"princesse" poems
I stepped into the house and removed
my rain-soaked shoes on the grizzled entrance mat.
No one in the kitchen.
Though the aroma lingered, the coffee *** had turned itself off.
I touched the glass -- cool.
No one in the living room.
Half a pair of sequined flats were in the dog's mouth,
half a lady's pantsuit -- the black legs -- lied on the floor.
A soap opera on the screen, the volume low, the gold-tipped ceiling fan oscillating,
and Serge Gainsbourg's Histore de Melody Nelson played down the hall.
I followed the breathy vocals and wandering baseline to my room,
and there she sat.
The blinds open, veiny rain running along the pane,
on the beige carpeted floor, next to my unmade bed,
criss-crossed Jessica.
"Hey, sweetheart," I said.
Jessica smiled.
When she smiles, her cheeks go flush,
she lowers her head slowly, embarrassed,
but yet when she laughs,
she laughs loudly, boldly.
I've never understood that.
Jessica was wearing a white, spaghetti-strap undershirt
and blue cotton *******
Her brunette curls -- down, reaching past her shoulders.
Her toenails -- painted purple and chipped.
Newspapers lied strewn about her,
with puddles of acrylic paint atop them.
In her lap,
a white canvas stapled to a wooden backing frame.
She sang,
*"Princesse des ténèbres, archange maudit,
Amazone modern' style que le sculpteur,
En anglais, surnomma Spirit of Ecstasy."*
as she painted two lovers growing together
like curious oak trees.
I sat behind her on my bed. Pushed aside the tangled sheets.
She craned her neck to kiss my cheek sweetly.
"How was your day?" I asked.
"Oh, who cares," she responded.
Her eyebrows lifted, her fingertips traced my thigh,
"Tell me something beautiful."
"What?"
She dipped her paintbrush in red, in white and applied them
to the lovers' lips.
"Tell me something beautiful."
"I can't think of anything," I said.
"Try."
Sep 28, 2012
Sep 28, 2012 at 12:03 AM UTC
Madrid, princesse des Espagnes,
Il court par tes mille campagnes
Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs.
La blanche ville aux sérénades,
Il passe par tes promenades
Bien des petits pieds tous les soirs.
Madrid, quand tes taureaux bondissent,
Bien des mains blanches applaudissent,
Bien des écharpes sont en jeux.
Par tes belles nuits étoilées,
Bien des senoras long voilées
Descendent tes escaliers bleus.
Madrid, Madrid, moi, je me raille
De tes dames à fine taille
Qui chaussent l'escarpin étroit ;
Car j'en sais une par le monde
Que jamais ni brune ni blonde
N'ont valu le bout de son doigt !
J'en sais une, et certes la duègne
Qui la surveille et qui la peigne
N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ;
Certes, qui veut qu'on le redresse,
N'a qu'à l'approcher à la messe,
Fût-ce l'archevêque ou le roi.
Car c'est ma princesse andalouse !
Mon amoureuse ! ma jalouse !
Ma belle veuve au long réseau !
C'est un vrai démon ! c'est un ange !
Elle est jaune, comme une orange,
Elle est vive comme un oiseau !
Oh ! quand sur ma bouche idolâtre
Elle se pâme, la folâtre,
Il faut voir, dans nos grands combats,
Ce corps si souple et si fragile,
Ainsi qu'une couleuvre agile,
Fuir et glisser entre mes bras !
Or si d'aventure on s'enquête
Qui m'a valu telle conquête,
C'est l'allure de mon cheval,
Un compliment sur sa mantille,
Puis des bonbons à la vanille
Par un beau soir de carnaval.
2.2k
*Those tender soft lips,
Ah, those heavenly hips.
One'd never tend to miss,
After along time of resist,
He said:
"Girl, I would grab you from the hips,
Those big, cherry lips, I'd widly kiss."
She nodded her head,
And grabbed him by the shirt,
In a ********* scrumptious dissmiss,
She'd whisper and temptingly hiss,
"Boy, Take it easy!"*
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Aug 8, 2015
Aug 8, 2015 at 11:32 AM UTC
Quand nous habitions tous ensemble
Sur nos collines d'autrefois,
Où l'eau court, où le buisson tremble,
Dans la maison qui touche aux bois,
Elle avait dix ans, et moi trente ;
J'étais pour elle l'univers.
Oh ! comme l'herbe est odorante
Sous les arbres profonds et verts !
Elle faisait mon sort prospère,
Mon travail léger, mon ciel bleu.
Lorsqu'elle me disait : Mon père,
Tout mon coeur s'écriait : Mon Dieu !
À travers mes songes sans nombre,
J'écoutais son parler joyeux,
Et mon front s'éclairait dans l'ombre
À la lumière de ses yeux.
Elle avait l'air d'une princesse
Quand je la tenais par la main.
Elle cherchait des fleurs sans cesse
Et des pauvres dans le chemin.
Elle donnait comme on dérobe,
En se cachant aux yeux de tous.
Oh ! la belle petite robe
Qu'elle avait, vous rappelez-vous ?
Le soir, auprès de ma bougie,
Elle jasait à petit bruit,
Tandis qu'à la vitre rougie
Heurtaient les papillons de nuit.
Les anges se miraient en elle.
Que son bonjour était charmant !
Le ciel mettait dans sa prunelle
Ce regard qui jamais ne ment.
Oh ! je l'avais, si jeune encore,
Vue apparaître en mon destin !
C'était l'enfant de mon aurore,
Et mon étoile du matin !
Quand la lune claire et sereine
Brillait aux cieux, dans ces beaux mois,
Comme nous allions dans la plaine !
Comme nous courions dans les bois !
Puis, vers la lumière isolée
Étoilant le logis obscur,
Nous revenions par la vallée
En tournant le coin du vieux mur ;
Nous revenions, coeurs pleins de flamme,
En parlant des splendeurs du ciel.
Je composais cette jeune âme
Comme l'abeille fait son miel.
Doux ange aux candides pensées,
Elle était gaie en arrivant... -
Toutes ces choses sont passées
Comme l'ombre et comme le vent !
À Villequier, le 4 septembre 1844.
1.4k
*Sapphire Eyes Of An Astral Mermaid,
Perpetual Eternities & Her Sundrenched Serenades,
Myriad Odysseys & Spellbound Fairytales,
Veiled In Elysian Elegance Of Her Harmonious Tales,
****** Landscapes & Electric Fire,
Stellar Cloudscapes Of Her Ecstatic Desires,
Spatial Matrix Of An Emerald Queen,
An Ethereal Butterfly Perpetually Serene,
Colored Screenshots & Blue Moon Foundations,
Wrecking Overdose Of Her Summer Seductions,
Synthetic Transformations Of Her Sun Caged Maze,
Interstellar Canvas Painted In Her Galactic Sage,
Searchlights Trapped In Her Floral Vortex,
Eternal Burns Streaming Spectral ***
Supernova Charades & Her Uncharted Palisades,
Dewdrops Verses Drenched In Her Toxic Shades,
Restrained Insanity & Crystal Heartbeats
Stained Perspectives Of Her Intimate Deceits,
Phantasmal Radiance To Her Billion Dreams,
Enigmatic Raves Blossoming Into Epiphanic Realms.
- 05:47 AM -*
Apr 10, 2017
Apr 10, 2017 at 8:32 PM UTC
L'un toujours vit la vie en rose,
Jeunesse qui n'en finit plus,
Seconde enfance moins morose,
Ni vœux, ni regrets superflus.
Ignorant tout flux et reflux,
Ce sage pour qui rien ne bouge
Règne instinctif : tel un phallus.
Mais moi je vois la vie en rouge.
L'autre ratiocine et glose
Sur des modes irrésolus,
Soupesant, pesant chaque chose
De mains gourdes aux lourds calus.
Lui faudrait du temps tant et plus
Pour se risquer hors de son bouge.
Le monde est gris à ce reclus.
Mais moi je vois la vie en rouge.
Lui, cet autre, alentour il ose
Jeter des regards bien voulus,
Mais, sur quoi que son œil se pose,
Il s'exaspère où tu te plus,
Œil des philanthropes joufflus ;
Tout lui semble noir, vierge ou gouge,
Les hommes, vins bus, livres lus.
Mais moi je vois la vie en rouge.
Envoi
Prince et princesse, allez, élus,
En triomphe par la route où je
Trime d'ornières en talus.
Mais moi, je vois la vie en rouge.
1.1k
Ma douce main de maîtresse et d'amant
Passe et rit sur ta chère chair en fête,
Rit et jouit de ton jouissement.
Pour la servir tu sais bien qu'elle est faite,
Et ton beau corps faut que je le dévête
Pour l'enivrer sans fin d'un art nouveau
Toujours dans la caresse toujours prête.
Je suis pareil à la grande Sappho.
Laisse ma tête errant et s'abîmant
À l'aventure, un peu farouche, en quête
D'ombre et d'odeur et d'un travail charmant
Vers les saveurs de ta gloire secrète.
Laisse rôder l'âme de ton poète
Partout par là, champ ou bois, mont ou vau,
Comme tu veux et si je le souhaite.
Je suis pareil à la grande Sappho.
Je presse alors tout ton corps goulûment,
Toute ta chair contre mon corps d'athlète
Qui se bande et s'amollit par moment,
Heureux du triomphe et de la défaite
En ce conflit du cœur et de la tête.
Pour la stérile étreinte où le cerveau
Vient faire enfin la nature complète
Je suis pareil à la grande Sappho.
Envoi
Prince ou princesse, honnête ou malhonnête,
Qui qu'en grogne et quel que soit son niveau,
Trop su poète ou divin proxénète,
Je suis pareil à la grande Sappho.
1k
Je suis votre reine,
et vous savez que je t'aime.
C'est la raison pour laquelle je vous poignarde
avec des mots meurtrières dans une belle langue.
Je suis une reine,
J'aime vous montrer le royaume- qui est votre frère.
Parfois, je le partage,
et parfois j'aime régner avec une poigne de fer
et le ramener sur votre cou.
Je suis une reine,
aussi ridicule que Antoinnete.
Je suis une reine
qui est menacée par sa princesse.
Mar 27, 2014
Mar 27, 2014 at 12:41 PM UTC
Le colosse pleure.
Il bouillonne
Il a soif.
Il crie de sa voix frémissante :
H2O !
Ses lèvres sont en ébullition
Il délire
Il voit partout ton eau en mirage
H2O ! H2O !
Hache deux eaux ! Hache deux eaux !
Et tu ne sais que faire
Pour le faire taire.
Tu lui murmures un cantique à l'oreille
Zozo lait, zozo lait rhum
Et tu l'allaites de ton fleuve tiède
Essi ozo
Solide liquide et gazeuse
Il te trait à gros bouillons
Essi ozo
Hache deux eaux
Essi ozo
Les eaux de la Volta
Les eaux de la Seine
Les eaux des Trois Rivières
Et des Vieux-Habitants
Les eaux du Gange
Bouent et s'évaporent
À cent degrés C
En grosses bulles sulfureuses
Au coin de ses lèvres chaudes
Qui s'abreuvent dans l'oasis de ta béatitude .
Oct 29, 2019
Oct 29, 2019 at 5:52 AM UTC
I am the Princesse Lointaine -
though you see me there
adored by many men
with all my flowing hair
wrapped around my shoulders bare
and a twinkle in my eye,
I smile for one the same as all
with my eyes as blue as sky
I needn't even really try
but they must if they desire
to catch my heart or fleeting glance
to catch my burning fire
Though to me they may aspire
their efforts win not my affection
For I am the Princesse Lointaine
I love only my beautiful reflection
Mar 30, 2013
Mar 30, 2013 at 8:52 PM UTC
it is pouring. it is washing away my troubles. it is clearing my head of rubble.
brigades of lovesoldiers. revolutionaries of hearts and stars.
congregants of the sky goddesses of love freaks. sweetly sordid little creatures.
the tendency is to ignore the problem until it becomes more manageable///
how has that been going so far for you, sweet darling?
do you feel the relief you so hoped for? or are your lungs (these doors) being kicked in. leaving you exposed and unready. unkempt and unruly.
switchblade princess. magnifique. petite princesse qui veut avoir toutes choses.
mais moi, je ne sais pas qui je suis, ou je dois aller et comment je peut boire l’eau de l’amour sans devenir alcoolique.
Aug 30, 2014
Aug 30, 2014 at 1:09 AM UTC
Mon amie, ma muse
Nue et sincère
Tu cherches l'oiseau rare,
L'âme effervescente aux yeux d'eau noire,
Aux yeux sans visage
De sel, de cendre, de vin
Qui te ressemble
Et qui profusément te rassemble
Entre tumescences et détumescences.
Tu l'appelles Décébale, géant guerrier de pierre,
Tu le pries Gilgamesh, immortel héros mythique,
Tu le couves des yeux Lucifer,
Ange déchu, doux démon
Entre tumescences et détumescences
Tu les synthétises, tu les allaites
Tu les baptises et débaptises
Tu les tatoues
En femelle animale virginale
En chatonne de lynx captive
Un jour Regina, le lendemain Jao, le surlendemain Zoé.
Je l'appelle sublime élan vital,
Entre zénith et nadir, incandescence.
Il se manifeste entre boursouflures,
Dilatations, bascules,
Turgescences, érections, éruptions, bandaisons,
Flux et reflux de sang et de sève,
Marées basses, dégorgements,
Enflures, dégonflements, coulées de lave.
Alors dans cet entre-deux parfait où les eaux
Animales, humaines et divines
Se déversent en impossible amour
Ton masque entre en transe
Et tu nages jusqu'au delta lustral
Des colombes aux abois.
Tu es Dyonissia, tu es Aura, Gradiva,
Annabel Lee, Princesse Brambilla,
Tu es immortelle, tu es Tout-Monde
Entre tumescences et détumescences
Tu renais immortelle.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:17 PM UTC
Que tu me plais dans cette robe
Qui te déshabille si bien,
Faisant jaillir ta gorge en globe,
Montrant tout nu ton bras païen !
Frêle comme une aile d'abeille,
Frais comme un coeur de rose-thé,
Son tissu, caresse vermeille,
Voltige autour de ta beauté.
De l'épiderme sur la soie
Glissent des frissons argentés,
Et l'étoffe à la chair renvoie
Ses éclairs roses reflétés.
D'où te vient cette robe étrange
Qui semble faite de ta chair,
Trame vivante qui mélange
Avec ta peau son rose clair ?
Est-ce à la rougeur de l'aurore,
A la coquille de Vénus,
Au bouton de sein près d'éclore,
Que sont pris ces tons inconnus ?
Ou bien l'étoffe est-elle teinte
Dans les roses de ta pudeur ?
Non ; vingt fois modelée et peinte,
Ta forme connaît sa splendeur.
Jetant le voile qui te pèse,
Réalité que l'art rêva,
Comme la princesse Borghèse
Tu poserais pour Canova.
Et ces plis roses sont les lèvres
De mes désirs inapaisés,
Mettant au corps dont tu les sèvres
Une tunique de baisers.
574
Tu es foisonnement de Ganges,
Ma cousine sublime,
Ma princesse du sang,
Mon aimante guérisseuse,
Et je remonte avec toi
Ta généalogie prolifique.
En toi je vois l'aieule,
En toi je vois le nouveau-né,
Et toutes les arrière arrière générations
Qui se relaient inlassablement
Et têtent
Dans le cours de tes eaux tribales.
Tu es confluence
Bouillonnement
Effervescence
De tous ces sangs qui se bousculent
S'entrechoquent
Se jalousent
Se regardent en chiens de faïence
Se mordent et se rebellent
Se saignent et se régénèrent
Dans la dérive des continents.
Ta langue est ronde comme la terre
Et c'est le vaisseau fidèle qui m'entraîne, aspirine et suppositoire,
Entre les contreforts de ta chair ferme
Dimanche après dimanche
Pour faire mes dévotions tourbillonnantes
À toutes les reines thaumaturges
Qui t'ont précédée
Et sont en marche solidaire et perpétuelle en toi.
Nov 17, 2019
Nov 17, 2019 at 4:31 AM UTC
Ô fontaine Bellerie,
Belle fontaine chérie
De nos Nymphes, quand ton eau
Les cache au creux de ta source
Fuyantes le Satyreau,
Qui les pourchasse à la course
Jusqu'au bord de ton ruisseau.
Tu es la Nymphe éternelle
De ma terre paternelle :
Pour ce, en ce pré verdelet
Vois ton Poète qui t'orne
D'un petit chevreau de lait,
A qui l'une et l'autre corne
Sortent du front nouvelet.
L'Été, je dors ou repose
Sur ton herbe, où je compose,
Caché sous tes saules verts,
Je ne sais quoi, qui ta gloire
Enverra par l'Univers,
Commandant à la Mémoire
Que tu vives par mes vers.
L'ardeur de la Canicule
Ton vert rivage ne brûle,
Tellement qu'en toutes parts
Ton ombre est épaisse et drue
Aux pasteurs venants des parcs,
Aux bœufs las de la charrue,
Et au ******* épars.
Ô ! tu seras sans cesse
Des fontaines la princesse,
Moi célébrant le conduit
Du rocher percé, qui darde,
Avec un enroué bruit,
L'eau de ta source jazarde
Qui trépidante se suit.
412
Stances irrégulières.
À Madame la princesse D'Hatzfeld.
Le bonheur ici-bas tient à bien peu de chose.
Vous ne l'ignorez pas ; vous savez, d'après vous,
Que le sort au hasard porte souvent ses coups,
Et que l'aquilon en courroux
N'épargne pas même la rose.
Aussi n'êtes-vous pas de ces cœurs rigoureux
Qui, prompts à condamner ceux que le sort opprime,
Dans un revers n'ont jamais vu qu'un crime ;
Compatissante aux malheureux,
Étrangère aux calculs d'une froide prudence,
Aussi vous voyons-nous réparer envers eux
Les oublis de la Providence.
Bien qu'à l'agneau tondu Dieu mesure le vent,
J'aime qu'une bergère ait un cœur secourable.
Dieu ne souffle pas seul, hélas ! et plus souvent
Aux tondeurs qu'aux tondus le vent est favorable.
Au vent qui m'a fané reverdit Richelieu.
Pauvres humains ! point de milieu :
Oui, dans ce siècle impitoyable,
Dès qu'on vous recommande à Dieu,
C'est qu'on vous abandonne au diable.
Le doigt divin pourtant se révèle à moitié
Dans les maux dont il frappe une âme peu commune.
Didon devint meilleure au sein de l'infortune ;
En éprouvant la peine elle apprit la pitié.
L'or s'épure ainsi dans la flamme.
Comme elle, belle et bonne, ah ! qu'il vous sied, madame,
D'apprendre à cette école autant qu'elle en apprit.
C'est le propre d'un bon esprit,
Tout autant que d'une belle âme.
405
C'est une laide de Boucher
Sans poudre dans sa chevelure
Follement blonde et d'une allure
Vénuste à tous nous débaucher.
Mais je la crois mienne entre tous,
Cette crinière tant baisée,
Cette cascatelle embrasée
Qui m'allume par tous les bouts.
Elle est à moi bien plus encor
Comme une flamboyante enceinte
Aux entours de la porte sainte,
L'alme, la dive toison d'or !
Et qui pourrait dire ce corps
Sinon moi, son chantre et son prêtre,
Et son esclave humble et son maître
Qui s'en damnerait sans remords,
Son cher corps rare, harmonieux,
Suave, blanc comme une rose
Blanche, blanc de lait pur, et rose
Comme un lys sous de pourpres cieux ?
Cuisses belles, seins redressants,
Le dos, les reins, le ventre, fête
Pour les yeux et les mains en quête
Et pour la bouche et tous les sens ?
Mignonne, allons voir si ton lit
A toujours sous le rideau rouge
L'oreiller sorcier qui tant bouge
Et les draps fous. Ô vers ton lit !
377
Pardonne mon rêve
Au nom de tous les saints d'huile et de sang
Qui tachent le ciel de ta robe de satin
Que les plaisirs avaient choisi pour asile !
Treize fois treize lunes, ma muse, mon assyrienne
Ma très grande dame, ma princesse Armide
Treize fois treize lunes
Après que nous nous sommes rêvé
Entre vapeurs de rhum, masques et confettis
Dansant passacailles, rondeaux
Et mambos de ce carnaval antique.
Treize fois treize lunes, mon Armide
Que nous nous débattons
Dans les eaux d'Urdar du souvenir
De ce mercredi des Cendres où
Nous nous flairions de nos lunettes magiques :
Dans une lente pantomime. à costume.
Nous portions tous deux la lumière:
Moi, Ophioch du fin fond de l 'Ethiopie posant mes accords de guitare
et piégeant des vers nus et sincères pour qu'ils cousent ta grâce
Toi ma muse, en costume de Calin du fin fond des Carpates
Eiris, Colombine jouant de l 'aiguille de tes rires et tissant ton filet.
C'était il y a déjà cent soixante-neuf lunes
Et autant de soleils !
Et le carnaval bat encore la chamade !
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:07 PM UTC
I
Viens, ô toi que j'adore,
Ton pas est plus joyeux
Que le vent des cieux ;
Viens, les yeux de l'aurore
Sont divins, mais tes yeux
Me regardent mieux.
Avril, c'est la jeunesse ;
Viens, sortons, la maison,
L'enclos, la prison,
Le foyer, la sagesse,
N'ont jamais eu raison
Contre la saison.
Pour peu que tu le veuilles,
Nous serons heureux ; vois,
L'aube est sur les toits,
Et l'eau court sous les feuilles,
Et l'on entend des voix
Du ciel dans les bois.
Toutes les douces choses,
L'hirondelle au retour
Dans la vieille tour,
Les chansons et les roses
Et la clarté du jour,
Sont faites d'amour.
Aimer, c'est la première
Des lois du Dieu clément.
Le bois est charmant ;
Et c'est de la lumière,
Et c'est du firmament
Qu'on fait en aimant.
Belle, à la mort tout change ;
Le ciel s'ouvre, embaumé,
Superbe, enflammé,
Et nous dit : viens ! sois ange !
Mais qui n'a pas aimé
Le trouve fermé.
II
Mai dans les bois recèle
Les amours innocents,
Les amours innocents,
L'homme en est l'étincelle,
Les amours innocents,
La femme en est l'encens.
Couchez-vous sur la mousse
Dans le beau mois de mai ;
Dans le beau mois de mai,
La chose la plus douce
Dans le beau mois de mai
C'est quand on est aimé.
Parcourez les charmilles,
Les sources, les buissons,
Les sources, les buissons ;
Autour des jeunes filles,
Les sources, les buissons
Chanteront des chansons.
Sitôt qu'une femme aime,
Au fond de son esprit,
Au fond de son esprit
Brille l'aube elle-même ;
Au fond de son esprit
Une rose fleurit.
Vous qui voulez des flammes,
Vous qui voulez des fleurs,
Vous qui voulez des fleurs,
Cherchez-en dans les âmes ;
Vous qui voulez des fleurs,
Cherchez-en dans les coeurs.
392
La beauté est éphémère
Et passagère est ce qu'on voit
Ce n'est pas ça qu'on recherche chez une femme, ce n'est pas ça
Il est question de Grâce
Ma sœur appelle sa "Woman of tomorrow "
Been a Queen
Tout femme naît princesse, mais elle doit se transformer en reine
C'est ça qu'on recherche chez une femme Cette royauté est acquise avec la maturité
Et une double couronne est en jeu
Puisqu'on dit :
Une femme en talon est certes élégante, belle ou ...
Mais une femme à genou est plus Puissante
Tous les Combat se gagnent dans la prière
Elle devient une reine pour Jesus
Je dédie ce poème à ma MÉMÉ, car en l'écrivant j'ai reconnu la vérité dans ces paroles de Malala Yousafzai
Je cite : il y a deux Puissances celle de l'épée et celle du bic, mais il y a une 3e plus Puissante que les premières, la Puissance d'une femme
Une femme est forte
Courageuse et Brave
Elles incarnent la Bravoure des plus Valeureux Chevaliers de l'histoire
Elles inspirent l'humanité
On rend hommage au Reines de notre histoire pas aux princesses
Elles marquent notre Histoire et la parsèment d'une saveur agréable qu'on ne serait pas décrire
Ces reines
Descente d'esprit d'âme et de corps
Sans complexe de supériorité étouffant ni d'infériorité agaçante
C'est d'elles que je parle la
On dit que personne n'est parfait.
Mais je me dis que si les défauts d'une personne n'égalent pas son bon côté
Et qu'elle est toujours prête à s'améliorer
Pourquoi ne pas dire qu'elle est parfaite
Ma mère, la mienne est une Reine-Parfaite
Love you mum
La mienne
May 10, 2021
May 10, 2021 at 5:39 PM UTC
Si je n'étais captive,
J'aimerais ce pays,
Et cette mer plaintive,
Et ces champs de maïs,
Et ces astres sans nombre,
Si le long du mur sombre
N'étincelait dans l'ombre
Le sabre des spahis.
Je ne suis point tartare
Pour qu'un eunuque noir
M'accorde ma guitare,
Me tienne mon miroir.
Bien **** de ces Sodomes,
Au pays dont nous sommes,
Avec les jeunes hommes
On peut parler le soir.
Pourtant j'aime une rive
Où jamais des hivers
Le souffle froid n'arrive
Par les vitraux ouverts.
L'été, la pluie est chaude,
L'insecte vert qui rôde
Luit, vivante émeraude,
Sous les brins d'herbe verts.
Smyrne est une princesse
Avec son beau chapel ;
L'heureux printemps sans cesse
Répond à son appel,
Et, comme un riant groupe
De fleurs dans une coupe,
Dans ses mers se découpe
Plus d'un frais archipel.
J'aime ces tours vermeilles,
Ces drapeaux triomphants,
Ces maisons d'or, pareilles
A des jouets d'enfants ;
J'aime, pour mes pensées
Plus mollement bercées,
Ces tentes balancées
Au dos des éléphants.
Dans ce palais de fées,
Mon cœur, plein de concerts,
Croit, aux voix étouffées
Qui viennent des déserts,
Entendre les génies
Mêler les harmonies
Des chansons infinies
Qu'ils chantent dans les airs.
J'aime de ces contrées
Les doux parfums brûlants,
Sur les vitres dorées
Les feuillages tremblants,
L'eau que la source épanche
Sous le palmier qui penche,
Et la cigogne blanche
Sur les minarets blancs.
J'aime en un lit de mousses
Dire un air espagnol,
Quand mes compagnes douces,
Du pied rasant le sol,
Légion vagabonde
Où le sourire abonde,
Font tournoyer leur ronde
Sous un rond parasol.
Mais surtout, quand la brise
Me touche en voltigeant,
La nuit, j'aime être assise,
L'œil sur la mer profonde,
Tandis que, pâle et blonde,
La lune ouvre dans l'onde
Son éventail d'argent.
Le 7 juillet 1828.
350
J'avais douze ans ; elle en avait bien seize.
Elle était grande, et, moi, j'étais petit.
Pour lui parler le soir plus à mon aise,
Moi, j'attendais que sa mère sortît ;
Puis je venais m'asseoir près de sa chaise
Pour lui parler le soir plus à mon aise.
Que de printemps passés avec leurs fleurs !
Que de feux morts, et que de tombes closes !
Se souvient-on qu'il fut jadis des coeurs ?
Se souvient-on qu'il fut jadis des roses ?
Elle m'aimait. Je l'aimais. Nous étions
Deux purs enfants, deux parfums, deux rayons.
Dieu l'avait faite ange, fée et princesse.
Comme elle était bien plus grande que moi,
Je lui faisais des questions sans cesse
Pour le plaisir de lui dire : Pourquoi ?
Et par moments elle évitait, craintive,
Mon oeil rêveur qui la rendait pensive.
Puis j'étalais mon savoir enfantin,
Mes jeux, la balle et la toupie agile ;
J'étais tout fier d'apprendre le latin ;
Je lui montrais mon Phèdre et mon Virgile ;
Je bravais tout; rien ne me faisait mal ;
Je lui disais : Mon père est général.
Quoiqu'on soit femme, il faut parfois qu'on lise
Dans le latin, qu'on épelle en rêvant ;
Pour lui traduire un verset, à l'église,
Je me penchais sur son livre souvent.
Un ange ouvrait sur nous son aile blanche,
Quand nous étions à vêpres le dimanche.
Elle disait de moi : C'est un enfant !
Je l'appelais mademoiselle Lise.
Pour lui traduire un psaume, bien souvent,
Je me penchais sur son livre à l'église ;
Si bien qu'un jour, vous le vîtes, mon Dieu !
Sa joue en fleur toucha ma lèvre en feu.
Jeunes amours, si vite épanouies,
Vous êtes l'aube et le matin du coeur.
Charmez l'enfant, extases inouïes !
Et quand le soir vient avec la douleur,
Charmez encor nos âmes éblouies,
Jeunes amours, si vite épanouies !
Mai 1843.
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Au docteur Louis Jullien.
J'ai rêvé d'elle, et nous nous pardonnions
Non pas nos torts, il n'en est en amour,
Mais l'absolu de nos opinions
Et que la vie ait pour nous pris ce tour.
Simple elle était comme au temps de ma cour,
En robe grise et verte et voilà tout,
(J'aimai toujours les femmes dans ce goût),
Et son langage était sincère et coi.
Mais quel émoi de me dire au débout :
J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi.
Elle ni moi nous ne nous résignions
À plus souffrir pas plus **** que ce jour.
Ô nous revoir encore compagnons,
Chacun étant descendu de sa tour
Pour un baiser bien payé de retour !
Le beau projet ! Et nous étions debout,
Main dans la main, avec du sang qui bout
Et chante un fier 'donec gratus'. Mais quoi ?
C'était un songe, ô tristesse et dégoût !
J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi.
Et nous suivions tes luisants fanions,
Soie et satin, ô Bonheur vainqueur, pour
Jusqu'à la mort, que d'ailleurs nous niions.
J'allais par les chemins, en troubadour,
Chantant, ballant, sans craindre ce pandour
Qui vous saute à la gorge et vous découd.
Elle évoquait la chère nuit d'Août
Où son aveu bas et lent me fit roi.
Moi, j'adorais ce retour qui m'absout.
J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi !
Envoi.
Princesse elle est, sans doute, à l'autre bout
Du monde où règne et persiste ma foi.
Amen, alors, puisqu'à mes dam et coût,
J'ai rêvé d'elle et pas elle de moi.
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