"rame" poems
Alors pourquoi juste maintenant?
C’était une nuit sur Bagneux
Nous étions mercredi soir à la station Montparnasse-Bienvenüe
Je portais ces mêmes vêtements noirs et ma veste grise achetée en Italie
Il ne faisait pas trop froid
Je rentrais chez moi, vingt heures
Mon regard croisa celui d'une jeune femme d'à peu près mon âge
Jolie, mince et calme, le visage d'opale et les deux pieds bien posés au sol
Avec insistance je la regardais
Elle me faisait tellement penser à celle que je n’arrive pas à être
Fixant le quai d'en face
Le métro était censé arriver dans une minute
Quand soudain
La tête me tourna
Je ne contrôlais plus aucun de mes mouvements
Je me suis approchée du mur, m’y suis appuyée tant bien que mal juste pour ne pas tomber
Et là, je ne sais pas très bien pourquoi
Mais la jeune femme que je ne cessais de regarder sauta sous la rame.
L’insupportable bruit
L’électricité
Le corps en mille morceaux
Les gens qui hurlent
Le métro qui s'arrête juste devant cet embrasement
Pourtant moi
Moi
Je ne disais rien
Je m'accrochais tant que je pouvais au mur
J'avais si peur de glisser à mon tour
Pourquoi elle
Elle était si jolie, si fine et si calme
Aucune rature sur son visage d'opale
Rien
Tandis que moi...
Ce n’était qu’une autre nuit sur Bagneux.
May 17, 2012
May 17, 2012 at 5:43 AM UTC
Je n’y arriverai pas alors autant tout faire
…/…
Je t’emmerde ?
…/…
Je veux combattre des chattes puantes et dégoulinantes en me défonçant la
cervelle sous la rame d’un métro
Les poubelles ce soir débordaient de litres de sperme dégorgés pendant le week-end
Vous aviez dans le passé un bien joli cul
Mais je ne suce pas monsieur
Je rêve simplement
…/…
Je n’ai plus qu’à me faire kidnapper
Il ne me reste plus rien d’autre
…/…
Ceci est mon testament
…/…
Tu m’aimes ?
Parce que moi je n’aime que moi
…/…
Je ne suis que veines nécrosées, désabusées, vaine écrivaine immortelle, ivre de mots ensanglantés, qui mange des glaces dans la nuit noire en se faisant vomir de folie
…/…
Elle s’est réveillée un matin
Elle avait rêvé toute la nuit, elle se sentait plutôt bien
Elle ouvrit les yeux et se rendit compte que tout autour d’elle
lui était devenu étranger
Tout son monde, le meilleur comme le pire, avait disparu
Elle n’était plus que vide dans un corps qui ne bougeait plus.
Jul 20, 2012
Jul 20, 2012 at 6:57 AM UTC
Fanm, fanm, o fanm rapadou
Boubout mwen, bèsom, kòmansmanm
Nan kaye jounalye mwen chak jou
Chak jou se pou ou, se jou pa ou
Ou se nanm mwen, poto pitanmm
Mwen renmen ou chak jou
Chouchoum, mwen renmen ou.
Bèl fanm, bèl cheri, bèl bote
Ou nan kèm tout la jounen
Ou okipe nan nan lavi mwen
Ou se Princess mwen, gran Majeste
Ou se larenn mwen, yon gran sous
Fanm, fanm, o fanm dous
Oksijèn mwen, bèl dam mwen.
Fanm, fanm, kinanm mwen
Etwal nan syèl, lalin lavi mwen
Ou se yon poupe orijinal, bèl fanm
Ou se moun ki konn naje, e rame nan lanm
Ou se yon fanm ki byen akonpli nan la Bib
Fanm, fanm, o fanm sansib
Ou se solèy kap klere palmis mwen an.
Wi ou se yon fanm natal fondamantal
Anj gadyen mwen, sent vyèj mwen, ala ou bèl
Lavi pagen oken sans san ou, chouchou
Ou se trezòm, fanm, fanm, espwa mwen
Ou se kèm, rèv mwen, nanm mwen
Fanm, fanm misterye, mwen damou ou.
P.S. Tradiksyon 'Joyous Women's Day'
Ki ekri Pa Hébert Logerie
Copyright © Mas 2019, Hébert Logerie, Tout dwa rezève
Hébert Logerie se otè plizyè liv pwezi.
Mar 14, 2025
Mar 14, 2025 at 9:41 PM UTC
Nel marzo ebro di sole il grande arbusto
in mezzo al prato si coprì di gialli
fioretti: le novelle accese rame
salenti e ricadenti con superba
veemenza di getto dànno raggi
e barbagli a mirarle; e tu quasi odi
scroscio di fonte uscir da loro; e tutta
la Primavera da quell'aurea polla
ti si versa cantando entro le vene.
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Entends comme brame
Près des acacias
En avril la rame
Viride du pois !
Dans sa vapeur nette,
Vers Phoebé ! tu vois
S'agiter la tête
De saints d'autrefois...
**** des claires meules
Des caps, des beaux toits,
Ces chers Anciens veulent
Ce philtre sournois...
Or ni fériale
Ni astrale ! n'est
La brume qu'exhale
Ce nocturne effet.
Néanmoins ils restent,
- Sicile, Allemagne,
Dans ce brouillard triste
Et blêmi, justement !
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I tekla je krv
Tekla li je tekla,
Na sve strane!
Tuzno bese to vreme
Kad se lasta zaljubi u gavrana
I slomi svoje rame
ruke
Grehe I
SVE
Grane.
Nov 13, 2018
Nov 13, 2018 at 1:58 AM UTC
Un jour Ali passait : les têtes les plus hautes
Se courbaient au niveau des pieds de ses arnautes ;
Tout le peuple disait : Allah !
Un derviche soudain, cassé par l'âge aride,
Fendit la foule, prit son cheval par la bride,
Et voici comme il lui parla :
« Ali-Tépéléni, lumière des lumières,
Qui sièges au divan sur les marches premières,
Dont le grand nom toujours grandit,
Ecoute-moi, vizir de ces guerriers sans nombre,
Ombre du padischah qui de Dieu même est l'ombre,
Tu n'es qu'un chien et qu'un maudit !
« Un flambeau du sépulcre à ton insu t'éclaire.
Comme un vase trop plein tu répands ta colère
Sur tout un peuple frémissant ;
Tu brilles sur leurs fronts comme une faulx dans l'herbe
Et tu fait un ciment à ton palais superbe
De leur os broyés dans leur sang.
« Mais ton jour vient. Il faut, dans Janina qui tombe,
Que sous tes pas enfin croule et s'ouvre la tombe ;
Dieu te garde un carcan de fer
Sous l'arbre du segjin chargé d'âmes impies
Qui sur ses rameaux noirs frissonnent accroupies,
Dans la nuit du septième enfer !
« Ton âme fuira nue ; au livre de tes crimes
Un démon te lira les noms de tes victimes ;
Tu les verras autour de toi,
Ces spectres, teints du sang qui n'est plus dans leurs veines,
Se presser, plus nombreux que les paroles vaines
Que balbutiera ton effroi !
« Ceci t'arrivera, sans que ta forteresse
Ou ta flotte te puisse aider dans ta détesse
De sa rame ou de son canon ;
Quand même Ali-Pacha, comme le juif immonde,
Pour tromper l'ange noir qui l'attend hors du monde,
En mourant changerait de nom ! »
Ali sous sa pelisse avait un cimeterre,
Un tromblon tout chargé, s'ouvrant comme un cratère,
Trois longs pistolets, un poignard ;
Il écouta le prêtre et lui laissa tout dire,
Pencha son front rêveur, puis avec un sourire
Donna sa pelisse au vieillard.
Le 8 novembre 1828.
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La lune était sereine et jouait sur les flots. -
La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs îlots.
De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare.
Elle écoute... Un bruit sourd frappe les sourds échos.
Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
Battant l'archipel grec de sa rame tartare ?
Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur aile ?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d'un voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?
Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? -
Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l'onde avec des rames.
Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots.
On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine... -
La lune était sereine et jouait sur les flots.
Le 2 septembre 1828.
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