charité, la chose est claire. Tu te la fais aussi, va, Toi. Moi, souvent « je me le demande » Et demande, quand ça me plaît. Et bien ! pour ma langue gourmande, Plus que la vôtre n'est normande, Si saint Pierre ouvrait son volet Seulement pour une seconde : Si je suis là, si je le vois, Bien que je doute qu'il réponde, Je lui demande la plus ronde Des lunes qui rient dans les bois. Et si, - surprise ! et joie extrême ! - J'entends : « tiens ! enfant, la voici ! » Comme avec tes baisers que j'aime, Je me barbouille tout de crème, Sans seulement dire : merci.
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En vertu des pouvoirs qui leur sont conférés Les muses réunies en conclave extraordinaire Sous le très haut patronage de la révérende muse Dérébénale M'ont défait chevalier de la Calypso Baron du Tiers-Ordre de l'Impénétrable Avec pour mission expresse la Jouissance plénière De l'Obéissance et de la Chasteté. Ainsi investi de Toute Puissance J'ai usé abusé de mes prérogatives Pour adouber de mes oxymores La virginité froissée des muses désabusées. Or de même que ce n'est pas le bonheur Mais la quête du bonheur qui nous vivifie C'est non pas l'orgasme mais la quête de l'orgasme qui sanctifie les muses. Les muses ne connaissent ni frustration Ni dégoût ni appétence particulière. Les muses ont toujours envie Et offrent tous leurs orifices avides à l'exploration, Au boire et au manger Des poètes maudits. C'est sans peur et sans reproches Qu'elles cèdent et rient aux éclats Sous les coups de boutoir des mots Qui giclent au fond de leur labyrinthe Et qui les fertilisent et les parfument De leur piment infiniment précieux. Les muses sont des hydres gourmandes  À la fois clitoridiennes, anales Buccales, vaginales, lustrales, Visuelles, olfactives, auditives Et zygomatiques Et c'est en cela qu'elles sont en même temps inverties Tendres et cruelles En dedans et en dehors d'elles mêmes Fatalement soumises à la passion Et hystériquement libérées Par effraction symbolique.
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Nov 28, 2019
Nov 28, 2019 at 4:09 AM UTC
En vertu des pouvoirs qui leur sont conférés
Maman est partie Elle n'est plus en vie Ella a quitté la terre Elle est au cimetière Maman est au-delà Elle est, en vérité, ça et là Maman est morte Et n'est plus en sorte Avec nous, sous le soleil Maman est au fond du ciel Elle nous regarde et nous entend Elle prend tout son bon temps A nous voir pleurnicher et crier Maman est avec la Vierge Marie Les deux nous écoutent et rient Avec une telle gaîté qu'elles pleurent Au paradis où personne ne meurt Maman est partie, en voyage On peut à peine la voir sur les nuages Maman est restée avec nous Elle est invisible, au sein de nous Et nous tous souhaitons aux autres mères Des heureux séjours au cimetière Que la terre soit légère! P.S. Ce poème est dédié à tous ceux et celles qui ont perdu ‘Maman'. Copyright © Avril 2024, Hébert Logerie, tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Nov 13, 2024
Nov 13, 2024 at 10:18 PM UTC
Maman Est Partie
Amour ! le seul péché qui vaille qu'on se damne, - En vain dans ses sermons le prêtre te condamne, En vain dans son fauteuil, besicles sur le nez, La maman te dépeint comme un monstre à sa fille ; - En vain Orgon jaloux ferme sa porte, et grille Ses fenêtres. - En vain dans leurs livres mort-nés, Contre toi longuement les moralistes crient, En vain de ton pouvoir les coquettes se rient ; - La novice à ton nom fait un signe de croix ; Jeune ou vieux, laid ou beau, teint vermeil ou teint blême, Anglais, Français, païen ou chrétien, - chacun aime Au moins dans sa vie une fois.
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Albertus (XLIX)
Personne ne change, dit-il Une étoile solitaire scintilla Invisiblement troublée Les cheveux gris en population croissante Les ongles tenances sans cesse rongés Les poils importuns sur la peau tachée La mémoire déteinte par la tormente La confiance aux dénouements meilleurs, absente L'affection velourée de l'abandon, omni-présente Ils en rient, sans gêne Pardonne-les, ils ne sont plus eux-mêmes Car depuis hier, depuis une seconde, depuis l'année passée Ils ont tous changé Comme si leur passé n'avait jamais existé L'étoile solitaire n'existe probablement plus Engoufrée par les siècle-lumières du néant Invisiblement gigantesque et absolu Elle a scintillé par des propos que tu as fait mentir On change tous, dit-elle dans ton imaginaire Pour le meilleur ou pour le pire Peu importe les milles facettes de l'univers Où nos choix discutables nous font atterrir
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Dec 30, 2019
Dec 30, 2019 at 10:38 PM UTC
On change tous