Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"premiers" poems
~-English-~ The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas I) A field of tulips Is where I laid down to sleep And dream a sweet dream Dew sparkled on the tulips And fell upon my fair cheeks In the shady woods Ladyslipper Orchids grow Near a babbling brook. Yellows and Pinks standing tall With ferns spreading all around. Beside the ocean The hibiscus are blooming Such a sweet perfume Lingers on the salty breeze Such beautiful rainbow hues Snowdrops are the first To appear blooming in frost Pure white heads nodding. Cold hardy and full of life, They offer a hope of Spring. Beside the farmhouse Gardenias are blooming White satin blossoms Their perfume is breathtaking Rain-washed petals of fragrance ~Timothy & Marian~ ~-French-~ La beauté des fleurs (plusieurs Tankas je) Un champ de tulipes Est où j'ai prévue de dormir Et un doux rêve Rosée brillait sur les tulipes Et tomba sur mes joues justes Dans les bois ombragés Ladyslipper orchidées poussent Près d'un petit ruisseau. Jaunes et roses debout Avec fougères répand tout autour. À côté de l'océan L'hibiscus sont en fleurs Tel un doux parfum S'attarde sur la brise salée Ces teintes belle arc-en-ciel Perce-neige est les premiers À comparaître fleurissant en gel Têtes blanches pures hochant la tête. Résistantes au froid et pleine de vie, Ils offrent un espoir de printemps. À côté de la ferme Gardénias sont en fleurs Fleurs de satin blancs Leur parfum est à couper le souffle Pétales restés du parfum ~ Timothy et Marian ~
0
Jan 10, 2014
Jan 10, 2014 at 6:25 PM UTC
The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas I)
~-English-~ The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas I) A field of tulips Is where I laid down to sleep And dream a sweet dream Dew sparkled on the tulips And fell upon my fair cheeks In the shady woods Ladyslipper Orchids grow Near a babbling brook. Yellows and Pinks standing tall With ferns spreading all around. Beside the ocean The hibiscus are blooming Such a sweet perfume Lingers on the salty breeze Such beautiful rainbow hues Snowdrops are the first To appear blooming in frost Pure white heads nodding. Cold hardy and full of life, They offer a hope of Spring. Beside the farmhouse Gardenias are blooming White satin blossoms Their perfume is breathtaking Rain-washed petals of fragrance ~Timothy & Marian~ ~-French-~ La beauté des fleurs (plusieurs Tankas je) Un champ de tulipes Est où j'ai prévue de dormir Et un doux rêve Rosée brillait sur les tulipes Et tomba sur mes joues justes Dans les bois ombragés Ladyslipper orchidées poussent Près d'un petit ruisseau. Jaunes et roses debout Avec fougères répand tout autour. À côté de l'océan L'hibiscus sont en fleurs Tel un doux parfum S'attarde sur la brise salée Ces teintes belle arc-en-ciel Perce-neige est les premiers À comparaître fleurissant en gel Têtes blanches pures hochant la tête. Résistantes au froid et pleine de vie, Ils offrent un espoir de printemps. À côté de la ferme Gardénias sont en fleurs Fleurs de satin blancs Leur parfum est à couper le souffle Pétales restés du parfum ~ Timothy et Marian ~
Continue reading...
56
Avec mes premiers droits d’auteur je m’achèterai une vieille maison à retaper Longeant une petite route déserte au milieu d’un champ immense Je ne sais pas qui retapera ma maison Je ne mentirai plus oh non jamais plus Mais j’aimerais que l’ivresse me vienne plus vite Comme ce mur blanc salement tacheté de jaune Je voudrais tout couvrir, effacer toutes les traces Ne plus penser à toi Mais te dire à quel point tu m’as troué le cœur Te tordre le cou devant un parterre de gens débiles Oui Je ne veux pas penser à la mort de mes parents Encore moins à leur folie Même si je sais, je sens qu’elle approche Je me vois bien crever toute seule comme une vieille conne frigide entourée d’une centaine de cadavres de lapins dans cette vieille maison que j’aurais achetée avec mes droits d’auteur Les gens je les déteste, ils ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire Ne se rendent jamais compte de rien Non De rien du tout Pourtant Je sais que ces trous du cul ont mal eux aussi Je sens d’ici leur souffrance Sous leurs mensonges et leurs faux-semblant je sens leur douleur d’inexistence Mais moi vous savez Je ne sais pas pour vous Mais moi Je veux juste écrire JUSTE ECRIRE Que mes parents demeurent immortels Et aussi un peu d’amour charnel Juste Une fois De temps à autre. …/… Avec mes premiers droits d’auteur je me suis achetée une vieille maison à retaper Longeant une petite route déserte au milieu d’un champ immense Mais comme mes parents sont morts et que je suis une vieille conne frigide qui n’aimera jamais un homme autre que son père Personne n’a retapé ma maison Vieille maison qui tombe à présent en ruine Dans laquelle je m’effondre Jour après jour Minute Après Minute
0
Mar 23, 2012
Mar 23, 2012 at 11:34 AM UTC
160711- Journal
Avec mes premiers droits d’auteur je m’achèterai une vieille maison à retaper Longeant une petite route déserte au milieu d’un champ immense Je ne sais pas qui retapera ma maison Je ne mentirai plus oh non jamais plus Mais j’aimerais que l’ivresse me vienne plus vite Comme ce mur blanc salement tacheté de jaune Je voudrais tout couvrir, effacer toutes les traces Ne plus penser à toi Mais te dire à quel point tu m’as troué le cœur Te tordre le cou devant un parterre de gens débiles Oui Je ne veux pas penser à la mort de mes parents Encore moins à leur folie Même si je sais, je sens qu’elle approche Je me vois bien crever toute seule comme une vieille conne frigide entourée d’une centaine de cadavres de lapins dans cette vieille maison que j’aurais achetée avec mes droits d’auteur Les gens je les déteste, ils ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire Ne se rendent jamais compte de rien Non De rien du tout Pourtant Je sais que ces trous du cul ont mal eux aussi Je sens d’ici leur souffrance Sous leurs mensonges et leurs faux-semblant je sens leur douleur d’inexistence Mais moi vous savez Je ne sais pas pour vous Mais moi Je veux juste écrire JUSTE ECRIRE Que mes parents demeurent immortels Et aussi un peu d’amour charnel Juste Une fois De temps à autre. …/… Avec mes premiers droits d’auteur je me suis achetée une vieille maison à retaper Longeant une petite route déserte au milieu d’un champ immense Mais comme mes parents sont morts et que je suis une vieille conne frigide qui n’aimera jamais un homme autre que son père Personne n’a retapé ma maison Vieille maison qui tombe à présent en ruine Dans laquelle je m’effondre Jour après jour Minute Après Minute
Continue reading...
44
Place de la Gare, à Charleville. Sur la place taillée en mesquines pelouses, Square où tout est correct, les arbres et les fleurs, Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses. - L'orchestre militaire, au milieu du jardin, Balance ses schakos dans la Valse des fifres : Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ; Le notaire pend à ses breloques à chiffres. Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs : Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames Auprès desquelles vont, officieux cornacs, Celles dont les volants ont des airs de réclames ; Sur les bancs verts, des clubs d'épiciers retraités Qui tisonnent le sable avec leur canne à pomme, Fort sérieusement discutent les traités, Puis prisent en argent, et reprennent : " En somme !..." Épatant sur son banc les rondeurs de ses reins, Un bourgeois à boutons clairs, bedaine flamande, Savoure son onnaing d'où le tabac par brins Déborde - vous savez, c'est de la contrebande ; - Le long des gazons verts ricanent les voyous ; Et, rendus amoureux par le chant des trombones, Très naïfs, et fumant des roses, les pioupious Caressent les bébés pour enjôler les bonnes... - Moi, je suis, débraillé comme un étudiant, Sous les marronniers verts les alertes fillettes : Elles le savent bien ; et tournent en riant, Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes. Je ne dis pas un mot : je regarde toujours La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles : Je suis, sous le corsage et les frêles atours, Le dos divin après la courbe des épaules. J'ai bientôt déniché la bottine, le bas... - Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres. Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas... - Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres.
0
1.8k
À la musique
Place de la Gare, à Charleville. Sur la place taillée en mesquines pelouses, Square où tout est correct, les arbres et les fleurs, Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses. - L'orchestre militaire, au milieu du jardin, Balance ses schakos dans la Valse des fifres : Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ; Le notaire pend à ses breloques à chiffres. Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs : Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames Auprès desquelles vont, officieux cornacs, Celles dont les volants ont des airs de réclames ; Sur les bancs verts, des clubs d'épiciers retraités Qui tisonnent le sable avec leur canne à pomme, Fort sérieusement discutent les traités, Puis prisent en argent, et reprennent : " En somme !..." Épatant sur son banc les rondeurs de ses reins, Un bourgeois à boutons clairs, bedaine flamande, Savoure son onnaing d'où le tabac par brins Déborde - vous savez, c'est de la contrebande ; - Le long des gazons verts ricanent les voyous ; Et, rendus amoureux par le chant des trombones, Très naïfs, et fumant des roses, les pioupious Caressent les bébés pour enjôler les bonnes... - Moi, je suis, débraillé comme un étudiant, Sous les marronniers verts les alertes fillettes : Elles le savent bien ; et tournent en riant, Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes. Je ne dis pas un mot : je regarde toujours La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles : Je suis, sous le corsage et les frêles atours, Le dos divin après la courbe des épaules. J'ai bientôt déniché la bottine, le bas... - Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres. Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas... - Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres.
Continue reading...
37
What have we, but time? Certainly not certainty, And definitely not definity. What have we, but never-ending? No, not never, (check the negatives), But never-ending. Consistent elapsing of the clock. With that we learn to experience, But unfortunately we block out our conscience. Oh, many are the benefits; We mustn’t overlook ice-skating, Hot tubs, movie premiers, roller coasters. All the gray-toed, white socks of dating. Neither regret/forget a night like any other, Save for a blue bag of corn chips, Dim lighting and a cup of hot chocolate. But mistakes, mostly by one party, Have dimmed the lights further, Even clouded out the Sun (chip). Questions remain unanswered. Stories untold. We sit. We wait. We sing. What have we, but time?
0
Aug 8, 2011
Aug 8, 2011 at 7:39 PM UTC
Merry Christmas
Sometimes I'll hear your footsteps in the empty hallway And your laughter in the vacant living room I'll smell your perfume in the musty closet And feel your wit in the silent dinnertime gloom Sometimes I'll wait for your smile Standing at the gate at 2:45 And wonder what you're doing, how you're feeling, and what you cooked last night So I'll call you up after office hours but there's nothing to say Still, just listening to the silence between us is enough to make my day I'll lament over the memories we can't make and the inside jokes we'll never know The premiers we're missing out on The feelings I'll never show                                                                        I know you're doing your best to protect and shield me always but all I really want is a Cadbury and a protective embrace Because I want to hug you all the time, everyday And not just when we're saying goodbye before you get into your car and drive away Happy Father's Day. © Copyright
0
Jun 19, 2016
Jun 19, 2016 at 7:49 AM UTC
Father's Day
Sur le bord du chemin, que j'aime à voir l'oiseau, Fuyant le nid léger que balance l'ormeau, Prendre le grain qu'il porte à sa couvée éclose, Les premiers jours de mai, quand s'entr'ouvre la rose. Sur le bord du chemin, que j'aime l'églantier, De pétales dorés parsemant le sentier, Disant que l'hiver fuit avec neige et froidure, Qu'un sourire d'avril ramène la verdure. Sur le bord du chemin, que j'aime à voir les fleurs Dont les hommes n'ont pas combiné les couleurs ; Les fleurs des malheureux, qu'aux malheureux Dieu donne, Du Dieu qui songe à tous, aimable et sainte aumône. Sur le bord du chemin, que j'aime le ruisseau, Qui, sous le nénuphar, sous l'aulne et le roseau, Me cache ses détours, mais qui murmure et chante, S'emparant en fuyant de ma pensée errante. Sur le bord du chemin, que j'aime le berger, Son vieux chien vigilant, son chalumeau léger ; La cloche du troupeau, triste comme une plainte, Qui s'arrête parfois, puis qui s'ébranle et tinte. Sur le bord du chemin, que j'aime mieux encor La simple croix de bois, sans sculpture, sans or ; À ses pieds, une fleur humide de rosée, Par l'humble laboureur, humblement déposée. Sur le bord du chemin, la fleur se fanera, Les troupeaux partiront, le ruisseau tarira ; Tout se flétrit et meurt, quand s'enfuit l'hirondelle ; Mais la croix restera saintement immortelle ! Sur le bord du chemin, tout varie en son cours, Le ciel seul, à notre âme, osa dire : Toujours ! Et quand nos cœurs brisés s'agitent dans le doute, Qu'il est bon de trouver une croix sur la route ! Sur le bord du chemin, les paroles d'amour, Murmure harmonieux qui ne dure qu'un jour, S'en vont avec le vent, aussi légère chose Qu'un chant d'oiseau dans l'air ou qu'un parfum de rose. Sur le bord du chemin, on tombe avant le soir, Les pieds tout déchirés et le cœur sans espoir ; Pèlerin fatigué que poursuivit l'orage, On s'assied sur la route à moitié du voyage. Sur le bord du chemin, ô croix ! reste pour moi ! Mes yeux ont moins de pleurs en se levant vers toi. Tu me montres le but ; une voix qui console, Dans le fond de mon cœur, semble être ta parole : « Sur le bord du chemin, si ton cœur affaibli Souffre d'isolement, de mécompte et d'oubli, Ô pauvre ami blessé qui caches ta souffrance, Viens t'asseoir à mes pieds, car je suis l'espérance ! » Sur le bord du chemin, ainsi parle la croix, Consolant les bergers et consolant les rois, Offrant à tout passant son appui tutélaire... Car tout cœur qui palpite a souffert sur la terre !
0
1.1k
Une croix sur le bord d'un chemin
Sur le bord du chemin, que j'aime à voir l'oiseau, Fuyant le nid léger que balance l'ormeau, Prendre le grain qu'il porte à sa couvée éclose, Les premiers jours de mai, quand s'entr'ouvre la rose. Sur le bord du chemin, que j'aime l'églantier, De pétales dorés parsemant le sentier, Disant que l'hiver fuit avec neige et froidure, Qu'un sourire d'avril ramène la verdure. Sur le bord du chemin, que j'aime à voir les fleurs Dont les hommes n'ont pas combiné les couleurs ; Les fleurs des malheureux, qu'aux malheureux Dieu donne, Du Dieu qui songe à tous, aimable et sainte aumône. Sur le bord du chemin, que j'aime le ruisseau, Qui, sous le nénuphar, sous l'aulne et le roseau, Me cache ses détours, mais qui murmure et chante, S'emparant en fuyant de ma pensée errante. Sur le bord du chemin, que j'aime le berger, Son vieux chien vigilant, son chalumeau léger ; La cloche du troupeau, triste comme une plainte, Qui s'arrête parfois, puis qui s'ébranle et tinte. Sur le bord du chemin, que j'aime mieux encor La simple croix de bois, sans sculpture, sans or ; À ses pieds, une fleur humide de rosée, Par l'humble laboureur, humblement déposée. Sur le bord du chemin, la fleur se fanera, Les troupeaux partiront, le ruisseau tarira ; Tout se flétrit et meurt, quand s'enfuit l'hirondelle ; Mais la croix restera saintement immortelle ! Sur le bord du chemin, tout varie en son cours, Le ciel seul, à notre âme, osa dire : Toujours ! Et quand nos cœurs brisés s'agitent dans le doute, Qu'il est bon de trouver une croix sur la route ! Sur le bord du chemin, les paroles d'amour, Murmure harmonieux qui ne dure qu'un jour, S'en vont avec le vent, aussi légère chose Qu'un chant d'oiseau dans l'air ou qu'un parfum de rose. Sur le bord du chemin, on tombe avant le soir, Les pieds tout déchirés et le cœur sans espoir ; Pèlerin fatigué que poursuivit l'orage, On s'assied sur la route à moitié du voyage. Sur le bord du chemin, ô croix ! reste pour moi ! Mes yeux ont moins de pleurs en se levant vers toi. Tu me montres le but ; une voix qui console, Dans le fond de mon cœur, semble être ta parole : « Sur le bord du chemin, si ton cœur affaibli Souffre d'isolement, de mécompte et d'oubli, Ô pauvre ami blessé qui caches ta souffrance, Viens t'asseoir à mes pieds, car je suis l'espérance ! » Sur le bord du chemin, ainsi parle la croix, Consolant les bergers et consolant les rois, Offrant à tout passant son appui tutélaire... Car tout cœur qui palpite a souffert sur la terre !
Continue reading...
52
Fable VII, Livre II. Toi qui te dis mon camarade, Devrais-je ici te rencontrer, Bonnet ridicule et maussade ? Le jour, peux-tu bien te montrer, Si ce n'est au front d'un malade ? Quel espoir te retient céans ? De l'indolence épais emblème, Te crois-tu chez ces fainéants Qui te ceignaient pour diadème ? Va, le prince à qui j'appartiens Porte autrement qu'eux la couronne. Vois tout l'éclat qui m'environne, C'est de lui seul que je le tiens. Actif dans la paix, dans la guerre, Ce roi ne se repose guère ; S'il me permet quelque repos, C'est lorsque, des mains de la Gloire, II prend le casque des héros Ou le laurier de la Victoire. Mais le bonnet, jusqu'à ce jour, Vit-il jamais venir son tour ? Pourquoi donc sort-il de l'armoire ? Crois-moi, si tu crains les railleurs, À la cour grand en est le nombre, Crois-moi, rentre au plus tôt dans l'ombre, Ou va chercher fortune ailleurs. - C'est ici que je dois l'attendre. Répond humblement le bonnet ; Et je puis vous le prouver net, Si vous consentez à m'entendre. Partout où le trône est placé, De droit vous vous dites admise ; Eh bien ! moi, je me crois de mise Partout où le lit est dressé. N'en est-il en cette demeure ? Nature y perd-elle ses droits ? Ou, par bonheur, les yeux des rois Seraient-ils ouverts à toute heure ? Quand vient minuit, nous le voyons, Votre noble poids les chagrine, Et l'on dirait que quelque épine Les tourmente sous vos rayons. Mon règne alors succède au vôtre : Le front de toute majesté Qui veut dormir en liberté Doit être coiffé comme un autre. Et puis, mais soit dit entre nous, N'est-il pas d'autres soins plus doux Qui font quitter la compagnie Et l'habit de cérémonie ? À moi la nuit, à vous le jour : Oui, bien que votre orgueil en gronde, Mon crédit, même ici, se fonde Sur les premiers besoins du monde : Sur le sommeil et sur l'amour.
0
977
La couronne et le bonnet de nuit
Fable VII, Livre II. Toi qui te dis mon camarade, Devrais-je ici te rencontrer, Bonnet ridicule et maussade ? Le jour, peux-tu bien te montrer, Si ce n'est au front d'un malade ? Quel espoir te retient céans ? De l'indolence épais emblème, Te crois-tu chez ces fainéants Qui te ceignaient pour diadème ? Va, le prince à qui j'appartiens Porte autrement qu'eux la couronne. Vois tout l'éclat qui m'environne, C'est de lui seul que je le tiens. Actif dans la paix, dans la guerre, Ce roi ne se repose guère ; S'il me permet quelque repos, C'est lorsque, des mains de la Gloire, II prend le casque des héros Ou le laurier de la Victoire. Mais le bonnet, jusqu'à ce jour, Vit-il jamais venir son tour ? Pourquoi donc sort-il de l'armoire ? Crois-moi, si tu crains les railleurs, À la cour grand en est le nombre, Crois-moi, rentre au plus tôt dans l'ombre, Ou va chercher fortune ailleurs. - C'est ici que je dois l'attendre. Répond humblement le bonnet ; Et je puis vous le prouver net, Si vous consentez à m'entendre. Partout où le trône est placé, De droit vous vous dites admise ; Eh bien ! moi, je me crois de mise Partout où le lit est dressé. N'en est-il en cette demeure ? Nature y perd-elle ses droits ? Ou, par bonheur, les yeux des rois Seraient-ils ouverts à toute heure ? Quand vient minuit, nous le voyons, Votre noble poids les chagrine, Et l'on dirait que quelque épine Les tourmente sous vos rayons. Mon règne alors succède au vôtre : Le front de toute majesté Qui veut dormir en liberté Doit être coiffé comme un autre. Et puis, mais soit dit entre nous, N'est-il pas d'autres soins plus doux Qui font quitter la compagnie Et l'habit de cérémonie ? À moi la nuit, à vous le jour : Oui, bien que votre orgueil en gronde, Mon crédit, même ici, se fonde Sur les premiers besoins du monde : Sur le sommeil et sur l'amour.
Continue reading...
56
Le jeune homme dont l'oeil est brillant, la peau brune, Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu, Et qu'eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu, Impétueux avec des douceurs virginales Et noires, fier de ses premiers entêtements, Pareil aux jeunes mers, pleurs de nuits estivales, Qui se retournent sur des lits de diamants ; Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde, Tressaille dans son coeur largement irrité, Et plein de la blessure éternelle et profonde, Se prend à désirer sa soeur de charité. Mais, ô Femme, monceau d'entrailles, pitié douce, Tu n'es jamais la Soeur de charité, jamais, Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse, Ni doigts légers, ni seins splendidement formés. Aveugle irréveillée aux immenses prunelles, Tout notre embrassement n'est qu'une question : C'est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles, Nous te berçons, charmante et grave Passion. Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances, Et les brutalités souffertes autrefois, Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances, Comme un excès de sang épanché tous les mois. - Quand la femme, portée un instant, l'épouvante, Amour, appel de vie et chanson d'action, Viennent la Muse verte et la Justice ardente Le déchirer de leur auguste obsession. Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes, Délaissé des deux Soeurs implacables, geignant Avec tendresse après la science aux bras almes, Il porte à la nature en fleur son front saignant. Mais la noire alchimie et les saintes études Répugnent au blessé, sombre savant d'orgueil ; Il sent marcher sur lui d'atroces solitudes. Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil, Qu'il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades Immenses, à travers les nuits de Vérité, Et t'appelle en son âme et ses membres malades, Ô Mort mystérieuse, ô soeur de charité.
0
832
Les soeurs de charité
Le jeune homme dont l'oeil est brillant, la peau brune, Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu, Et qu'eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu, Impétueux avec des douceurs virginales Et noires, fier de ses premiers entêtements, Pareil aux jeunes mers, pleurs de nuits estivales, Qui se retournent sur des lits de diamants ; Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde, Tressaille dans son coeur largement irrité, Et plein de la blessure éternelle et profonde, Se prend à désirer sa soeur de charité. Mais, ô Femme, monceau d'entrailles, pitié douce, Tu n'es jamais la Soeur de charité, jamais, Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse, Ni doigts légers, ni seins splendidement formés. Aveugle irréveillée aux immenses prunelles, Tout notre embrassement n'est qu'une question : C'est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles, Nous te berçons, charmante et grave Passion. Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances, Et les brutalités souffertes autrefois, Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances, Comme un excès de sang épanché tous les mois. - Quand la femme, portée un instant, l'épouvante, Amour, appel de vie et chanson d'action, Viennent la Muse verte et la Justice ardente Le déchirer de leur auguste obsession. Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes, Délaissé des deux Soeurs implacables, geignant Avec tendresse après la science aux bras almes, Il porte à la nature en fleur son front saignant. Mais la noire alchimie et les saintes études Répugnent au blessé, sombre savant d'orgueil ; Il sent marcher sur lui d'atroces solitudes. Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil, Qu'il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades Immenses, à travers les nuits de Vérité, Et t'appelle en son âme et ses membres malades, Ô Mort mystérieuse, ô soeur de charité.
Continue reading...
40
Fable VI, Livre IV. Or çà, mes amis, essayons De vous redire en vers tout ce que la chandelle Disait naguère en prose, en voyant ses rayons Porter jusqu'à six pas la lumière autour d'elle. « Ce n'est pas tout-à-fait la clarté du soleil, Et je n'éclaire pas une sphère aussi grande. À cela près, je le demande, xxMon rôle au sien n'est-il pas tout pareil ? À votre gré, monsieur, à votre goût, madame, Écrivez, jouez ou lisez, Tricotez, brodez ou cousez, À qui veut en user je prodigue ma flamme. Vous blâmez le soleil de trop tôt se coucher, De se lever trop **** ; qu'il dorme en paix sous l'onde, Et l'on ne saura pas s'il est nuit en ce monde, Pour peu qu'on ait pris place à cette table ronde, Et que l'on pense à me moucher. » Cependant le soleil, averti par les heures, Plus alerte et plus radieux, Avait abandonné les humides demeures, Et ses premiers rayons doraient déjà les cieux. À mesure qu'il perce et dissipe les voiles Par la nuit étendus sur le monde obscurci, Voyez-vous pâlir les étoiles ? Les étoiles, la lune, et la chandelle aussi ! Ainsi, dans mainte académie, Passez-moi la comparaison, Le faux esprit s'éclipse auprès de la raison ; Le bel esprit s'éclipse à côté du génie. « Mon enfant, » dit l'astre du jour, En plaignant sa rivale à demi consumée De perdre sa gloire en fumée, « Veux-tu de ton triomphe assurer le retour : Fais tout fermer, porte, fenêtre, Volets surtout ; fais que la nuit Règne à jamais dans ce réduit : La nuit te fait briller ; je la fais disparaître. »
0
793
Le soleil et la chandelle
Fable VI, Livre IV. Or çà, mes amis, essayons De vous redire en vers tout ce que la chandelle Disait naguère en prose, en voyant ses rayons Porter jusqu'à six pas la lumière autour d'elle. « Ce n'est pas tout-à-fait la clarté du soleil, Et je n'éclaire pas une sphère aussi grande. À cela près, je le demande, xxMon rôle au sien n'est-il pas tout pareil ? À votre gré, monsieur, à votre goût, madame, Écrivez, jouez ou lisez, Tricotez, brodez ou cousez, À qui veut en user je prodigue ma flamme. Vous blâmez le soleil de trop tôt se coucher, De se lever trop **** ; qu'il dorme en paix sous l'onde, Et l'on ne saura pas s'il est nuit en ce monde, Pour peu qu'on ait pris place à cette table ronde, Et que l'on pense à me moucher. » Cependant le soleil, averti par les heures, Plus alerte et plus radieux, Avait abandonné les humides demeures, Et ses premiers rayons doraient déjà les cieux. À mesure qu'il perce et dissipe les voiles Par la nuit étendus sur le monde obscurci, Voyez-vous pâlir les étoiles ? Les étoiles, la lune, et la chandelle aussi ! Ainsi, dans mainte académie, Passez-moi la comparaison, Le faux esprit s'éclipse auprès de la raison ; Le bel esprit s'éclipse à côté du génie. « Mon enfant, » dit l'astre du jour, En plaignant sa rivale à demi consumée De perdre sa gloire en fumée, « Veux-tu de ton triomphe assurer le retour : Fais tout fermer, porte, fenêtre, Volets surtout ; fais que la nuit Règne à jamais dans ce réduit : La nuit te fait briller ; je la fais disparaître. »
Continue reading...
38
L'Automne en feu Rousses, rousses; les couleurs d'automne Comme des chevelures déployées, Comme ces briques d'or, chauffées, Comme le sol, de feuilles, tapissé. Rousses, rousses, les couleurs d'automne. Comme les raisins gorgés de suc, Comme les vendanges, faites, à cœur battant, Comme ce nectar jaillissant des pressoirs. Rousses, rousses, les couleurs d'automne. Comme les feuilles qui tourbillonnent, Comme ces papillons aux ailes dorées, Comme ces tapis, d'or et de feu, bruissant sous nos pas. Rousses, rousses, les couleurs d'automne. Comme la nature qui sourit, avant de changer ses atours, pour se préparer à hiberner, dès les premiers grésils de l’hiver. Paul Arrighi
0
Sep 28, 2016
Sep 28, 2016 at 11:04 AM UTC
L'Automne en feu ( Autumn on Fire )
Une colombe gémissait De ne pouvoir devenir mère : Elle avait fait cent fois tout ce qu'il fallait faire Pour en venir à bout, rien ne réussissait. Un jour, se promenant dans un bois solitaire, Elle rencontre en un vieux nid Un œuf abandonné, point trop gros, point petit, Semblable aux œufs de tourterelle. Ah ! Quel bonheur ! S'écria-t-elle : Je pourrai donc enfin couver, Et puis nourrir, puis élever Un enfant qui fera le charme de ma vie ! Tous les soins qu'il me coûtera, Les tourments qu'il me causera, Seront encor des biens pour mon âme ravie : Quel plaisir vaut ces soucis-là ? Cela dit, dans le nid la colombe établie Se met à couver l'œuf, et le couve si bien, Qu'elle ne le quitte pour rien, Pas même pour manger : l'amour nourrit les mères. Après vingt et un jours elle voit naître enfin Celui dont elle attend son bonheur, son destin, Et ses délices les plus chères. De joie elle est prête à mourir ; Auprès de son petit nuit et jour elle veille, L'écoute respirer, le regarde dormir, S'épuise pour le mieux nourrir. L'enfant chéri vient à merveille, Son corps grossit en peu de temps : Mais son bec, ses yeux et ses ailes, Différent fort des tourterelles ; La mère les voit ressemblants. À bien élever sa jeunesse Elle met tous ses soins, lui prêche la sagesse, Et surtout l'amitié, lui dit à chaque instant : Pour être heureux, mon cher enfant, Il ne faut que deux points, la paix avec soi-même, Puis quelques bons amis dignes de nous chérir. La vertu de la paix nous fait seule jouir ; Et le secret pour qu'on nous aime, C'est d'aimer les premiers, facile et doux plaisir. Ainsi parlait la tourterelle, Quand, au milieu de sa leçon, Un malheureux petit pinson Échappé de son nid vient s'abattre auprès d'elle. Le jeune nourrisson à peine l'aperçoit, Qu'il court à lui : sa mère croit Que c'est pour le traiter comme ami, comme frère, Et pour offrir au voyageur Une retraite hospitalière. Elle applaudit déjà : mais quelle est sa douleur, Lorsqu'elle voit son fils, ce fils dont la jeunesse N'entendit que leçons de vertu, de sagesse, Saisir le faible oiseau, le plumer, le manger, Et garder au milieu de l'horrible carnage Ce tranquille sang froid, assuré témoignage Que le cœur désormais ne peut se corriger ! Elle en mourut, la pauvre mère. Quel triste prix des soins donnés à cet enfant ! Mais c'était le fils d'un milan : Rien ne change le caractère.
0
759
La colombe et son nourrisson
Une colombe gémissait De ne pouvoir devenir mère : Elle avait fait cent fois tout ce qu'il fallait faire Pour en venir à bout, rien ne réussissait. Un jour, se promenant dans un bois solitaire, Elle rencontre en un vieux nid Un œuf abandonné, point trop gros, point petit, Semblable aux œufs de tourterelle. Ah ! Quel bonheur ! S'écria-t-elle : Je pourrai donc enfin couver, Et puis nourrir, puis élever Un enfant qui fera le charme de ma vie ! Tous les soins qu'il me coûtera, Les tourments qu'il me causera, Seront encor des biens pour mon âme ravie : Quel plaisir vaut ces soucis-là ? Cela dit, dans le nid la colombe établie Se met à couver l'œuf, et le couve si bien, Qu'elle ne le quitte pour rien, Pas même pour manger : l'amour nourrit les mères. Après vingt et un jours elle voit naître enfin Celui dont elle attend son bonheur, son destin, Et ses délices les plus chères. De joie elle est prête à mourir ; Auprès de son petit nuit et jour elle veille, L'écoute respirer, le regarde dormir, S'épuise pour le mieux nourrir. L'enfant chéri vient à merveille, Son corps grossit en peu de temps : Mais son bec, ses yeux et ses ailes, Différent fort des tourterelles ; La mère les voit ressemblants. À bien élever sa jeunesse Elle met tous ses soins, lui prêche la sagesse, Et surtout l'amitié, lui dit à chaque instant : Pour être heureux, mon cher enfant, Il ne faut que deux points, la paix avec soi-même, Puis quelques bons amis dignes de nous chérir. La vertu de la paix nous fait seule jouir ; Et le secret pour qu'on nous aime, C'est d'aimer les premiers, facile et doux plaisir. Ainsi parlait la tourterelle, Quand, au milieu de sa leçon, Un malheureux petit pinson Échappé de son nid vient s'abattre auprès d'elle. Le jeune nourrisson à peine l'aperçoit, Qu'il court à lui : sa mère croit Que c'est pour le traiter comme ami, comme frère, Et pour offrir au voyageur Une retraite hospitalière. Elle applaudit déjà : mais quelle est sa douleur, Lorsqu'elle voit son fils, ce fils dont la jeunesse N'entendit que leçons de vertu, de sagesse, Saisir le faible oiseau, le plumer, le manger, Et garder au milieu de l'horrible carnage Ce tranquille sang froid, assuré témoignage Que le cœur désormais ne peut se corriger ! Elle en mourut, la pauvre mère. Quel triste prix des soins donnés à cet enfant ! Mais c'était le fils d'un milan : Rien ne change le caractère.
Continue reading...
61
Governmental apparatus, Did thou forget thy soldiers status? As in a box you send him home?? Six feet below!!!! Governmental beast's, Didst thou have thy feast's, With thy oil money and terrace divided? Commando uninvited!!! Govermental liars, Partakers to nefarious deeds, Put a gun in hand, eighteen to the marching band, You've spoiled innocent seed!!! Governmental bureaucrats, Republicans, and Dependents, Democratics to rat pendants, For is thy party thy truth, o'er just a front? Governmental witches, More pills to heal those stitches, More trenches to foreign ditches, And regional to!!! Governmental carnivorous, Not paying thy army man's dentist nor doctor? Give them radiation for cancer? Mind control you give involuntary!!! Governmental disregarders, Turn clay into mortar, Turn thine own country into hell!!!! Armageddon shells!!!! Governmental rapists, Put obituaries on our pages, Mother's and fathers alike!!! No partiality there!!! Governmental druids, Paint pictures of moribund tanks, Where gold thou has stored in thy bank, And bankrupted on thy trillions??? Governmental addicts, Turn bread into maggots, Can't feed the third world? Can't even feed us?? Governmental appendix, Are you dying to get rich? O'er wish thou was poor to escape thine judgment? Thy soldier thou hath missed!!!! Governmental Premiers, Turn mascara into tears, And old age is naught to this era you've intended!! Befriended!!! Hath thou forgotten the tombstones to every square inch scattered amongst thy broken rural? Here's a picture of thy own son and daughter, Such a refining mural!!!!!!!!
0
May 25, 2015
May 25, 2015 at 8:06 AM UTC
Μνημείο γραπτά , ένας τάφος κάθε τετραγωνική ίντσα ( memorial writings, a tomb for every square inch) greek dialect..
Governmental apparatus, Did thou forget thy soldiers status? As in a box you send him home?? Six feet below!!!! Governmental beast's, Didst thou have thy feast's, With thy oil money and terrace divided? Commando uninvited!!! Govermental liars, Partakers to nefarious deeds, Put a gun in hand, eighteen to the marching band, You've spoiled innocent seed!!! Governmental bureaucrats, Republicans, and Dependents, Democratics to rat pendants, For is thy party thy truth, o'er just a front? Governmental witches, More pills to heal those stitches, More trenches to foreign ditches, And regional to!!! Governmental carnivorous, Not paying thy army man's dentist nor doctor? Give them radiation for cancer? Mind control you give involuntary!!! Governmental disregarders, Turn clay into mortar, Turn thine own country into hell!!!! Armageddon shells!!!! Governmental rapists, Put obituaries on our pages, Mother's and fathers alike!!! No partiality there!!! Governmental druids, Paint pictures of moribund tanks, Where gold thou has stored in thy bank, And bankrupted on thy trillions??? Governmental addicts, Turn bread into maggots, Can't feed the third world? Can't even feed us?? Governmental appendix, Are you dying to get rich? O'er wish thou was poor to escape thine judgment? Thy soldier thou hath missed!!!! Governmental Premiers, Turn mascara into tears, And old age is naught to this era you've intended!! Befriended!!! Hath thou forgotten the tombstones to every square inch scattered amongst thy broken rural? Here's a picture of thy own son and daughter, Such a refining mural!!!!!!!!
Continue reading...
51
Oh ! qui me donnera d'aller dans vos prairies, Promener chaque jour mes tristes rêveries, Rivages fortunés où parmi les roseaux L'Yonne tortueuse égare au **** ses eaux ! Oui, je veux vous revoir, poétiques ombrages, Bords heureux, à jamais ignorés des orages, Peupliers si connus, et vous, restes touchants, Qui m'avez inspiré jadis mes premiers chants.
0
597
L'anniversaire
Celle, de qui l'Amour vainquit la fantaisie, Que Jupiter conçut sous un Cygne emprunté ; Cette sœur des Jumeaux, qui fit par sa beauté Opposer toute Europe aux forces de l'Asie, Disait à son mirouer (1), quand elle eut saisie Sa face de vieillesse et de hideuseté (2) : « Que mes premiers Maris insensés ont été De s'armer pour jouir d'une chair si moisie ! « Dieux, vous êtes jaloux et pleins de cruauté ! Des Dames sans retour s'envole la beauté : Aux serpents tous les ans vous ôtez la vieillesse. » Ainsi disait Hélène, en remirant son teint. Cet exemple est pour vous : cueillez votre jeunesse : Quand on perd son Avril, en Octobre on s'en plaint. 1. Mirouer : Miroir. 2. Hideuseté : Laideur, répugnance.
0
583
Celle, de qui l'amour vainquit la fantaisie
"Les femmes jouissent d'abord par l'oreille" Dit Marguerite Duras Toi, mon HYDRE-MUSE, tu jouis Par l'oreille absolue et frivole Magnifiée Par la danse à contre-temps De la poésie pénétrante Du saxo et de la tumba Du coupé décalé et de l'azonto Entre violons et accordéons Qui fait voltiger sur tes hanches Toute la copelia complicada de ta libido. Je rentre sans hâte dans la mue de la couleuvre Et je te ceins la taille. Réinventons les croisés en cinquième position Du ballet classique de Noureev, Petipa et Balanchine Et à quatre pattes virevoltons dans le Bolchoi. Setenta y ocho : Je te tatoue le bas des reins D'un tatou boule qui exécute Des renversés arrière multicolores Dans les plus intimes sillons de ta peau. Cero : Verbum Sapientiae Principium Est ! De mon pinceau chatoyant je dessine Des pas de bourrée étourdissants Aux confins de tes cambrures Setenta y siete : Tu miaules des entrechats charnels Et tu tournoies comme un ventilateur Et tu me dis : viens, mon prince, Montre-moi tes ronds de jambes doubles Ochenta y quatro : je te prends par les orteils tout en te caressant l'oreille Et je te dis vas-y Cuarenta y cinco : Dombolo baroque dès que tu bouges tes fesses pour m'inviter à tes Messes de sabbat Très y media : Demi-pointe sur les tétons qui frémissent et qui clignent des yeux La peau de ton aréole gauche  danse la biguine Ton sein droit fait voltiger du jus de grenade Sesenta : Un deux trois cinq six sept Un seul fouetté Tu enchaînes les figures libres et académiques Passe après passe Tu plantes dans le taureau farceur tes aromates Et je crie Banco et tu me mordilles la paume de la main. Setenta complicada : J'aime notre gourmandise choreographee clitoridienne, anale, phallique et vaginale Cet appétit colossal de ballet épicé à la Merce Cunningham, Alvin Ailey et Martha Graham Qui nous prend entre deux morts de tous nos lacs des cygnes primaux Nous en sommes les danseurs étoiles les solistes les premiers danseurs les petits rats les chorégraphes et les maîtres de ballet À nous deux nous formons une troupe Réincarnée Et nous signons de nos plumes de chair notre martingale lubrique : Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept
0
Nov 1, 2019
Nov 1, 2019 at 3:31 AM UTC
Un deux trois ... Cinq six sept
"Les femmes jouissent d'abord par l'oreille" Dit Marguerite Duras Toi, mon HYDRE-MUSE, tu jouis Par l'oreille absolue et frivole Magnifiée Par la danse à contre-temps De la poésie pénétrante Du saxo et de la tumba Du coupé décalé et de l'azonto Entre violons et accordéons Qui fait voltiger sur tes hanches Toute la copelia complicada de ta libido. Je rentre sans hâte dans la mue de la couleuvre Et je te ceins la taille. Réinventons les croisés en cinquième position Du ballet classique de Noureev, Petipa et Balanchine Et à quatre pattes virevoltons dans le Bolchoi. Setenta y ocho : Je te tatoue le bas des reins D'un tatou boule qui exécute Des renversés arrière multicolores Dans les plus intimes sillons de ta peau. Cero : Verbum Sapientiae Principium Est ! De mon pinceau chatoyant je dessine Des pas de bourrée étourdissants Aux confins de tes cambrures Setenta y siete : Tu miaules des entrechats charnels Et tu tournoies comme un ventilateur Et tu me dis : viens, mon prince, Montre-moi tes ronds de jambes doubles Ochenta y quatro : je te prends par les orteils tout en te caressant l'oreille Et je te dis vas-y Cuarenta y cinco : Dombolo baroque dès que tu bouges tes fesses pour m'inviter à tes Messes de sabbat Très y media : Demi-pointe sur les tétons qui frémissent et qui clignent des yeux La peau de ton aréole gauche  danse la biguine Ton sein droit fait voltiger du jus de grenade Sesenta : Un deux trois cinq six sept Un seul fouetté Tu enchaînes les figures libres et académiques Passe après passe Tu plantes dans le taureau farceur tes aromates Et je crie Banco et tu me mordilles la paume de la main. Setenta complicada : J'aime notre gourmandise choreographee clitoridienne, anale, phallique et vaginale Cet appétit colossal de ballet épicé à la Merce Cunningham, Alvin Ailey et Martha Graham Qui nous prend entre deux morts de tous nos lacs des cygnes primaux Nous en sommes les danseurs étoiles les solistes les premiers danseurs les petits rats les chorégraphes et les maîtres de ballet À nous deux nous formons une troupe Réincarnée Et nous signons de nos plumes de chair notre martingale lubrique : Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept
Continue reading...
59
Dans le beau siècle d'or, quand les premiers humains, Au milieu d'une paix profonde, Coulaient des jours purs et sereins, La vérité courait le monde Avec son miroir dans les mains. Chacun s'y regardait, et le miroir sincère Retraçait à chacun son plus secret désir Sans jamais le faire rougir ; Temps heureux, qui ne dura guère ! L'homme devint bientôt méchant et criminel. La vérité s'enfuit au ciel, En jetant de dépit son miroir sur la terre. Le pauvre miroir se cassa. Ses débris qu'au hasard la chute dispersa Furent perdus pour le vulgaire. Plusieurs siècles après on en connut le prix : Et c'est depuis ce temps que l'on voit plus d'un sage Chercher avec soin ces débris, Les retrouver parfois ; mais ils sont si petits, Que personne n'en fait usage. Hélas ! Le sage le premier Ne s'y voit jamais tout entier.
0
424
Le miroir de la vérité
Heureux le voyageur que sa ville chérie Voit rentrer dans le port, aux premiers feux du jour ! Qui salue à la fois le ciel et la patrie, La vie et le bonheur, le soleil et l'amour ! - Regardez, compagnons, un navire s'avance. La mer, qui l'emporta, le rapporte en cadence, En écumant sous lui, comme un hardi coursier, Qui, tout en se cabrant, sent son vieux cavalier. Salut ! qui que tu sois, toi dont la blanche voile De ce large horizon accourt en palpitant Heureux, quand tu reviens, si ton errante étoile T'a fait aimer la rive ! heureux si l'on t'attend ! D'où viens-tu, beau navire ? à quel lointain rivage, Léviathan superbe, as-tu lavé tes flancs ? Es-tu blessé, guerrier ? Viens-tu d'un long voyage ? C'est une chose à voir, quand tout un équipage, Monté jeune à la mer, revient en cheveux blancs. Es-tu ruche ? viens-tu de l'Inde ou du Mexique ? Ta quille est-elle lourde, ou si les vents du nord T'ont pris, pour ta rançon, le poids de ton trésor ? As-tu bravé la foudre et passé le tropique ? T'es-tu, pendant deux ans, promené sur la mort, Couvant d'un œil hagard ta boussole tremblante, Pour qu'une Européenne, une pâle indolente, Puisse embaumer son bain des parfums du sérail Et froisser dans la valse un collier de corail ? Comme le cœur bondit quand la terre natale, Au moment du retour, commence à s'approcher, Et du vaste Océan sort avec son clocher ! Et quel tourment divin dans ce court intervalle, Où l'on sent qu'elle arrive et qu'on va la toucher ! Ô patrie ! ô patrie ! ineffable mystère ! Mot sublime et terrible ! inconcevable amour ! L'homme n'est-il donc né que pour un coin de terre, Pour y bâtir son nid, et pour y vivre un jour ? Le Havre, septembre 1855.
0
462
Retour
Heureux le voyageur que sa ville chérie Voit rentrer dans le port, aux premiers feux du jour ! Qui salue à la fois le ciel et la patrie, La vie et le bonheur, le soleil et l'amour ! - Regardez, compagnons, un navire s'avance. La mer, qui l'emporta, le rapporte en cadence, En écumant sous lui, comme un hardi coursier, Qui, tout en se cabrant, sent son vieux cavalier. Salut ! qui que tu sois, toi dont la blanche voile De ce large horizon accourt en palpitant Heureux, quand tu reviens, si ton errante étoile T'a fait aimer la rive ! heureux si l'on t'attend ! D'où viens-tu, beau navire ? à quel lointain rivage, Léviathan superbe, as-tu lavé tes flancs ? Es-tu blessé, guerrier ? Viens-tu d'un long voyage ? C'est une chose à voir, quand tout un équipage, Monté jeune à la mer, revient en cheveux blancs. Es-tu ruche ? viens-tu de l'Inde ou du Mexique ? Ta quille est-elle lourde, ou si les vents du nord T'ont pris, pour ta rançon, le poids de ton trésor ? As-tu bravé la foudre et passé le tropique ? T'es-tu, pendant deux ans, promené sur la mort, Couvant d'un œil hagard ta boussole tremblante, Pour qu'une Européenne, une pâle indolente, Puisse embaumer son bain des parfums du sérail Et froisser dans la valse un collier de corail ? Comme le cœur bondit quand la terre natale, Au moment du retour, commence à s'approcher, Et du vaste Océan sort avec son clocher ! Et quel tourment divin dans ce court intervalle, Où l'on sent qu'elle arrive et qu'on va la toucher ! Ô patrie ! ô patrie ! ineffable mystère ! Mot sublime et terrible ! inconcevable amour ! L'homme n'est-il donc né que pour un coin de terre, Pour y bâtir son nid, et pour y vivre un jour ? Le Havre, septembre 1855.
Continue reading...
36
Nos pères nos Héros Pour eux, ne soyons pas des zéros On se plaint souvent que les exemples et les exercices sont plus faciles que les devoirs de maison et les épreuves à l'examen Avec nos papas, c'est différent Ils affrontent la vie à manches retroussées Sans gangs, ils boxent Tout ça pour nous offrir des gangs quand nous seront dans le ring Et les protège-dents qu'ils n'ont pas eu Dans le froid Sous un soleil ardent Dans une pluie torrentielle Il continuent de travailler et de bosser dur Leurs seuls boucliers qu'ils ont contre les  intempéries de mère nature c'est notre amour et notre l'affection Leur cœur est la machine la plus robuste carburé à l'amour qu'il ont pour nous Même quand les médecins les imposent le repos  Ils n'arrivent pas à se reposer si on manque le nécessaire Nos papas sont nos premiers modèle de succès Ils ne nous cachent pas leurs erreurs Nos tremplins pour le succès Leur assiduité Leur volonté Leur minutieuxité et Leur détermination doivent être notre inspiration Ce n'est pas Parcequ'Ils n'ont pas des bibliographies dans les "best-sellers" Que nous devons les dévaloriser En fait, ils partagent leur expérience avec nous, Pour que nous les partageons avec le reste du monde Nos papas ne sont pas une mesure de ce qu'il ont Mais de ce qu'ils sont
0
Jun 20, 2021
Jun 20, 2021 at 7:50 PM UTC
Papa, Bonne fête des Pères a toi Tome 1
En été dans ta chambre claire, Vers le temps des premiers aveux, (Ce jeu-là paraissait Te plaire) On ouvrait parfois Baudelaire, Avec ton épingle à cheveux, Comme un croyant ouvre sa Bible, En s'imaginant que le Ciel, Dans un verset doux ou terrible, Va parler à son coeur sensible, Quelque peu superficiel ; D'avance on désignait la page À droite ou bien à gauche, et puis, Par un chiffre le vers, ce mage Qui devrait être ton image, Ou me dire ce que je suis. Nous prenions du goût à la chose. Donc on tirait chacun pour soi Un vers, au hasard, noir ou rose, Dans ce beau Poète morose. Nous commencions, d'abord à Toi, Attention ! Dans ta ruelle Tu mettrais l'univers entier. Vous riez ! bon pour Vous, cruelle ! Car ce vers Vous flatte de l'aile, Et c'est un compliment altier ! Un compliment comme en sait faire Un homme sagace en amour, Et qui fleure en sa grâce fière, Sous le style de La Bruyère, Son joli poète de Cour ; Un compliment qui sent sa fraise, Son talon rouge, et qui, vainqueur, Allumant ses pudeurs de braise, Eût faire rire Sainte Thérèse, Chatouillée... au fond de son coeur. Qu'il est bon ! oui !... mais moi... je gronde ! Y songez-Vous, avec ce vers, Quelle figure fais-je au monde, Dans cette ruelle profonde, Au milieu de cet Univers ! Ah ! fi !... Pardonnez-moi... Madame... Oui, je m'oublie !... oui, je sais bien... Toute jalousie est infâme... C'est un peu de vertige à l'âme, Ça va se passer... ce n'est rien... Ah ! tant mieux ! je vous vois sourire. Continuons ce jeu si doux ; Mais avant, je dois Vous le dire, Afin d'éviter un mal pire, Si jamais je deviens jaloux, Rejetez-moi, moi G, moi N, Moi, vilain monstre rabougri, Rejetez-moi dans ma Géhenne ; Le jaloux n'est plus, dans sa haine, Rien... qu'un billet d'amour... aigri.
0
415
Jaloux
En été dans ta chambre claire, Vers le temps des premiers aveux, (Ce jeu-là paraissait Te plaire) On ouvrait parfois Baudelaire, Avec ton épingle à cheveux, Comme un croyant ouvre sa Bible, En s'imaginant que le Ciel, Dans un verset doux ou terrible, Va parler à son coeur sensible, Quelque peu superficiel ; D'avance on désignait la page À droite ou bien à gauche, et puis, Par un chiffre le vers, ce mage Qui devrait être ton image, Ou me dire ce que je suis. Nous prenions du goût à la chose. Donc on tirait chacun pour soi Un vers, au hasard, noir ou rose, Dans ce beau Poète morose. Nous commencions, d'abord à Toi, Attention ! Dans ta ruelle Tu mettrais l'univers entier. Vous riez ! bon pour Vous, cruelle ! Car ce vers Vous flatte de l'aile, Et c'est un compliment altier ! Un compliment comme en sait faire Un homme sagace en amour, Et qui fleure en sa grâce fière, Sous le style de La Bruyère, Son joli poète de Cour ; Un compliment qui sent sa fraise, Son talon rouge, et qui, vainqueur, Allumant ses pudeurs de braise, Eût faire rire Sainte Thérèse, Chatouillée... au fond de son coeur. Qu'il est bon ! oui !... mais moi... je gronde ! Y songez-Vous, avec ce vers, Quelle figure fais-je au monde, Dans cette ruelle profonde, Au milieu de cet Univers ! Ah ! fi !... Pardonnez-moi... Madame... Oui, je m'oublie !... oui, je sais bien... Toute jalousie est infâme... C'est un peu de vertige à l'âme, Ça va se passer... ce n'est rien... Ah ! tant mieux ! je vous vois sourire. Continuons ce jeu si doux ; Mais avant, je dois Vous le dire, Afin d'éviter un mal pire, Si jamais je deviens jaloux, Rejetez-moi, moi G, moi N, Moi, vilain monstre rabougri, Rejetez-moi dans ma Géhenne ; Le jaloux n'est plus, dans sa haine, Rien... qu'un billet d'amour... aigri.
Continue reading...
55
Ce beau printemps qui vient de naître À peine goûté va finir ; Nul de nous n'en fera connaître La grâce aux peuples à venir. Nous n'osons plus parler des roses : Quand nous les chantons, on en rit ; Car des plus adorables choses Le culte est si vieux qu'il périt. Les premiers amants de la terre Ont célébré Mai sans retour, Et les derniers doivent se taire, Plus nouveaux que leur propre amour. Rien de cette saison fragile Ne sera sauvé dans nos vers, Et les cytises de Virgile Ont embaumé tout l'univers. Ah ! frustrés par les anciens hommes, Nous sentons le regret jaloux Qu'ils aient été ce que nous sommes, Qu'ils aient eu nos cœurs avant nous.
0
388
Printemps oublié
Il naît sous le soleil de nobles créatures Unissant ici-bas tout ce qu'on peut rêver, Corps de fer, cœur de flamme, admirables natures. Dieu semble les produire afin de se prouver ; Il prend, pour les pétrir, une argile plus douce, Et souvent passe un siècle à les parachever. Il met, comme un sculpteur, l'empreinte de son pouce Sur leurs fronts rayonnants de la gloire des cieux, Et l'ardente auréole en gerbes d'or y pousse. Ces hommes-là s'en vont, calmes et radieux, Sans quitter un instant leur pose solennelle, Avec l'œil immobile et le maintien des dieux. Leur moindre fantaisie est une œuvre éternelle ; Tout cède devant eux ; les sables inconstants Gardent leurs pas empreints, comme un airain fidèle. Ne leur donnez qu'un jour ou donnez-leur cent ans, L'orage ou le repos, la palette ou le glaive : Ils mèneront à bout, leurs destins éclatants. Leur existence étrange est le réel du rêve : Ils exécuteront votre plan idéal, Comme un maître savant le croquis d'un élève ; Vos désirs inconnus, sous l'arceau triomphal Dont votre esprit en songe arrondissait la voûte, Passent assis en croupe au dos de leur cheval. D'un pied sûr, jusqu'au bout ils ont suivi la route Où, dès les premiers pas, vous vous êtes assis, N'osant prendre une branche au carrefour du doute. De ceux-là chaque peuple en compte cinq ou six, Cinq ou six tout au plus, dans les siècles prospères, Types toujours vivants dont on fait des récits. Nature avare, ô toi, si féconde en vipères, En serpents, en crapauds tout gonflés de venins, Si prompte à repeupler tes immondes repaires, Pour tant d'animaux vils, d'idiots et de nains, Pour tant d'avortements et d'œuvres imparfaites, Tant de monstres impurs échappés de tes mains, Nature, tu nous dois encore bien des poètes !
0
372
Compensation
Il naît sous le soleil de nobles créatures Unissant ici-bas tout ce qu'on peut rêver, Corps de fer, cœur de flamme, admirables natures. Dieu semble les produire afin de se prouver ; Il prend, pour les pétrir, une argile plus douce, Et souvent passe un siècle à les parachever. Il met, comme un sculpteur, l'empreinte de son pouce Sur leurs fronts rayonnants de la gloire des cieux, Et l'ardente auréole en gerbes d'or y pousse. Ces hommes-là s'en vont, calmes et radieux, Sans quitter un instant leur pose solennelle, Avec l'œil immobile et le maintien des dieux. Leur moindre fantaisie est une œuvre éternelle ; Tout cède devant eux ; les sables inconstants Gardent leurs pas empreints, comme un airain fidèle. Ne leur donnez qu'un jour ou donnez-leur cent ans, L'orage ou le repos, la palette ou le glaive : Ils mèneront à bout, leurs destins éclatants. Leur existence étrange est le réel du rêve : Ils exécuteront votre plan idéal, Comme un maître savant le croquis d'un élève ; Vos désirs inconnus, sous l'arceau triomphal Dont votre esprit en songe arrondissait la voûte, Passent assis en croupe au dos de leur cheval. D'un pied sûr, jusqu'au bout ils ont suivi la route Où, dès les premiers pas, vous vous êtes assis, N'osant prendre une branche au carrefour du doute. De ceux-là chaque peuple en compte cinq ou six, Cinq ou six tout au plus, dans les siècles prospères, Types toujours vivants dont on fait des récits. Nature avare, ô toi, si féconde en vipères, En serpents, en crapauds tout gonflés de venins, Si prompte à repeupler tes immondes repaires, Pour tant d'animaux vils, d'idiots et de nains, Pour tant d'avortements et d'œuvres imparfaites, Tant de monstres impurs échappés de tes mains, Nature, tu nous dois encore bien des poètes !
Continue reading...
37
Une enfant de seize ans, belle, et qui, toute franche, Ouvrant ses yeux, ouvrait son cœur, S'est inclinée un jour comme une fleur se penche, Agonisante deux fois blanche Par l'innocence et la langueur. Ne parlez plus du monde à sa mère atterrée : Ce qui n'est pas noir lui déplaît ; Ah ! l'immense douleur que son amour lui crée N'est-elle pas aussi sacrée Qu'un seuil de tombe où l'on se tait ? Vouloir la détourner de son culte à la morte, C'est toujours l'en entretenir, Et la vertu des mots ne peut être assez forte Pour que leur souffle vide emporte Le plomb fixe du souvenir. Mais surtout cachez-lui l'âge de votre fille, Ses premiers hivers triomphants Au bal, où chaque mère a sa perle qui brille, Printemps des nuits où la famille Fête la beauté des enfants. Ne soyez, en lavant sa blessure cruelle, Ni le flatteur des longs regrets, Ni le froid raisonneur dont l'amitié querelle, Ni l'avocat de Dieu contre elle Qui saigne encor de ses décrets. Mais soyez un écho dans une solitude, Toujours présent, toujours voilé, Faites de sa souffrance une invisible étude, Et si le jour lui semble rude Montrez-lui le soir étoile. La nature à son tour par d'invisibles charmes Forcera la peine au sommeil ; Un jour on offre aux morts des fleurs au lieu de larmes. Que de désespoirs tu désarmes, Silencieux et fort soleil ! Vous ne distrairez pas les malheureuses mères, Tant qu'elles pleurent leurs enfants ; Les discours ni le bruit ne les soulagent guères : Recueillez leurs larmes amères, Aidez leurs soupirs étouffants : Il faut que la douleur par les sanglots brisée Se divise un peu chaque jour, Et dans les libres pleurs, dissolvante rosée, Sur le tombeau qui l'a causée S'épuise par un lent retour. Alors le désespoir devient tristesse et plie, Le cœur moins serré s'ouvre un peu ; Ce nœud qui l'étreignait doucement se délie, Et l'âme retombe affaiblie, Mais plus sage et sereine en Dieu. La douleur se repose, et d'étape en étape S'éloigne, et, prête à s'envoler, Hésite au bord du cœur, lève l'aile et s'échappe ; Le cœur s'indigne... Dieu qui frappe Use du droit de consoler.
0
365
Consolation
Une enfant de seize ans, belle, et qui, toute franche, Ouvrant ses yeux, ouvrait son cœur, S'est inclinée un jour comme une fleur se penche, Agonisante deux fois blanche Par l'innocence et la langueur. Ne parlez plus du monde à sa mère atterrée : Ce qui n'est pas noir lui déplaît ; Ah ! l'immense douleur que son amour lui crée N'est-elle pas aussi sacrée Qu'un seuil de tombe où l'on se tait ? Vouloir la détourner de son culte à la morte, C'est toujours l'en entretenir, Et la vertu des mots ne peut être assez forte Pour que leur souffle vide emporte Le plomb fixe du souvenir. Mais surtout cachez-lui l'âge de votre fille, Ses premiers hivers triomphants Au bal, où chaque mère a sa perle qui brille, Printemps des nuits où la famille Fête la beauté des enfants. Ne soyez, en lavant sa blessure cruelle, Ni le flatteur des longs regrets, Ni le froid raisonneur dont l'amitié querelle, Ni l'avocat de Dieu contre elle Qui saigne encor de ses décrets. Mais soyez un écho dans une solitude, Toujours présent, toujours voilé, Faites de sa souffrance une invisible étude, Et si le jour lui semble rude Montrez-lui le soir étoile. La nature à son tour par d'invisibles charmes Forcera la peine au sommeil ; Un jour on offre aux morts des fleurs au lieu de larmes. Que de désespoirs tu désarmes, Silencieux et fort soleil ! Vous ne distrairez pas les malheureuses mères, Tant qu'elles pleurent leurs enfants ; Les discours ni le bruit ne les soulagent guères : Recueillez leurs larmes amères, Aidez leurs soupirs étouffants : Il faut que la douleur par les sanglots brisée Se divise un peu chaque jour, Et dans les libres pleurs, dissolvante rosée, Sur le tombeau qui l'a causée S'épuise par un lent retour. Alors le désespoir devient tristesse et plie, Le cœur moins serré s'ouvre un peu ; Ce nœud qui l'étreignait doucement se délie, Et l'âme retombe affaiblie, Mais plus sage et sereine en Dieu. La douleur se repose, et d'étape en étape S'éloigne, et, prête à s'envoler, Hésite au bord du cœur, lève l'aile et s'échappe ; Le cœur s'indigne... Dieu qui frappe Use du droit de consoler.
Continue reading...
55
Sur le coteau, là-bas où sont les tombes, Un beau palmier, comme un panache vert, Dresse sa tête, où le soir les colombes Viennent nicher et se mettre à couvert. Mais le matin elles quittent les branches ; Comme un collier qui s'égrène, on les voit S'éparpiller dans l'air bleu, toutes blanches, Et se poser plus **** sur quelque toit. Mon âme est l'arbre où tous les soirs, comme elles, De blancs essaims de folles visions Tombent des cieux en palpitant des ailes, Pour s'envoler dès les premiers rayons.
0
308
Les colombes
under this gray forgotten sky I look to the ground and take flight I reply to a distant call of a deserved lonesome exodus minimum quantum spaces freedom in the first moments voices and lights in the lips of a child that takes life and peace from the breast of the world under this gray forgotten sky I look to the ground and take flight I turn back I'm alone but I do not fear this solo drum and absorbed in my infinite intimacy I migrate to the wild sanctuary that will save my soul ------------- sotto questo cielo grigio dimenticato guardo a terra e prendo il volo ad una chiamata remota rispondo di un meritato esodo solitario minimi spazi quantici libertà dei primi momenti voci e luci nelle labbra di un bambino che prende vita e pace dal seno del mondo sotto questo cielo grigio dimenticato fisso la terra e prendo il volo guardo indietro sono solo ma non temo questo rullo di tamburo ed assorto nella mia infinita intimità migro verso il selvatico santuario che salverà la mia anima ---------------- bajo este olvidado cielo gris miro el suelo e inicio el vuelo respondo una llamada lejana de un merecido éxodo solitario mínimos espacios cuánticos libertad de los primeros momentos voces y luces en los labios de un niño eso agarra la vida y la paz del seno del mundo bajo este olvidado cielo gris miro la tierra e inicio el vuelo me doy vuelta, estoy solo pero no temo este rollo de tambor y absorto en mi infinita intimidad migro a la naturaleza santuario que mi alma salvará ... sous ce ciel gris oublié Je regarde le sol et commence le vol Je réponds à un appel distant d'un exode solitaire bien mérité espaces quantiques minimaux la liberté des premiers instants voix et lumières sur les lèvres d'un enfant qui saisit la vie et la paix du sein du monde sous ce ciel gris oublié Je regarde la terre et je commence le vol Je me retourne, je suis seul mais je ne crains pas ce rouleau tambour et absorbé dans mon intimité infinie Je migre vers la nature sanctuaire que sauvera mon âme
0
Sep 5, 2018
Sep 5, 2018 at 4:33 PM UTC
exodus n. 1
under this gray forgotten sky I look to the ground and take flight I reply to a distant call of a deserved lonesome exodus minimum quantum spaces freedom in the first moments voices and lights in the lips of a child that takes life and peace from the breast of the world under this gray forgotten sky I look to the ground and take flight I turn back I'm alone but I do not fear this solo drum and absorbed in my infinite intimacy I migrate to the wild sanctuary that will save my soul ------------- sotto questo cielo grigio dimenticato guardo a terra e prendo il volo ad una chiamata remota rispondo di un meritato esodo solitario minimi spazi quantici libertà dei primi momenti voci e luci nelle labbra di un bambino che prende vita e pace dal seno del mondo sotto questo cielo grigio dimenticato fisso la terra e prendo il volo guardo indietro sono solo ma non temo questo rullo di tamburo ed assorto nella mia infinita intimità migro verso il selvatico santuario che salverà la mia anima ---------------- bajo este olvidado cielo gris miro el suelo e inicio el vuelo respondo una llamada lejana de un merecido éxodo solitario mínimos espacios cuánticos libertad de los primeros momentos voces y luces en los labios de un niño eso agarra la vida y la paz del seno del mundo bajo este olvidado cielo gris miro la tierra e inicio el vuelo me doy vuelta, estoy solo pero no temo este rollo de tambor y absorto en mi infinita intimidad migro a la naturaleza santuario que mi alma salvará ... sous ce ciel gris oublié Je regarde le sol et commence le vol Je réponds à un appel distant d'un exode solitaire bien mérité espaces quantiques minimaux la liberté des premiers instants voix et lumières sur les lèvres d'un enfant qui saisit la vie et la paix du sein du monde sous ce ciel gris oublié Je regarde la terre et je commence le vol Je me retourne, je suis seul mais je ne crains pas ce rouleau tambour et absorbé dans mon intimité infinie Je migre vers la nature sanctuaire que sauvera mon âme
Continue reading...
65