"pris" poems
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août
J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
5.8k
Puro tiis.. nakakainis!
Mukha nyong manipis!
Pengeng hapinis.
Isinulat ko ng lapis,
problemadong labis.
aking ninanais,
sarap na walang kaparis!
utak ay napapanis,
sa katulad nilang balawis,
kinukulang ka't nagpapawis,
ngunit sa iba'y labis labis!
gagambang may katis,
de lata **** lumolojis!
utak ay nabobopis,
nah! pambihirang patis!!
mabuti nalang as is,
nandiyan ka lagi mis,
sa tingin **** nakaka-pris,
nakakawala ng inis :)
pakiramdam ay namimis,
kahit man lang isang daplis.
labi **** ninanais-nais,
parang gusto kitang ikis!
Sep 2, 2010
Sep 2, 2010 at 5:55 AM UTC
II.
Oh ! vers ces vétérans quand notre esprit s'élève,
Nous voyons leur front luire et resplendir leur glaive,
Fertile en grands travaux.
C'étaient là les anciens. Mais ce temps les efface !
France, dans ton histoire ils tiennent trop de place.
France, gloire aux nouveaux !
Oui, gloire à ceux d'hier ! ils se mettent cent mille,
Sabres nus, vingt contre un, sans crainte, et par la ville
S'en vont, tambours battants.
À mitraille ! leur feu brille, l'obusier tonne,
Victoire ! ils ont tué, carrefour Tiquetonne,
Un enfant de sept ans !
Ceux-ci sont des héros qui n'ont pas peur des femmes
Ils tirent sans pâlir, gloire à ces grandes âmes !
Sur les passants tremblants.
On voit, quand dans Paris leur troupe se promène,
Aux fers de leurs chevaux de la cervelle humaine
Avec des cheveux blancs !
Ils montent à l'assaut des lois ; sur la patrie
Ils s'élancent ; chevaux, fantassins, batterie,
Bataillon, escadron,
Gorgés, payés, repus, joyeux, fous de colère,
Sonnant la charge, avec Maupas pour vexillaire
Et Veuillot pour clairon.
Tout, le fer et le plomb, manque à nos bras farouches,
Le peuple est sans fusils, le peuple est sans cartouches,
Braves ! c'est le moment !
Avec quelques tribuns la loi demeure seule.
Derrière vos canons chargés jusqu'à la gueule
Risquez-vous hardiment !
Ô soldats de décembre ! ô soldats d'embuscades
Contre votre pays ! honte à vos cavalcades
Dans Paris consterné !
Vos pères, je l'ai dit, brillaient comme le phare ;
Ils bravaient, en chantant une haute fanfare,
La mort, spectre étonné ;
Vos pères combattaient les plus fières armées,
Le prussien blond, le russe aux foudres enflammées,
Le catalan bruni,
Vous, vous tuez des gens de bourse et de négoce.
Vos pères, ces géants, avaient pris Saragosse,
Vous prenez Tortoni !
Histoire, qu'en dis-tu ? les vieux dans les batailles
Couraient sur les canons vomissant les mitrailles ;
Ceux-ci vont, sans trembler,
Foulant aux pieds vieillards sanglants, femmes mourantes
Droit au crime. Ce sont deux façons différentes
De ne pas reculer.
Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
2.2k
La belle lune qui dort dans la nuit,
Sa couleur de lumiere , elle est si jolie...
La belle lune qui j'ai vu ce soir,
Un trainen chaque gare.
Douce comme toi,
Elle est indécise, sa joie.
Le café qui tu as pris,
L'espérance pas encore finie.
La belle lune froide dans l'hiver,
Je t'offre une quimére.
La belle lune si claire, si amoureuse,
Je t'aime lune farceuse.
Victor Marques
Dec 14, 2009
Dec 14, 2009 at 8:32 AM UTC
Son regard a croisé le mien
Ses yeux ont percé les miens
J'ai été fauché par son parfum
Elle m'a souri, je lui ai pris la main
Maintenant ma peau connait la sienne et ne veux plus la quitter
Et mes mains tremblent a l'idée de ne plus la toucher
Les jours je rêve d'elle, et je rêve eveillé
La nuit j'admire son image qui ne peux me quitter
Mon coeur fond, ma tête craque du seul son de sa voix
Comme la neige s'effondre sous un seul de nos pas
Je suis tombé dans le piège.
Maintenant il faut qu'elle m'achève
Mais je suis seul, et j'ai froid
Je ne vois plus que ses yeux
Je n'entend plus que sa voix
Je tombe d'amour, je tombe dans le piège
Et dans ma chute je crois bien que je la vois
Qui se jette dans le vide, le vide au creu de mes bras
Ne me retenez pas.
Je suis tombé
Je ne veux plus me relever
Je ne vie plus que pour elle
Il m'en pousserai des ailes
Mais je suis tombé.
Je suis cloué.
Je suis tombé dans le piège.
Et si ce n'est qu'un rêve
Ne me reveillez pas.
Jul 17, 2014
Jul 17, 2014 at 8:55 AM UTC
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même.
Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde.
Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ?
Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
1.8k
La lune est coutumière
De naître tous les mois :
Mais quand notre lumière
Est éteinte une fois,
Sans nos yeux réveiller,
Faut longtemps sommeiller.
Tandis que vivons ores,
Un baiser donnez-moi,
Donnez-m'en mille encore,
Amour n'a point de loi :
A sa divinité
Convient l'infinité.
En vous baisant, Maîtresse,
Vous m'avez entamé
La langue chanteresse
De votre nom aimé.
Quoi ! est-ce là le prix
Du travail qu'elle a pris ?
Elle, par qui vous êtes
Déesse entre les Dieux,
Qui vos beautés parfaites
Célébrait jusqu'aux Cieux,
Ne faisant l'air, sinon
Bruire de votre nom ?
De votre belle face,
Le beau logis d'Amour,
Où Vénus et la Grâce
Ont choisi leur séjour,
Et de votre œil qui fait
Le soleil moins parfait ;
De votre sein d'ivoire
Par deux ondes secous (1)
Elle chantait la gloire,
Ne chantant rien que vous :
Maintenant en saignant,
De vous se va plaignant.
Las ! de petite chose
Je me plains sans raison,
Non de la plaie enclose
Au cœur sans guérison,
Que l'Archerocux
M'y tira de vos yeux.
1. Secous : Secoué.
1.6k
Sonnet.
Dans la salle à manger brune, que parfumait
Une odeur de vernis et de fruits, à mon aise
Je ramassais un plat de je ne sais quel met
Belge, et je m'épatais dans mon immense chaise.
En mangeant, j'écoutais l'horloge, - heureux et coi.
La cuisine s'ouvrit avec une bouffée,
- Et la servante vint, je ne sais pas pourquoi,
Fichu moitié défait, malinement coiffée
Et, tout en promenant son petit doigt tremblant
Sur sa joue, un velours de pêche rose et blanc,
En faisant, de sa lèvre enfantine, une moue,
Elle arrangeait les plats, près de moi, pour m'aiser ;
- Puis, comme ça, - bien sûr, pour avoir un baiser, -
Tout bas : " Sens donc, j'ai pris 'une' froid sur la joue..."
1.5k
retour au blanc
au banal
au bon sens
au commun
j’ai pas pris
de plan
je connais
le terrain
Mar 22, 2013
Mar 22, 2013 at 6:50 AM UTC
Tout est pris d'un frisson subit.
L'hiver s'enfuit et se dérobe.
L'année ôte son vieil habit ;
La terre met sa belle robe.
Tout est nouveau, tout est debout ;
L'adolescence est dans les plaines ;
La beauté du diable, partout,
Rayonne et se mire aux fontaines.
L'arbre est coquet ; parmi les fleurs
C'est à qui sera la plus belle ;
Toutes étalent leurs couleurs,
Et les plus laides ont du zèle.
Le bouquet jaillit du rocher ;
L'air baise les feuilles légères ;
Juin rit de voir s'endimancher
Le petit peuple des fougères.
C'est une fête en vérité,
Fête où vient le chardon, ce rustre ;
Dans le grand palais de l'été
Les astres allument le lustre.
On fait les foins. Bientôt les blés.
Le faucheur dort sous la cépée ;
Et tous les souffles sont mêlés
D'une senteur d'herbe coupée.
Oui chante là ? Le rossignol.
Les chrysalides sont parties.
Le ver de terre a pris son vol
Et jeté le froc aux orties ;
L'aragne sur l'eau fait des ronds ;
Ô ciel bleu ! l'ombre est sous la treille ;
Le jonc tremble, et les moucherons
Viennent vous parler à l'oreille ;
On voit rôder l'abeille à jeun,
La guêpe court, le frelon guette ;
A tous ces buveurs de parfum
Le printemps ouvre sa guinguette.
Le bourdon, aux excès enclin,
Entre en chiffonnant sa chemise ;
Un oeillet est un verre plein,
Un lys est une nappe mise.
La mouche boit le vermillon
Et l'or dans les fleurs demi-closes,
Et l'ivrogne est le papillon,
Et les cabarets sont les roses.
De joie et d'extase on s'emplit,
L'ivresse, c'est la délivrance ;
Sur aucune fleur on ne lit :
Société de tempérance.
Le faste providentiel
Partout brille, éclate et s'épanche,
Et l'unique livre, le ciel,
Est par l'aube doré sur tranche.
Enfants, dans vos yeux éclatants
Je crois voir l'empyrée éclore ;
Vous riez comme le printemps
Et vous pleurez comme l'aurore.
1.5k
Hier soir près de l'Opéra une jeune femme m'accoste et me demande si je n'ai pas cinquante centimes d'euros. Nous nous regardons. Je réponds: "non, désolée". Elle dit : "que Dieu vous bénisse". La jeune femme repart. Ses cheveux, sa voix, sa démarche. Cette jeune femme je la connais. Je n'ai pas pris le temps de le lui dire.
Jan 20, 2013
Jan 20, 2013 at 11:57 AM UTC
Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues
Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,
Le sinciput plaqué de hargnosités vagues
Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ;
Ils ont greffé dans des amours épileptiques
Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs
De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques
S'entrelacent pour les matins et pour les soirs !
Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges,
Sentant les soleils vifs percaliser leur peau,
Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges,
Tremblant du tremblement douloureux du crapaud.
Et les Sièges leur ont des bontés : culottée
De brun, la paille cède aux angles de leurs reins ;
L'âme des vieux soleils s'allume, emmaillotée
Dans ces tresses d'épis où fermentaient les grains.
Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes,
Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour,
S'écoutent clapoter des barcarolles tristes,
Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour.
- Oh ! ne les faites pas lever ! C'est le naufrage...
Ils surgissent, grondant comme des chats giflés,
Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage !
Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés.
Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves,
Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors,
Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves
Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors !
Puis ils ont une main invisible qui tue :
Au retour, leur regard filtre ce venin noir
Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue,
Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir.
Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales,
Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever
Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales
Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever.
Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières,
Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés,
De vrais petits amours de chaises en lisière
Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés ;
Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule
Les bercent, le long des calices accroupis
Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules
- Et leur membre s'agace à des barbes d'épis.
1.4k
Tel qu’une toile d’araignée
La grande ville fond sous la chaleur,
punie par un hiver trop absurde
Tes pieds collent au trottoir et
tes mains sont paralysées
par les fils fins de cette vaste piège
La nuit, quand la température baisse,
quand, enfin, la toile te lâche,
tu cours vers Alice, en avalent des capsules
du bonheur suprême,
une gorgée après une autre
tout dans l’espoir de regagner
son pays de merveilles
Hélas, elle est morte,
tu te trompes, en vain
T’en rappelles-tu ?
Tu l’as enterrée mille fois
& elle n’aurait jamais reconnu,
de toute façon,
ton visage usé par tes voyages,
sans sens, au sud, au nord
Elle n’aurait jamais aimé
ta poitrine remplie de poussières
Depuis que Perséphone a pris le relais
ce n’est plus pareil
Jul 17, 2013
Jul 17, 2013 at 11:04 AM UTC
Når først det har stået på i nogen tid, så begynder det at kede mig. Uanset følelse, varighed, eller pris.
Så vil det aldrig være nok.
Dette gælder både mit
Kærlighedsliv
Dobbeltliv
Byliv
Når først det har kedet mig i nogen tid, så begynder det at ødelægge mig. Uanset betydning, konsekvens eller mængde.
Så vil det aldrig holde op.
Dette gælder både min
Dysfunktion
Frustration
Depression
(f.b)
Dec 15, 2014
Dec 15, 2014 at 7:28 PM UTC
Après nos bons coups,
ca se rend a un fin,
on se rend a la fin de la route,
le temps on a eu ensemble te dits rien,
je me demande si on pourrait s'aimer,
maintenant que je suis des miliers de km de toi,
maintenant on n'a que se demander,
c'est tu encore toi et moi?
Je sais que j'ai pas pris avantage
de notre temps emsemble,
je sais que je dois être sages,
pour attendre a la prochaine fois,
suis je capable?
ou trouvera tout quel qu'un d'autre?
Un jour on va s'aimer encore,
et non maintenant
il faut juste avoir un peu d'espoir
Jul 26, 2012
Jul 26, 2012 at 1:10 PM UTC
Je ne plus comprendre comment aimer.
Toi,
t'as parti sans moi.
Tu m'avais laisser dans la rue sans un pull,
sans une tête,
sans un cœur.
Tu l'as pris comme la diable que tu es.
Mais,
je t'aime, je t'aime, je t'aime.
Je ne comprends pas comment tu peux pas m'aimer comme je t'aime,
ma belle.
On peux changer le monde entier.
Toi,
tu peux changer ma vie simplement avec un regarde
de tes yeux trop bleu.
Les yeux de la mer.
Les yeux bleu comme la mer et violent comme des vagues.
Les vagues intensifs qui cognes sur le sable de mon cœur.
Si je peux m’arrêter de t'aimer, je le ferai,
mais,
comme je peux jamais arrêter de t'aimer,
ici je resterai, tout seul avec mon tasse de thé vert.
Dec 22, 2012
Dec 22, 2012 at 12:15 PM UTC
lâche, lâche mes poignets
qui sont terriblement lourds
je l'ai laissé découvrir ce champ
& il a mis son cœur dans son cul
il s'est endormi sur la plage &
les vagues grises approchent
comme un enfant au berceau
ou plutôt, un vieil homme
crevé dans son tombeau?
laisse, laisse les heures fondent
enchaînées, l'une après l'autre
les temps que son corps
ne laisse aucun empreint,
qu'il soit pris par la mer,
j'aurais bu l'ensemble des océanes,
volontairement, les mains attachées
mais l'eau salée brûle mes lèvres
autant que ma parole morde
recule, recule, c'est le moment
je l'abandonne sur les rochiers
pour aller coucher avec le soleil
l'aube, je reviendrai manger,
engloutir ses côtes pétrifiés,
enterrer ses os sous les châteaux
de sable qui peignent et tapissent
l'horizon de ce festin cannibale
Apr 2, 2013
Apr 2, 2013 at 4:29 PM UTC
Je danse au milieu des miracles
Mille soleils peints sur le sol
Mille amis Mille yeux ou monocles
M'illuminent de leurs regards
Pleurs du pétrole sur la route
Sang perdu depuis les hangars
Je saute ainsi d'un jour à l'autre
Rond polychrome et plus joli
Qu'un paillasson de tir ou l'âtre
Quand la flamme est couleur du vent
Vie ô paisible automobile
Et le joyeux péril de courir au devant
Je brûlerai du feu des phares.
1.1k
Toulouse en Hiver
Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole,
Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses,
Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer,
L’hiver a déjà pris possession de la ville.
Mais sitôt venu le solstice d’hiver,
L'assombrissement de la lumière des jours
S’estompe en partie grâce aux feux de la ville.
Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières.
Ensuite viennent les premières journées de froidure ;
Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil,
Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse
Et le chaland se ferait rare et casanier.
Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés,
Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus,
Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes,
Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux.
Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête
Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses
Quel dommage que son empire soit si éphémère.
et se transforme vite en débâcle boueuse.
Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes,
Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer.
Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne,
Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense.
Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance
Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher»
Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été,
Et de leurs promesses charmantes et enivrantes.
Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs,
Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante,
Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville.
Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace».
Paul Arrighi
Jan 13, 2017
Jan 13, 2017 at 9:41 AM UTC
din historie rodfæster en sandhed i mig
om cigarrøg og fremmede mennesker
deres magt over kønnet og min krop
i forestillingen;
jeg mister arme
jeg ser mit kød hvordan det forsvinder
(det nemme er at falde fra)
indersiden af låret
mavens rundhed brysternes buen ansigtets rene træk
mine læber; deres måde at skille på
nu vender jeg dem altid på vrangen før jeg går ud
i alle disse berøringer
disse berøringer
i én smeltet masse af hud og hår
*
I just want you to know (jeg ser ikke længere hendes ansigt)
i minderne;
kun krop
kun krop
kun krop
*
der vokser et svigt i mig
i mine øjenvipper
når jeg græder tårer som rammer andres hudlag
diffunderer
fra væske til følelse til en berøring to mennesker imellem
vores relation er ikke andet end tag på hud
og afstumpede nik gennem bevoksede ***
*
I metroen;
altid metroen et ikke *** vi kører imod
et transportmiddel der opsluger. du kan se det i øjnene på disse ”mennesker” i ikke-rummet.
og ud på skinnerne, de drømmer, stigende over kanten. En stemme;
attention à la marche en descendant du train
og jeg retter opmærksomhed, for jeg stoler mere og mere på stemmer uden ansigter
på højtalermagt
end på alle de mennesker, jeg kender.
*
I metroen;
jeg er så træt af at være træt af hans opførsel
catcalling som fænomen, der stammer fra metroens ikke-rum
det må det gøre !
den opslugende kraft, han kan lugte den den hænger i luften,
og alle er usikre
må man gerne efterlade sit liv inden man stiger ind?
attention à ton corps et ta voix
du ved aldrig hvilket ansigt han bærer
*
det er en forventning om at være utilpas, der bor i mig.
en forventning om
at blive catcallet
at mærke fremmede mænds hænder på min krop
at iklæde mig tøj jeg tør gå alene hjem i
at sove på gulvet hos venner for at undgå natbussen
*
jeg ved godt
at ikke alt er mit eget valg
*
og jeg brækker mig i metroen i en uber på gaden i min egen opgang
og jeg skammer mig over skammen
den skam forbundet med fremmedes ord og handlinger
*
du ventede engang på boulevard Saint-Denis
og en mand spurgte dig om hvor meget du kostede for at være hans
én hel nat
og det tog mig én hel dag at forstå din tavshed overfor ham
han kan ikke gå og forvente at alle kvinder på gaden potentielt kan være hans til den rette pris
VI EJER IKKE HINANDEN
OG JEG ER TRÆT AF MIG SELV
NÅR JEG LØBER VEJEN FRA MIN METRO TIL MIN HOVEDDØR
og ånder lettet op
bag en låst dør
Aug 22, 2019
Aug 22, 2019 at 9:08 AM UTC
A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes
(Dédié à Abder, Jean-Pierre et Toinou)
Le soleil était brûlant
Et la chaleur comme du plomb
Pas possible de rester à l'intérieur,
Dans l'étuve, alors je sorti
Me protéger sous un parasol,
ou ce qui en tenait lieu
Tenant le verre
De «coca-glaçons» a la main.
Les parasols tamisaient mal
L'ardeur du soleil.
Mais un Zéphyr nous donnait
un souffle de fraîcheur,
Si bienfaisante,
Que je commençais
A me sentir bien et être
moins oppressé par le rythme fou
la fureur et les violences
du Monde et à me réconcilier
avec cette myriade de visages
Si variés de l'humanité
parcourant, rapides et pressés
allez savoir pourquo ? En ce
Dix-huit juillet, la «rue des Filatiers».
Les demoiselles, courts vêtues.
Étaient ravissantes, en cet été,
Ou ne manquaient que les faunes,
décidés à les séduire,
Et parfois, un éclair de chair
Entrevue, virevoltant, comme
un poisson volant.
Venait troubler mon calme
En aiguiser des désirs enfouis.
Je vis passer l'ami d'Abder
Étrangement pressé; je le hélais
Il me dit aller prendre son café Italien,
Et être enfin en vacances,
L'après-midi s'annonçait
Délicieuse et je commençais
A congédier tout stress
Et toute entrave à la délicieuse
Sensation de se sentir vivre,
Je me pris a songer aux lézards
Des rochers de notre Corse
Et aux chants des oiseaux.
Le temps, s'était comme arrêté
et l’ une horloge s’était cassée
Seul, s'imposait, à moi
L'impératif et le goût de vivre
Mais aussi de ressentir intensément,
cette sensation aiguë et finalement trop rare,
De se sentir vivre, partie prenante
Du rythme de la rue et de des flâneurs.
Je songeais à Jean-Sol Partre
A ces philosophies de l'existence
Qui sont, le Maître l’a dit: «un Humanisme»
Et à ce quartier des Carmes,
Enchanteur et fébrile,
que j'ai toujours aimé
pour sa variété de lumières
d'accents et de saveurs.
J'ai voulu durant de longs instants
pouvoir figer ce moment
Et à ce que les visages de la vie
restent si charmeurs et variés
J'avais face à moi ce bouquet de vie
s'écoulant à ce coin de rues
Devant le café «Le Matin»
Faisant assurément partie.
De mes bars préférés à Toulouse
Car l'on y voit passer
Tant d'inconnus et de figures amies.
Paul Arrighi
Jul 26, 2016
Jul 26, 2016 at 10:17 AM UTC
Sonnet pour Fiammetta, la Belle Vénitienne
De Boccace, tu as pris la flamme, qui brille dans ses cheveux d’or. Mais jalouse, tu ne l’es pas, et nous souris si joliment. Tu es, italienne du Nord, ardente, dans es entreprises, de poésie aussi éprise. Avant tout, tu es un trésor. Fiammetta, tu es décidée, et **** des obstacles semés, tu réalises tes projets. Fiammetta, tu es romantique, Mais pas comme une Ophélie Tu es romantique dans l’action.
Paul d’ Aubin (Arrighi)
Dec 13, 2014
Dec 13, 2014 at 12:27 PM UTC
Hummmm.
Mon Immortelle, mes aïeux !
Comme tu es appétissante !
Je n'en crois pas mes yeux !
J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran.
J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu,
Tellement tu étais proche, magnifiée !
Mais je me suis retenu
et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires
car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand
si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder
Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds
et la moue sur tes lèvres couleur aubergine
Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux,
Détail après détail,
de tes accessoires, de tes épices.
Oh ne m'en veux pas
Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler
Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche
Mais tes accessoires
Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel !
Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques
Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade
Tes boucles d'oreille et ton collier d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse!
Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi !
Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main
Des fleurs, encore des boutons de fleurs !
De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ?
Tes deux bracelets d'argent au poignet gauche
Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs
Et tes mocassins bleus assortis.
Et ton pantalon blanc bien évidemment !
Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine !
Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine
Sans être toi tout en étant toi.
Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts.
Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel !
Et je sais désormais que tu es fleur caméléon,
Je sais les couleurs de ta quintessence :
Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou
Dorée au bout des doigts
et marron et blanche sur fond bleu,
Toute de lianes et feuilles et clochettes
Toute fleurs de safran, gingembre, curcuma
Piment, tamarin et cannelle
Des épaules aux cuisses !
Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur,
Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
Aug 27, 2019
Aug 27, 2019 at 5:18 AM UTC
(Sur la prise de Maastricht.)
Sonnet.
Grand roi, Maastricht est pris, et pris en treize jours :
Ce miracle était sûr à ta haute conduite,
Et n'a rien d'étonnant que cette heureuse suite
Qui de tes grands destins enfle le juste cours.
La Hollande, qui voit du reste de ses tours
Ses amis consternés, et sa fortune en fuite,
N'aspire qu'à baiser la main qui l'a détruite,
Et fait de tes bontés son unique recours.
Une clef qu'on te rend t'ouvre quatre provinces ;
Tu ne prends qu'une place et fais trembler cent princes ;
De l'Escaut jusqu'à l'Ebre en rejaillit l'effroi.
Tout s'alarme ; et l'Empire à tel point se ménage,
Qu'à son aigle lui-même il ferme le passage
Dès que son vol jaloux ose tourner vers toi.
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