Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"portes" poems
Nous etions, en cet instant, prisonniers du bonheur. Heritiers de cette douce mais, o combien lourde, ferveur Brulant sous cette peau vernie de sueur, de sable et de sel, Portes, en princes sous les ficelles des tisseuses de ciel. Nous regardions le gris a nous ecorcher les yeux, Aimant de la passion infidele du zenith bleu Le vide encombrant de nos plus incroyables espoirs Et le remou sans debut ni fin de nouvelles memoires. Nous les connaissions, ces esprits, vagabonds des mers Chassant, au milieu des vagues ces humeurs incidencieres, Celles la meme qui jadis se prenommaient “reves d’enfance” Et qui depuis de sont transformes en dependence. Nous les connaissions, et meme si la nature de ce lien M’est masque par un sacerdoce qui ne sera jamais mien, Elle me dicte toujours chaque contour de leur lames grises Qui de cet air sec et fier sont tragiquement eprises Nous etions, en cet instant prisonniers de beaute, Celle la meme qui voit nos poumons dechiquetes A vouloir engouffrer ce monde entier sous nos pores Que demain a travers ces lettres je puisse a nouveau le voir.
0
Feb 19, 2015
Feb 19, 2015 at 1:01 PM UTC
A Solis Occasum Cardine
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
0
Sep 11, 2025
Sep 11, 2025 at 1:12 AM UTC
La Violence Pleut Dans Les Rues
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
Continue reading...
29
Le Baiser de ton rêve Est celui de l'Amour ! Le jour, le jour se lève, Clairons, voici le jour ! Le Baiser de mon rêve Est celui de l'Amour ! Enfin, le jour se lève ! Clairons, voici le jour ! La caresse royale Est celle de l'Amour. Battez la générale, Battez, battez, tambour ! Car l'Amour est horrible Au gouffre de son jour ! Pour le tir à la cible Battez, battez, tambour. Sa caresse est féline Comme le point du jour : Pour gravir la colline Battez, battez, tambour ! Sa caresse est câline Comme le flot du jour : Pour gravir la colline, Battez, battez, tambour. Sa caresse est énorme Comme l'éclat du jour : Pour les rangs que l'on forme, Battez, battez, tambour ! Sa caresse vous touche Comme l'onde et le feu ; Pour tirer la cartouche, Battez, battez un peu. Son Baiser vous enlace Comme l'onde et le feu : Pour charger la culasse, Battez, battez un peu. Sa Caresse se joue Comme l'onde et le feu : Tambour, pour mettre en joue, Battez, battez un peu. Sa caresse est terrible Comme l'onde et le feu : Pour le cœur trop sensible Battez, battez un peu. Sa caresse est horrible, Comme l'onde et le feu : Pour ajuster la cible, Restez, battez un peu. Cette Caresse efface Tout, sacré nom de Dieu ! Pour viser bien en face, Battez, battez un peu. Son approche vous glace Comme ses feux passés : Pour viser bien en face Cessez. Car l'Amour est plus belle Que son plus bel amour : Battez pour la gamelle, Battez, battez tambour, Toute horriblement belle Au milieu de sa cour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'arme la plus habile Est celle de l'Amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour ! Car elle est moins cruelle Que la clarté du jour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'amour est plus docile Que son plus tendre amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour. Elle est plus difficile À plier que le jour : Pour la mauvaise ville, Battez, battez tambour. Nul n'est plus difficile À payer de retour : Pour la guerre civile, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus large Est celui de l'Amour : Pour l'amour et la charge, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus tendre Est celui de l'Amour, Battez pour vous défendre, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus chaste Est celui de l'Amour : Amis, la terre est vaste, En avant, le tambour. Le Baiser le plus grave Est celui de l'Amour : Battez, pour l'homme brave, Battez, battez tambour. Le Baiser qui se fâche Est celui de l'Amour : Battez pour l'homme lâche, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus mâle Est celui de l'Amour : Pour le visage pâle Battez, battez tambour. La Caresse en colère Est celle de l'Amour : Car l'Amour, c'est la guerre, Battez, battez tambour. Le Baiser qu'on redoute Est celui de l'Amour : Pour écarter le doute, Battez, battez tambour. L'art de jouir ensemble Est celui de l'Amour : Or, mourir lui ressemble : Battez, battez tambour. L'art de mourir ensemble Est celui de l'Amour : Battez fort pour qui tremble, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus calme Est celui de l'Amour : Car la paix, c'est sa palme, Battez, battez tambour. La souffrance, la pire, Est d'être sans l'Amour : Battez, pour qu'elle expire, Battez, battez tambour. Le Baiser qui délivre Est celui de l'Amour : Battez pour qui veut vivre, Battez, battez tambour. La Caresse éternelle Est celle de l'Amour : Battez, la mort est belle, Battez, battez tambour. La guerre est la plus large Des portes de l'Amour : Pour l'assaut et la charge, Battez, battez tambour. La porte la plus sainte Est celle de la mort : Pour étouffer la plainte Battez, battez plus fort. L'atteinte la moins grave Est celle de la mort : L'amour est au plus brave, La Victoire... au plus fort !
0
1.7k
Le baiser (IV)
Le Baiser de ton rêve Est celui de l'Amour ! Le jour, le jour se lève, Clairons, voici le jour ! Le Baiser de mon rêve Est celui de l'Amour ! Enfin, le jour se lève ! Clairons, voici le jour ! La caresse royale Est celle de l'Amour. Battez la générale, Battez, battez, tambour ! Car l'Amour est horrible Au gouffre de son jour ! Pour le tir à la cible Battez, battez, tambour. Sa caresse est féline Comme le point du jour : Pour gravir la colline Battez, battez, tambour ! Sa caresse est câline Comme le flot du jour : Pour gravir la colline, Battez, battez, tambour. Sa caresse est énorme Comme l'éclat du jour : Pour les rangs que l'on forme, Battez, battez, tambour ! Sa caresse vous touche Comme l'onde et le feu ; Pour tirer la cartouche, Battez, battez un peu. Son Baiser vous enlace Comme l'onde et le feu : Pour charger la culasse, Battez, battez un peu. Sa Caresse se joue Comme l'onde et le feu : Tambour, pour mettre en joue, Battez, battez un peu. Sa caresse est terrible Comme l'onde et le feu : Pour le cœur trop sensible Battez, battez un peu. Sa caresse est horrible, Comme l'onde et le feu : Pour ajuster la cible, Restez, battez un peu. Cette Caresse efface Tout, sacré nom de Dieu ! Pour viser bien en face, Battez, battez un peu. Son approche vous glace Comme ses feux passés : Pour viser bien en face Cessez. Car l'Amour est plus belle Que son plus bel amour : Battez pour la gamelle, Battez, battez tambour, Toute horriblement belle Au milieu de sa cour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'arme la plus habile Est celle de l'Amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour ! Car elle est moins cruelle Que la clarté du jour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'amour est plus docile Que son plus tendre amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour. Elle est plus difficile À plier que le jour : Pour la mauvaise ville, Battez, battez tambour. Nul n'est plus difficile À payer de retour : Pour la guerre civile, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus large Est celui de l'Amour : Pour l'amour et la charge, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus tendre Est celui de l'Amour, Battez pour vous défendre, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus chaste Est celui de l'Amour : Amis, la terre est vaste, En avant, le tambour. Le Baiser le plus grave Est celui de l'Amour : Battez, pour l'homme brave, Battez, battez tambour. Le Baiser qui se fâche Est celui de l'Amour : Battez pour l'homme lâche, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus mâle Est celui de l'Amour : Pour le visage pâle Battez, battez tambour. La Caresse en colère Est celle de l'Amour : Car l'Amour, c'est la guerre, Battez, battez tambour. Le Baiser qu'on redoute Est celui de l'Amour : Pour écarter le doute, Battez, battez tambour. L'art de jouir ensemble Est celui de l'Amour : Or, mourir lui ressemble : Battez, battez tambour. L'art de mourir ensemble Est celui de l'Amour : Battez fort pour qui tremble, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus calme Est celui de l'Amour : Car la paix, c'est sa palme, Battez, battez tambour. La souffrance, la pire, Est d'être sans l'Amour : Battez, pour qu'elle expire, Battez, battez tambour. Le Baiser qui délivre Est celui de l'Amour : Battez pour qui veut vivre, Battez, battez tambour. La Caresse éternelle Est celle de l'Amour : Battez, la mort est belle, Battez, battez tambour. La guerre est la plus large Des portes de l'Amour : Pour l'assaut et la charge, Battez, battez tambour. La porte la plus sainte Est celle de la mort : Pour étouffer la plainte Battez, battez plus fort. L'atteinte la moins grave Est celle de la mort : L'amour est au plus brave, La Victoire... au plus fort !
Continue reading...
152
J'ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs Je marche, sans trouver de bras qui me secourent, Puisque je ris à peine aux enfants qui m'entourent, Puisque je ne suis plus réjoui par les fleurs ; Puisqu'au printemps, quand Dieu met la nature en fête, J'assiste, esprit sans joie, à ce splendide amour ; Puisque je suis à l'heure où l'homme fuit le jour, Hélas ! et sent de tout la tristesse secrète ; Puisque l'espoir serein dans mon âme est vaincu ; Puisqu'en cette saison des parfums et des roses, Ô ma fille ! j'aspire à l'ombre où tu reposes, Puisque mon coeur est mort, j'ai bien assez vécu. Je n'ai pas refusé ma tâche sur la terre. Mon sillon ? Le voilà. Ma gerbe ? La voici. J'ai vécu souriant, toujours plus adouci, Debout, mais incliné du côté du mystère. J'ai fait ce que j'ai pu ; j'ai servi, j'ai veillé, Et j'ai vu bien souvent qu'on riait de ma peine. Je me suis étonné d'être un objet de haine, Ayant beaucoup souffert et beaucoup travaillé. Dans ce bagne terrestre où ne s'ouvre aucune aile, Sans me plaindre, saignant, et tombant sur les mains, Morne, épuisé, raillé par les forçats humains, J'ai porté mon chaînon de la chaîne éternelle. Maintenant, mon regard ne s'ouvre qu'à demi ; Je ne me tourne plus même quand on me nomme ; Je suis plein de stupeur et d'ennui, comme un homme Qui se lève avant l'aube et qui n'a pas dormi. Je ne daigne plus même, en ma sombre paresse, Répondre à l'envieux dont la bouche me nuit. Ô Seigneur ! ouvrez-moi les portes de la nuit, Afin que je m'en aille et que je disparaisse !
0
1.2k
Veni, vidi, vixi
J'ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs Je marche, sans trouver de bras qui me secourent, Puisque je ris à peine aux enfants qui m'entourent, Puisque je ne suis plus réjoui par les fleurs ; Puisqu'au printemps, quand Dieu met la nature en fête, J'assiste, esprit sans joie, à ce splendide amour ; Puisque je suis à l'heure où l'homme fuit le jour, Hélas ! et sent de tout la tristesse secrète ; Puisque l'espoir serein dans mon âme est vaincu ; Puisqu'en cette saison des parfums et des roses, Ô ma fille ! j'aspire à l'ombre où tu reposes, Puisque mon coeur est mort, j'ai bien assez vécu. Je n'ai pas refusé ma tâche sur la terre. Mon sillon ? Le voilà. Ma gerbe ? La voici. J'ai vécu souriant, toujours plus adouci, Debout, mais incliné du côté du mystère. J'ai fait ce que j'ai pu ; j'ai servi, j'ai veillé, Et j'ai vu bien souvent qu'on riait de ma peine. Je me suis étonné d'être un objet de haine, Ayant beaucoup souffert et beaucoup travaillé. Dans ce bagne terrestre où ne s'ouvre aucune aile, Sans me plaindre, saignant, et tombant sur les mains, Morne, épuisé, raillé par les forçats humains, J'ai porté mon chaînon de la chaîne éternelle. Maintenant, mon regard ne s'ouvre qu'à demi ; Je ne me tourne plus même quand on me nomme ; Je suis plein de stupeur et d'ennui, comme un homme Qui se lève avant l'aube et qui n'a pas dormi. Je ne daigne plus même, en ma sombre paresse, Répondre à l'envieux dont la bouche me nuit. Ô Seigneur ! ouvrez-moi les portes de la nuit, Afin que je m'en aille et que je disparaisse !
Continue reading...
32
Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri Cher automne, tu es vraiment notre saison chérie, tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes, avec quelques reflets des raisins de Moissac, alors que les feuillages roux te font un tapis d’or. Pendant que dame châtaigne crépite dans les feux. Tu es la saison chère des amours romantiques, et des êtres esseulés, chauffant leurs cœurs à tes lumières tamisées, à tes tons délicats et à tes vêtures de velours et de soie. Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue ; de celles que dont l’on n’oublie jamais leurs chevelures rousses. Cher automne, tu flamboies, partout où l’on te trouve, des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga. Ta couleur préférée est le roux mordoré avec quelques nuances de soleil flamboyant, sans jamais oublier le marron des châtaignes. Automne, tu es par excellence la saison d’intellectualité, où poètes et penseurs trouvent l’inspiration, propice à leurs créations et suscitant leurs rêves. Tu nous tends le miroir de nos contemplations rendant l’esprit aux vraies priorités, qui sont spirituelles. Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe, tant soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu. Il reste en toi assez du bouillonnement de l’été et des excès grandioses de la saison brûleuse, peu à peu refroidie, par Eole qui pointe, aux jours qui rétrécissent comme des larmes Mais ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent, avec quelques journées d’une telle beauté, que notre cœur se serre à devoir te laisser, peu à peu t’engourdir dans ce linceul d’hiver, d’où le printemps demain t’éveillera encor, rêvant déjà de la venue de nouveaux beaux automnes. Paul Arrighi
0
Oct 2, 2016
Oct 2, 2016 at 12:38 PM UTC
Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri ( Hurrah , Hurrah, to our beloved Automn)
Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri Cher automne, tu es vraiment notre saison chérie, tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes, avec quelques reflets des raisins de Moissac, alors que les feuillages roux te font un tapis d’or. Pendant que dame châtaigne crépite dans les feux. Tu es la saison chère des amours romantiques, et des êtres esseulés, chauffant leurs cœurs à tes lumières tamisées, à tes tons délicats et à tes vêtures de velours et de soie. Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue ; de celles que dont l’on n’oublie jamais leurs chevelures rousses. Cher automne, tu flamboies, partout où l’on te trouve, des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga. Ta couleur préférée est le roux mordoré avec quelques nuances de soleil flamboyant, sans jamais oublier le marron des châtaignes. Automne, tu es par excellence la saison d’intellectualité, où poètes et penseurs trouvent l’inspiration, propice à leurs créations et suscitant leurs rêves. Tu nous tends le miroir de nos contemplations rendant l’esprit aux vraies priorités, qui sont spirituelles. Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe, tant soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu. Il reste en toi assez du bouillonnement de l’été et des excès grandioses de la saison brûleuse, peu à peu refroidie, par Eole qui pointe, aux jours qui rétrécissent comme des larmes Mais ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent, avec quelques journées d’une telle beauté, que notre cœur se serre à devoir te laisser, peu à peu t’engourdir dans ce linceul d’hiver, d’où le printemps demain t’éveillera encor, rêvant déjà de la venue de nouveaux beaux automnes. Paul Arrighi
Continue reading...
35
Il est 1h27 du matin à Dakar Debout sur le balcon; un désir d'aventurier de l'inconnu m'envahit, de celle qui s'échappe du temps et de la terre mère qui l'étouffe ensevelie sous son noyau. Le vent me caressant le visage, je l'entend m'inviter à l'hymne de ma liberté. Le bruit des avions m'emportent dans un monde d'aisance et d'émancipation, l'échos des Zikrs me tirent vers ma raison profonde et ma familiarité. Je ferme les yeux en proie à la nostalgie. Essayant de me souvenir des beaux moments de ma vie; le vent me berce dans l'abstrait où mon âme se jette dans l'aura poétique de la magie des rêves. Le marchand des rêves m'emporte sur une plage éclairée par la claire de lune et un feu de camp; jouissant d'un ciel dégagé et très étoilé. La brise me mets à nu devant ses caresses ardentes et m'enivre de son odeur. Je me laisse flotter sur ses ondes. Le sable en velours réchauffant mes pieds au rythme d'un Samba; riant de toute mon âme et transpirant au rythme de la danse. Nos âmes se transforment en une unité d'énergie donnant naissance à un cycle d'existence de désirs. Je me confie à mon instinct comme pour consoler mon amour. A l'horizon, la morosité morbide condamnée dans le concret. Aimant ardemment et follement cet abstrait merveilleux qui me berce. Qui berce cet amour non réclamé, et cette liberté condamnée. Qui depuis longtemps poussent leur barque fragile à bout de force. Aussi romantique que la poésie, je danse amoureusement et passionnément avec l'inconnu de mes pensées. Et dans cette passion insensée, de l'infini sublime rêve que cherche l'esprit, la réalité envahit l'abstrait et en fait un asile. Un asile qui éveille mon cœur à chaque moment d'inattention ou de solitude. Un asile qui m'ouvre ses portes à ses extases fantaisistes quand l'ivresse de la réalité devient lourde et étouffante.
0
Feb 17, 2021
Feb 17, 2021 at 9:52 AM UTC
Le marchand de rêves
Il est 1h27 du matin à Dakar Debout sur le balcon; un désir d'aventurier de l'inconnu m'envahit, de celle qui s'échappe du temps et de la terre mère qui l'étouffe ensevelie sous son noyau. Le vent me caressant le visage, je l'entend m'inviter à l'hymne de ma liberté. Le bruit des avions m'emportent dans un monde d'aisance et d'émancipation, l'échos des Zikrs me tirent vers ma raison profonde et ma familiarité. Je ferme les yeux en proie à la nostalgie. Essayant de me souvenir des beaux moments de ma vie; le vent me berce dans l'abstrait où mon âme se jette dans l'aura poétique de la magie des rêves. Le marchand des rêves m'emporte sur une plage éclairée par la claire de lune et un feu de camp; jouissant d'un ciel dégagé et très étoilé. La brise me mets à nu devant ses caresses ardentes et m'enivre de son odeur. Je me laisse flotter sur ses ondes. Le sable en velours réchauffant mes pieds au rythme d'un Samba; riant de toute mon âme et transpirant au rythme de la danse. Nos âmes se transforment en une unité d'énergie donnant naissance à un cycle d'existence de désirs. Je me confie à mon instinct comme pour consoler mon amour. A l'horizon, la morosité morbide condamnée dans le concret. Aimant ardemment et follement cet abstrait merveilleux qui me berce. Qui berce cet amour non réclamé, et cette liberté condamnée. Qui depuis longtemps poussent leur barque fragile à bout de force. Aussi romantique que la poésie, je danse amoureusement et passionnément avec l'inconnu de mes pensées. Et dans cette passion insensée, de l'infini sublime rêve que cherche l'esprit, la réalité envahit l'abstrait et en fait un asile. Un asile qui éveille mon cœur à chaque moment d'inattention ou de solitude. Un asile qui m'ouvre ses portes à ses extases fantaisistes quand l'ivresse de la réalité devient lourde et étouffante.
Continue reading...
12
Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
0
Jan 10, 2025
Jan 10, 2025 at 10:29 PM UTC
Le Séisme Infernal D'un Après-Midi Extraordinaire
Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
Continue reading...
32
Les deux Oliviers de Paomia, (Un épisode de l'exode de «Mainotes en Corse») Ridés, bossus, ces deux oliviers ressemblaient au passeur de l'Achéron, veillant aux portes du fleuve de l'enfer. Ce n’étaient pourtant que des pousses venues de Sparte, Replantées sur la terre Corse, pour nourrir une colonie d'émigrés. Ces oliviers furent même bénis par des popes, Puis soumis aux êtes brûlants, au sirocco dévastateurs, Mais ils avaient tenus debouts avec leurs nervures noueuses, et ni les entailles des hommes, ni le feu du ciel, ni les orages dévastateurs ne leur avait fait baisser rameux, Grecs et Corses s'étaient affrontés pour cette terre si bien plantée et cultivée, Mais ce n'était pas simple jalousies, ni rivalités de cultivateurs et de bergers, Il s'agissait d’affaire d'honneur et de désaccords avec Gènes qui avait donné ce qui ne lui appartenait point. Ils en virent; ces oliviers noueux, des saisons de félicité, de récoltes riantes d'olives et de figues, Ils entendirent aussi les conques de guerre et les cris effroyables lors des sièges de Paomia. Et puis un jour, les «mainotes» subjugués sous le nombre durent quitter la terre qu’ils avaient éveillée de leur sueur. Ils s'en vinrent résider à Ajacciu, y exercèrent d'autres métiers en attendant des temps meilleurs. Puis Marbeuf leur construisit Cargèse, plus près de la mer et les anciennes terres de Paomia furent désormais délaissées pour le pacage et les transhumances. L'Eglise elle-même et les pierres les maisons s'écroulèrent; Mais jamais ne disparurent ces deux oliviers gardiens des lieux, véritables cerbères des temps antiques. Ils veillaient désormais sur la quiétude des geais, des renards et des bandits. C'était un peu comme si l'esprit et les vertus de l'ancienne Sparte et de Paomia la neuve s'étaient fécondés et avaient donné enfantement à ces deux Oliviers. Paul Arrighi
0
Feb 5, 2016
Feb 5, 2016 at 3:50 PM UTC
Les deux Oliviers de Paomia ( the two olive trees of Paomia)
Les deux Oliviers de Paomia, (Un épisode de l'exode de «Mainotes en Corse») Ridés, bossus, ces deux oliviers ressemblaient au passeur de l'Achéron, veillant aux portes du fleuve de l'enfer. Ce n’étaient pourtant que des pousses venues de Sparte, Replantées sur la terre Corse, pour nourrir une colonie d'émigrés. Ces oliviers furent même bénis par des popes, Puis soumis aux êtes brûlants, au sirocco dévastateurs, Mais ils avaient tenus debouts avec leurs nervures noueuses, et ni les entailles des hommes, ni le feu du ciel, ni les orages dévastateurs ne leur avait fait baisser rameux, Grecs et Corses s'étaient affrontés pour cette terre si bien plantée et cultivée, Mais ce n'était pas simple jalousies, ni rivalités de cultivateurs et de bergers, Il s'agissait d’affaire d'honneur et de désaccords avec Gènes qui avait donné ce qui ne lui appartenait point. Ils en virent; ces oliviers noueux, des saisons de félicité, de récoltes riantes d'olives et de figues, Ils entendirent aussi les conques de guerre et les cris effroyables lors des sièges de Paomia. Et puis un jour, les «mainotes» subjugués sous le nombre durent quitter la terre qu’ils avaient éveillée de leur sueur. Ils s'en vinrent résider à Ajacciu, y exercèrent d'autres métiers en attendant des temps meilleurs. Puis Marbeuf leur construisit Cargèse, plus près de la mer et les anciennes terres de Paomia furent désormais délaissées pour le pacage et les transhumances. L'Eglise elle-même et les pierres les maisons s'écroulèrent; Mais jamais ne disparurent ces deux oliviers gardiens des lieux, véritables cerbères des temps antiques. Ils veillaient désormais sur la quiétude des geais, des renards et des bandits. C'était un peu comme si l'esprit et les vertus de l'ancienne Sparte et de Paomia la neuve s'étaient fécondés et avaient donné enfantement à ces deux Oliviers. Paul Arrighi
Continue reading...
23
Élégie au Mont « La Sposata» Comme un cheval fougueux Tu chevauches les pierres De ta montagne de granit. Tu domines le «Liamone». Et portes jusqu’à l’horizon Cette grandeur altière Qui est ton sceau de chevalier. La mariée ingrate Ayant laissé sa mère, sans un regard Fut transformée ici En monture de pierre. Mais par sa révolte, toujours indomptée Elle continue d’harnacher, la nuit, des chimères de feu et son rêve de fuite. Oh, montagnes sacrées Témoins de tant d’effrois Et de tant d’invasions, D’où les conques soufflaient Leurs cris stridents de guerre Pour porter **** l’alarme Quand l’aigle voyait les chèvres dévaler Oh, montagnes sacrées Qui virent tant d’étés Enflammer l’horizon Et calciner les pins Ou l’eau glacée des sources N’apaise pas les soifs de pureté Et ou les merles et les geais Tiennent commun concert Paul Arrighi , écrit en Corse au mois d'août
0
Mar 19, 2014
Mar 19, 2014 at 3:23 PM UTC
Élégie au Mont « La Sposata»
Sonnet. Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères, Des divans profonds comme des tombeaux, Et d'étranges fleurs sur des étagères, Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux. Usant à l'envi leurs chaleurs dernières, Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux, Qui réfléchiront leurs doubles lumières Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. Un soir fait de rose et de bleu mystique, Nous échangerons un éclair unique, Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ; Et plus **** un Ange, entr'ouvrant les portes, Viendra ranimer, fidèle et joyeux, Les miroirs ternis et les flammes mortes.
0
830
La mort des amants
Sonnet. C'est un large buffet sculpté ; le chêne sombre, Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens ; Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre Comme un flot de vin vieux, des parfums engageants ; Tout plein, c'est un fouillis de vieilles vieilleries, De linges odorants et jaunes, de chiffons De femmes ou d'enfants, de dentelles flétries, De fichus de grand'mère où sont peints des griffons ; - C'est là qu'on trouverait les médaillons, les mèches De cheveux blancs ou blonds, les portraits, les fleurs sèches Dont le parfum se mêle à des parfums de fruits. - Ô buffet du vieux temps, tu sais bien des histoires, Et tu voudrais conter tes contes, et tu bruis Quand s'ouvrent lentement tes grandes portes noires.
0
871
Le buffet
"Il n'y aurait pas de poésie si je ne l'avais pas entendu parler à travers les chansons les anges chantaient par la bouche parce que vos lèvres sont les portes du ciel".
0
Jan 7, 2017
Jan 7, 2017 at 9:03 AM UTC
Les Portes Du Ciel
Je respire où tu palpites, Tu sais ; à quoi bon, hélas ! Rester là si tu me quittes, Et vivre si tu t'en vas ? A quoi bon vivre, étant l'ombre De cet ange qui s'enfuit ? A quoi bon, sous le ciel sombre, N'être plus que de la nuit ? Je suis la fleur des murailles Dont avril est le seul bien. Il suffit que tu t'en ailles Pour qu'il ne reste plus rien. Tu m'entoures d'Auréoles ; Te voir est mon seul souci. Il suffit que tu t'envoles Pour que je m'envole aussi. Si tu pars, mon front se penche ; Mon âme au ciel, son berceau, Fuira, dans ta main blanche Tu tiens ce sauvage oiseau. Que veux-tu que je devienne Si je n'entends plus ton pas ? Est-ce ta vie ou la mienne Qui s'en va ? Je ne sais pas. Quand mon orage succombe, J'en reprends dans ton coeur pur ; Je suis comme la colombe Qui vient boire au lac d'azur. L'amour fait comprendre à l'âme L'univers, salubre et béni ; Et cette petite flamme Seule éclaire l'infini Sans toi, toute la nature N'est plus qu'un cachot fermé, Où je vais à l'aventure, Pâle et n'étant plus aimé. Sans toi, tout s'effeuille et tombe ; L'ombre emplit mon noir sourcil ; Une fête est une tombe, La patrie est un exil. Je t'implore et réclame ; Ne fuis pas **** de mes maux, Ô fauvette de mon âme Qui chantes dans mes rameaux ! De quoi puis-je avoir envie, De quoi puis-je avoir effroi, Que ferai-je de la vie Si tu n'es plus près de moi ? Tu portes dans la lumière, Tu portes dans les buissons, Sur une aile ma prière, Et sur l'autre mes chansons. Que dirai-je aux champs que voile L'inconsolable douleur ? Que ferai-je de l'étoile ? Que ferai-je de la fleur ? Que dirai-je au bois morose Qu'illuminait ta douceur ? Que répondrai-je à la rose Disant : « Où donc est ma soeur ? » J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses. A quoi bon, jours révolus ! Regarder toutes ces choses Qu'elle ne regarde plus ? Que ferai-je de la lyre, De la vertu, du destin ? Hélas ! et, sans ton sourire, Que ferai-je du matin ? Que ferai-je, seul, farouche, Sans toi, du jour et des cieux, De mes baisers sans ta bouche, Et de mes pleurs sans tes yeux ! Août 18...
0
860
Je respire où tu palpites
Je respire où tu palpites, Tu sais ; à quoi bon, hélas ! Rester là si tu me quittes, Et vivre si tu t'en vas ? A quoi bon vivre, étant l'ombre De cet ange qui s'enfuit ? A quoi bon, sous le ciel sombre, N'être plus que de la nuit ? Je suis la fleur des murailles Dont avril est le seul bien. Il suffit que tu t'en ailles Pour qu'il ne reste plus rien. Tu m'entoures d'Auréoles ; Te voir est mon seul souci. Il suffit que tu t'envoles Pour que je m'envole aussi. Si tu pars, mon front se penche ; Mon âme au ciel, son berceau, Fuira, dans ta main blanche Tu tiens ce sauvage oiseau. Que veux-tu que je devienne Si je n'entends plus ton pas ? Est-ce ta vie ou la mienne Qui s'en va ? Je ne sais pas. Quand mon orage succombe, J'en reprends dans ton coeur pur ; Je suis comme la colombe Qui vient boire au lac d'azur. L'amour fait comprendre à l'âme L'univers, salubre et béni ; Et cette petite flamme Seule éclaire l'infini Sans toi, toute la nature N'est plus qu'un cachot fermé, Où je vais à l'aventure, Pâle et n'étant plus aimé. Sans toi, tout s'effeuille et tombe ; L'ombre emplit mon noir sourcil ; Une fête est une tombe, La patrie est un exil. Je t'implore et réclame ; Ne fuis pas **** de mes maux, Ô fauvette de mon âme Qui chantes dans mes rameaux ! De quoi puis-je avoir envie, De quoi puis-je avoir effroi, Que ferai-je de la vie Si tu n'es plus près de moi ? Tu portes dans la lumière, Tu portes dans les buissons, Sur une aile ma prière, Et sur l'autre mes chansons. Que dirai-je aux champs que voile L'inconsolable douleur ? Que ferai-je de l'étoile ? Que ferai-je de la fleur ? Que dirai-je au bois morose Qu'illuminait ta douceur ? Que répondrai-je à la rose Disant : « Où donc est ma soeur ? » J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses. A quoi bon, jours révolus ! Regarder toutes ces choses Qu'elle ne regarde plus ? Que ferai-je de la lyre, De la vertu, du destin ? Hélas ! et, sans ton sourire, Que ferai-je du matin ? Que ferai-je, seul, farouche, Sans toi, du jour et des cieux, De mes baisers sans ta bouche, Et de mes pleurs sans tes yeux ! Août 18...
Continue reading...
73
Blanche fille aux cheveux roux, Dont la robe par ses trous Laisse voir la pauvreté Et la beauté, Pour moi, poète chétif, Ton jeune corps maladif, Plein de taches de rousseur, A sa douceur. Tu portes plus galamment Qu'une reine de roman Ses cothurnes de velours Tes sabots lourds. Au lieu d'un haillon trop court, Qu'un superbe habit de cour Traîne à plis bruyants et longs Sur tes talons ; En place de bas troués, Que pour les yeux des roués Sur ta jambe un poignard d'or Reluise encor ; Que des noeuds mal attachés Dévoilent pour nos péchés Tes deux beaux seins, radieux Comme des yeux ; Que pour te déshabiller Tes bras se fassent prier Et chassent à coups mutins Les doigts lutins, Perles de la plus belle eau, Sonnets de maître Belleau Par tes galants mis aux fers Sans cesse offerts, Valetaille de rimeurs Te dédiant leurs primeurs Et contemplant ton soulier Sous l'escalier, Maint page épris du hasard, Maint seigneur et maint Ronsard Épieraient pour le déduit Ton frais réduit ! Tu compterais dans tes lits Plus de baisers que de lis Et rangerais sous tes lois Plus d'un Valois ! - Cependant tu vas gueusant Quelque vieux débris gisant Au seuil de quelque Véfour De carrefour ; Tu vas lorgnant en dessous Des bijoux de vingt-neuf sous Dont je ne puis, oh ! pardon ! Te faire don. Va donc ! sans autre ornement, Parfum, perles, diamant, Que ta maigre nudité, Ô ma beauté !
0
811
À une mendiante rousse
Quizás, peut-être Les étoiles nous sourient Et dans la gare du destin Nos deux trains arrivent Quizás, peut-être Me atrevo a decir Que el tiempo no sabe Si parar o seguir Quizás, peut-être Il est temps d'ouvrir Les portes qui entourent Nos cœurs et désirs Quizás, peut-être Es la suerte de esos que caminan de la mano y se bañan en besos Quizás, peut-être C'est la vie qui m'invite À être gardien de tes jours et tes nuits Quizás, peut-être La vida te propone ser de mi ser la columna y yo ser tu soporte
0
May 5, 2016
May 5, 2016 at 12:17 PM UTC
Quizás, Peut-Être
Cuando me han visto solo y recostado al borde del camino, unos hombres con trazas de mendigos que cruzaban rebeldes y afanosos me han dicho: -Ven con nosotros, peregrino. Y otros hombres con portes de patricios que llevaban sus galas intranquilos, me han hablado lo mismo: -Ven con nosotros, peregrino. Yo a todos los he visto perderse allá a lo lejos del camino... y me he quedado solo, sin despegar los labios, en mi sitio.
0
707
Ven con nosotros...
Dans la Haute-Rue à Cologne Elle allait et venait le soir Offerte à tous en tout mignonne Puis buvait lasse des trottoirs Très **** dans les brasseries borgnes Elle se mettait sur la paille Pour un maquereau roux et rose C'était un juif il sentait l'ail Et l'avait venant de Formose Tirée d'un bordel de Changaï Je connais gens de toutes sortes Ils n'égalent pas leurs destins Indécis comme feuilles mortes Leurs yeux sont des feux mal éteints Leurs cœurs bougent comme leurs portes.
0
673
Marizibill
Soir de tilleul Été On parle bas aux portes Tout le monde écoute mes pas les coups de mon cœur sur l'asphalte Ma douleur ne vous regarde pas Œillère de la nuit Nudité Le chemin qui mène à la mer me conduit au fond de moi-même À deux doigts de ma perte Polypiers de la souffrance Algues Coraux Mes seuls amis Dans l'ombre on ne saurait voir l'objet de mes plaintes Une trop noire perfidie L'INTRIGUE (Air connu) Cette racine est souveraine GUÉRIT TOUTE AFFECTION
0
658
Sans mot dire
Ulric, nul oeil des mers n'a mesuré l'abîme, Ni les hérons plongeurs, ni les vieux matelots. Le soleil vient briser ses rayons sur leur cime, Comme un soldat vaincu brise ses javelots. Ainsi, nul oeil, Ulric, n'a pénétré les ondes De tes douleurs sans borne, ange du ciel tombé. Tu portes dans ta tête et dans ton coeur deux mondes, Quand le soir, près de moi, tu vas triste et courbé. Mais laisse-moi du moins regarder dans ton âme, Comme un enfant craintif se penche sur les eaux ; Toi si plein, front pâli sous des baisers de femme, Moi si jeune, enviant ta blessure et tes maux.
0
664
À Ulric G
Il y a bien huit milliards d'années lumière Huit cents millions de lustres Huit cents mille siècles Huit cents quatre-vingt-huit ans Huit mois Huit jours Huit heures Huit minutes Et huit secondes Nous étions le même corps La même lune mathusalémique En orbite autour de Saturne Puis le grand horloger des Dioscures Dans son grand égarement Nous a déclarés péchés capitaux, Luxure et gourmandise, Et nous a séparés. Tu te souviens ? Désormais tu es Epiméthée, Titan qui réfléchit après coup Et moi Janus, bifrons ou quadrifrons, dieu des portes et des entrées Aux visages qui se dévisagent Et nous continuons sur la même orbite En fer à cheval Toi intérieure, moi extérieure Et inversement Tous les quatre ans Jusqu'à la fin des temps. Si l'on en croit Newton "Deux corps s'attirent en raison directe de leur masse Et en raison inverse du carré de leur distance " Je suis comme toi couvert de cratères Castor, Idas, Lynceus et Phoibe Et chaque seconde me rapproche De tes merveilleuses boursouflures Pollux et Hilairea. Ad libitum nous échangeons nos orbites jumelles Et poursuivons notre ballet gravitationnel Entre cosinus et sinus, Constante et tangente, Exponentielle et dérive, En attendant la mutuelle collision, La chevauchée céleste de nos hypoténuses Sans jamais perdre de vue la donnée mathématique : La primitive de x au carré Vaut un tiers de x au cube A une constante près.
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:52 AM UTC
Ballet gravitationnel
(Ajoutée dans l'Édition des Souscripteurs de 1849.) Que l'on soit homme ou Dieu, tout génie est martyre : Du supplice plus **** on baise l'instrument ; L'homme adore la croix où sa victime expire, Et du cachot du Tasse enchâsse le ciment. Prison du Tasse ici, de Galilée à Rome, Échafaud de Sidney, bûchers, croix ou tombeaux, Ah ! vous donnez le droit de bien mépriser l'homme, Qui veut que Dieu l'éclaire, et qui hait ses flambeaux ! Grand parmi les petits, libre chez les serviles, Si le génie expire, il l'a bien mérité ; Car nous dressons partout aux portes de nos villes Ces gibets de la gloire et de la vérité. **** de nous amollir, que ce sort nous retrempe ! Sachons le prix du don, mais ouvrons notre main. Nos pleurs et notre sang son l'huile de la lampe Que Dieu nous fait porter devant le genre humain !
0
642
Ferrare
Nous sommes tes filles nous t'honorons par nos chants, par nos danses nous te célébrons à travers nos mots nos rimes nos rires Tu nous livre ton inspiration sur le souffle du vent dans les feuillages et ton message porté par le son des tambours dans des rythmes ethniques et éthiques est un appel à nos âmes Nos pieds se ressourcent à ton contact et prennent vie par ta douce magie Tu nous as faites Femmes Argiles Soeurs des Arbres et du vivant Tu nous portes en ton coeur depuis des millénaires nous couvant de ta bienveillance Longue marche en avant des Enfants de la Terre Nous nous rappelons à notre essence première dans tes sources cristallines dans tes cascades émeraudes où scintillent mille ondines et lumières de fées avec pour seules compagnes des libellules amies présentes en ces lieux enchanteurs et enchantés où se lève le voile de la vérité Miroir de tout ton Amour Pour l'infiniment petit Toi qui est infiniment Grande caro royer
0
Dec 29, 2016
Dec 29, 2016 at 5:17 PM UTC
Hommage à Terre Mère
I will speak a thousand words unspoken. Leave a hundred paws unprint. Have dozens of nights awoken. Smell the lonesome wind. I will see the invisible, and touch the nothing. I shall be irresistible, with what you have to bring. Yours I shall become, your neck will be my future. My teeth do no harm and your words are a murmur. Regarde moi, Tu me vois! Tu me portes, ma vie, ma joie. Pourquoi tu te fous de ma vie? Dis-moi, comment je survis? Tu choisis ce que je serai! Je ne comprends pas ce que tu me vais! Regarde-moi, Tu me vois! Alors, n'ecoute pas! C'est ma vie que vous avez prise Personne n'entend mes cris Qui méconnaît mes pleurs Qui tue mes freres et soeurs? Maar het doet je niets, je hoort me niet. Je ziet het bloed niet dat je vergiet. Je hoort en spreekt en ziet en luistert. Alle leugens die je voor me verduisterd. Je doet me pijn, weet je dat. Al is het iets dat je snel vergat. Al zie je niets als je me draagt. Al weet je niets als men je vraagt. Daremonai ga watashi no gengo wo hanashimasen. Demo kono ate watashi no atama ha ten ni ikimasen. Watashi no karada ha anata no issho ni aru darou. Shin ha kowai deshou. Watashi ha anata no fuku koto ni naranai. Dakara sore koto ni kawatte shimasu kudasai. Shin ha totemo kowai! Spreche die sprache der toten. Wer hat mich leben angeboten. Von mirh zu stelen? Ist Daß nicht elend? Trage mich und mein blut. Trage mich und siehst mich gut. Dein Schwein pfeift nicht. Mein Worte sind wirklicht. Neden beni seviyorsun? Beni öldürüyorsun. Bana bir sans ver. Beni öldürüyorsan. Beni nasil sevebilirsin? For I will speak a thousand words unspoken Dis-moi, que tu me vois? Of lieg je tegen jezelf? Beni verdim sans... Aber du siehst mich nicht! Speak my language of the death. Tu ne m'aimes pas que tu me mort. Regardez-moi, qui tu t'en fous. Je suis la vison autour ta cou. _______________ Grammar checked "Mink in the neck" (Still a W.I.P.)
0
Nov 17, 2019
Nov 17, 2019 at 12:19 PM UTC
Autour ta Cou
I will speak a thousand words unspoken. Leave a hundred paws unprint. Have dozens of nights awoken. Smell the lonesome wind. I will see the invisible, and touch the nothing. I shall be irresistible, with what you have to bring. Yours I shall become, your neck will be my future. My teeth do no harm and your words are a murmur. Regarde moi, Tu me vois! Tu me portes, ma vie, ma joie. Pourquoi tu te fous de ma vie? Dis-moi, comment je survis? Tu choisis ce que je serai! Je ne comprends pas ce que tu me vais! Regarde-moi, Tu me vois! Alors, n'ecoute pas! C'est ma vie que vous avez prise Personne n'entend mes cris Qui méconnaît mes pleurs Qui tue mes freres et soeurs? Maar het doet je niets, je hoort me niet. Je ziet het bloed niet dat je vergiet. Je hoort en spreekt en ziet en luistert. Alle leugens die je voor me verduisterd. Je doet me pijn, weet je dat. Al is het iets dat je snel vergat. Al zie je niets als je me draagt. Al weet je niets als men je vraagt. Daremonai ga watashi no gengo wo hanashimasen. Demo kono ate watashi no atama ha ten ni ikimasen. Watashi no karada ha anata no issho ni aru darou. Shin ha kowai deshou. Watashi ha anata no fuku koto ni naranai. Dakara sore koto ni kawatte shimasu kudasai. Shin ha totemo kowai! Spreche die sprache der toten. Wer hat mich leben angeboten. Von mirh zu stelen? Ist Daß nicht elend? Trage mich und mein blut. Trage mich und siehst mich gut. Dein Schwein pfeift nicht. Mein Worte sind wirklicht. Neden beni seviyorsun? Beni öldürüyorsun. Bana bir sans ver. Beni öldürüyorsan. Beni nasil sevebilirsin? For I will speak a thousand words unspoken Dis-moi, que tu me vois? Of lieg je tegen jezelf? Beni verdim sans... Aber du siehst mich nicht! Speak my language of the death. Tu ne m'aimes pas que tu me mort. Regardez-moi, qui tu t'en fous. Je suis la vison autour ta cou. _______________ Grammar checked "Mink in the neck" (Still a W.I.P.)
Continue reading...
60
(Au Révérend Père Delidel de la Compagnie de Jésus, sur son traité de la Théologie des Saints.) Toi qui nous apprends de la Grâce Quelle est la force et la douceur, Comme elle descend dans un cœur, Comme elle agit, comme elle passe, Docte Ecrivain, dont l'œil perçant, Va jusqu'au sein du Tout-puissant Pénétrer ce profond abîme, Que les hommes te vont devoir ! Et que le prix en est ineffable et sublime, De ces biens que par-là tu mets en leur pouvoir ! Oui, tant que durera ta course, Tu peux, mortel, à pleines mains ; Puiser des bonheurs souverains En cette inépuisable source. Un guide si bien éclairé, Te conduit d'un pas assuré Au vivant Soleil qui l'éclaire ; Suis, mais avec zèle, avec foi, Suis, dis-je, tu verras tout ce qu'il te faut faire, Et si tu ne le fais, il ne tiendra qu'à toi. Tu pèches, mais un Dieu pardonne, Et pour mériter ce pardon, II te sait ce précieux don, II n'en est avare à personne. Reçois avec humilité, Conserve avec fidélité, Ce grand appui de ta faiblesse. Avec lui ton vouloir peut tout, Sans lui tu n'es qu'ordure, impuissance, bassesse, Fais-en un bon usage, et la gloire est au bout. C'en est la digne récompense ; Mais aussi, tu le dois savoir, Cet usage est en ton pouvoir, II dépend de ta vigilance : Tu peux t'endormir, t'arrêter, Tu peux même le rejeter Ce don, sans qui ta perte est sûre, Et n'en tireras aucun fruit, Si tu défères plus aux sens, à la nature ; Qu'aux mouvement sacrés qu'en ton âme il produit. J'en connaît par toi l'efficace, Savant et pieux Ecrivain, Qui jadis de ta propre main M'as élevé sur le Parnasse ; C'était trop peu pour ta bonté Que ma jeunesse eût profité Des leçons que tu m'as données ; Tu portes plus **** ton amour, Et tu veux qu'aujourd'hui mes dernières années De tes instructions profitent à leur tour. Je suis ton disciple, et peut-être Que l'heureux éclat de mes vers Éblouit assez l'univers, Pour faire peu de honte au Maître. Par une plus sainte leçon Tu m'apprends de quelle façon Au vice on doit faire la guerre. Puissé-je en user encore mieux, Et comme je te dois ma gloire sur la terre ! Puissé-je te devoir un jour celle des cieux !
0
636
Ode
(Au Révérend Père Delidel de la Compagnie de Jésus, sur son traité de la Théologie des Saints.) Toi qui nous apprends de la Grâce Quelle est la force et la douceur, Comme elle descend dans un cœur, Comme elle agit, comme elle passe, Docte Ecrivain, dont l'œil perçant, Va jusqu'au sein du Tout-puissant Pénétrer ce profond abîme, Que les hommes te vont devoir ! Et que le prix en est ineffable et sublime, De ces biens que par-là tu mets en leur pouvoir ! Oui, tant que durera ta course, Tu peux, mortel, à pleines mains ; Puiser des bonheurs souverains En cette inépuisable source. Un guide si bien éclairé, Te conduit d'un pas assuré Au vivant Soleil qui l'éclaire ; Suis, mais avec zèle, avec foi, Suis, dis-je, tu verras tout ce qu'il te faut faire, Et si tu ne le fais, il ne tiendra qu'à toi. Tu pèches, mais un Dieu pardonne, Et pour mériter ce pardon, II te sait ce précieux don, II n'en est avare à personne. Reçois avec humilité, Conserve avec fidélité, Ce grand appui de ta faiblesse. Avec lui ton vouloir peut tout, Sans lui tu n'es qu'ordure, impuissance, bassesse, Fais-en un bon usage, et la gloire est au bout. C'en est la digne récompense ; Mais aussi, tu le dois savoir, Cet usage est en ton pouvoir, II dépend de ta vigilance : Tu peux t'endormir, t'arrêter, Tu peux même le rejeter Ce don, sans qui ta perte est sûre, Et n'en tireras aucun fruit, Si tu défères plus aux sens, à la nature ; Qu'aux mouvement sacrés qu'en ton âme il produit. J'en connaît par toi l'efficace, Savant et pieux Ecrivain, Qui jadis de ta propre main M'as élevé sur le Parnasse ; C'était trop peu pour ta bonté Que ma jeunesse eût profité Des leçons que tu m'as données ; Tu portes plus **** ton amour, Et tu veux qu'aujourd'hui mes dernières années De tes instructions profitent à leur tour. Je suis ton disciple, et peut-être Que l'heureux éclat de mes vers Éblouit assez l'univers, Pour faire peu de honte au Maître. Par une plus sainte leçon Tu m'apprends de quelle façon Au vice on doit faire la guerre. Puissé-je en user encore mieux, Et comme je te dois ma gloire sur la terre ! Puissé-je te devoir un jour celle des cieux !
Continue reading...
62